De la photo au <em>relooking</em> de vieux meubles

Actualités artistiques

De la photo au relooking de vieux meubles

C’est étonnant comment un artiste peut joindre l’utile à l’agréable. Parlez-en à la photographe Marie-Andrée Blais qui, en quelques jours, a transformé son amour des antiquités en une passion plutôt lucrative.

Le confinement a, comme plusieurs, forcé la photographe à réorienter sa carrière afin de pouvoir joindre les deux bouts. Confrontée à un agenda qui se vidait à vue d’œil, Marie-Andrée devait bien faire quelque chose. Mais quoi ?

Miro «au top» du stade olympique

Arts

Miro «au top» du stade olympique

Miro était encore sur son nuage lorsqu’il s’est entretenu avec La Voix de l’Est, quelques minutes après la fin de sa prestation «au top» de la tour du stade olympique, jeudi soir. Pour tout dire, il tentait de profiter encore des quelques instants exceptionnels qui se présentaient à lui, premier artiste à se produire du haut de la plus haute tour inclinée du monde, et admirait la vue exceptionnelle qu’offrait le coucher de soleil sur la métropole tout en répondant à nos questions.

«J’ai adoré mon expérience. C’était tellement cool!», a-t-il laissé tomber d’entrée de jeu, en étirant les syllabes de l’adverbe de sa phrase. «Le plus trippant, c’est sans conteste la vue qu’on a d’ici! Je te parle, et je vois Sorel!»

Martin Deschamps animera son premier Gala Country

Musique

Martin Deschamps animera son premier Gala Country

Le 8e Gala Country aura lieu le 11 septembre à 19h30 sur la chaîne (payante) PalmarèsADISQ. La cérémonie sera animée pour la toute première fois par Martin Deschamps, a souligné jeudi 6 août l’organisme qui l’organise, Culture Country.

La célébration annuelle de la musique country québécoise doit se «réinventer en raison des règles qu’impose la COVID-19», annonce Culture Country par voie de communiqué.

Le gala sera donc préenregistré. La production promet toutefois «un spectacle tout aussi divertissant et varié que les années précédentes».

Culture Country a dévoilé jeudi les noms des artistes en prestation lors du gala. Martin Deschamps lui-même «prépare une prestation exclusive». L’animateur – qui célèbre cette année ses 20 ans de carrière et la sortie de son tout premier album Comme je suis – proposera «une composition originale sur son amour de la musique country».

Deux grands habitués du gala, Patrick Norman et Cindy Bédard, offriront une prestation.

Les festivités seront aussi l’occasion de faire briller plusieurs nouveaux visages de la musique country, dont Dan Roy, Léa Jarry, Lendemain de veille et Veranda, qui se produiront depuis la scène du Théâtre Lionel-Groulx. 

Un collectif d’artistes auquel participent Danny Boudreau, Paul Hébert et Laurie Leblanc rendront hommage au répertoire de l’Acadie 

<em>En attendant</em>, l’album de Hopiho qui ne pouvait pas attendre

Musique

En attendant, l’album de Hopiho qui ne pouvait pas attendre

Le rappeur d’Ottawa-Gatineau Hopiho a fait paraître cette semaine En attendant, un album qu’il a concocté durant le confinement.

«Le processus de création était assez inhabituel», explique d’emblée le musicien qui, à cause des mesures sanitaires mises en place pendant la crise de COVID-19, n’a pas été en mesure de travailler en studio.

Contraint de collaborer à distance avec ses musiciens, il a fait contre mauvaise fortune bon cœur, sans chômer. « Plutôt que de m’apitoyer sur mon sort, j’ai utilisé la technologie pour mener ce projet à bien », explique Hopiho. 

Comme il lui était «quasiment impossible d’organiser des concerts», il a «concentré toute [son] énergie sur ce projet ». « Les circonstances n’étaient pas idéales, mais je suis extrêmement fier du résultat final, dit-il. Mon équipe et moi avons réussi à faire un album de qualité.»

Le nouvel album «mélange habilement des paroles virulentes et des mélodies douces», énonce le rappeur, artiste «volubile qui adore partager ses idées controversées», et toujours soucieux de «pondre des textes engagés».

«Parce que toutes les vérités sont bonnes à dire, surtout les miennes», Hopiho – qui est titulaire d’un baccalauréat en journalisme de l’Université d’Ottawa,– alimente aussi un blogue intitulé Un lion parmi les hommes, accessible sur son site Internet et sur Facebook

Il y partage ses points de vue sur des sujets aussi divers que la présomption d’innocence, les différences de genre entre hommes et femmes, la fidélité ou les sports (Hopiho est assez sportif pour avoir sérieusement envisagé une carrière professionnelle dans le milieu du soccer et du basketball). 

Il en profite aussi pour commenter le rap français, les artistes nigérians... et présenter ses propres productions musicales. Car après tout, cette plateforme numérique est «juste un gimmick marketing pour faire écouter ma musique», écrit-il entre deux blogues, entre franchise et autodérision.

Né au Cameroun, Hopiho a grandi au Kenya et en France avant de s’installer au Canada. Cet itinéraire de vie a «fortement influencé [sa] musique» et son regard sur le monde, analyse le musicien. 

Ayant vécu dans différents pays, «j’ai vu plein de choses et j’ai des histoires à raconter. C’est ce qui me différencie des autres rappeurs», avance-t-il. «Mes paroles sont en français, mon accent est camerounais et mon message est universel», soutient celui qui, en 2017, fut l’un des lauréats du concours Gatineau prend la scène.

Martin Picard sera le Chef de Bois

Télévision

Martin Picard sera le Chef de Bois

De l’érablière à la forêt boréale, voilà un pas qu’a voulu franchir Martin Picard.

Le populaire chef sera le juge et mentor pour la nouvelle émission culinaire du Groupe TVA, Chefs de bois, dont le tournage débutera en septembre.

Les producteurs ont ainsi réussi un jumelage naturel entre leur émission et le chef Picard. Propriétaire du réputé restaurant Au pied de cochon à Montréal, Martin Picard apportera son expertise et sa personnalité à l’émission qui sera animée par Mathieu Baron.

Depuis quelques années, Picard se fait connaître du grand public avec son émission Un chef à la cabane diffusée sur les ondes de Télé-Québec. 

Chaque semaine, on le retrouve dans sa cabane à sucre située à Saint-Benoît de Mirabel, tout près de Montréal. Avec Chefs de bois, Martin Picard agira comme juge des plats proposés par les participants, mais aussi à titre de mentor. 

Musée de l’Auberge Symmes : la mémoire de la rivière

Patrimoine

Musée de l’Auberge Symmes : la mémoire de la rivière

Située dans le Vieux-Aylmer, secteur de Gatineau où l’on préserve avec fierté le patrimoine bâti, le Musée de l’Auberge Symmes a transformé un hôtel ancestral en petit musée dédié au patrimoine régional.

Le magnifique bâtiment en pierres qui surplombe la rivière des Outaouais remonte à 1831, quand le fondateur de la ville d’Aylmer, Charles Symmes, fit construire cet hôtel où les voyageurs en provenance de Montréal avaient pris l’habitude de faire halte, avant de remonter la rivière en bateau à vapeur, vers le nord-ouest. (À cause des chutes Chaudière, ils devaient d’abord débarquer à Hull – Wrightstown, à l’époque – et se rendre en diligence jusqu’à l’auberge.) 

L’Auberge Symmes a eu différentes vocations au fil des siècles. 

