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Claude Guilmain, invité de la prochaine Croisée des mots virtuelle

Arts

Claude Guilmain, invité de la prochaine Croisée des mots virtuelle

À présent virtuelle, la série littéraire La Croisée des mots se poursuit en compagnie de trois auteurs de L’Interligne, cette semaine et lundi prochain.

Les trois prochains événements, prévus les 3, 4 et 8 juin, donneront respectivement la parole à Claude Guilmain, Aristote Kavungu et Daniel Groleau Landry. Les auteurs, trois plumes franco-ontariennes, sont tous trois finalistes aux prochains Prix Trillium (pour les titres AmericanDream.ca; Mon père, Boudarel et moi et Fragments de Ciels).

Au programme de ces rencontres gratuites: lectures, entrevues et discussions virtuelles avec le public. 

Présentés à 18h, ces entretiens d’une heure seront animés par Hugues Beaudoin-Dumouchel. «On va jaser poésie, prix Trillium, etc. C’est sur Zoom, et ça sera interactif», expose le poète Daniel Groleau Landry.

Si les rencontres son gratuites, les places sont limitées. Les inscriptions préalables sont obligatoires pour obtenir le lien de connexion sur Zoom. 

On s’inscrit ici pour Claude Guilmain (le 3 juin à 18h), ici pour Aristote Kavungu (le 4 juin à 18h); et ici pour Daniel Groleau Landry.

La Croisée des mots est chapeautée par l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français (AAOF). L’initiative, destinée à mettre en valeur les plumes de la francophonie canadienne, est le fruit d’une collaboration avec La Bibliothèque publique d’Ottawa, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) et La Nouvelle Scène.

Le western écologique de Louis Hamelin

Arts et spectacles

Le western écologique de Louis Hamelin

Cela devait être trois courts textes sur « l’évolution des rapports de l’humanité avec la nature depuis deux siècles », confie Louis Hamelin. La forme anticipée était celle de novellas de 70 ou 80 pages, chacune portant sur un grand naturaliste de l’Amérique du Nord. D’abord John James Audubon, considéré notamment comme le premier ornithologue du Nouveau Monde. Puis Henry David Thoreau, auteur de Walden ou La vie dans les bois, dont l’histoire a été mise en musique par Richard Séguin en 2018. Finalement Grey Owl, de son vrai nom Archibald Delaney, un des précurseurs du mouvement écologique.

Mais Louis Hamelin s’est fait avoir. Son premier sujet lui a offert une « matière épique » et lui a ouvert d’autres portes sur des thèmes qui l’intéressaient au plus haut point, comme la forte présence francophone dans le centre des États-Unis jusqu’au milieu du XIXe siècle. En se concentrant uniquement sur la dernière expédition scientifique d’Audubon, celle de 1843 dans le Haut-Missouri, l’écrivain a eu besoin de 300 pages de plus que prévu. Ce qui a donné son nouveau roman, Les crépuscules de la Yellowstone.

« C’est devenu un western écologique », ajoute-t-il.

Western parce que, même s’il est question de vie animale et de recensement des espèces, on est juste avant le début de la mythique conquête de l’Ouest, alors que le territoire est essentiellement habité par les autochtones, les coureurs des bois, les trappeurs, les pêcheurs et les commerçants. Des fusils, des chevaux et des « Indiens », il y en a donc à profusion dans ce bouquin. Louis Hamelin appréhende d’ailleurs un choc pour certains lecteurs quand ils découvriront que John James Audubon, celui-là même de qui la National Audubon Society (célèbre organisation environnementale américaine) a pris son nom, accomplissait sa remarquable mission en tuant les animaux qu’il observait.

« Sa manière de se procurer les spécimens qu’il peignait et étudiait, c’était de les abattre. Il tirait sur tout ce qui bouge. C’est aussi l’époque où commence la tuerie des bisons. Alors que les biologistes nous disent que nous entrons dans une phase de raréfaction de la biodiversité, je trouvais intéressant de montrer qu’Audubon a participé au massacre généralisé. On peut dire que cette période correspond à l’arrivée du capitalisme prédateur dans l’Ouest américain, qui réduisait une bête comme le bison à un produit comme une peau de carriole. »

Mentionnons que les récits d’Audubon et de plusieurs de ses contemporains donnent quand même des impressions de ressources inépuisables, comme devaient le croire bon nombre d’humains il y a 175 ans... et comme certains semblent toujours le croire en 2020.

« Les volées prodigieuses de tourtes voyageuses et les perruches sauvages aujourd’hui disparues, les millions d’oies, de cygnes... Mais pendant que j’écrivais ce livre est sortie la nouvelle que l’Amérique du Nord avait perdu trois milliards d’oiseaux depuis 1970... »

Quand tout s’apprête à basculer

Ce crépuscule de la vie animale n’est qu’un de ceux auxquels l’écrivain fait référence dans son titre. « Un autre crépuscule, c’est celui d’Audubon lui-même. Il a 58 ans, ce qui est presque considéré comme un vieillard pour l’époque. Il reconnaît lui-même que cette expédition est sa dernière. »

Crépuscule des autochtones aussi. « Quelques décennies plus tard, un Américain découvrira de l’or dans les Black Hills, sur le territoire des Sioux, ce qui va entraîner l’arrivée de l’armée et le début des guerres de conquêtes et d’extermination. »

Finalement, le déferlement de convois de pionniers anglo-saxons annonce le déclin de la présence francophone dans cette région. Présence que Louis Hamelin tenait évidemment à raconter, à l’aide de quelques personnages originaires du Bas-Canada, le principal étant Étienne Provost, guide d’Audubon pendant son périple.

