Livres

Ce qu'il faut savoir sur le livre et la tournée de Michelle Obama

La tournée de Michelle Obama aux États-Unis sera très suivie. Parce que l’ex-première dame des États-Unis, qui vient de lancer son livre «Becoming» («Devenir» en français), n’est pas n’importe quelle auteure. Voici quelques informations sur son ouvrage et sa tournée.

• Ce qu’on retrouve dans le livre

Dans ce livre lancé officiellement mardi, Michelle Obama raconte sa jeunesse dans le quartier South Side de Chicago, et décrit ses années à l’école secondaire Whitney Young et à l’université Princeton. Elle relate les défis économiques et sociaux auxquels elle a fait face comme enfant et jeune adulte.

Comme l’indique le titre, elle parle aux lecteurs de son parcours comme avocate, femme de l’ancien président Barack Obama et mère de deux filles, mais aussi de son expérience à la Maison-Blanche, qui a duré huit ans.

Elle dévoile des informations très personnelles, notamment sur le racisme qu’elle a subi et sur une fausse couche dont elle a souffert. Elle critique vertement le président Donald Trump pour avoir propagé la fausse rumeur selon laquelle son mari n’était pas un vrai citoyen américain.

Mme Obama a reproché à l’actuel président Trump d’avoir «mis sa famille à risque». Et pour cela, a-t-elle écrit, elle «ne lui pardonnera jamais». Donald Trump a rétorqué que l’ancienne première dame «avait été payée chèrement pour écrire un livre» avec des déclarations «controversées». Il a ajouté qu’il ne pardonnerait jamais à son prédécesseur d’avoir rendu le pays «très dangereux».

L'animatrice Oprah Winfrey, qui a sélectionné Becoming dans son influent club de lecture, a dit aux lecteurs qu’ils apprendraient «tout ce qu’ils voudraient savoir, et bien plus».

• L’accueil du public

En bref, il s’agit de l’une des autobiographies politiques les plus attendues depuis des années. Le livre figurait en première position des ventes sur le site Amazon la fin de semaine dernière.

Lundi, le libraire Barnes & Nobles annonçait que les précommandes  étaient les plus importantes dans la catégorie livres pour adultes depuis Go Set a Watchman (Va et poste une sentinelle, la suite de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur), de Harper Lee, datant de 2015.

On s’attend à ce que le livre se vende à plusieurs millions d’exemplaires.

Livres

L'écrivain Éric Plamondon reçoit le prix France-Québec

PARIS — L’écrivain québécois Éric Plamondon a reçu mardi le prix France-Québec de littérature pour son roman «Taqawan», publié au Québec aux éditions Le Quartanier en 2017 et en janvier 2018 aux Éditions Quidam, en France.

«Je suis heureux, fier et ému de recevoir le prix France-Québec. Heureux de la rencontre de mon roman Taqawan avec les lecteurs et lectrices en France. Fier de défendre la littérature québécoise. Et ému de ce prix qui vient comme célébrer mon parcours personnel entre mon pays natal et mon pays d’adoption. Je vis en France et j’écris Québec!» a réagi le romancier âgé de 49 ans.

Outre Taqawan, Éric Plamondon est l’auteur du recueil de nouvelles Donnacona et de la trilogie 1984: Hongrie-Hollywood Express, Mayonnaise et Pomme S, publiée au Canada au Quartanier et aux éditions Phébus en France.

Le prix, doté d’une bourse de 7500 $, sera remis au lauréat en mars 2019 sur le stand Québec édition à l’occasion du Salon Livre Paris. L’écrivain effectuera ensuite une tournée de rencontres à travers la France.

Taqawan, roman noir et écologiste, revient sur les affrontements qui opposèrent en juin 1981 la police québécoise et des pêcheurs de la réserve indienne de Restigouche.

L’an dernier, le prix France-Québec de littérature avait été décerné à Christian Guay-Poliquin pour Le poids de la neige paru au Québec chez La Peuplade et en France aux éditions de l’Observatoire.

Livres

Le génie de Marvel Stan Lee est mort

PARIS — Le scénariste et éditeur américain Stan Lee, décédé lundi à 95 ans, a révolutionné le monde de la bande dessinée et la culture populaire en créant notamment pour la maison d’édition Marvel les personnages de Spider-Man, Hulk, des X-Men ou des Quatre Fantastiques.

Nonagénaire au regard rieur derrière ses verres fumés, Stan Lee a plongé dans l’univers des comics par le plus grand des hasards, loin de s’imaginer qu’il ferait rêver plusieurs générations d’admirateurs de superhéros.

Né le 28 décembre 1922, à New York dans une famille d’immigrés roumains durement touchée par la Grande Dépression, Stanley Martin Lieber rêvait d’écrire «le grand roman américain».