Dans les années 90, la bâtisse a notamment servi de petite salle de spectacles, tandis que son deuxième étage était occupé par une galerie d’art (lesquels allaient devenir le Cabaret La Basoche et L’espace Pierre Debain, une fois déménagés), rappelle le président du Musée, Gilles Laroche.  

«Kevin Parent, Ariane Moffatt et Pierre Lapointe sont passés par là, quand ils ont commencé leur carrière», Jouant devant à peine quelques dizaines d’initiés, retrace-t-il. 

L’édifice a été classé monument historique en 1975, puis désigné lieu historique national du Canada en 1976. Cette noblesse retrouvée lui a permis de faire l’objet d’importantes restaurations en 1978-79: «La bâtisse a été entièrement [et fidèlement] reconstruite, grâce à une peinture d’époque de William Henry Bartlett», résume M. Laroche.

Le musée s’y est installé en 2003. Depuis 2016, on peut y découvrir l’exposition permanente L’Auberge Symmes: fenêtres sur l’Outaouais.  Spécialiste de la région, l’historien Roger Blanchette a supervisé le contenu de cette exposition où, d’étage en étage, s’entremêlent l’histoire de l’auberge, celle de son fondateur et celle de l’Outaouais.

L’exposition rappelle le rôle fondamental joué par la rivière des Outaouais dans le développement de la région. En parallèle, elle met en valeur le rôle «économique, social et culturel» qu’a tenu le site de l’auberge, qui sera tour à tour «débarcadère, route de passage, centre d’activité industrielle, corridor des vapeurs et sentier de loisirs».

L’Orchestre symphonique de Longueuil en tournée de CHSLD à travers le Québec

Musique vivante

L’Orchestre symphonique de Longueuil en tournée de CHSLD à travers le Québec

L’Orchestre symphonique de Longueuil (OSL) et son directeur artistique, le violoniste Alexandre Da Costa, visiteront d’ici cet automne une quinzaine de villes du Québec, où ils donneront de courts concerts sous les fenêtres de centres pour aînés.

Entre les mois d’août et d’octobre, M.  Da Costa et une poignée de musiciens visiteront Gatineau, Shawinigan et Trois-Rivières, mais aussi Percé, Joliette, Boucherville, Beauharnois, Terrebonne, Mont-Tremblant et Montréal, ainsi que «plusieurs autres régions», où ils proposeront des prestations de 45 minutes sous les balcons de divers CHSLD. 

Les concerts s’inscrivent dans le cadre de l’initiative «Balcons Symphoniques» lancée il y a quelques mois par l’OSL, dans un «élan de solidarité» envers le personnel soignant.  

Balcons Symphoniques s’est d’abord décliné sous forme de capsules vidéo diffusées sur les réseaux sociaux, à travers lesquelles l’orchestre dit avoir cherché à «souligner le travail exceptionnel du personnel hospitalier en temps de crise». 

Le projet a «résonné bien au-delà de l’idée originale», se réjouit l’OSL, qui a ensuite organisé une série de «mini-concerts extérieurs» devant plusieurs résidences pour personnes âgées, afin de leur offrir «un moment de détente et de réconfort musical».

Ces concerts extérieurs ont pavé la voie à une «tournée à grande échelle pour le bénéfice des résidents de CHSLD du Québec». Le coup d’envoi de cette tournée rebaptisée Balcons Symphoniques - Mémoire collective a été annoncé jeudi 6 août. 

Le répertoire visité ne sera pas cantonné au «classique»: l’orchestre a l’intention de «symphoniser des chansons et œuvres qui ont marqué le Québec». «La vision musicale de la tournée servira, entre autres, à rappeler que la musique classique est bien vivante et axée sur le futur», indique Alexandre Da Costa.

Les concerts en région impliqueront une «petite formation de six musiciens» dirigée par le maestro Da Costa. Les concerts feront briller en alternance les cordes, les cuivres et les bois. Leurs dates précises n’ont toutefois pas été précisées.

Les prestations respecteront les normes gouvernementales ainsi que les directives des services de police locaux, précise l’orchestre.

Pour visionner une prestation extérieure donnée par l'OSL en mai sous les balcons d'un CHSLD, suivre ce lien

Les festivals et événements de nouveau permis au Québec

COVID-19

Les festivals et événements de nouveau permis au Québec

QUÉBEC — Après avoir été annulés en raison de la COVID-19, les festivals et événements pourront désormais reprendre leurs activités, à certaines conditions.

Le gouvernement du Québec a annoncé mercredi après-midi qu’il levait l’interdiction pour les organisateurs, mais ceux-ci devront se conformer aux conditions énoncées par la santé publique.

Ils devront notamment suivre les allées et venues sur leur site pour ne pas dépasser le maximum de 250 personnes. Ils devront aussi veiller à ce que les participants ne résidant pas à une même adresse se tiennent à deux mètres les uns des autres.

La limite de 250 personnes ne concerne pas les organisateurs de l’événement ou ceux qui offrent une performance.

Si un festival possède plus d’un site, ils devront être éloignés et avoir une zone d’accès et d’attente distinctes.

Les festivals pourront d’ailleurs tenir des événements à l’intérieur comme cela est permis depuis lundi dernier. Dans ce contexte, les participants devront porter un masque et ils devront se tenir à deux mètres les uns des autres, sauf s’ils sont assis — dans ce cas la distance peut être réduite à 1,5 mètre.

«Les organisateurs de festivals et d’événements sont des professionnels de la gestion de rassemblements, et je suis convaincue que cette reprise se fera de façon responsable», a déclaré dans un communiqué la ministre du Tourisme, Caroline Proulx.

Avec cette annonce, les festivals culturels seront de nouveau autorisés, tout comme les événements de nature sociale, commerciale et religieuse.

La pratique du sport professionnel devant public est aussi permise «incluant dans des lieux extérieurs publics».

Dans la foulée de la pandémie de COVID-19, le gouvernement du Québec avait demandé en avril dernier l’annulation de tous les festivals et événements sportifs et culturels. Cette interdiction devait à l’origine se prolonger jusqu’au 31 août.

Pandémie oblige, <em>Mulan</em> sortira directement sur le petit écran

Cinéma

Pandémie oblige, Mulan sortira directement sur le petit écran

LOS ANGELES — Les péripéties de la guerrière chinoise Mulan, la superproduction très attendue de Disney, ne seront finalement pas projetées dans les salles de cinéma avant de sortir en diffusion en continu en septembre, comme le veut la tradition, a fait savoir le groupe mardi.

La sortie de la version en prise de vue réelle du célèbre dessin animé avait déjà été repoussée à trois reprises, les salles de cinéma américaines restant fermées à cause de la propagation du nouveau coronavirus dans le pays.

Mulan sera à la place disponible pour les abonnés de la plateforme Disney+ à partir du 4 septembre, à condition de débourser 29,99 $ supplémentaires.

Cette décision a été qualifiée «d’unique» par le pdg de Disney, Bob Chapek.

Avant la pandémie, les studios de cinéma attendaient traditionnellement 90 jours pour diffuser leurs films sur les plateformes en ligne après leur sortie en salle.

Le film sortira tout de même en salle dans certains pays où le service de diffusion en continu n’est pas encore proposé, comme en Chine.

Sa production a coûté environ 200 millions $US.