« Provost est un traiteur de fourrures qui est né à Chambly et qui, à l’âge de 20 ans, s’est engagé comme voyageur sur un canot de portage, a disparu dans l’Ouest et n’est jamais revenu. Il fait partie des remarquables oubliés de l’anthropologue Serge Bouchard, car nous n’avons pas cultivé ici la mémoire de ces hommes qui se sont exilés. Pourtant, en 30 ans, Provost est devenu un des coureurs des bois les plus réputés, celui qui connaissait le mieux les Rocheuses. On peut dire que c’est notre Daniel Boone à nous. Une ville de l’Utah porte d’ailleurs son nom [Provo]. »

Avec Audubon qui était lui aussi arrivé aux États-Unis à l’âge de 20 ans, après avoir quitté la France (son véritable prénom était Jean-Jacques), Louis Hamelin s’est beaucoup amusé à imaginer les dialogues entre les deux hommes durant les quatre mois qu’ils ont passés ensemble.

« Pour Audubon, le français que parlait Provost était une sorte de patois. C’était en fait une langue très métissée : le français des créoles de la Louisiane avait rencontré celui des voyageurs canadiens, déjà mélangé avec plusieurs langues autochtones et un peu d’espagnol aussi. »

Les toponymes d’origine française demeurent aujourd’hui les traces les plus visibles de l’activité des francophones dans la région. « On a tendance à oublier que, à l’époque où la Louisiane était encore française, ce nom ne désignait pas seulement l’État que nous connaissons aujourd’hui, mais l’immense territoire à l’ouest du Missouri. Et le français y était la langue la plus courante. Ses dernières traces sont très éparpillées, mais il reste une petite communauté qui parle le paw-paw french non loin de Saint-Louis. »

Des classiques à lire et à relire

Livres

Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs. Cette semaine: l’amitié.

Les cerfs-volants de Kaboul (2003)
Khaled Hosseini

Le décor : Kaboul, dans les années 70. Kaboul et ses parfums épicés, enivrants. Son ciel bariolé de couleurs — celles des cerfs-volants du titre, qui colonisent les hauteurs de la ville l’été, durant les vacances scolaires. Le Kaboul fantasmatique des souvenirs d’enfance.

Mais aussi Kaboul et ses tirs nocturnes. Ses explosions. L’ombre du régime taliban.

Kaboul, sa poussière et ses inégalités sociales... que le roman de Hosseini transcende à travers ses deux protagonistes, Amir et Hassan. Sensiblement du même âge, les deux gamins ont grandi dans la même maisonnée, partagé les mêmes jeux, les mêmes fous rires et les mêmes secrets. 

Ils ne sont pourtant pas frères de sang, mais «frères de lait» : Amir est le fils du chef de famille, un riche homme d’affaires; Hassan est son «serviteur». Malgré leur différence de rang social, leur complicité est à toute épreuve, rappelle Amir, qui, une fois adulte, partage ses souvenirs.

Portrait bouleversant d’une amitié profonde que le destin compliquera, Les cerfs-volants de Kaboul porte aussi les marques des grandes tragédies classiques. Tirant sur les fils de la faiblesse humaine — la bassesse et la bêtise des uns, l’orgueil, la jalousie et la lâcheté des autres — l’implacable premier roman de Khaled Hosseini, Américain francophone d’origine afghane, invite à réfléchir sur le sentiment de honte et de culpabilité. Et, comme chez Wajdi Mouawad, sur la notion de pardon et de rédemption. Yves Bergeras, Le Droit

J.K. Rowling met en ligne un conte pour les enfants confinés

Livres

J.K. Rowling met en ligne un conte pour les enfants confinés

LONDRES — J.K. Rowling, auteur de la saga à succès Harry Potter, a annoncé mardi mettre gratuitement en ligne, sous forme de feuilleton, un roman écrit il y a dix ans, afin de distraire les «enfants confinés».

À partir de mardi et jusqu’au vendredi 10 juin, un ou plusieurs des 34 chapitres de The Ickabog, du nom du personnage fantasmatique au cœur de ce conte, seront révélés chaque jour sur un site Internet dédié. Il traite des «thèmes intemporels» que sont «la vérité et l’abus de pouvoir», selon son auteure.

La romancière Joyce Carol Oates lauréate d’un prestigieux prix

Livres

La romancière Joyce Carol Oates lauréate d’un prestigieux prix

PARIS — L’écrivaine américaine Joyce Carol Oates, dont le nom est régulièrement cité pour le prix Nobel de littérature, a reçu le prestigieux Prix mondial Cino del Duca pour l’ensemble de son œuvre, a-t-on appris lundi auprès de l’Institut de France.

Le prix mondial Cino del Duca, l’un des grands prix des fondations de l’Institut de France, est doté de 200 000 euros (305 000 $).

Des classiques à lire et à relire

Livres

Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs. Cette semaine: l’humour noir.

Les aventures d’Augie March (1953)
Saul Bellow

«Je suis un Américain». C’est par ces mots que Saul Bellow amorce Les aventures d’Augie March, l’œuvre la plus foisonnante de sa carrière. Né à Lachine, l’écrivain a grandi à Chicago, où se déroule ce roman publié en 1953. Le personnage central, son alter ego, est d’autant plus fascinant qu’il ne cesse de se réinventer.

Né au sein d’une famille juive de condition modeste, Augie est le faire-valoir de Simon, son aîné. Plus costaud, plus ambitieux, celui-ci a le chic pour améliorer l’ordinaire du groupe complété par une mère éteinte et une grand-mère querelleuse. Le père étant absent, c’est lui, l’homme de la maison, celui qui déniche du travail, trempe dans différentes combines, en quête de sa version du rêve américain.

À première vue, Augie aussi est facile à cerner. On le sent influençable, prompt à embarquer dans des plans mort-nés. Il participe à un vol qui échoue, fait un peu de prison, se met au service d’un type qui a l’air d’en mener large (juste l’air, évidemment), avant de rebondir dans le rôle d’homme de compagnie au service d’une bourgeoise qui, soulignons-le, ne sollicite pas ses faveurs.

Les années de prospérité défilent, suivies par la Dépression, et Augie demeure constant dans son inconstance. Le voici au Mexique, amoureux d’une fille de bonne famille qui domestique un aigle dans le but de le vendre au prix fort, ce qui donne lieu à des scènes très drôles. Puis, c’est la séparation et pendant que notre héros broie du noir, on lui offre de jouer au touriste avec Trotsky en se faisant passer pour son neveu. Une idée folle pour déjouer les assassins envoyés par Staline. Bien sûr, il accepte.