À 17 ans, il trouve un petit boulot chez Timely Comics, le département comics d’une maison d’édition.

Simple assistant, il est chargé d’apporter le café et de remplir les encriers des dessinateurs, avant d’y publier son premier texte en 1941. Voulant réserver son véritable nom à des œuvres plus «nobles», il choisit le pseudonyme de Stan Lee.

Quand les deux auteurs vedettes de la maison, Jack Kirby et Joe Simon, sont congédiés deux ans plus tard, on lui propose le poste de rédacteur en chef.

Par la suite, Kirby, dessinateur de génie, deviendra son grand complice prenant le surnom de «The King». Stan Lee, le scénariste, se surnommera lui «The Man».

Pendant 20 ans, Stan Lee dirige Timely Comics, devenu Atlas Comics, en y rédigeant des histoires dans tous les genres, alors que les super héros sont tombés en désuétude après la Seconde Guerre mondiale: western, romance, science-fiction, horreur, humour...

Dans un secteur alors en crise, Atlas Comics est à la traîne, se contentant d’imiter son grand rival DC Comics, où officient Batman ou Superman.

Quand son patron lui demande de créer un équivalent maison de la Ligue des Justiciers que DC Comics vient de publier, Stan Lee, sur les conseils de sa femme, laisse libre court à son instinct. En 1961 il imagine l’équipe de superhéros Les Quatre Fantastiques et change la bande dessinée à jamais.

Alors que les superhéros sont traditionnellement lisses et sans faille, les personnages de Stan Lee sont des hommes et femmes ordinaires, dotés de super-pouvoirs par un concours de circonstances, mais habités de tourments bien humains.

Ses héros se chamaillent, doutent, se débattent avec des problèmes financiers ou amoureux, pour que les lecteurs puissent s’identifier. Les méchants, eux aussi, sont dotés de sentiments.

«Ce gars Peter Parker, je veux juste qu’il soit l’adolescent de base. Il ne faut pas qu’il ressemble à un autre superhéros musclé», avait demandé Stan Lee à Jack Kirby, avant de mettre sur le coup une autre légende du dessin, Steve Ditko.

LIVRES

Tome 8 des Nombrils : une dynamique « complètement inversée »

Le trio infernal est de retour. Karine, Vicky et Jenny poursuivent leurs aventures dans le tome 8 de la très populaire série Les Nombrils. Est-ce que la soudaine célébrité de Karine viendra changer les choses à tout jamais? La réponse, ou pas, dans Ex, drague et rock ‘n’ roll, qui, selon les auteurs Delaf et Dubuc, met la table pour la fin.

« La dynamique est complètement inversée, confirme Maryse Dubuc. Le personnage de Karine a toujours été la bonne petite fille qui se laisse un peu taper dessus par les deux autres, mais dans cet album, on la voit faire des choix qui sont complètement à l’inverse d’avant, parce qu’elle a touché à la célébrité et il y a quelque chose qui lui plaît là-dedans. Est-ce qu’elle devient un personnage méchant? C’est ce qu’on aborde. C’est un album important pour la série. »

Livres

Michel Tremblay: rencontre avec un meurtrier raté

Michel Tremblay posera le pied à Gatineau pour la première fois en 25 ans ce vendredi 9 novembre. L’invité du Salon du livre de l’Outaouais (SLO) discutera de son œuvre monumentale avec l’écrivain Simon Boulerice, qui dans le passé, a failli le tuer.

Il y a quelques années, le jeune auteur était allé interviewer chez lui celui qu’il admirait. Nerveux, il avait laissé traîner derrière une chaise son sac à longue ganse. Le monstre sacré de la littérature québécoise ayant glissé la patte dans ladite courroie, il est passé à un cheveu de se heurter contre une toile de Riopelle accrochée au mur. « J’ai failli m’assommer », a raconté Michel Tremblay au téléphone en début de semaine.

Le pauvre Simon Boulerice, comme lui-même l’a écrit plus tard, a presque tué deux monuments du patrimoine d’un seul coup.

Meurtre raté à part, Simon Boulerice est pour l’auteur, dramaturge et traducteur son « fils spirituel ». « C’est un peu moi qui l’ai découvert », a résumé le septuagénaire. Alors qu’il débutait encore dans le monde littéraire, Boulerice lui avait envoyé un manuscrit d’une vingtaine de pages. L’ébauche lui a plu. Assez pour qu’il la partage avec sa maison d’édition, qui avait demandé à recevoir une version plus étoffée du livret.

Aujourd’hui, la maison Leméac a publié plusieurs des quelque quarante romans et pièces de théâtre de l’écrivain devenu prolifique. « Il y a 10 ans, quand (Simon Boulerice) était tout jeune, il écrivait déjà excessivement bien, l’a louangé son mentor. J’aime sa pertinence et son impertinence. Il n’a pas de gêne, il dit ce qu’il y a à dire par-dessus les tabous. Il fonce. »

Par ailleurs, le même éditeur a aussi sorti le 31 octobre dernier Vingt-trois secrets bien gardés, le dernier roman autobiographique de Michel Tremblay.

