Livres

«Fear»: 1,1 million de livres vendus en une semaine

NEW YORK — L’ouvrage du journaliste d’investigation américain Bob Woodward sur la présidence Trump, «Fear», s’est vendu à plus de 1,1 million d’exemplaires pour sa première semaine en librairie, a indiqué mardi l’éditeur Simon and Schuster, meilleur démarrage jamais enregistré par cette maison qui publie notamment Stephen King et Mary Higgins Clark.

Pour le seul 11 septembre, jour de la sortie de ce récit qui brosse un tableau apocalyptique de la Maison-Blanche à l’ère Trump, Fear s’est écoulé à 900000 exemplaires.

Littérature

Les finalistes des Prix du livre d’Ottawa sont dévoilés

La Ville d’Ottawa a dévoilé lundi les finalistes des Prix du livre d’Ottawa de 2018.

Ces prix récompensent les meilleurs livres publiés en anglais et en français par des auteurs d’ici au cours de la dernière année. Figurent parmi les finalistes 15 éminents auteurs du riche milieu littéraire d’Ottawa.

Livres

Petit guide de la rentrée littéraire

Il y a des livres pour l’esprit, d’autres pour les nerfs ou la contemplation. Tous se disputent notre attention en ce début de rentrée littéraire. Où donner de la tête, sans se la prendre ? Voici les critiques de plus récentes publications de quatre auteurs d’importance.

Amélie Nothomb : à éviter

Chaque automne, c’est l’abonnée fidèle des librairies que l’on considère avec agacement ou impatience, c’est selon. Sa finesse non dénuée d’extravagance interdit qu’on la relègue complètement au rayon des sorties secondaires. Cette année pourtant, le dernier Amélie Nothomb a un goût de champagne éventé. Le placement de produit (du Deutz, et du supérieur !) n’attend pas trois pages pour s’afficher. Déroulant le récit d’une vengeance amoureuse sur toute une vie, et plusieurs générations même, Nothomb écrit comme une joueuse d’échecs qui avance ses pions froidement. Ses dames appartiennent à la petite bourgeoisie arriviste. Ses rois (manipulateurs) finissent fous. Chapitres laborieux et prévisibles, dialogues sans plaisir, Les prénoms épicènes n’a d’original que le titre.

Livres

Échos du Togo

Dans un hôtel de Montréal, un écrivain, doucement, se raconte. Et parle de l’exil. Il répond à nos questions à son rythme et ne se dérobe pas, souvent rêveur, parfois grave, le regard s’attardant de l’autre côté de la rue, sur cette ville « verticale » qu’il ne fait que traverser pour la promotion de son dernier roman, Mina entre les ombres (Boréal).

« J’ai toujours pensé que mes livres parleraient pour moi », s’excuserait presque Edem Awumey, qui a élu domicile à Gatineau il y a 13 ans.

Livres

Les textures orales des mots

La 2e édition du Cabaret des variétés littéraire se déroule ce jeudi 13 septembre, à 20 h, au Théâtre de l’Île.

Pour le grand public, la soirée sera l’occasion de partager un moment de « littérature vivante » en compagnie de Biz (de Loco Locass) et de quatre jeunes auteurs : Stéfanie Clermont, Chloé LaDuchesse, Jean-Philippe Baril Guérard et Antoine Côté Legault.

Ceux-ci viendront lire des extraits de leurs œuvres récentes ou du matériel inédits. Puis ils se raconteront au micro de Julien Morissette. L’animateur de Transistor Media en profitera pour enregistrer — devant public, donc — une nouvelle baladodiffusion à saveur littéraire. Ce podcast s’inscrira dans la programmation du prochain Salon du livre de l’Outaouais (SLO). La première édition du Cabaret des variétés littéraires s’était en effet tenue au Troquet durant le dernier SLO ; cet « épisode » s’arrimera quant à lui au 40e SLO, qui se déroulera du 28 février au 3 mars 2019. 

La soirée sera l’occasion de rendre hommage à Gaby Deziel-Hupé, l’auteure de la pièce Les Outardes, maintes fois jouée au Théâtre de l’île. Cet hommage est conjointement organisé par Culture Outaouais, l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français (AAOF) et la directrice générale des lieux, Sylvie Dufour. 

L’équipe de Transistor en profitera pour lancer le premier chapitre d’une nouvelle ballado : L’histoire secrète de l’Outaouais.

Ce premier épisode porte sur Mme Déziel-Hupé, décédée en 2010. Une capsule réenregistrée par Transistor sera diffusée devant le public ; l’épisode sera alors complété sur place, avec l’enregistrement des voix d’une poignée de comédiens qui liront des textes de la dramaturge. Le podcast se terminera par d’éventuels témoignages de spectateurs.

La série L’histoire secrète de l’Outaouais sera composée de cinq épisodes. Ceux-ci seront hébergés sur le site Internet de La Fabrique Culturelle à raison d’un épisode par semaine, à partir de jeudi 20 septembre.

