Livres

Stephen King sauve la rubrique littéraire d’un journal du Maine

NEW YORK — Son journal local voulait supprimer les critiques littéraires pour réduire les frais : l’écrivain Stephen King a réussi, en quelques tweets, à sauver la rubrique menacée, heureux dénouement dans la lutte pour la survie que livrent de nombreux médias américains, frappés par la crise.

L’histoire a commencé vendredi, lorsque Stephen King, maître de l’horreur et du fantastique, a annoncé que The Portland Press Herald, un des principaux quotidiens de l’État du Maine, où il réside, allait supprimer sa rubrique dominicale consacrée aux livres écrits par des auteurs de ce petit État frontalier du Canada.

Arts et spectacles

Les magazines éducatifs franco-ontariens sont sauvés

TORONTO — Les seuls magazines éducatifs à l’intention des élèves franco-ontariens sont ramenés à la vie. Après l’annonce de leur mort en novembre, le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques (CFORP) confirme que le gouvernement a octroyé les fonds nécessaires à leur poursuite, au moins jusqu’à la fin de l’année scolaire.

« L’argent va rentrer d’ici quelques jours. Le message qu’on a reçu c’est que le ministère de l’Éducation a travaillé très fort sur son analyse et à la fin décembre, le ministère a décidé d’aller de l’avant avec l’ensemble des projets du CFORP, dont les magazines », se réjouit Claude Deschamps, directeur CFORP.

Arts et spectacles

Une soirée publique en hommage à Stan Lee aura lieu à Los Angeles

LOS ANGELES — Les plus fervents admirateurs de Stan Lee auront l'occasion de lui rendre hommage aux côtés de ses amis, de sa famille et de ses collègues lors d'une soirée en son honneur à Hollywood le 30 janvier, ont annoncé les organisateurs de l'événement, mercredi.

L'entreprise de Stan Lee, POW! Entertainment, a annoncé qu'on rendrait hommage à l'artiste de Marvel Comics devant le TCL Chinese Theatre, où ont été coulées ses empreintes de pieds et de mains.

Livres

Le retour de Michel Houellebecq «enfant terrible» des lettres françaises

PARIS — Michel Houellebecq, «l’enfant terrible» des lettres françaises, est de retour sur les étals des libraires avec un nouveau roman, «Sérotonine», ouvrage sombre et poignant, qui semble avoir anticipé la révolte des «gilets jaunes».

L’écrivain français contemporain le plus lu à l’étranger a choisi, selon son éditeur, d’observer «une stricte diète médiatique». Mais son roman, d’ores et déjà assuré d’être un best-seller, constitue un événement de la rentrée littéraire d’hiver en France, où il sort vendredi, mais aussi en Europe, où les ventes vont démarrer la semaine prochaine.

Il sera difficile d’échapper à la déferlante. Flammarion a prévu un tirage exceptionnel de 320000 exemplaires (le tirage moyen d’un roman en France se situe autour de 5000 exemplaires). En Allemagne, où le livre sort lundi, son éditeur a prévu un tirage tout aussi exceptionnel pour un livre étranger de 80000 exemplaires. En Espagne la première édition de l’ouvrage est de 25000 exemplaires.

Le romancier n’avait rien publié depuis le polémique Soumission, paru il y a quatre ans, le jour même de l’attaque contre Charlie Hebdo. Toutes éditions confondues, cet ouvrage s’est écoulé à près de 800000 exemplaires dans le monde francophone. En Allemagne, Soumission a dépassé les 520000 exemplaires.

Sérotonine sortira en allemand le 7 janvier, en espagnol le 9, en italien le 10 et en anglais en septembre.

Le septième roman de Michel Houellebecq, 62 ans, plonge ses lecteurs au coeur de la France rurale et souffrante. Écrit des mois avant l’apparition des «gilets jaunes», le roman semble avoir anticipé ce mouvement qu’aucun responsable politique n’avait vu venir.