C’est à petites touches que les qualités d’Augie finissent par ressortir. Sa bonté, sa curiosité, son intelligence. Semée de petites et grandes tragédies, sa quête du bonheur est relatée avec tant d’allant qu’on sourit autant qu’on réfléchit. Les réflexions de Bellow sur la marche de l’humanité jettent un éclairage pertinent sur une période trouble, annonciatrice de troubles plus grands encore. Daniel Côté, Le Quotidien

Un deuxième prix Arthur-Ellis pour Andrée A. Michaud

Arts et spectacles

Un deuxième prix Arthur-Ellis pour Andrée A. Michaud

Pour la deuxième fois de sa carrière d’écrivaine, Andrée A. Michaud a mis la main sur le prix Arthur-Ellis du meilleur roman policier canadien en langue française, grâce à son plus récent suspense, Tempêtes, publié en septembre dernier chez Québec Amérique.

Résidente de Saint-Sébastien-de-Frontenac, Andrée A. Michaud avait déjà mis la main sur le même prix en 2015, grâce à son roman Bondrée, lequel a remporté de multiples autres distinctions ici mais également en Europe. Citons le Prix du Gouverneur général, le prix Saint-Pacôme du roman policier, le prix Rivages des libraires et le prix SNCF du polar.

Les autres auteurs francophones sélectionnés cette année dans la même catégorie étaient Louis Carmain (Les offrandes, VLB Éditeur), Martin Michaud (Ghetto X, Libre Expression), Guillaume Morissette (Le tribunal de la rue Quirion, Guy Saint-Jean Éditeur) et Félix Ravenelle-Arcouette (Le cercle de cendres, Héliotrope).

Le prix Arthur-Ellis du meilleur roman canadien de langue anglaise est allé à Greenwood du Britanno-colombien Michael Christie, tandis que le prix hommage Grand Master a été remis à l’écrivain torontois Peter Robinson. 

Guillaume Musso, auteur le plus lu pendant le confinement

Livres

Guillaume Musso, auteur le plus lu pendant le confinement

PARIS — Le romancier Guillaume Musso dont le prochain livre, La vie est un roman, est attendu en librairie le 26 mai, a été l’auteur le plus lu durant le confinement, selon une étude réalisée par l’institut GfK pour Livres Hebdo.

«Huit semaines de confinement, les librairies fermées, le marché du livre qui s’effondre. Pourtant les livres se sont vendus, avec en tête la fiction et le format poche», relève mardi le magazine professionnel sur son site Internet.

En tête des ventes, on trouve Guillaume Musso, auteur préféré des Français depuis neuf ans, qui a cartonné avec l’édition de poche de La vie secrète des écrivains (Livre de Poche).

Musso partage le podium avec Michel Bussi qui prend la deuxième place du classement avec J’ai dû rêver trop fort et Aurélie Valognes qui se classe au troisième rang des meilleures ventes avec La cerise sur le gâteau (Livre de Poche).

Michel Bussi réussit l’exploit d’être cité trois fois dans le Top 20. Son dernier roman en grand format, Au soleil redouté (Presses de la cité), publié en février, a été le cinquième livre le plus vendu durant le confinement. L’édition de poche de Tout ce qui est sur terre doit périr (Pocket) est à la 19e place.

Aurélie Valognes est aussi présente plus d’une fois dans le classement. Son dernier roman grand format, Né sous une bonne étoile (Mazarine) se classe à la 7e place des livres les plus vendus durant le confinement.

Côté grands formats, on trouve également Leïla Slimani dont le dernier roman, Le pays des autres (Gallimard) se classe 10e.

Le livre de la lauréate du prix Goncourt est sorti quelques jours avant le confinement et Gallimard a décidé de le remettre en vente à la fin du mois.

Toujours du côté des grands formats, Pierre Lemaitre (Miroir de nos peines, Albin Michel), et Agnès Ledig (Se le dire enfin, Flammarion) ont trouvé leurs lecteurs. Leur roman se classe respectivement à la 13e et 14e place du classement.

Livre le plus vendu en France en 2019, le dernier album d’Astérix, La fille de Vercingétorix a également été beaucoup acheté durant le confinement. L’album des aventures du Gaulois créé par René Goscinny et Albert Uderzo (disparu durant le confinement) est la seule BD du classement des meilleures ventes et occupe la 20e place.

Une nouvelle plate-forme québécoise pour faciliter la lecture en ligne

Arts

Une nouvelle plate-forme québécoise pour faciliter la lecture en ligne

La plateforme numérique Quoilire.ca, a vu le jour, ce mardi 19 mai.

Ce nouvel outil en ligne vise à mieux faire bénéficier le grand public, à distance, de l’expertise des spécialistes en bibliothèques publiques durant la période de confinement. 

Le lecteur curieux pourra y trouver des suggestions de lecture personnalisées.

Afin d’ aider à trouver des livres au goût de chacun, Quoilire.ca propose trois options : des listes de lecture thématiques, des capsules vidéo, ainsi qu’un formulaire en ligne permettant au lecteur de décliner la liste de ses intérêts. 

Ce questionnaire à remplir constitue «l’élément clé de la plateforme», souligne le réseau de bibliothécaires, par voie de communiqué.

Les spécialistes des bibliothèques publiques du Québec s’engagent à envoyer, «dans un délai de trois jours ouvrables, une sélection de 3 livres» correspondant au profil de lecteur qui se dégage de ce questionnaire.

Pour les lecteurs souhaitant avoir «une présentation rapide» de suggestions, Quoilire.ca suggère de recourir aux listes thématiques, dans lesquelles des livres sont préselectionnés non seulement en fonction de leur thème, mais aussi d’autres critères, comme l’âge et le genre de lecture.

La page consacrée aux Capsules vidéo permet de découvrir «des passionnés de lecture» ravis de partager leurs propres suggestions et coups de coeur.

Lancement virtuel de <em>Poèmes de la Cité, </em>une vision poétique d'Ottawa

Arts

Lancement virtuel de Poèmes de la Cité, une vision poétique d'Ottawa

La poétesse Andrée Lacelle et les éditions David invitent le public à assister au lancement virtuel de Poèmes de la Cité, recueil réunissant les textes et œuvres visuelles de 40 poètes et artistes.