Le tête-à-tête, bref, sera le clou de cette première visite en vingt-cinq ans. Ce n’est pas par manque d’intérêt ou par faute d’invitation que le président d’honneur du Salon du livre de l’Outaouais (SLO) de 1987 n’est pas revenu à Gatineau plus tôt. Le SLO ayant lieu en hiver, depuis que le « plateaupithèque » montréalais s’est mis à passer toutes les saisons froides en Floride, chaque rendez-vous en a été un manqué.

Cette année, le SLO a attrapé le snowbird en organisant cet événement hors salon. Par hasard, il a aussi dû repousser de trois semaines son départ vers Key West : il mettra bientôt le cap sur Paris, où il ira recevoir le Grand Prix de la Francophonie qui lui a été décerné plus tôt cette année. L’Académie française couronne ainsi « l’œuvre d’une personne physique francophone qui, dans son pays ou à l’échelle internationale, aura contribué de façon éminente au maintien et à l’illustration de la langue française ».

Ayant fait scandale en 1968 avec le joual des Belles-Sœurs, la récompense lui aurait paru improbable à l’époque. « Depuis cinquante ans, quand on me demande de quoi je suis le plus fier dans ma vie, je réponds toujours que c’est de ma tête de cochon. L’Académie française me suggère par son Grand Prix que tout ce temps-là, j’avais raison de faire ce que je faisais. »

« Le joual n’est pas une dégradation » du français, a-t-il toujours défendu. « Au contraire, c’est une invention. Il a été inventé par les femmes de Montréal au tournant du vingtième siècle et c’est grâce à lui si on est encore francophone à Montréal aujourd’hui. Les hommes rapportaient à la maison des mots en anglais et les femmes qui voulaient rester francophones les francisaient. (…) C’est admirable, et on devrait les applaudir. »

Les autres Belles-Sœurs

L’entretien de vendredi présentera entre autres un extrait d’Al Jar’at… ingrates ! La pièce en gestation, qu’Éric Beevis et le Théâtre  Tremplin présenteront les 3 et 4 décembre prochains, transpose Les Belles-Sœurs dans un autre contexte. Germaine Lauzon et ses dames ont été remplacées par un chœur de femmes arabo-canadiennes francophones d’Ottawa — « ça, c’est formidable. J’ai tellement hâte ! » s’est exclamé le créateur de la pièce produite plus de 650 fois.

« Ils se l’approprient. Moi, je n’ai rien contre l’appropriation culturelle, au contraire ! »

La déclaration n’est pas sans second degré. Cet été, lors de la tourmente entourant SLAV et Kanata, Michel Tremblay s’était dit inquiet de la « censure » au théâtre. « Je pense que les acteurs ont le droit de tout jouer. Je pense que le problème avec SLAV et Kanata était que c’étaient des créations. Quand on parle d’une reprise, personne ne dira jamais que des Arabes n’ont pas le droit de jouer Les Belles-Sœurs. Mais si c’était une création, si des Arabes avaient voulu jouer des belles-sœurs du Québec, là il y aurait peut-être un problème. »

« Là où je suis d’accord avec les protestataires (de SLAV), c’est que c’est vrai qu’il y a une sous-représentation des minorités au théâtre et dans la culture en général. Là-dessus, ils ont parfaitement raison. (…) Mais le Théâtre du Nouveau Monde avait invité les protestataires à une représentation et à une discussion, et ils ont refusé. Ça, c’est leur faute à eux. Ils auraient dû accepter de discuter plutôt que de seulement protester. C’est là-dessus que je tique une peu. »


POUR Y ALLER

Quoi ? Grand entretien avec Michel Tremblay

Quand ? Vendredi 9 novembre à 20 h (dédicace à 18 h 30)

Où ? Salle Jean-Despréz

Renseignements : slo.qc.ca

Livres

Les lauriers d’Astérix

Si le personnage d’Astérix est si populaire au Québec, c’est entre autres parce que son petit village peuplé d’irréductibles Gaulois a toujours fait résonner une corde sensible dans cette Belle Province habitée par d’irréductibles francophones, souligne le bédéiste Tristan Demers, qui fait paraître, ce mercredi 7 novembre Astérix chez les Québécois.

Cette phrase relève presque de l’évidence ; encore fallait-il prouver cette appropriation culturelle...

Arts

Le couple imparfait de Josée Boudreault

Josée Boudreault et Louis-Philippe Rivard récidivent avec la publication d’un livre qui les met en scène. Un an après la sortie de Rebondir après l’épreuve, le duo lance Même nous, on se tombe sur les nerfs... parfois, un livre où ils traitent du couple avec humour.

