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<em>Judy et Punch</em>: revisiter un classique avec panache *** 1/2

Cinéma

Judy et Punch: revisiter un classique avec panache *** 1/2

CRITIQUE / Punch et Judy existe depuis le milieu du XVIIe siècle. Il met en scène deux marionnettes, un homme qui bat sa femme, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Sa phrase leitmotiv: «That’s the way to do it» (c’est la façon de faire). Depuis des générations, les enfants ont intégré ce schéma narratif. Mirrah Foulkes a décidé d’en altérer la perspective avec Judy et Punch.

Dans ses grandes lignes, cette percutante et pertinente comédie dramatique noire respecte le canevas original avec une intéressante twist. Les marionnettistes Punch et Judy manipulent les pantins… Punch et Judy. Et ce qui se déroule sur scène est reproduit dans la «vraie vie» où elle lui sert de faire-valoir.

<em>Made in Bangladesh</em>: on est au coton *** 1/2

Cinéma

Made in Bangladesh: on est au coton *** 1/2

CRITIQUE / Quiconque a vu le percutant documentaire On est au coton de Denys Arcand (1970, mais censuré jusqu’en 1976) sera saisi d’effroi, 50 ans plus tard, par Made in Bangladesh. Rubaiyat Hossain a utilisé la fiction, mais son touchant et sidérant long métrage décrit avec autant d’acuité l’exploitation des femmes dans les usines de textiles et leur lutte pour obtenir des conditions de travail décentes.

J’écris fiction, mais le drame s’ancre fortement dans la réalité puisqu’il «recrée» l’histoire vraie d’une ouvrière de Dacca à l’origine du premier syndicat féminin au Bangladesh. Et qu’il renvoie directement à l’effondrement de l’immeuble Rana Plazza qui avait causé la mort de 1 130 travailleurs du textile le 24 avril 2013 à Dacca.

Festival de Cannes: la Semaine de la critique dévoile son programme «hors les murs»

Cinéma

Festival de Cannes: la Semaine de la critique dévoile son programme «hors les murs»

PARIS — La Semaine de la critique, section parallèle du Festival de Cannes, a dévoilé jeudi son programme «hors les murs», sélection de films qui bénéficieront de l'étiquette Semaine de la critique 2020, en l’absence de festival cette année.

Alors que le Festival de Cannes a présenté mercredi sa «sélection officielle 2020», une liste de 56 films qui pourront profiter de ce label pour une exposition maximale, la Semaine de la critique lui emboîte le pas.

Cannes: une solide édition fantôme

Cinéma

Cannes: une solide édition fantôme

Mercredi, le président Pierre Lescure et Thierry Frémaux, le délégué général du Festival de Cannes, ont pris place dans la grande salle du cinéma UGC Normandie, à Paris. Le symbole était fort : au lieu de la frénésie habituelle du parterre avide de connaître la sélection officielle de cette 73e édition, que des rangées vides. En regardant la diffusion sur les réseaux sociaux, on prenait la mesure de l’impact de la pandémie sur la planète-cinéma.

Mais on constatait aussi que le Festival restait fidèle à sa mission première : «montrer des films.» Et «on met leur nom sur la carte», a expliqué Thierry Frémaux. Le but? Les accompagner dans des festivals et leur éventuelle carrière en salle avec le sceau officiel de Cannes. À défaut de les voir sur place — c’est une solide sélection, qui oscille entre fidèles et nouveaux visages —, on pourra se reprendre jusqu’à la prochaine édition, en 2021.

«C’est comme une bombe»: Pascal Plante sélectionné à Cannes pour <em>Nadia, Butterfly</em>

Cinéma

«C’est comme une bombe»: Pascal Plante sélectionné à Cannes pour Nadia, Butterfly

Nadia, Butterfly, du réalisateur Pascal Plante, fait partie de la sélection officielle du 73e Festival de Cannes, annulé par la pandémie. Le seul film québécois, canadien même, retenu pour cette édition fantôme 2020 aurait été projeté aux côtés des longs longs métrages de Wes Anderson, François Ozon, Noami Kawase, Steve McQueen, deux fois plutôt qu’une, Thomas Vinterberg, Maïwenn, Lucas Belvaux, Emmanuel Mouret…

«C’est tourné par un homme, mais on a le sentiment qu'on vit avec cette femme du début à la fin. Et c’est tout à fait formidable», a commenté le délégué général Thierry Frémaux en dévoilant la liste des films retenus.

Aide à la culture: soupir de soulagement dans le milieu cinématographique

Cinéma

Aide à la culture: soupir de soulagement dans le milieu cinématographique

L’industrie de la production audiovisuelle a poussé un soupir de soulagement avec l’annonce de la reprise des tournages, le 8 juin. Le feu vert du gouvernement provincial est très favorablement accueilli par Ségolène Roederer, la directrice générale de Québec cinéma.

«C’est en essayant qu’on va repartir la machine. On parle d’industrie, de travail, mais aussi de création et de parole. Il y a un moment où il faut que le sang remonte au cœur, sinon on va mourir d’autre chose que de la COVID!» s’exclame-t-elle.