Au Louvre, 10 000 visiteurs par jour en juillet

COVID-19

Au Louvre, 10 000 visiteurs par jour en juillet

PARIS — Le Louvre a accueilli 10 000 visiteurs par jour en juillet, soit quatre fois moins que d’habitude ce mois-là, un niveau cependant conforme aux prévisions du musée qui met en avant le succès de ses offres destinées à attirer un public familial, jeune et local.

Quelque 200 000 visiteurs en tout ont pu arpenter tranquillement les salles du plus grand musée du monde en juillet, sans pâtir de l’engorgement habituel devant les tableaux iconiques. Plus de la moitié étaient Français. Et, en l’absence des Américains et Asiatiques, qui forment normalement les gros bataillons, les Européens ont répondu présents (Allemands, Néerlandais, Belges...).

Si le musée, qui a rouvert le 6 juillet après plus de trois mois de fermeture, a vu sa fréquentation chuter comme attendu, le niveau enregistré en juillet correspond au maximum de ses prévisions : la direction tablait sur 4000 à 10 000 visiteurs par jour cet été.

Et plusieurs offres proposées du musée marchent particulièrement bien, notamment auprès du public francilien, souligne le Louvre.

Ainsi, 12 500 visiteurs ont participé aux visites «mini-découverte». De 20 minutes, gratuites et sans réservation, elles sont proposées en français et en anglais. Un médiateur est posté en huit endroits de l’immense musée et répond aux questions. Les thèmes : d’une «escale en Égypte antique» aux «Napoléon», une plongée dans l’intimité des empereurs et le faste de leurs palais...

Les «vacances apprenantes» sont aussi un succès. Un programme dédié de visites guidées gratuites, en groupe, et menées par les guides-conférenciers de la Réunion des musées nationaux (RMN) s’adresse aux jeunes accueillis par les établissements scolaires du dispositif «École ouverte» des académies de Paris, Versailles et Créteil, mais également aux habitants des quartiers franciliens et aux usagers des institutions du secteur social et médico-social.

Ces visites d’une heure leur permettent de découvrir les principaux chefs-d’oeuvre. Près de 210 groupes ont déjà réservé leur visite. Plus de 1300 visiteurs ont été accueillis depuis le 8 juillet.

Le centre CAMMAC propose un camp musical virtuel 

Camp musical

Le centre CAMMAC propose un camp musical virtuel 

Le Centre musical CAMMAC propose des cours et des activités virtuelles jusqu’en septembre.

Le centre CAMMAC est situé dans à Harrington, dans les Laurentides – mais sa directrice artistique, Guylaine Lemaire – une résidente d’Ottawa – se réjouit d’avoir une clientèle «musicalement très active» dans  la région d’Ottawa-Gatineau.

CAMMAC a lancé le 13 juillet dernier la toute première édition virtuelle de son Camp musical d’été, qui se poursuit jusqu’à la rentrée scolaire.

Celui-ci s’adresse à des musiciens amateurs «de tous les niveaux et tous les âges», à qui Piano classique, guitare, percussions, etc., CAMMAC propose «un large éventail de cours de musique», à travers «une expérience virtuelle des plus inspirantes».

Les enseignants sont «tous des musiciens professionnels  hautement qualifiés », assure Mme Lemaire. En marge des cours (privés, semi-privés ou en groupes) prodigués, le centre propose des ateliers et des conférences en mode virtuels.

Parmi ces conférences, elle mentionne «400 ans d’opéra», qu’animera le musicologue Pierre Vachon, directeur de communications de l’Opéra de Montréal.

La programmation a fait de la place à des activités gratuites, «amusantes et informelles» destinées à faire ressentir à distance la traditionnelle ‘vie de camp’. 

Parmi les activités proposées, la directrice artistique mentionne les Rencontres Apéro Virtuelles, les soirées Cabaret et conversation et une soirée Trivia.

Des capsules vidéo seront aussi produites par des professeurs CAMMAC, ajoute-t-elle en citant le «très populaire» Vin et Fromage de Francis, animé par le directeur artistique de l’ensemble montréalais Les Boréades, François Colpron.

La crise pandémique a confronté CAMMAC à des «défis majeurs», dont la fermeture temporaire du Centre musical, mais ses administrateurs disent s’être retroussés les manches pour continuer à promouvoir l’organisme et ses objectifs.

Les activités musicales en ligne représentent une des quatre stratégies destinées à éponger les «importantes pertes de revenus» auquel est confronté le centre. Une campagne de financement #MardiJeDonneMaintenant a eu lieu en mai. CAMMAC mentionne sur son site Internet avoir récolté «plus de 70 000 $», sur un objectif global de 300 000$ – entre autres grâce à «un don important des membres de la région d’Ottawa-Gatineau».

WhiteBox Play: beaucoup plus que des spectacles de salon

Arts

WhiteBox Play: beaucoup plus que des spectacles de salon

À première vue, cet entrepôt de Chambly semble bien anodin. Mais en y regardant de plus près, c’est là que des dizaines de spectacles seront diffusés en direct sur le web.

Tout a été aménagé afin que les artistes se sentent en parfait contrôle de leur prestation. Une scène de 15 par 20 mètres, des conditions techniques optimales et même des loges dignes des grands festivals sont à la disposition des artistes. C’est en gros ce que propose la firme montréalaise WhiteBox Entertainment par l’entremise de sa plateforme WhiteBox Play.

En juillet, quatre spectacles ont été proposés afin de « tester le marché », explique le réalisateur et producteur Jean-René Grimard. Et pour le mois d’août, huit autres spectacles sont à l’affiche. 

« En juillet, on a diffusé les spectacles de Tocadéo, de France D’Amour, de Lili-Ann De Francesco ainsi que d’Angel Forrest et la réponse du public fut vraiment excellente, lance-t-il. On est loin de la production de salon. On veut faire les choses en grand afin d’offrir au public une production de haute qualité qui plaira autant au public qu’aux artistes. »

Ce mois-ci, huit spectacles prendront l’affiche. Le tout commence vendredi avec Jonas Tomalty. Ensuite, on pourra voir Yvan Pednault chante Queen le 14 août, Brittany Kennell le 20 août, Ryan Kennedy le 21 août, The Grand Illusion Styx Expérience le 22 août, David Jalbert et Bronko le 27 août, Jean-Marc Couture le 28 août et Stephan McNicoll & GCR le 29 août. 

Toutes ces prestations débutent à 20 h et on peut se procurer des billets directement sur la plateforme de diffusion. Les détenteurs de billets pourront voir le spectacle en direct et ils auront aussi 48 heures pour le visionner à nouveau.

Louis-Philippe Brulé à la barre d'une émission d'affaires publiques le midi

Radio

Louis-Philippe Brulé à la barre d'une émission d'affaires publiques le midi

Louis-Philippe Brulé animera un magazine d’actualité sur les ondes du 104.7 FM à la fin du mois. L'émission occupera la case horaire du midi, qu'occupait auparavant Solide comme le Roch.

En plus de s’occuper de cette émission de 60 minutes baptisée LP le midi, l’animateur conservera le micro de L’Outaouais maintenant, son émission du retour, a précisé la station de radio.

«Émission d’affaires publiques» présentée de 12h à 13h, LP le midi entrera en ondes à compter du lundi 31 août, a précisé le directeur général des programmes et de l’information au 104.7 FM, Bob Rioux. 

Pour cette émission quotidienne, M. Brulé sera «épaulé par l’équipe à la salle des nouvelles», précise Bob Rioux. Olivier Charbonneau agira notamment comme journaliste à la recherche pour l’ensemble des émissions d’information du 104,7 Outaouais, poursuit-il.