Accusé souvent de cynisme, l’écrivain est plein d’empathie quand il décrit le désespoir d’agriculteurs au bout du rouleau.

L’auteur, qui a récemment fait l’éloge du protectionnisme de Donald Trump, tire à boulets rouges sur la politique libérale de l’Union européenne coupable à ses yeux de tous les maux.

Malgré les scènes pornographiques (l’éloge de la fellation voisine avec la description d’un gang bang canin, on croise un pédophile allemand...), le roman de Michel Houellebecq est éminemment romantique.

Outre la description d’une impitoyable violence sociale, le coeur du livre nous parle d’une violence intime tout aussi terrible: celle d’un homme égoïste que l’échec de sa vie amoureuse a conduit à la dépression. On sort de sa lecture bouleversé.

Arts

Succès de librairie pour Astérix chez les Québécois

S’il est une constante à propos de la bande dessinée Astérix, c’est l’intérêt qu’elle suscite chez nous. Ainsi que le démontre l’auteur Tristan Demers dans le livre Astérix chez les Québécois, un Gaulois en Amérique, il suffisait d’intégrer ses personnages à une parade, une pièce de théâtre, une série radiophonique, un spectacle de cirque, pour connaître un succès populaire. Et c’est encore vrai aujourd’hui, puisque l’ouvrage sorti le 7 novembre fait déjà l’objet d’une réimpression.

Le tirage initial, qui totalisait 17 000 copies, a été distribué dans son entièreté, ce qui explique la décision de la maison Hurtubise de faire imprimer 7000 livres de plus. Tristan Demers anticipait une forte réaction, mais reconnaît qu’elle a été plus vigoureuse qu’il ne l’avait anticipé. Elle témoigne du charme intemporel de la série créée par René Gosciny et Albert Uderzo en 1959.

Livres

Une histoire père-fille

André Charlebois et sa fille, Tina Charlebois, sont tous les deux finalistes du Prix Champlain, qui récompense la crème de la littérature franco-canadienne. Le jury du concours a qualifié leur œuvre Conjugaison des leurres comme « bouleversante avec ses deux voix — celle d’une fille et celle de son père — qui se croisent, se répondent, se nuancent et se relancent ».

Le Prix Champlain a pour objectif de mettre en valeur l’activité littéraire dans l’ensemble des communautés de langue française au Canada. Le lauréat remporte une bourse de 3 000 $ et une résidence d’auteur d’un mois à la Maison de la littérature de Québec.

Livres

Houellebecq revient avec un livre sombre et poignant

PARIS — Michel Houellebecq, l’écrivain français parmi les plus connus et traduits à l’étranger, fait son retour dans les librairies avec Sérotonine, livre-événement de la rentrée littéraire d’hiver, un ouvrage crépusculaire qui semble avoir anticipé la révolte des «gilets jaunes».

Le nouveau roman de l’auteur des Particules élémentaires sortira le 4 janvier. L’éditeur avait demandé «très solennellement» aux médias de respecter un embargo total sur le contenu du livre jusqu’au 27 décembre, mais deux hebdomadaires ne l’ont pas respecté.

Livres

Le grand prix de la critique BD à Emil Ferris

PARIS — L’Américaine Emil Ferris a reçu lundi en France le grand prix de la critique BD pour son album «Moi ce que j’aime, c’est les monstres — livre premier», remis par l’association ACBD qui rassemble les journalistes et critiques français de bande dessinée.

Sorti en août, l’ouvrage publié aux éditions Alto au Québec est le premier roman graphique d’Emil Ferris. Dans cet album puissant, au dessin réalisé au stylo-bille et au feutre, elle brasse les époques et les récits, d’inspiration autobiographique. Contant l’enfance d’une fillette des années 60 dans un quartier miséreux de Chicago, la jeune Karen fait chaque jour face à l’horreur et à la souffrance, et se représente en monstre.

Quand sa voisine Anka, survivante de la Shoah, meurt dans d’étranges circonstances, elle décide d’enquêter. L’occasion pour l’auteure de plonger ses lecteurs au cœur de Allemagne nazie.

