Un rectorat sous tension: récit du mandat de Denis Harrisson à la tête de l’UQO

Le mandat de recteur de Denis Harrisson à l’Université du Québec en Outaouais, de 2015 à 2020, s’est effectué dans une période «intense et fructueuse».

Le mandat de recteur de Denis Harrisson à l’Université du Québec en Outaouais, de 2015 à 2020, s’est effectué dans une période «intense et fructueuse». Dans son plus récent livre Un rectorat sous tension: Projets, occasions et adversité - L’Université du Québec en Outaouais, récit d’un recteur, M. Harrisson met des mots sur la période qu’il a vécu à la tête de l’établissement.


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Avant d’occuper le poste de recteur de l’UQO, Denis Harrisson a été vice-recteur à l’enseignement et à la recherche en 2013 et en 2014. Formé en sociologie du travail et des organisations, il a également été plus tôt dans sa carrière enseignant à l’UQO de 1991 à 2003, avant d’enseigner pendant dix ans à l’UQAM, dès 2003.

L’œuvre de M. Harrisson, Un rectorat sous tension: Projets, occasions et adversité - L’Université du Québec en Outaouais, récit d’un recteur, se dessine surtout comme un journal quotidien de réflexions et de notes descriptives qui lui sont venues lors des événements tout au long de son mandat.

L’ex-recteur avait deux objectifs précis dans la rédaction de cet ouvrage, souligne-t-il. D’une part, l’œuvre se veut une façon d’expliquer comment fonctionne l’université, comment se prennent les décisions et expliquer aussi le rôle de la direction et du recteur envers la communauté universitaire et le gouvernement, par exemple. «J’ai été professeur quand même à l’université pendant une trentaine d’années, mais comme bien d’autres professeurs, sans vraiment me soucier de ce que peut faire la direction de l’université. C’est quoi le rôle du recteur, les vice-recteurs, le doyen, l’aide ou la direction? Qu’est ce que ça fait, la direction? Quand on s’adresse à des professeurs, c’est souvent comme si l’université fonctionnait d’une façon assez autonome. Les étudiants qui s’inscrivent, les cours se donnent, les professeurs font de la recherche, publient, vont dans des conférences. Tout semble fonctionner tout seul.»

L’œuvre <em>Un rectorat sous tension: Projets, occasions et adversité - L’Université du Québec en Outaouais, récit d’un recteur,</em> est publié aux Presses de l’Université du Québec.

Puis, M. Harrisson souhaitait également mettre en lumière une période clé du développement de l’université, afin d’aider à comprendre ce qui s’est passé durant sa présence au rectorat. «Je voulais témoigner de ce qui s’était passé au cours de ces cinq années-là. Ça a été quand même des années assez difficiles, particulièrement au début du mandat. C’était les années où on avait des compressions budgétaires de la part du gouvernement du Québec. C’était aussi des années où on a bénéficié d’un statut particulier en Outaouais et donc il fallait construire la programmation d’une université. [...] Je tenais à témoigner sur comment ça s’est passé ces années difficiles, quel a été le rôle qu’on a joué et quelle a été la ou les difficultés qu’on a eues avec les différents acteurs, en particulier le syndicat des professeurs et comment on a réussi à s’en sortir.»

Défis

En deux parties, précédé d’une préface signée Claude Corbo, le livre aborde des thèmes tels que le défi immobilier, les relations de travail, la gouvernance et la direction de l’université.

«Quand on est dans un poste de recteur, tous les dossiers sont menés de front, s’entrecroisent, ça “s’interinfluence”. Je pense que c’est en ce sens là que ça peut être intéressant. [...] Dans le livre, j’essaie de traiter tous ces différents défis en démontrant bien la complexité de chacun et entremêlée avec les autres. [...] Les chefs d’établissement ne sont pas toujours préparés à faire face à tout. Et je dirais qu’il y a des défis qui apparaissent sans même qu’on puisse les avoir envisagés.

Le développement de programmes est également, selon M. Harrisson, le «grand défi» auquel il a été confronté durant son mandat. «On parle d’une université qui n’a pas une programmation complète. On doit continuer à le faire, développer davantage de programmes dans le domaine des sciences, des sciences de la santé, des sciences humaines, des sciences sociales, autant au BAC qu’à la maîtrise ou au doctorat. Je pense que c’est l’un des grands défis de l’université et du monde. J’ai fait ma part durant les cinq années, mais il y a encore des choses à faire maintenant. C’est un travail à plus long terme que ce qui peut se faire à l’intérieur d’un seul mandat.»

L’œuvre Un rectorat sous tension: Projets, occasions et adversité - L’Université du Québec en Outaouais, récit d’un recteur, est publié aux Presses de l’Université du Québec.

Ani-Rose Deschatelets

Ani-Rose Deschatelets, Le Droit

Arrivée au sein des rangs du Droit en mars 2020, Ani-Rose a eu l'occasion d'évoluer dans un média en pleine transformation. D'abord correspondante dans l'Est ontarien pour le journal durant plus d'un an, elle est depuis l'été 2021 journaliste généraliste couvrant une tonne d'enjeux tant du côté québécois que du côté ontarien.