Dans un courriel adressé à l’ensemble des employés, M. Rioux a tenu à «remercier sincèrement Louis-Philippe d’avoir accepté d’animer une heure additionnelle d’émission au quotidien». M. Brulé est présentement en vacances.

Selon le directeur, «il sera important, à la rentrée, de continuer de tenir la population de l’Outaouais informée sur cette crise sans précédent, autant sur le plan social que sur le plan économique». Pour ce faire, le 104.7 pourra aussi compter sur l’émission matinale de Michel Langevin (en ondes de 5h30 à 10h) et sur L’Outaouais maintenant (de 15h à 17h), toutes deux de retour dès le 17 août, expose M. Rioux.

«Louis-Philippe a beaucoup d’expérience et il comprend parfaitement que le créneau de l’heure du midi doit demeurer local», a précisé au Droit Bob Rioux, convaincu que l'animateur s'acquittera de son double mandat avec brio.

Le nouvel horaire de la matinale locale de Michel Langevin qui se terminait à 9h30 avant la COVID-19, mais qui a été étendue jusqu'à 10h depuis la pandémie, conservera cette demi-heure supplémentaire.

La grille horaire sera légèrement remaniée, avec l'arrivée d'un nouveau magazine réseau, quant à lui diffusé de 10h à midi. Ce «magazine provincial d’actualités» sera animé par Jérome Landry et Jonathan Trudeau.

Associé au réseau Quebecor (QUB radio; La Joute; le Journal de Montréal), l'analyste politique Jonathan Trudeau a annoncé qu'il quittait le groupe plus tôt cet été. Vieux routier de la radio à Québec, Jérôme Landry a perdu le micro qu'il tenait à ÉNERGIE Québec, lorsque la station a entrepris un virage plus musical.  

Il y sera abondamment question de politique provinciale, mais Bob Rioux promet que les deux animateurs n'hésiteront pas à s'emparer d'enjeux régionaux, lorsqu'ils auront une portée plus large. «Il y a moyen, chez Cogeco, d’avoir des participations locales, même s'il s'agit d'une émission réseau», dit-il.

Roch Cholette

Bob Rioux répète aussi que la disparition de Roch Cholette des ondes est une décision d'affaires liée aux difficultés financières qui affectent tous les médias. Cogeco Média a pris la décision de retirer l’émission des ondes pour permettre à l’entreprise de «rationaliser ses coûts d’opération» à Gatineau, rappelle-t-il. La dernière émission de Solide comme le Roch a eu lieu le 19 juin dernier. Quelques heures plus tard, la station a avisé M. Cholette qu’elle ne renouvellerait pas son contrat.

Cinéparc urbain : Un week-end de plus grâce à Disney

Arts

Cinéparc urbain : Un week-end de plus grâce à Disney

Un coup de fil de Disney, c’est tout ce qu’il fallait pour que les organisateurs du Cinéparc urbain, dans le centre-ville de Gatineau, ajoutent un week-end à la saison de cinéma en plein air.

Après avoir annoncé une collaboration avec le festival de courts métrages Regard, le Cinéparc urbain à Zibi vient de mettre la main sur six longs métrages du catalogue de Disney et qui seront projetés du 13 au 15 août.

Ce « week-end Disney » débutera le jeudi 13 août avec les deux derniers volets de la saga Star Wars, Le dernier Jedi et L’Ascension de Skywalker. Le vendredi 14 août, on présente Les Incroyables II et Pirates des Caraïbes — La Malédiction de la Perle Noire. Enfin, le samedi 15 août, la soirée des superhéros avec les deux derniers chapitres des Avengers, La Guerre de l’Infini ainsi que Phase finale. Ces films seront présentés en versions originale anglaise et française, comme c’est le cas depuis le début de l’été.

« Pour monter la programmation du cinéparc, on a fait affaire avec une agence comme le font tous les cinémas et cinéparcs au Québec, explique Alex Van Dieren de l’agence Orkestra. On avait déjà fait une demande pour le catalogue de Disney, mais on était toujours sans réponse. Ce n’est que ce week-end que l’agence a eu un retour favorable et on s’est immédiatement mis au travail afin d’ajouter trois soirées à notre programmation. »

Mais qu’est-ce qui a bien pu faire pencher la balance en faveur des organisateurs gatinois ?

« On nous a expliqué que le volet caritatif de nos projections a beaucoup plu aux gens de Disney, ajoute M. Van Dieren. Rappelons que pour chaque billet que nous vendons, 2 $ sont retournés à la Manne de l’Île. »

Richard Therrien
Applaudissez, le public est de retour

Richard Therrien

Applaudissez, le public est de retour

CHRONIQUE / Est-ce que ces images de parterres vides dans les émissions de variétés ne resteront qu’un vague souvenir de pandémie? Il se pourrait bien que oui. Qu’on rappelle l’animateur de foule, parce que différentes productions testent actuellement des tournages devant publics restreints, et ça marche. Après tout, depuis hier, les rassemblements de 250 personnes sont désormais acceptés par la Santé publique, y compris dans les studios de télévision qui permettent le «deux mètres». 

Ainsi donc, des émissions de Bijoux de famille, la nouveauté de Charles Lafortune à TVA (tournée à l’extérieur), et Le prochain stand-up à V, ont été enregistrées devant un nombre réduit de spectateurs, distanciés à moins qu’ils habitent à la même adresse. Bien évidemment, ça fait un public clairsemé, mais c’est mieux que rien. Curieux de voir ce que ça donne visuellement. On regarde aussi les possibilités de recevoir des spectateurs à La semaine des 4 Julie cet automne, en respectant les règles les plus strictes.

Par contre, à Télé-Québec, on semble moins pressé puisqu’on a repris les enregistrements de Génial! sans public, et que l’église de Y’a du monde à messe restera fermée aux fidèles, du moins pour l’instant. On réévaluera cet automne pour Belle et Bum. Même prudence du côté d’ICI Télé, où André Robitaille et Édith Cochrane ont entrepris les tournages des Enfants de la télé lundi, sans public.

Le plus ironique, c’est qu’à mon grand étonnement, vous avez été très nombreux à m’écrire que vous préfériez les formules sans public au printemps; «enfin, on entend ce qu’ils disent», «à quoi ça sert de crier?» et «les invités se sentent moins obligés de performer», me disiez-vous. Ça me rappelle les louanges pour le hockey sans commentaires durant le lock-out à Radio-Canada.

Il est vrai qu’à Tout le monde en parle, l’absence de public durant le confinement imposait une certaine quiétude, plus de réflexion dans les réponses. Et les applaudissements ne nous ont pas manqués un seul instant au spectacle de la fête nationale à Trois-Rivières. Mais je crains que les réactions du public feront terriblement défaut aux Enfants de la télé, où les rires fusent de partout durant toute l’heure. Pensez juste à La Voix, qui s’alimente énormément des acclamations de l’assistance. Pour La fureur, je pense qu’on peut oublier ça...

Heureusement, il n’est pas venu le jour où on ramènera les «rires en canne» de Symphorien. À V, par exemple, Le prochain stand-up, qu’animera Marie-Lyne Joncas, avait absolument besoin du public. De l’humour sans véritables rires, on s’entend que ce serait mortel. Un gag, silence, un autre gag, silence... Paraît que les tournages de Ce soir on char! au Ciné-Parc Saint-Eustache ont été démentiels, tellement le public d’automobilistes était heureux de renouer avec l’humour sur scène, dans un concert de klaxons. Les deux émissions seront de la première grille du «nouveau» V.