Le  lancement aura lieu jeudi 21 mai à 18h, sur la page Facebook des éditions David.

Après une présentation sommaire du livre, les comédiens Charlotte L’Orage et Alain Lauzon procéderont à une lecture de textes.

L’élaboration du recueil a été dirigée par Andrée Lacelle, qui fut la toute première poète officielle de la Ville d’Ottawa (de 2017 à 2019). C’est durant ce mandat, alors qu’Andrée Lacelle, souhait «rehausser la place qu’occupe la poésie dans la vie de la Capitale nationale», qu’est née l’idée du livre.

Elle a donc invité une quarantaine de poètes et d’artistes visuels à «exprimer, à leur façon, un point de vue personnel sur la ville qu’ils et elles habitent ou ont autrefois habitée». 

Livre collectif  constitué d’une vingtaine de textes poétiques et d’autant d’œuvres visuelles en couleur, Poèmes de la Cité souhaite «évoquer ce qui fait peut-être l’âme d’Ottawa», propose Andrée Lacelle.

« Quand j’ai entrepris l’ébauche de cette balade improbable au cœur et autour de la ville, m’est venue cette idée d’Ottawa, telle une cité mémoire : mémoire de l’eau, mémoire de la terre, mémoire du ciel, mémoire de l’esprit», retrace-t-elle.

«Depuis toujours, je porte l’espoir qu’en cette ville, capitale du pays, notre présence francophone occupe pleinement sa place historique et contemporaine. Or, que dit avant tout le poème – parole première qui se conjugue au présent de tous les temps – sinon l’élan d’être entière, entier, ici et partout», évoque la poétesse. 

Mme Lacelle fut la première écrivaine franco- ontarienne à recevoir, en 1995, le prix Trillium en langue française pour son recueil Tant de vie s’égare (Vermillon). Elle a également dirigé le collectif Poèmes de la résistance (Prise de parole), paru en 2019.

Ce lancement s’inscrit dans le cadre de Canada en prestation, l’initiative du Centre national des arts pour diffuser du contenu artistique canadien durant la période de confinement.

Plus de détail sur ce projet coopté par la Ville d’Ottawa ici.

Des classiques à lire et à relire

Livres

Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs. Cette semaine: l'enfance.

L’avalée des avalés (1966)
Réjean Ducharme

«S’il n’y avait pas d’enfants sur la Terre, il n’y aurait rien de beau», a écrit Réjean Ducharme, une année après la parution de L’avalée des avalés. Ceci explique cela : le mystérieux auteur aura, toute son œuvre, creusé le thème de l’enfance et, plus particulièrement, celui du rejet du monde des adultes.

Les exemples abondent outre ce premier livre, publié chez Gallimard et Prix du gouverneur général en 1966, où Ducharme confie la narration à Bérénice, qui vit son adoration pour son frère Christian. Dans Le nez qui voque (1967), Mille Milles, un ado de 16 ans, raconte son destin et celui de Chateaugué, 14 ans. Ici, ils ne sont pas frère et sœur de sang, mais par osmose. Dans la pièce de théâtre Inès Pérée et Inat Tendu, chef-d’œuvre dramaturgique, liberté et désobéissance guident ces deux adolescents attardés qui parcourent un monde absurde.

Dans L’avalée des avalés, Ducharme exprime cette idée d’innocence de l’enfance, qu’il oppose à la laideur de l’adulte et ses pulsions sexuelles. Une pureté non idéalisée : Bérénice est «vénéneuse».

Dans ce roman d’apprentissage où la narratrice va évoluer au fil du temps jusqu’au début de la vingtaine, notre héroïne sème la zizanie chez ses parents, finit par lasser son oncle qui l’a accueillie et aboutira en Israël, en pleine guerre.

Dès ce premier essai lyrique, Ducharme nous happe par la puissance évocatrice de son écriture, parsemée d’éclairs de génie et de néologismes, partie intégrante et distinctive de son style. Roman remuant, L’avalée des avalés occupe une place mythique au firmament de notre littérature, mais c’est aussi une œuvre vivante et captivante. Éric Moreault, Le Soleil

Trois œuvres de L’Interligne finalistes aux prix Trillium

Arts

Trois œuvres de L’Interligne finalistes aux prix Trillium

La maison d’éditions L’Interligne a vu trois de ses titres se retrouver en lice aux prix Trillium, mardi.

Le Prix littéraire Trillium a dévoilé mardi 12 mai les titres des quatorze livres – dont sept en français – retenus en sélection finale de l’édition 2020.

L’Interligne se dit «très heureuse» de voir AmericanDream.ca, l’intégrale de la trilogie théâtrale de Claude Guilmain, Mon père, Boudarel et moi, roman d’Aristote Kavungu et Fragments de ciels, recueil de poésie de Daniel Groleau Landry retenus dans la course au «prestigieux» prix Trillium.

Le Prix littéraire Trillium en langue française devra être départagé entre Claude Guilmain, Aristote Kavungu, Jean Boisjoli (pour Moi, Sam. Elle, Janis, paru aux Éditions David, éditeur lui aussi aussi basé à Ottawa) et le Torontois Paul Ruban (pour Crevaison en corbillard; Flammarion Québec).

En ce qui concerne le Prix de poésie, Daniel Groleau Landry sera en compétition avec Véronique Sylvain, auteure de Premier quart (Éditions Prise de parole).

Considéré comme la plus haute distinction littéraire de l’Ontario, ce prix est remis par Ontario Créatif, un organisme du gouvernement provincial.

Le Goncourt du premier roman décerné à Maylis Besserie

Livres

Le Goncourt du premier roman décerné à Maylis Besserie

PARIS — Le prix Goncourt du premier roman a été décerné lundi à Maylis Besserie, productrice de radio, pour Le tiers temps, roman imaginant les derniers jours du dramaturge et écrivain irlandais Samuel Beckett.