L’artiste américaine a réalisé son album pendant ses quatre années et demie de convalescence, à la suite d’une méningo-encéphalite contractée après s’être fait piquer par un moustique.

L’album récompensé est en lice pour le prix du meilleur album au festival international de la bande dessinée d’Angoulême, en France, qui sera décerné fin janvier.

Il a également été sélectionné parmi les «100 livres de l’année» du magazine français Lire

En juillet, il a été distingué par trois Eisner Awards au Comic-con de San Diego, dont meilleur album et meilleur auteur.

L’an dernier, le grand prix ACBD avait été décerné à l’artiste italien Gipi pour La terre des fils (Futuropolis).  

Livres

Margaret Atwood écrit une suite à «La Servante écarlate»

«La Servante écarlate», dystopie sur une Amérique cauchemardesque transformée en théocratie après un coup d’État, connaîtra une suite en septembre prochain, «Les Testaments», dont l’action se déroulera 15 ans après la fin du roman à succès adapté à la télévision, a annoncé mercredi son auteure, la romancière canadienne Margaret Atwood.

«J’écris une suite à ''The Handmaids Tale'' (La Servante écarlate, NDLR). ‘’ The Testaments ’’ (Les Testaments) se déroule 15 ans après la dernière scène d’Offred et est racontée par trois personnages féminins», a tweeté Mme Atwood.

Ce nouveau livre sera publié le 10 septembre 2019.

La Canadienne de 79 ans a accompagné sa publication d’un court message vidéo notant que «tout ce que vous m’avez demandé sur Gilead et son fonctionnement interne sert d’inspiration à ce livre. En fait, presque tout! L’inspiration supplémentaire est le monde dans lequel on vit.»

«La Servante écarlate» est un roman dystopique sorti en 1985 qui a vu son impact décuplé par son adaptation à la télévision, sous la forme d’une série dont la diffusion a commencé en avril 2017 sur la plateforme américaine Hulu.

L’intrigue se déroule dans un futur très proche où les États-Unis ont été renversés par une dictature religieuse, la «République de Gilead», à une époque où, pour des raisons environnementales floues, les humains ont vu leur fertilité s’effondrer.

Les rares femmes encore capables de procréer, telle l’héroïne Offred, incarnée à l’écran par Elisabeth Moss, ont été transformées en esclaves sexuelles au service des dirigeants de Gilead qui les violent au cours de cérémonies religieuses mensuelles.

Très vite, ce récit apocalyptique reléguant la gent féminine en objet s’est imposé pour les anti-Trump comme une parabole de la dérive conservatrice américaine et des agressions sexuelles subies par les femmes.

Le costume rouge porté par les femmes de la «République de Gilead», qui rappelle les tenues de nonnes, s’est notamment imposé comme un cri de ralliement: omniprésent aux États-Unis pendant la bataille contre la confirmation à la Cour suprême du juge Brett Kavanaugh, accusé de tentative de viol quand il était lycéen, il est réapparu lors de manifestations pour les droits des femmes et le droit à l’avortement, ou ces derniers mois en Argentine, en Irlande, en Belgique ou en Pologne.

Actualités

L’année en humour avec André-Philippe Côté

Le dernier droit d’une année marque invariablement l’arrivée sur les tablettes des librairies du recueil des meilleurs dessins d’André-Philippe Côté. «C’est fou comme ça passe vite. Il y a des caricatures dont je ne me souvenais même plus», laisse tomber le collègue du Soleil dont le coup de crayon et les traits d’esprit demeurent toujours aussi drôles et pertinents.

Élection provinciale oblige, la politique occupe le haut du pavé dans son best of de 2018 qui rappelle à notre mémoire 142 caricatures au total. André-Philippe a vite appris à dessiner la bouille de François Legault. Peu de temps après son arrivée au pouvoir, on le voit au volant d’une voiture école. «Première leçon : la conduite à reculons.»