En ce qui concerne les séries de fiction, on a cru un temps devoir se farcir des reprises ou uniquement des séries déjà vues sur les plateformes numériques cet automne. Maintenant que plusieurs tournages ont repris, quel portrait peut-on faire de la programmation d’automne sur les grands réseaux? Le producteur André Dupuy dresse un bilan très positif des deux premières semaines de tournage de L’Échappée, qui prendra l’antenne de TVA un peu plus tard qu’à l’habitude cet automne, après la diffusion des six épisodes de Mon fils, excellente série du Club illico. «Il y a un esprit collectif très fort, autant chez les comédiens que chez les techniciens», me dit M. Dupuy. Il admet du même coup que les choses se compliquent lors des scènes à plus de trois ou quatre personnages, qui nécessitent plus de temps et de prudence.

On le sait: une production dispose d’un quart d’heure par jour pour tourner des scènes plus rapprochées, «à moins d’un mètre, sans masque de procédure ni protection oculaire», précise la CNESST. La production de L’Échappée n’a pas encore profité de ce privilège, mais le fera assurément dans les semaines à venir. «Avant d’y avoir recours, il faut que ça vaille la peine, parce que c’est complexe et les règles sont très strictes», affirme André Dupuy. Il précise que seulement quelques comédiens ont été sollicités pour ces scènes particulières, de même qu’une équipe réduite entièrement dédiée à faire respecter les règles.

M. Dupuy ajoute que les téléspectateurs sentiront la pandémie surtout dans les scènes d’hôpital. «On ne veut pas voir trop de masques», précise-t-il. L’auteure Michelle Allen a dû réécrire plusieurs scènes afin de limiter les complications sur le plateau. Pour l’instant, on compte tourner les 24 épisodes prévus. Le producteur convient qu’une nouvelle interruption due à une possible deuxième vague ne fait pas partie des plans. «On avance comme si tout allait bien, on continue de se protéger et on souhaite être épargnés.»

Par ailleurs, alléluia, les tournages de District 31 ont repris, nous assurant des épisodes manqués de la dernière saison, réunis en quatre heures dans la semaine du 7 septembre. Aetios Productions a plus récemment reparti la machine pour Toute la vie, sans date de diffusion pour l’instant. Dans le cas d’Une autre histoire sur ICI Télé, dont les épisodes de l’automne avaient déjà été complétés avant la pandémie, on reprendra le tournage sous peu pour les épisodes de l’hiver. Parenthèse: sachez que le comédien Brandon St-Jacques Turpin, largué par son agence d’artistes après des allégations d’inconduites sexuelles, n’apparaîtra qu’à quelques reprises durant l’automne dans la série de Chantal Cadieux. «Son personnage [de Colin] ne se retrouve pas dans les textes du prochain bloc dont le tournage débute le 19 août, et compte tenu des circonstances, il ne reviendra pas dans la série», m’informe la production par courriel. Entre nous, c’était la meilleure décision à prendre. St-Jacques Turpin jouait aussi dans L’Échappée, mais il était déjà prévu que son rôle de Jérôme ne revienne pas.

France : un marronnier, planté en hommage à Anne Franck, vandalisé

Arts

France : un marronnier, planté en hommage à Anne Franck, vandalisé

AJACCIO — Une enquête a été ouverte en France après la dégradation d’un marronnier offert par le musée Anne Franck d’Amsterdam à un village de l’île méditerranéenne de Corse, a indiqué lundi à l’AFP la procureure de la ville de Bastia.

Dans ce village de Pianello (est de la Corse), l’écorce du tronc a été arrachée, ce qui menace potentiellement la survie de l’arbre.

«Une enquête pour dégradation volontaire d’un bien destiné à la décoration publique, confiée à la gendarmerie, est en cours», a déclaré à l’AFP Caroline Tharot, procureure de la République de Bastia (nord-est de la Corse).

Interrogée sur le possible caractère antisémite de l’acte, Mme Tharot a précisé qu’il «n’y avait aucune revendication et aucune inscription, juste la dégradation constatée d’une grande partie du tronc de l’arbre».

La détérioration de l’arbre a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche quelques heures avant l’événement «In Giru à l’Arburu» («autour de l’arbre»), une journée de débats, de conférences et de concerts dédiée à la mémoire de la Shoah et contre l’antisémitisme, organisé depuis quatre ans à Pianello.

Le marronnier avait été offert en 2010 au village de Pianello par la Maison d’Anne Franck, un musée d’Amsterdam consacrée à cette jeune fille juive allemande morte dans un camp nazi après avoir été arrêtée aux Pays-Bas.

Cette adolescente de 15 ans deviendra célèbre dans le monde entier après la publication de son journal intime rédigé entre 1942 et 1944 alors qu’elle et sa famille se cachaient dans un appartement clandestin dans l’annexe d’une entreprise à Amsterdam. Ce journal a été édité à 30 millions d’exemplaires dans le monde.

Anne Franck est morte en 1945 au camp de concentration de Bergen-Belsen.

Le marronnier offert au village de Pianello avait été bouturé à partir de l’arbre qu’Anne Franck voyait depuis cet appartement clandestin d’Amsterdam, selon le foyer rural de Pianello et l’association Terra Eretz Corsica Israël qui organisent depuis quatre ans une journée de commémoration autour de cet arbre à Pianello.

Plusieurs élus français ont condamné cet acte, dont le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, qui a écrit sur Twitter: «hésiter entre la colère et le dégoût devant cet acte abject qui ne saurait néanmoins souiller la mémoire d’Anne Franck et au-delà celle de tous les Corses».

Haine en ligne: Dieudonné banni de Facebook et Instagram

Arts et spectacles

Haine en ligne: Dieudonné banni de Facebook et Instagram

PARIS — Ses saillies antisémites ne trouveront plus le même écho sur les réseaux sociaux: le polémiste français Dieudonné M’Bala M’Bala, habitué des tribunaux, a été définitivement banni de Facebook et Instagram lundi, dans le sillage de la suppression de sa chaîne Youtube fin juin.

Le groupe Facebook, qui possède également Instagram, a banni l’humoriste controversé des deux plateformes «de manière permanente», car il «a violé de manière répétée nos règles en matière de discours de haine, en publiant des contenus se moquant des victimes de la Shoah ou en employant des termes déshumanisants à l’encontre des Juifs», a expliqué à l’AFP un porte-parole du géant du numérique.

Une décision prise un mois après la suppression de sa chaîne Youtube par Google pour des raisons similaires, et qui réduit considérablement l’audience en ligne du polémiste. Dieudonné était suivi par près de 1,3 million d’abonnés sur les plateformes de Facebook et en comptait 400 000 sur YouTube.

«Il était temps que le trouble cesse», a commenté dans un communiqué la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), en pointant les «dégâts considérables et irréparables» causés par les publications du polémiste, qui ont contribué «à banaliser l’obsession des juifs».

«Cette décision va dans le bon sens: celui d’un Internet plus sûr où la haine n’a pas sa place», s’est également réjoui Francis Kalifat, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

Dieudonné a lui dénoncé, sur ce même réseau, des «lobbies» qui «savourent la chute de la liberté d’expression, la fin de la liberté sur Internet».