Le Goncourt de la nouvelle a été attribué à l’écrivaine Anne Serre pour Au cœur d’un été tout en or (Mercure de France), le Goncourt de la biographie au réalisateur et scénariste Thierry Thomas pour Hugo Pratt, trait pour trait (Grasset), et le Goncourt de la poésie au poète et essayiste Michel Deguy pour l’ensemble de son œuvre.

La bibliothèque de Gatineau connaît une forte croissance en ligne

Arts

La bibliothèque de Gatineau connaît une forte croissance en ligne

La sélection de livres numériques de la Bibliothèque de Gatineau s’est récemment enrichie de 728 nouveaux titres, a fait valoir la Ville, vendredi.

La municipalité indique que, bien que l’ensemble du réseau de bibliothèques demeure fermé au public en raison des actuels enjeux sanitaires, les ressources et services qu’elles offrent en ligne gagnent en popularité. 

L’offre numérique des bibliothèques a d’ailleurs été bonifiée dans les dernières semaines, rappelle-t-elle.

La consommation d’ouvrages numériques a «considérablement augmenté»: «7 600 prêts de livres numériques ont été enregistrés en avril», calcule la Ville. Cela constitue «une augmentation de 195 % par rapport à avril 2019». 


Cinq nouvelles ressources

Cinq nouvelles ressources – Curio, Kanopy, Medici, Naxos et Tumblebooks– sont venues étoffer l’offre en ligne de la Bibliothèque Gatineau depuis la crise de la COVID. 

Curio donne accès à des milliers de vidéos, souvent à saveur documentaire, provenant des collections de la BBC, de National Geographic et de Radio-Canada. Kanopy propose des milliers de films (cinéma canadien et international; on y trouve entre autre la collection Criterion, considéré comme le nec plus ultra des films de répertoire.

Medici et Naxos sont des outils spécialisés dans la diffusion de musique classique. Le premier permet d’accéder à des concerts (ballets, opéras, etc.) en direct ou sur demande; le second permet l’écoute d’albums (musique sacrée, instrumentale, opéra, etc.).

Tumblebooks, qui cible un public plus jeune, donne accès à des albums jeunesse, des livres audio et des romans graphiques.

Ces cinq ressources complète une offre «déjà vaste», où figure notamment la plateforme PressReader (journaux et magazines), qui croit en popularité, note la Bibliothèque de Gatineau, en mentionant que 39 682 articles ont été lus en avril, soit «une augmentation de 477 % par rapport à avril 2019».

Succès de Toutapprendre et L’Heure du conte 

Les grands favoris des derniers mois sont la plateforme Toutapprendre (on y trouve des vidéos didactiques permettant de s’initier à toutes sortes de choses, du dessin aux langues étrangères en passant par le tricot) et l’activité L’Heure du conte en ligne, mentionne la Ville.

« Nous avons tous hâte que les bibliothèques puissent rouvrir leurs portes. Mais en attendant, pourquoi ne pas en profiter pour explorer les collections numériques? Brisez l’isolement en découvrant de nouveaux personnages et de nouveaux univers!» a suggéré vendredi la présidente de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine, Isabelle Miron.

Pour les résidents n’ayant pas de carte Accès Gatineau, il est possible de se procurer une carte temporaire à l’adresse gatineau.ca/abonnementbibliotheq.

La liste des ressources municipales en ligne se trouve ici.

L'Heure du conte en ligne est ici.

Prix des libraires : Marie-Ève Thuot et Anne-Marie Desmeules récompensées

Livres

Prix des libraires : Marie-Ève Thuot et Anne-Marie Desmeules récompensées

Ce n’est pas la COVID-19 qui allait empêcher l’Association des libraires du Québec de célébrer la littérature. Récompensant entre autres la romancière Marie-Ève Thuot et la poète Anne-Marie Desmeules, les Prix des libraires ont été remis jeudi lors d’un gala virtuel animé par Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques.

Pour son premier roman, La trajectoire des confettis (Les Herbes rouges), Marie-Ève Thuot a retenu l’attention parmi les romans, nouvelles ou récits québécois. Anne-Marie Desmeules s’est de son côté démarquée pour le recueil Le tendon et l’os (l’Hexagone), qui lui avait plus tôt cette année valu un prix littéraire du Gouverneur général.

Une version gratuite d’<em>Harry Potter</em> lue par Daniel Radcliffe

Arts

Une version gratuite d’Harry Potter lue par Daniel Radcliffe

NEW YORK – Spotify va mettre en ligne gratuitement une version audio du premier tome de la série littéraire Harry Potter, lue par des célébrités, notamment l’acteur Daniel Radcliffe, qui a incarné le sorcier à lunettes au cinéma.

La plateforme de musique et de contenu audio a mis en ligne mardi le premier chapitre, lu par le comédien britannique qui a joué dans les huit volets cinématographiques d’Harry Potter, de 2001 à 2011.

Suivra, chaque semaine, un autre chapitre, lu par des célébrités comme l’ancien footballeur professionnel David Beckham, l’acteur Eddie Redmayne ou la comédienne Dakota Fanning.

La version audio sera accessible aux abonnés à la formule gratuite de Spotify ainsi qu’à la formule payante.

Des vidéos des enregistrements seront mises en ligne sur le site wizardingworld.com, portail officiel de la saga Harry Potter et de l'univers des Animaux fantastiques.

Plus de 500 millions de livres de la saga Harry Potter ont été vendus dans le monde.

Selon Wizarding World, le premier tome, publié en 1997, demeure le plus vendu de tous.

Le Salon du livre de Sudbury passe en mode virtuel

Livres

Le Salon du livre de Sudbury passe en mode virtuel

Le site internet du Salon du livre du Grand Sudbury (SLGB) s’apprête à faire peau neuve, de façon à pouvoir présenter sa première édition entièrement virtuelle, adaptée aux exigences sanitaires liée à la crise du coronavirus.

La 9e édition du SLGB se déroulera du 7 au 10 mai. Plusieurs auteurs de la région d’Ottawa-Gatineau y participent, à commencer par le poète gatinois Stefan Psenak, qui en est le président d’honneur, cette année. 