Quelques films de plus pour Clint Eastwood qui fête ses 90 ans? 

Cinéma

Quelques films de plus pour Clint Eastwood qui fête ses 90 ans? 

LOS ANGELES — Légende des westerns spaghetti et du cinéma américain, Clint Eastwood fête dimanche ses 90 ans mais, fidèle à son image de dur à cuire, l’acteur-réalisateur ne semble pas prêt à remiser sa caméra au placard.

La vedette oscarisée, qui a enchaîné neuf films ces dix dernières années, ne parle pas de retraite et n’aime de toutes façons pas les anniversaires.

«Nous allons juste faire un truc en famille, très, très calme, très feutré», a confié son fils Scott Eastwood, 34 ans, à la télévision.

«On va glisser un gâteau, bien sûr. Il ne va probablement pas aimer ça.»

Né en 1930, Clint Eastwood a à son actif plus de cinquante films et a commencé sa longue carrière avec des petits rôles dans les années 1950 avant d’accéder à la célébrité.

Son succès ne s’est jamais démenti depuis: en novembre dernier, il arpentait encore les tapis rouges de ses longues jambes pour son biopic controversé Le Cas Richard Jewell.

Le long-métrage a été diversement reçu par la critique et s’est surtout attiré des reproches pour avoir dépeint une journaliste sans scrupules échangeant des faveurs sexuelles en échange d’informations.

En vieil habitué des controverses, Clint Eastwood est resté droit dans ses bottes de cowboy.

Venise attend sa Mostra en septembre, signe d’espoir pour le cinéma mondial

Cinéma

Venise attend sa Mostra en septembre, signe d’espoir pour le cinéma mondial

ROME — La 77e Mostra de Venise, qui doit se tenir début septembre, est vue comme une «signe d’espoir» par le monde du cinéma, dans une année marquée par les fermetures de salles, les suspensions des tournages et les annulations de festivals pour cause de pandémie.

La période douloureuse, où un virus a paralysé la planète et fait des dizaines de milliers de morts, a obligé les grandes productions à reporter leurs tournages et les grands festivals à annuler leurs éditions 2020, à commencer par le 73e Festival de Cannes, normalement prévu pour se dérouler en mai.

Plus tardif dans la saison, le rendez-vous vénitien est quant à lui maintenu par ses organisateurs, en particulier son incontournable directeur Alberto Barbera. Il a confirmé vendredi que la 77e édition se tiendrait bien du 2 au 12 septembre.

«Ce sera une édition avec des caractéristiques uniques dans son histoire et pour cette raison aussi on s’en souviendra», a promis M. Barbera, dans une annonce sur son compte Instagram. «Nous ne savons pas exactement ce qui sera possible de faire», a-t-il cependant reconnu, tout en espérant «pouvoir repartir de la meilleure manière possible».

Convaincue qu’à la fin de l’été la situation sanitaire sera plus sûre, l’équipe de la Mostra continue à travailler à l’organisation du festival post-coronavirus, pour respecter les nouvelles règles de sécurité et de distanciation physique.

«Dans le milieu du cinéma, qui naît des idées, des passions, tout le monde pense que le meilleur endroit pour célébrer le septième Art et montrer sa vitalité, c’est le plus vieux festival du monde», explique à l’AFP Giorgio Gosetti, chef de la section parallèle La Giornata degli Autori (La Journée des auteurs), l’une de plus innovantes pendant la Mostra.

«Pas arrêté de travailler»

«C’est comme si nous recommencions à zéro depuis 1932, date de sa création», estime-t-il.

Alberto Barbera a toutefois exclu à plusieurs reprises qu’elle puisse se dérouler en ligne, pour des spectateurs virtuels. Mais nombreux sont les cinéphiles et les amoureux de rendez-vous qui pensent que le nombre de films sélectionnés, généralement plus de 200, et de stars invitées sur le tapis rouge du Lido, sera sensiblement réduit.

«Nous n’avons pas arrêté de travailler», a confié à l’AFP Angela Prudenzi, l’une des membres du comité de sélection du festival, estimant que cette année «les yeux seront tous tournés vers les films, ce qui est une très bonne chose».

La liste des films qui seront projetés en septembre reste secrète. Elle est généralement publiée chaque année à la fin juillet.

Mais problème: le Festival de Cannes va dévoiler mercredi sa propre sélection, une liste de 50 à 60 films bénéficiant de la mention «Cannes 2020», spécialement créé après l’annulation de la 73e édition.

Or traditionnellement, chacun des deux grands festivals du cinéma mondial souhaite la primeur pour sa sélection, et que les films présentés le soient en première mondiale. Qui donc des films choisis cette année par Cannes, et qui forcément ne bénéficieront pas du rayonnement habituel du rendez-vous sur la Croisette?

Certains, comme The French Dispatch de Wes Anderson et le film d’animation Soul des studios Pixar, ont dû repousser leur date de sortie.

Ce pourrait être aussi le cas du dernier long métrage de Nanni Moretti, Tre piani (Trois étages), basé sur le roman éponyme de l’Israélien Eshkol Nevo, et pour lequel le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, a montré un vif intérêt.