Suppressions de chaînes

Le polémiste, devenu persona non grata et qui se produit désormais dans un bus itinérant, a été plusieurs fois condamné par la justice pour ses propos haineux. Sa dernière condamnation date de novembre: 9000 euros (14 247 $) d’amende, pour complicité d’injure à caractère antisémite, après la publication d’une vidéo et d’une chanson intitulées C’est mon choaaa.

Facebook avait déjà, par le passé, banni de ses réseaux sociaux des personnalités d’extrême droite en France, ainsi que des organisations telles que le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire.

Youtube avait également supprimé des chaînes de suprémacistes blancs aux États-Unis, fin juin et fermé celle du chef d’un groupuscule identitaire autrichien.

Tous les réseaux sociaux, en particulier Facebook, affrontent une pression inédite pour sévir contre les publications racistes ou haineuses sur leurs plateformes.

Un vaste boycott publicitaire visant Facebook a conduit des centaines de marques internationales à suspendre leurs achats de publicités sur le réseau social au 1,73 milliard d’utilisateurs quotidiens.

En France, le gouvernement avait tenté de légiférer sur la haine en ligne, avec l’adoption d’un texte en mai contraignant les plateformes et moteurs de recherche à retirer sous 24 heures les contenus «manifestement» illicites sous peine d’amendes allant jusqu’à 1,25 million d’euros (1,97 million $).

Étaient visées les incitations à la haine, la violence, les injures à caractère raciste ou encore religieux.

Mais un mois plus tard, le coeur de cette loi avait été censuré par le Conseil constitutionnel, qui a jugé que certaines dispositions étaient attentatoires à la liberté d’expression et de communication.

Trois nouveaux films de Steve McQueen seront présentés au Festival de New York

Cinéma

Trois nouveaux films de Steve McQueen seront présentés au Festival de New York

Trois nouveaux films du réalisateur britannique Steve McQueen seront présentés en première au Festival du film de New York cette année, ont annoncé lundi les organisateurs.

Le réalisateur d'Esclave pendant douze ans et de La Honte présentera en soirée d'ouverture du festival new-yorkais la romance musicale des années 1980 Lovers Rock, un des cinq films de son anthologie Small Axe, qui racontent des histoires sur la communauté antillaise de Londres des années 1960 au milieu des années 1980. «C'est particulièrement important pour moi, homme noir d'origine antillaise, de partager ces histoires en ce moment particulier», a-t-il expliqué dans un communiqué.

Les deux autres films de cette anthologie qui seront présentés en première à New York sont Mangrove, avec l'actrice de Panthère noire Letitia Wright, qui raconte l'histoire vraie d'un groupe de militants noirs, les «Mangrove 9», qui s'est heurté à la police dans les années 1970, et Red, White and Blue, une autre histoire vraie sur Leroy Logan, qui rejoint la police pour essayer d'inspirer des changements de l'intérieur.

«Steve McQueen est l'un des artistes incontournables de notre époque, et il atteint un nouveau niveau de maîtrise avec les films de l'anthologie “Small Axe”», a déclaré Dennis Lim, directeur de la programmation du festival. «Ce sont des oeuvres dramatiques historiques qui parlent avec force et urgence de notre époque actuelle de prise en compte de la brutalité policière et du racisme systémique.»

Les cinq films de l'anthologie seront diffusés plus tard cette année sur Amazon Prime Video aux États-Unis et sur BBC One au Royaume-Uni.

Les organisateurs du 58e Festival du film de New York n'ont pas encore fixé de dates pour l'événement, en raison de la pandémie, mais ils affirment que des détails seront annoncés dans les semaines à venir. Le festival prévoit de procéder à des projections extérieures et virtuelles — et, si possible, à des projections sécuritaires en salle.

Nomadland, de la réalisatrice Chloe Zhao (Le Cowboy), avec Frances McDormand, avait déjà été annoncé comme une pièce maîtresse du festival cette année.

Sur les traces de Martin Villeneuve

Cinéma

Sur les traces de Martin Villeneuve

Plus habitué de travailler derrière la caméra, le cinéaste Martin Villeneuve s’est retrouvé devant celle-ci en se prêtant au jeu d’un documentaire réalisé par Jean Benoit. Le court-métrage d’une quinzaine de minutes mis en ligne le 3 août relate le parcours professionnel du créateur depuis l’ambitieuse aventure qui a mené au long métrage de science-fiction Mars & Avril.

Tourné en 2019 par quatre jeunes Français qui étaient alors étudiants en cinéma à Québec, Il était une fois Martin Villeneuve nous amène notamment dans les coulisses de Mars & Avril, un projet de photoromans devenu film. Celui-ci n’a peut-être pas récolté le succès escompté à sa sortie chez nous, mais il a néanmoins ouvert des portes à l’international pour son réalisateur, devenu le premier Québécois invité à prononcer une conférence en Californie à l’événement TED (Technology, Entertainment, Design), à l’instar des Bill Clinton, Bill Gates ou Peter Gabriel de ce monde.

En plus des confidences de Martin Villeneuve lui-même, Jean Benoit et son équipe ont pu recueillir les observations de son frère, Denis Villeneuve — réalisateur des films Incendies, Blade Runner 2049 et L’arrivée, notamment — et de ses illustres collaborateurs Robert Lepage et François Schuiten.

Le documentaire Il était une fois Martin Villeneuve peut être visionné gratuitement sur la plateforme Vimeo

Décès de l'acteur Wilford Brimley

Cinéma

Décès de l'acteur Wilford Brimley

LOS ANGELES — L'acteur américain au visage familier, Wilford Brimley, qui a surtout joué des rôles de soutien tant à la télévision qu'au cinéma, est décédé à l'âge de 85 ans.

Wilford Brimley est décédé samedi matin dans un hôpital de l'Utah, selon son agente Lynda Bensky. Il souffrait de nombreux problèmes de santé et devait subir de la dialyse.

L'homme à la moustache volumineuse et aux lunettes a notamment joué dans le film de science-fiction Cocoon, où il faisait partie d'un groupe de retraités qui avait découvert un cocon extra-terrestre qui pouvait transformer une piscine en fontaine de Jouvence.

Il a aussi joué le rôle du gérant d'une équipe de baseball dans le film Le Meilleur (The Natural) avec Robert Redford. Les deux acteurs se sont aussi retrouvés dans les films Brubaker et Le Cavalier électrique (The Electric Horseman).

Wilford Brimley a aussi joué dans La Firme (The Firm) avec Tom Cruise.

Pendant plusieurs années, il a été la figure publicitaire pour les produits de gruau Quaker à la télévision.

Sa carrière au cinéma et à la télévision s'est étalée sur 40 ans.

Dans les récentes années, il faisait beaucoup de sensibilisation face au diabète, ce qui l'avait rendu très populaire sur les réseaux sociaux.

Wilford Brimley a grandi dans un milieu rural en Utah, travaillant sur des ranchs. Il a fait ses premiers pas dans l'industrie du film dans les années 1960 se forgeant une amitié avec Robert Duvall, qui l'avait encouragé à se trouver plus de rôles.

Il a fait plusieurs apparitions dans le rôle d'un forgeron dans la série télévisée The Waltons et on l'a vu fréquemment dans les années 1980 dans la série télévisée Our House.

L'acteur avait aussi un grand amour pour la musique jazz. Il a chanté sur les albums This Time the Dream's On Me et Wilford Brimley with the Jeff Hamilton Trio.