Chloé LaDuchesse

Lue à haute voix, scandée, slammée, jouée, clamée, dynamisée par l’oralité, la « littérature vivante » a le vent dans les voiles au SLO. 

Trois des cinq auteurs invités — Biz, Antoine Côté Legault et Jean-Philippe Baril Guérard — sont d’ailleurs aussi des comédiens chevronnés, rompus à l’art de faire vibrer les mots en les projetant dans un espace scénique. 

Ce qui n’est pas le cas de la poète officielle de Sudbury, Chloé LaDuchesse. « Je suis loin d’être une spécialiste de la littérature vivante. La poésie, pour moi, passe d’abord par une relation unidirectionnelle avec une feuille de papier. Mais je trouve très intéressante la multiplication des canaux par lesquels on transmet la littérature ces dernières années, et plus spécifiquement la poésie, que ce soit avec les micros ouverts, les spectacles mix and match, les relais de poésie, les batailles littéraires ou les mises en lecture de textes. » 

Ces initiatives, dont le Cabaret littéraire est « une variante », « permettent de rejoindre un public plus large que lorsqu’on se contente de transmettre de simples signes sur une feuille », estime-t-elle. À l’heure où « le livre se vend moins bien qu’avant », il lui semble important d’incarner les mots et d’offrir « un visage à la poésie ». 

Non pas qu’il lui en coûte : « C’est un plaisir pour moi de rencontrer le public. Mais ça me stresse toujours autant [car] je n’ai aucune formation en théâtre ». 

Elle sait qu’une fois sur scène, « c’est facile de nous lancer des tomates ou de nous faire des hugs ». C’est là l’intérêt même de l’exercice live. Reste que, pour l’auteure, « ça prend beaucoup de préparation avant, pour que ça soit intéressant ». Car, pour que l’exercice soit réussi, « une certaine confiance dans ce qu’on dégage » est fondamentale, croit-elle.

« Retour de balancier »

Son collègue Antoine Côté Legault — qui a récemment quitté Ottawa pour s’établir à Sudbury — n’est pas convaincu de l’« effervescence » de la littérature vivante : il y voit simplement un « retour de balancier » : La poésie, rappelle-t-il, n’a pas toujours vécu dans le silence. « Dans les années 70, elle se définissait par son oralité », « marquée » par un langage parlé, tant sur la feuille que sur scène », dit-il. Comme la session fera l’objet d’une captation, il voit même dans ce Cabaret « une forme de continuité » avec des initiatives comme les Cuisines de la poésie, ou du spectacle Cris et Blues, qui furent en leur temps enregistrées devant public.

La formule Cabaret lui plaît tout particulièrement parce que les textes peuvent respirent, chaque auteur bénéficiant d’un temps de scène d’une dizaine de minutes, alors qu’ils sont souvent limités à trois, dans des soirées de la poésie et autres événements littéraires où les invités sont nombreux, et serrés au cordeau.

Lui, comédien et « Bibitte Poétique » autoproclamée, se sent tout à fait à l’aise sur scène. Pour lui, « les mots s’incarnent différemment à travers la voix », dans ce rapport intime entre les lèvres et le canal auditif. 

L’oralité est même au cœur de sa démarche : « J’écris toujours la poésie avec l’oreille en tête. Ce n’est jamais seulement pour le papier ».

Arts et spectacles

Deux pays, deux frères et un livre

Deux pays qui, jadis, faisaient partie du même empire colonial. Deux frères élevés au Saguenay par des parents aimants et qui, devenus adultes, pratiquent le journalisme international. Les hasards de la vie les ont amenés l’un au Pakistan, l’autre en Inde, d’où l’idée de baliser cette expérience au moyen d’une correspondance présentée dans le livre Frères amis, frères ennemis, publié chez Somme Toute.

L’aîné, Frédérick Lavoie, est celui qui se trouvait en Inde pendant que Jasmin, qui faisait ses premières armes sur le terrain, avait reçu le mandat de couvrir le Pakistan pour France 24. Basé à Islamabad, c’est lui qui courait le plus de risques en ces temps troublés où les coups peuvent venir autant des terroristes que de l’armée et de ses complices semi-officiels. Son frère, lui, menait un projet de recherche au Bangladesh tout en vivant aux côtés de sa conjointe originaire de Bombay.

Livres

Kim Thúy parmi les quatre finalistes de «l’autre Nobel» de littérature

L’écrivaine québécoise Kim Thúy figure parmi les quatre finalistes du «New Academy Prize in Literature», qui vise à offrir un prix littéraire international pour combler le vide laissé par la décision de l’Académie suédoise de ne pas faire de lauréat en 2018.

À la suite d’une controverse au sein de l’académie qui décerne le prix Nobel de littérature, l’institution a annoncé qu’elle ne remettrait pas de prix cette année. En réaction, une «nouvelle académie suédoise» temporaire a été créée.