Les trois invités d’honneurs de cette édition sont la poétesse innue Joséphine Bacon, l’auteur jeunesse Pierre-Yves Villeneuve et l’auteur et critique Nicholas Giguère.

Plus d’une quarantaine d’auteur.e.s se prêtent au jeu de cette programmation virtuelle.

Le public aura l’occasion d’entendre et de «rencontrer» à distance ces auteurs des quatre coins de la francophonie canadienne, à travers de multiples tables rondes, vidéos, animations, blogues, et autres fragments de poésie à croquer.

L’Interligne

Les éditions L’Interligne d’Ottawa y seront particulièrement bien représentées, avec entre autres la participation des auteurs Blaise Ndala, Mishka Lavigne, Lisa L’Heureux et José Claer.

David Ménard, Sylvie Bérard, Nicholas Giguère, José Claer et Marie Darsigny participeront à une conférence sur le thème de la diversité sexuelle dans la littérature (vendredi 8 mai à 12h). 

Blaise Ndala sera au centre d’un entretien littéraire, le lendemain, à 13 h.

Des classiques à lire et à relire

Livres

Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs.

› La nouvelle rêvée (1926)
Arthur Schnitzler

Comment ne pas confondre le rêve et la réalité lorsqu’on habite à Vienne au début du 20e siècle? Dans la ville dont Freud est un citoyen éminent, bien que nimbé d’une aura sulfureuse? L’écrivain Arthur Schnitzler, médecin de son état, ne pouvait échapper à cette douce obsession.

Dans La nouvelle rêvée, un ouvrage publié à partir de 1925, le maître vieillissant montre que son esprit demeure en prise avec l’époque. Le ton est résolument moderne, en ce sens que l’histoire racontée se prête à tous les décodages. Réalité, rêve ou fantasme?

Pas étonnant qu’à la fin de sa vie, Stanley Kubrick n’ait pu résister à l’envie de livrer son interprétation dans le film Eyes Wide Shut (Les yeux grand fermés). Il y a de la matière à l’infini dans cette nouvelle qui se déroule à l’intérieur d’une poignée de jours. Tant de confessions, de rencontres improbables, de pulsions mortifères, ne pouvaient laisser le cinéaste indifférent.

Schnitzler met en scène un couple encore jeune, au bonheur apparemment inaltérable. Il donne l’impression de s’aimer et vit confortablement. Fridolin et Albertine ont ceci de particulier qu’ils se racontent tout, y compris des souvenirs susceptibles de troubler l’autre. C’est ce qu’ils font à la suite d’un bal costumé, en explorant un peu trop hardiment le registre des désirs dissimulés.

Tout ce qu’il convient d’ajouter, c’est que dans la Vienne du tournant du siècle, où la pulsion de mort a provoqué maints duels, suicides, crimes en tous genres, ces péripéties coulent de source.

Malgré sa trame narrative d’une rare densité, La nouvelle rêvée se lit toute seule, de préférence à la tombée de la nuit. Et soyez prévenus, elle a le pouvoir de rouler longtemps dans votre tête. Daniel Côté (Le Quotidien)

Décès du romancier Georges-Jean Arnaud

Arts et spectacles

Décès du romancier Georges-Jean Arnaud

PARIS — Le romancier français Georges-Jean Arnaud, auteur de plus de 400 titres dont la gigantesque saga de science-fiction La compagnie des glaces est mort dimanche à l’âge de 91 ans, a-t-on appris mercredi auprès de son éditrice.

«Il s’est éteint dimanche. C’est une grande perte pour la littérature populaire française, non seulement pour la SF mais aussi pour ses policiers, ses romans d’espionnage et grands romans», a confié à l’AFP Nathalie Carpentier, fondatrice et directrice des éditions French Pulp.

<em>Les dépossédés</em>, ou le crime contre l’humanité du Vieux-Hull

Livres

Les dépossédés, ou le crime contre l’humanité du Vieux-Hull

Dans son roman Les dépossédés du Vieux-Hull, Pierre Raphaël Pelletier se penche sur les expropriations imposées aux résidents de l’ancienne ville de Hull, quand, entre 1969 et 1974, «on a fait passer l’île de Hull de l’ère industrielle à l’ère post-industrielle».

Quoique fictif, ce «récit poétique» mettant en scène deux frères unis par la poésie et l’art, s’inscrit dans un cadre historique très fouillé.

Les expropriations, ce «démembrement sauvage», furent politiquement justifiées par la construction d’édifices gouvernementaux, rappelle d’emblée l’auteur d’Ottawa-Gatineau (il est aussi peintre et sculpteur).

Un «acte de barbarie» socioculturelle, estime  M. Pelletier, qui s’en scandalisait déjà en 2003, dans Le retour à l’île (Le Nordir). «Sur les 22 livres que j’ai écrit, cette problématique et cette mémoire amère a toujours été centrale», avoue-t-il.

Dans ce nouveau roman, il parle carrément de «crime». Perpétré par des promoteurs sans scrupules, avec la «complicité» de politiciens haut placés.

Un crime contre «l’humanité», en quelque sorte. Car, à ses yeux, on a «tué» ce centre-ville aux «allures de «village, avec toute l’humanité que ce mot contient». 

Cadre historique

«Assumée» et orchestrée, la décision politique fut délibérément prise pour freiner le développement économique de l’île de Hull, dénonce-t-il. Par la bande, le geste reflète la volonté de fragiliser le Québec et de faciliter son intégration dans le giron de la fédération canadienne... entre autres pour de nuire aux velléités autonomistes de la province, analyse Pierre Raphaël Pelletier.

Il a été aux premières loges de cette crise sociale qui a marqué le tournant des années 70. Aussi le ton de son récit oscille-t-il entre la nostalgie, celle des souvenirs personnels, et la colère, lorsqu’il met en lumière certains faits liés aux expropriations. Entre la rigueur et l’aigreur.

Les dépossédés du Vieux Hull (Éditions David) donne un cadre historique assez précis de ce carnage organisé par les trois paliers de gouvernement», promet M. Pelletier. Il a trempé sa plume dans l’encrier d’auteurs (André Couture, surtout) et historiens (Roger Blanchette, en particulier), dont les anecdotes sont abondamment citées au fil des pages. Un gage de «rigueur» intellectuelle. 