Début de la 100e édition du festival de Salzbourg

Musique

Début de la 100e édition du festival de Salzbourg

VIENNE — La 100e édition du festival de musique, d’opéra et de théâtre de Salzbourg (Autriche), échappant à une vague mondiale d’annulations, a ouvert ses portes cette fin de semaine, avec de nombreuses mesures de protection contre le coronavirus.

Le festival a démarré samedi avec des représentations d’Elektra, l’opéra de Richard Strauss mis en scène par le Polonais Krzysztof Warlikowski, et de la pièce Everyman, jouée chaque année depuis la création de l’événement.

La pièce devait être jouée en extérieur sur la place de la Cathédrale de Salzbourg, mais un orage a contraint à la jouer en intérieur, les spectateurs masqués ayant du mal à respecter les distances de sécurité en allant s’asseoir, selon la presse locale.

Les organisateurs ont promis de respecter des mesures sanitaires strictes pour cette version allégée du festival — 110 spectacles sont prévus courant août, contre 200 initialement.

Les 80 000 billets vendus — contre 230 000 les autres années — sont personnalisés pour permettre un traçage des contacts en cas de contamination.

Les spectateurs doivent porter un masque jusqu’à ce qu’ils soient assis, et il n’y aura ni entracte ni restauration.

Les artistes qui ne peuvent respecter une distance d’au moins un mètre avec leurs collègues, comme les musiciens d’orchestre, doivent se soumettre régulièrement à des tests de dépistage du coronavirus.

Au programme, figurent notamment la première représentation d’une pièce du prix Nobel de littérature autrichien Peter Handke et un autre opéra, Cosi fan tutte de Mozart, mis en scène par l’Allemand Christof Loy.

L’Autriche a été relativement peu touchée par la pandémie, avec quelque 21 000 cas recensés officiellement et environ 700 décès.

Mais les contaminations sont à la hausse, ces dernières semaines, depuis la levée de la plupart des sévères restrictions mises en place au printemps.

De nombreuses contaminations ont récemment été détectées autour du pittoresque lac Wolfgang, à moins de 50 km de Salzbourg.

Mais les autorités assurent que l’épidémie est sous contrôle dans le pays de près de neuf millions d’habitants.

Un site dédié aux compositrices, pour découvrir le «matrimoine musical»

Musique

Un site dédié aux compositrices, pour découvrir le «matrimoine musical»

PARIS — De Francesca Caccini au XVIIe siècle à Camille Pépin au XXIe : une plateforme numérique répertorie les œuvres de plus de 700 compositrices pour faire découvrir des artistes longtemps éclipsées.

Nommée Demandez à Clara, en référence à Clara Schumann — brillante pianiste, compositrice et épouse du célèbre compositeur — cette base de données gratuite a été lancée en juin par une équipe dirigée par Claire Bodin, directrice du festival Présences féminines consacré aux compositrices du passé et du présent.

«Depuis notre tendre enfance, on n’entend pas de musique de compositrices, ou si rarement qu’on n’en garde pas la mémoire», affirme Mme Bodin à l’AFP.

«À nous musiciens et musiciennes, aucun matrimoine n’a été transmis; on a été biberonné à l’idée du génie du grand compositeur, toujours un homme, sans jamais s’interroger sur le répertoire des compositrices.»

Cet outil, financé par l’action culturelle de la Sacem, a répertorié pas moins de 4662 œuvres de 770 compositrices de 60 nationalités, de 1618 à 2020.

Le site prévoit d’ajouter 4000 oeuvres supplémentaires à l’automne, dont celles de Hildegarde de Bingen (1098-1179), sainte de l’Église catholique et l’une des premières compositrices connues.

La recherche se fait par nom, titre, instrument, pays ou époque. Parmi les plus anciennes, les Italiennes Francesca Caccini — qui serait la première femme à avoir composé un opéra —, Isabella Leonarda et Barbara Strozzi, l’une des premières compositrices professionnelles, encore la Française Élisabeth Jacquet de la Guerre.

Et la plateforme compte beaucoup de compositrices issues de pays anglo-saxons, «beaucoup plus avancés dans ce domaine», précise Mme Bodin.

Enrichir et non réécrire 

Un travail de recherche de longue haleine qui a commencé dès 2006 et qui n’est pas lancé «parce que c’est un sujet à la mode».

«Ce n’est pas une question de réécrire l’Histoire, mais d’enrichir le répertoire», explique Mme Bodin. «Il ne faut pas simplement les programmer parce que ce sont des femmes et pour se donner bonne conscience, mais parce qu’il y a un réel intérêt artistique.»

Pour cette claveciniste qui a mis de côté sa carrière pour se consacrer à ces projets, la non-programmation des compositrices reste un frein majeur à la diffusion de leurs oeuvres.

Depuis une dizaine d’années, elle donne régulièrement des conférences sur le sujet et rares parmi le public sont ceux qui peuvent donner des noms au-delà du top 5 des compositrices, comme Clara Schumann, Fanny Mendelssohn, Lili Boulanger ou les contemporaines Betsy Jolas et Kaija Saariaho.

«Pour les salles de concert, il y a la contrainte de remplissage» qui repose généralement sur les grands noms comme Beethoven, Mozart, Tchaïkovski, Brahms ou Bach.

«On ne voit que le haut de l’iceberg, car même chez les hommes il y a un tas de compositeurs qui méritent d’être mis en avant», rappelle Mme Bodin.

«Il faut que tout le monde se mette à programmer des compositrices, car les artistes invités, s’ils ne sont pas assurés que d’autres salles le font, vont hésiter à jouer ces partitions.»

Prévu en mars, le festival Présences féminines a été reporté en octobre (du 12 au 20). Depuis sa création, sept oeuvres de compositrices ont été commandées, dont une par la jeune Camille Pépin (29 ans), devenue cette année la première compositrice primée aux Victoires de la musique classique.

Pour son édition 2021, le festival a lancé un appel à projets pour la création d’un conte musical à l’intention des jeunes. Cécile Buchet l’a emporté sur 15 compositrices.

Pour Mme Bodin, la valorisation des compositrices doit également être menée au niveau des conservatoires.

Interviewée par l’AFP en 2019, Camille Pépin avait indiqué qu’elle était la seule fille aux cours de composition au Conservatoire de Paris. «Mais aujourd’hui, les professeurs que je rencontre et les jeunes musiciens veulent que ça bouge; il y a des présupposés qui ont la dent dure, mais qui commencent à tomber.»

Le «purikura», le photomaton des jeunes Japonaises qui survit au selfie [PHOTOS]

Arts

Le «purikura», le photomaton des jeunes Japonaises qui survit au selfie [PHOTOS]

TOKYO — Debout devant un long miroir, deux lycéennes en uniforme ajustent leur coiffure. Plus loin, des étudiantes retouchent leur maquillage. Dans ce sous-sol d’un grand magasin du quartier branché de Shibuya à Tokyo, elles attendent leur tour pour prendre un «purikura».

Véritable phénomène de société de la fin des années 1990 au Japon, cette sorte de photomaton augmenté fête ses 25 ans et reste populaire dans l’archipel, malgré la concurrence des cellulaires et de leurs selfies, dont il est l’ancêtre.

À la différence des photomatons ordinaires, les «purikura», abréviation japonaise de print club, permettent de prendre des photos à plusieurs, les retoucher, les agrémenter de décorations ou encore écrire dessus avec un stylet.

«Pour nous, c’est un élément indispensable du quotidien», explique Nonoka Yamada, une lycéenne de 17 ans. «Toutes les filles de ma classe en font».