Une liste de candidats a été rédigée à partir des choix des bibliothécaires de Suède. Puis, la liste de 47 écrivains a été soumise au vote populaire. Le public a donc élu les quatre finalistes parmi lesquels le jury de la nouvelle académie va choisir le lauréat.

Les quatre finalistes sont Maryse Condé, Neil Gaiman, Haruki Murakami et Kim Thúy. Ils ont été informés par courriel, mardi en fin de journée, mais Kim Thúy ne l’a réellement réalisé qu’en plein milieu de la nuit.

«J’ai ouvert le courriel, mais je n’ai pas eu le temps de le lire. J’ai dû m’occuper de mon fils, faire la cuisine. Ensuite, je devais aller au théâtre et me concentrer sur la pièce. Au retour, c’était le bain et le dodo pour les enfants. J’ai vraiment saisi le sens du courriel et de ce prix-là que vers 1h du matin. C’était pas mal plus tard, six heures plus tard!» raconte-t-elle en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Il ne s’agit peut-être pas du véritable prix Nobel, mais «cette action citoyenne» a profondément touché Kim Thúy. «On n’est pas juste resté pantois devant la décision de l’institution, on a agi. Pour cette raison-là, ça représente beaucoup plus qu’un prix de littérature, c’est un mouvement de citoyens.»

Bien qu’honorée de cette nomination, l’écrivaine d’origine vietnamienne n’a pas l’intention de libérer son horaire pour le 9 décembre prochain, date de remise du prix. Elle dit évaluer ses chances à «moins que zéro» face à des «vétérans de l’écriture». Elle est d’ailleurs la plus jeune des quatre finalistes.

«Ils ne sont pas à côté de moi. Je les vois comme icônes culturelles, des vétérans de l’écriture, alors que je ne suis qu’au tout début de cette aventure. Ils sont des milliers de kilomètres devant moi», estime celle qui se réjouit de ne pas voir le bout du chemin à parcourir.

Devant des vedettes mondiales

Voir son nom apparaître sur la liste originale des 47 auteurs choisis par les bibliothécaires de Suède représentait déjà une surprise pour la principale intéressée. «Peut-être qu’ils cherchaient un endroit inusité? Peut-être qu’en Suède, le Québec sonne comme un endroit exotique?» s’interroge-t-elle.

Pour la deuxième étape de la sélection, c’est le public qui devait s’exprimer en votant pour les auteurs finalistes. Là encore, l’auteure de Ru, Vi et mãn ne comprend pas comment elle a pu devancer des vedettes mondiales comme Margaret Atwood et J.K. Rowling.

«D’abord, je suis peut-être la seule écrivaine du groupe qui a fait des annonces sur Facebook. Puis, j’ai une grosse famille vietnamienne et ils ont dû voter pour moi! Je ne minimise pas le travail des gens qui ont voté parce que c’était quand même assez compliqué. C’était un engagement», poursuit-elle en remerciant à répétitions ses lecteurs du Québec.

C’est d’ailleurs ainsi qu’elle a réussi à extérioriser son bonheur après avoir saisi l’ampleur de cette nomination, en disant merci. «J’ai écrit des centaines de fois merci sur du papier, comme un enfant qui est puni à l’école!» On peut d’ailleurs voir le résultat en photo sur sa page Facebook.

Kim Thúy a écrit merci à ses lecteurs en récitant son poème fétiche d’Ersnt Jandl qui apparaît en épigraphe de son roman mãn: «tes bras tiennent ce que je suis / quand je suis allongé contre toi et / que tes bras me tiennent».

Le nom du lauréat sera dévoilé le 12 octobre.

Livres

Un tour du monde entre les lignes

Parce que la lecture est un voyage : petit tour d’horizon d’une rentrée littéraire automnale déclinée selon ses azimuts géographiques les plus exotiques.

Pointe-Noire, Congo

Monde

Bob Woodward publie un livre sur la présidence de Trump

WASHINGTON — Le célèbre journaliste américain Bob Woodward publiera le 11 septembre prochain chez Simon & Schuster un livre qui jettera un regard sur la présidence de Donald Trump.

Le livre de M. Woodward s’intitulera Fear: Trump in the White House. Il sera vendu à quelques semaines de la tenue des élections de mi-mandat aux États-Unis.

L’éditeur affirme que le texte de l’auteur est basé sur des centaines d’heures d’entrevues, des notes, des dossiers et des agendas sur les déchirements qui auraient présentement lieu à la Maison-Blanche.

Au cours de sa carrière, Bob Woodward, qui a maintenant 75 ans, a publié plusieurs best-sellers sur diverses présidences américaines, dont celles de George W. Bush et de Barack Obama.

Il est toutefois devenu célèbre lorsqu’il a révélé avec son collègue Carl Bernstein, dans le quotidien le Washington Post, le scandale du Watergate qui a mené en 1974 à la démission le président Richard Nixon.