Légitimé par sa démarche documentaire, Pelletier s’autorise cette fois quelques extrapolations – des théories «cohérentes» avec tout ce qu’il peut prouver. Il se plaît par exemple à évoquer «les effets à court et moyens terme» provoqués par les gestes politiques de l’époque. 

Gatineau ouvre gratuitement sa bibliothèque numérique à tous les Gatinois

Gatineau

Gatineau ouvre gratuitement sa bibliothèque numérique à tous les Gatinois

La Ville de Gatineau souhaite faciliter l’accès à ses services de bibliothèque en ligne en permettant aux Gatinois qui ne sont pas détenteurs d’une carte Accès Gatineau de s’y inscrire.

Il est maintenant possible d’obtenir une carte de bibliothèque temporaire en remplissant en ligne le formulaire au gatineau.ca/abonnementbibliotheque. Cet abonnement temporaire permettra d’accéder gratuitement aux différents services en ligne tels que l’emprunt de livres, de revues numériques et le visionnement de films. Cet abonnement temporaire sera valide tant et aussi longtemps que les bibliothèques demeureront fermées en raison des mesures imposées par la Direction de la santé publique.

Correspondances d’Eastman: de la plume des jeunes vers le cœur des aînés

Arts

Correspondances d’Eastman: de la plume des jeunes vers le cœur des aînés

Sherbrooke — À défaut de pouvoir faire rayonner la littérature lors de son événement habituel cet été, l’organisation des Correspondances d’Eastman a déniché un moyen original de mettre l’écriture au service du bien-être collectif en ce temps de pandémie. Dans le cadre du projet « Semer le bonheur », les élèves de l’Estrie correspondront aux aînés des environs pour égayer la journée de chacun, et peut-être même inspirer d’autres régions.

En collaboration avec la Commission scolaire des Sommets (CSS) et à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) les Correspondances lançaient dimanche cette opération, qui « vise à réunir deux générations prises par le confinement, les jeunes et les aînés », indique-t-on dans un communiqué. 

Des auteurs bien connus comme David Goudreault, Véronique Fontaine, Chloé Varin, Annie Groovie, Véronique Grenier, Hélène Dorion, Geneviève Pettersen, Lynda Dion, Biz, Marie Barguirdjian, Érika Tremblay-Roy et Jean-François Sénéchal rédigeront leur propre lettre afin d’aider les jeunes à trouver l’inspiration dont ils ont besoin. Celles-ci seront disponibles sur la page Facebook portant le même nom que le projet.  

Le projet « Semer le bonheur » est né grâce à l’idée de l’enseignante au primaire Karine Bélanger, qui a conçu du matériel pédagogique visant à aider les jeunes à composer leur lettre. 

« Se sont ensuite ajoutés au projet une complice, Josée Rochefort, conseillère pédagogique à la CSRS, et un enseignant du secondaire à la CSS, Jean-François Gosselin pour adapter le matériel et inclure les élèves du secondaire. Depuis, le projet a rapidement pris son envol! Les commissions scolaires ont tout de suite vu un grand potentiel à ce projet, à la fois éducatif et social, et appellent maintenant les autres régions à faire partie du grand mouvement, qui compte déjà plusieurs écoles à travers le Québec. » 

Le PRÉE (Partenaires pour la Réussite éducative en Estrie) compte également parmi les partenaires du projet. 

Les résidences privées pour aînés et les CHSLD peuvent s’inscrire sur la liste d’envoi et recevoir des lettres personnalisées par les élèves de leur région à l’aide du formulaire web conçu à cet effet : (https://cutt.ly/Formulaire-inscription)

« Ce projet est bien plus qu’une situation d’écriture et de lecture! explique Karine Bélanger. C’est également l’occasion de faire réfléchir les jeunes sur les valeurs de la bienveillance et la solidarité. Je souhaite que les enseignants de partout au Québec encouragent leurs élèves à semer, en grand nombre, le bonheur dans le cœur de nos aînés. »

Des classiques à lire et à relire

Livres

Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs.

› Le Seigneur des anneaux (1954-1955)
J.R.R. Tolkien

Le Seigneur des anneaux est l’œuvre d’une vie. Et un roman-culte, offert à toutes les interprétations en raison de sa richesse thématique et symbolique. Mais il décrit surtout un magnifique voyage dans un monde fantastique peuplé d’étranges créatures et de lieux magiques.

L’œuvre épique de Tolkien a pris racine dans une série de contraintes. Son éditeur le presse de lui offrir une suite au Hobbit. Il finit par s’y résoudre, mais ce sera un travail de longue haleine, interrompu par la Seconde Guerre mondiale (une source d’inspiration).

C’est que Tolkien y campe l’action dans la Terre du milieu, passé imaginaire de notre planète, avec moult détails afin de proposer un univers cohérent à ses personnages. Les principaux sont des hobbits : Frodo, Sam, Pippin et Merry. Le quatuor doit se débarrasser d’un anneau recherché par Sauron, le Mal incarné.

Pour y arriver, les compères doivent parcourir par monts et par vaux un immense territoire, aussi dangereux que magnifique, avec sa propre faune et sa propre flore, tout en échappant aux Cavaliers noirs lancés à leurs trousses.

Ce périlleux périple est parsemé d’épreuves qui forment un récit initiatique. Dans ce riche décor, le lecteur peut s’évader de son quotidien et laisser son imagination errer. Peu importe qu’il décide de transposer ou non une grille sociopolitique. Ici, il devient lui aussi un compagnon de route des valeureux hobbits, un voyageur parti à l’aventure.

Car la vaste fresque que compose Le Seigneur des anneaux ne se distingue pas nécessairement par ses qualités littéraires, mais bien par l’importance que son auteur accorde au romanesque. Et donc, à l’imaginaire. Éric Moreault (Le Soleil)

La dure réalité socioéconomique des auteurs mise en lumière

Arts et spectacles

La dure réalité socioéconomique des auteurs mise en lumière

LA TUQUE — La crise provoquée par la pandémie de la COVID-19 n’épargne pas les écrivains qui voient, dans la majorité de cas, leur situation précaire s’accentuer. En marge de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) souhaite exposer la situation socioéconomique fragile des écrivains québécois.