«Cela permet d’avoir l’air kawaii (mignon), de transformer son visage», ajoute-t-elle.

Selon Yuka Kubo, chercheuse indépendante étudiant le phénomène depuis plusieurs années, l’attrait du «purikura» auprès des jeunes Japonaises est un héritage de la tradition picturale nippone, où «le visage que l’on montre et qui exprime son individualité n’est paradoxalement pas celui que l’on a, mais celui que l’on crée».

Ainsi dans le bijin-ga (peintures de belles personnes), l’un des grands courants de l’ancien art pictural japonais, «ce n’est pas le vrai visage de ces beautés qui est représenté, il est maquillé en blanc et déformé, jusqu’à en être méconnaissable», explique-t-elle à l’AFP.

Au gré des modes

Le marché du «purikura» a culminé en 1997 avec 101 milliards de yens de recettes, selon l’Association japonaise de l’industrie du divertissement (JAIA).

Son déclin a ensuite été accéléré par l’arrivée des premiers téléphones portables avec appareils photo intégrés. En 2018 il ne pesait plus que 23,9 milliards de yens.

Il existait encore environ 10 000 purikura au Japon en 2018, cinq fois moins qu’en 1997, selon la JAIA.

Ryan Reynolds crée un programme pour la diversité dans l’industrie du cinéma [VIDÉO]

Cinéma

Ryan Reynolds crée un programme pour la diversité dans l’industrie du cinéma [VIDÉO]

TORONTO — L’acteur canadien Ryan Reynolds a décidé de mettre son pouvoir de star hollywoodienne au service des communautés marginalisées et sous-représentées dans l’industrie du cinéma.

Le Vancouvérois que l’on a pu voir dans Deadpool a annoncé le projet du «Group Effort Initiative», qui veut recruter 10 à 20 personnes racisées ou appartenant à d’autres groupes sous-représentés dans le milieu afin de leur permettre de vivre une expérience professionnelle aux côtés de mentors aguerris sur le plateau de son prochain tournage.

«Faire un film, c’est un travail d’équipe», a déclaré Ryan Reynolds dans une vidéo mise en ligne vendredi sur les réseaux sociaux.

«Mais depuis beaucoup trop longtemps, cette équipe a systématiquement exclu les Noirs, les personnes racisées et un large éventail d’autres communautés marginalisées», a-t-il poursuivi.

Du Bataclan à l’Italie : l’enquête qui a mené les policiers au Banksy volé

Arts

Du Bataclan à l’Italie : l’enquête qui a mené les policiers au Banksy volé

PARIS — Une disqueuse volée en Isère, dans le centre-est de la France, de la vidéo surveillance, des écoutes, des suspects bavards... : voici comment La jeune fille triste du street artiste Banksy, peinte sur une porte du Bataclan à Paris en hommage aux victimes des attentats de 2015, a été retrouvée en Italie un an et demi après son vol.

Dans la nuit du 25 au 26 janvier 2019 à 4 h du matin, trois hommes, capuche sur la tête et masque sur le visage, découpent à la disqueuse une porte du Bataclan. Ce n’est pas n’importe quelle porte.

Il s’agit de la porte arrière de la salle de spectacle parisienne le Bataclan sur laquelle le street artiste Banksy a peint The sad young girl (La jeune fille triste) en hommage aux 90 personnes tuées le 13 novembre 2015 lors d’un concert dans ce lieu, au cours d’une série d’attaques jihadistes à Paris et Saint-Denis, dans la périphérie de la capitale, qui ont fait 130 morts au total ce soir-là.

L’opération n’aura duré que quelques minutes. Les trois voleurs embarquent la porte dans une camionnette Citroën dont la plaque d’immatriculation a été dissimulée selon les images de vidéo surveillance recueillies par les policiers chargés des investigations.

«C’était une enquête importante pour eux», souligne une source proche du dossier qui raconte à l’AFP le déroulé des recherches, «certains avaient effectué les constatations au Bataclan lors des attentats». Un travail sur la téléphonie fait «borner» des téléphones au Bataclan puis sur le trajet de la fourgonnette suivie grâce à la vidéo surveillance. Les numéros sont mis sur écoute.

Un an plus tard, les gendarmes interpellent trois hommes suspectés de cambriolage dans un magasin de bricolage en Isère. Des faits qui remontent à quelques jours avant le vol du Bataclan. Une disqueuse fait partie des objets volés. L’un des suspects se vante d’avoir participé à un vol à Paris.

Le lien est alors fait entre ces suspects et le vol de La jeune fille triste. Une mise sur écoute et une surveillance permettent d’identifier trois receleurs. Les enquêteurs apprennent ainsi que l’oeuvre de Banksy a voyagé en Isère, puis dans le sud de la France, puis en Italie.

«Difficilement revendable»

En Italie, elle est d’abord stockée dans un hôtel de Tortoreto, dans la région des Abruzzes (centre), puis l’établissement effectuant des travaux, elle est transférée dans une ferme de Sant’Omero, à une quinzaine de km. Le propriétaire de l’hôtel, connaissance d’un des receleurs présumés, Mehdi Meftah, dira qu’il ne savait pas ce que contenait ce paquet encombrant.

Les enquêteurs décident alors d’interpeller toute la bande. L’opération est malheureusement stoppée pour cause de confinement, explique la source proche de l’enquête.

Le 10 juin, l’oeuvre est saisie dans les Abruzzes lors d’une opération commune avec la police italienne. La publicité faite autour de la saisie oblige à accélérer les interpellations. Dans les jours qui suivent, neuf personnes sont interpellées en France.

Deux personnes ont été mises en examen et écrouées du chef de vol en bande organisée et quatre autres pour recel de vol en bande organisée, dont Mehdi Meftah.

Cet homme âgé de 39 ans, physique de boxeur aux bras tatoués, est le créateur d’une marque de T-shirt de luxe appelée «BL1.D» dont la particularité est de coudre un véritable lingot d’or 18 carats sur l’encolure. Il est soupçonné d’être le commanditaire du vol.

«Ses complices disent qu’il voulait garder la porte pour une de ses maisons qu’il aménage», selon la source proche de l’enquête qui reconnaît que ce type d’oeuvre «est difficilement revendable».

«Autant revendre la Joconde», selon son avocat Maître Yves Sauvayre, cité par le Journal du dimanche et qui dément le rôle de commanditaire de son client. «Il a été mis devant le fait accompli. Il a accepté cette porte pour dépanner d’anciennes connaissances du temps des vaches maigres. Il n’a pas versé un sou», a-t-il assuré à l’hebdomadaire Le Journal du dimanche.

À l’heure actuelle la porte La jeune fille triste, remise à la France par les autorités italiennes, a été placée sous scellé et sous haute surveillance dans les locaux de la police judiciaire parisienne.

<em>The Fight</em>: Le combat d’avocats militants contre le gouvernement Trump

Cinéma

The Fight: Le combat d’avocats militants contre le gouvernement Trump

LOS ANGELES — Familles de migrants séparées, bataille juridique autour du droit à l’avortement, personnes transgenres écartées de l’armée: depuis l’élection de Donald Trump aux États-Unis, les défenseurs des droits civiques sont sur tous les fronts, comme le montre un nouveau documentaire.

The Fight, qui sort le 31 juillet enn vidéo sur demande alors que la campagne pour la réélection du président Trump bat son plein, suit les coulisses de cinq avocats aux prises avec les décisions les plus controversées du milliardaire conservateur élu fin 2016.