Depuis qu’ils ont publié ensemble un livre sur le positivisme et le bonheur et qu’ils ont offert à une centaine de reprises la conférence Le bonheur est en nous, Josée Boudreault et Louis-Philippe Rivard se sont fait dire 1000 fois qu’ils devraient écrire un livre sur le couple, puisqu’ils sont « tellement parfaits ». Pour plusieurs, ils sont devenus un exemple de résilience et d’amour, puisqu’ils ont su composer avec les impacts de l’AVC qui a laissé la communicatrice aphasique en 2016.

Actualités

Salut à un homme d’exception

Peu d’hommes ont su rassembler autant que Jean Lapierre, qui fut notamment député fédéral de Shefford avant d’être un réputé chroniqueur. C’est pour mettre cette qualité en lumière que paraît cette semaine la biographie posthume Salut salut ! Jean Lapierre, un homme du peuple, sous la plume de la journaliste Marianne White.

Il s’agit d’un premier ouvrage pour l’adjointe au directeur de l’information au Journal de Québec, qui a mis environ 18 mois à peaufiner le manuscrit. Le choix du sujet ne relève pas du hasard.

Livres

La traduction d'un roman d'Edem Awumey remporte un Prix littéraire du Gouverneur général

Le Conseil des arts du Canada a dévoilé mardi 30 octobre les noms des 14 lauréats des Prix littéraires du Gouverneur général, édition 2018.

La liste des 7 gagnants de langue française comprend De synthèse, de Karoline Georges (Alto) dans la catégorie Romans et nouvelles) et La raison des fleurs de Michaël Trahan (Le Quartanier) en Poésie).
Dans la catégorie Essais, le jury a couronné Avant l’après : voyages à Cuba avec George Orwell de Frédérick Lavoie (La Peuplade).

Ont aussi été primés Venir au monde de Anne-Marie Olivier (Atelier 10) [Théâtre]; Ferdinand F., 81 ans, chenille de Mario Brassard (Soulières) [Littérature jeunesse – texte] ; Le chemin de la montagne de Marianne Dubuc (Comme des géants) [Littérature jeunesse – livres illustrés]

Le Monde selon Barney, de Lori Saint-Martin et Paul Gagné (traduction de Barney’s Version de Mordecai Richler ; Boréal)

Edem Awumey

Le seul prix qui touche un auteur de la région d’Ottawa-Gatineau est le prix de la Traduction vers l’anglais, qui a été remis à Descent into Night, de Phyllis Aronoff et Howard Scott. Il s’agit de la traduction d’Explication de la nuit (Boréal), de l’auteur Edem Awumey.

Les six autres prix en langue anglaise ont été attribués à The Red Word de Sarah Henstra; Wayside Sang de Cecily Nicholson, Botticelli in the Fire & Sunday in Sodom de Jordan Tannahill; Mamaskatch: A Cree Coming of Age de Darrel J. McLeod; Sweep: The Story of a Girl and her Monster de Jonathan Auxier; They Say Blue de Jillian Tamaki.

La gouverneure générale du Canada Julie Payette remettra les Prix littéraires aux gagnantes et gagnants à Rideau Hall le 28 novembre.

Livres

Renouveau pour la BD historique

Les éditeurs européens de BD ont retrouvé un goût prononcé pour la grande Histoire. Elle se décline sous toutes sortes de récits – didactiques, biographiques, thématiques ou d’aventure – de plus en plus finement adaptés au Neuvième Art.

HMS Beagle, Aux origines de Darwin****

C’est à la jeunesse de Darwin que s’intéresse Fabien Grolleau. De Londres au Brésil puis de la Patagonie à l’Afrique du Sud, le scénariste suit à la trace, chronologiquement, ce voyage autour du monde (1831-1836) au cours duquel le jeune naturaliste, allant de découverte en surprise, commencera à échafauder la théorie révolutionnaire qui ébranlera les colonnes du Temple. À l’époque, remettre en question les préceptes religieux relève non seulement de l’iconoclasme, mais de l’hérésie.

On découvre en même temps que le protagoniste la richesse faunique et géologique des lieux qu’il visite. On sourit de constater que « Charles » n’avait vraiment pas le pied marin. On se prend d’affection pour ce jeune homme pétri de doutes et de questions... ou de réponses créant la confusion dans son esprit. On craint pour sa peau en le voyant traverser certaines épreuves. Surtout, on s’ébranle, tandis que les valeurs la « Civilisation », la modernité et la foi (qu’incarne l’équipage du voilier) se heurtent au point de vue des « sauvages » et indigènes. Et on s’émeut de voir cet humaniste un brin naïf être confronté à l’esclavage, à l’heure où certaines vies humaines ne valent pas plus qu’un bouton de chemise.

***