«Si la précarité perdure, on est très inquiet pour l’avenir de la littérature au Québec. Il n’y a aucune garantie et aucun encadrement. Il faut que le gouvernement nous aide à encadrer la pratique professionnelle du métier d’écrivain parce que tous les métiers sont encadrés au Canada, mais pas les écrivains. Il faut une entente-cadre», lance d’entrée de jeu, Laurent Dubois, directeur général de l’UNEQ.

Explorer le monde agricole en ligne via le roman graphique

Arts

Explorer le monde agricole en ligne via le roman graphique

Faute de pouvoir s’évader dans la campagne de Brome-Missisquoi pour le début de la saison agrotouristique, il est possible d’y voyager à travers l’art du roman graphique jusqu’au 1er mai, sans frais, sur le Web. L’auteur du roman graphique documentaire Le nouveau monde paysan au Québec, Stéphane Lemardelé raconte l’initiative.

«Je suis issu du monde du story-board. J’ai une grande expérience à faire des story-boards pour le cinéma donc j’ai l’habitude de travailler toujours avec le même cadrage. Un jour, j’étais dans le métro de Montréal et j’ai remarqué que des gens regardaient des films sur leur écran de téléphone, mais qu’ils ne lisaient pas de bande dessinée», raconte le créateur, qui y a vu l’occasion d’exploiter le médium du story-board d’une manière différente.

Notre suggestion: le 10e anniversaire du Journal d’Aurélie Laflamme

Livres

Notre suggestion: le 10e anniversaire du Journal d’Aurélie Laflamme

Presque tous les lieux culturels sont fermés en raison de la COVID-19. L’art demeure accessible et peut jouer un rôle réconfortant. L’équipe des arts du Soleil va s’efforcer de vous le démontrer, à commencer par une suggestion quotidienne pour vous aider à garder le moral.

L’air de rien, l’adaptation cinématographique Journal d’Aurélie Laflamme fête son 10e anniversaire! Malheureusement, le gros party prévu a subi les affres de la COVID-19. En lieu et place, il y aura donc une diffusion le mardi 21 avril à 20h30 sur la chaîne YOOPA.

Le combat national des livres dévoile ses cinq romans retenus

Arts et spectacles

Le combat national des livres dévoile ses cinq romans retenus

Les livres occupent une place importante dans le quotidien des gens en ces temps de pandémie. Ça tombe bien, Le combat national des livres revient dans l’émission de radio Plus on est de fous, plus on lit à partir du 4 mai.

Son animatrice Marie-Louise Arsenault a dévoilé les cinq romans retenus pour le débat de cette troisième édition dans sa nouvelle formule : Cheval indien, de Richard Wagamese, défendu par Roméo Saganash; Moncton Mantra, de Gérald Leblanc, défendu par Julie Aubé des Hay Babies; Un lien familial, de Nadine Bismuth, défendu par France D’Amour; La mauvaise mère, de Marguerite Andersen, défendu par Dominique Demers, et Le soleil du lac qui se couche, de J. R. Léveillé, défendu par Alpha Toshineza.

Un Salon du livre virtuel pour déjouer la COVID-19

Arts

Un Salon du livre virtuel pour déjouer la COVID-19

Deux éditeurs d’Ottawa, L’Interligne et les éditions David, prendront part au Salon du livre virtuel qui se tiendra cette semaine sur Facebook.

L’événement, qui se déroulera 23 au 26 avril, a été organisé en réaction à l’annulation de plusieurs événements littéraires prévus au fil du printemps.

Deux auteurs de L’Interligne, José Claer et Jean-François Lemoyne, ainsi que trois autres associés aux éditions David, Pierre-Luc Bélanger, Gabriel Osson et Eddy Garnier, se grefferont à l’initiative en présentant des animations vidéo en direct. 

Jeudi 23 avril, dès 15h30, l’Ottavien Pierre-Luc Bélanger tentera de déboulonner quelques mythes liés au milieu de l’édition, tout en abordant son expérience dans ses démarches pour faire  publier ses manuscrits. 

M. Bélanger est l’auteur du récent roman jeunesse «L’Odyssée des neiges», lauréat d’un prix Champlain.

À 16h, José Claer, auteur du recueil de poèmes érotique trash Mordre jusqu’au sang dans le rouge à lèvres, viendra évoquer sa Poésie entre vice et vertu.  

À 17h, Jean-François Lemoyne viendra quant à lui livrer un témoignage autour de ses Chroniques hu-militaires.

Vendredi 24 avril, à 17h, Gabriel Osson (Le jour se lèvera) et Eddy Garnier (Un mensonge de papa) participeront è une table ronde virtuelle intitulée De l’oralité à l’écrit.

Ce salon du livre virtuel est une initiative des Éditions Luzerne Rousse. Une quinzaine de maisons d’éditions y participent, dont Dominique et Compagnie, Scholastic et Michel Quintin.

De nombreuses activités destinées à la jeunesse (livres à découper, lectures de contes, ateliers créatifs, etc.) sont aussi au menu. 

La programmation complète se trouve sur la page Facebook de l’événement.

Notre suggestion: dans le cocon d’Evelyne Brochu

Musique

Notre suggestion: dans le cocon d’Evelyne Brochu

Presque tous les lieux culturels sont fermés en raison de la COVID-19. L’art demeure accessible et peut jouer un rôle réconfortant. L’équipe des arts du Soleil va s’efforcer de vous le démontrer, à commencer par une suggestion quotidienne pour vous aider à garder le moral.

L’automne dernier, Evelyne Brochu nous a ouvert une nouvelle porte sur son univers artistique. Nous la connaissions comédienne, voilà qu’elle s’est dévoilée chanteuse grâce à l’album Objets perdus, mitonné avec son grand ami auteur-compositeur-interprète Félix Dyotte.

Des classiques à lire et à relire

Livres

Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs.

› Dans les forêts de Sibérie (2010)

Sylvain Tesson