Une mention «Cannes 2020»?

Le magazine de référence Hollywood Reporter assure, lui, que le film du réalisateur italien, grand habitué de la Croisette où il fut palmé (en 2001) et président du jury (en 2012), devrait être présenté dans la Cité des Doges.

Souvent vus comme rivaux, Cannes et la Mostra vont-ils cette fois, vu les circonstances exceptionnelles, réussir à s’entendre?

«Depuis le début de la crise sanitaire, Alberto Barbera et moi-même discutons de la possibilité d’un geste partagé pour l’industrie du cinéma», a déclaré ces derniers jours Thierry Frémeaux. «Nous ne savons toujours pas à quoi cela pourrait ressembler, mais il (Barbera) est ouvert et favorable à l’idée», a-t-il assuré.

«Ceux qui auront le label (la mention) de Cannes ne seront pas projetés à Venise mais ils peuvent être lancés dans d’autres festivals, comme Toronto ou San Sebastian», tempère de son côté Giorgio Gosetti, indépendant de la Mostra mais généralement bien informé.

Pour la Mostra, «le défi consiste à présent à réaliser le festival de façon innovante», constate le documentariste Piero Cannizzaro.

«Le coronavirus nous oblige à chercher de nouvelles solutions, à mettre les mains dans la pâte pour obtenir un autre type de pain. Au final, ce sera positif», assure le réalisateur qui, comme beaucoup de ses confrères, a vu plusieurs projets s’arrêter à cause de la pandémie.

«Qu’une industrie qui souffre en ce moment, comme celle du cinéma, redémarre est un message d’optimisme», s’est félicité quant à lui, dans une interview au journal Il Manifesto, Giona Nazzaro, délégué général de la Semaine de la Critique, une autre des sections parallèles de la Mostra.

La liste: cinq oeuvres pour nous faire voyager

Cinéma

La liste: cinq oeuvres pour nous faire voyager

1. À la dérive (2004), Alexander Payne

Un voyage tumultueux s’il en est un que celui de Miles, un auteur manqué, et de Jack, un acteur périmé. Il est beaucoup question de sexe et de vin dans cette très drôle comédie dramatique, mais ce sont surtout les splendides paysages de la Californie (et ses vignes à perte de vue) qui font rêver. Éric Moreault

Six films francophones seront financés par Téléfilm

Cinéma

Six films francophones seront financés par Téléfilm

MONTRÉAL — Six projets de longs métrages de langue française obtiennent du financement de Téléfilm Canada.

L’organisme fédéral a précisé vendredi que le montant total du financement s’élève à près de 8 M$, et que les projets sélectionnés reflètent la parité hommes-femmes et représentent plusieurs genres et thèmes.

Parmi les films sélectionnés, on compte Arsenault et Fils, de Rafaël Ouellet. Comme le titre le laisse deviner, le long métrage raconte l’histoire de la famille Arsenault, qui tire profit de la chasse illégale et qui fait la loi depuis plusieurs générations dans un petit village du Bas-du-Fleuve.

Monia Chokri, qui s’est rendue à Cannes l’an dernier avec son film La femme de mon frère, obtient cette année du financement pour Baby-sitter, une adaptation d’une pièce de théâtre de Catherine Léger. On y retrouvera le personnage de Cédric, qui perd son emploi à Hydro-Québec après une blague sexiste qui devient virale. Il entreprend alors une thérapie et écrit Sexist Story, un livre qui se veut révolutionnaire et qui dénonce la misogynie. Nadine, exaspérée par l’introspection de son chum, elle-même en manque de rêve et d’adrénaline, se laisse alors tenter par les jeux étonnants initiés par la nouvelle et mystérieuse baby-sitter.

Maxime Giroux s’inspirera de l’affaire Norbourg dans son film, justement intitulé Norbourg. En 2001, à la Commission des valeurs mobilières du Québec, on ne parle que de Norbourg et de son jeune PDG, Vincent Lacroix. L’inspecteur de la Commission, Éric Asselin, reçoit le mandat de surveiller les activités de la firme. Plutôt que de remettre en question les opérations de Norbourg, Asselin se rapproche de Lacroix. Littéralement fasciné par lui, il quitte son poste d’inspecteur et devient bientôt le bras droit du financier. Ensemble, ils mettent sur pied un système frauduleux qui leur permettra de détourner des millions pour s’enrichir. Mais la fête ne pourra pas durer éternellement...

Christine Dallaire-Dupont et Nicola Lemay réaliseront de leur côté Béluga Blues, qui raconte l’histoire de Katak, un jeune béluga de petite taille qui s’en peut plus d’être la risée de son troupeau. Quand sa grand-mère lui confie qu’avant de mourir, elle aurait aimé revoir son amoureux qu’il n’a jamais connu, il décide d’exaucer ce souhait et part en secret vers l’Arctique pour retrouver ce grand-père légendaire.

Catherine Chabot et Myriam Bouchard seront derrière Lignes de fuite, dont la première signera aussi le scénario en compagnie d’Émile Gaudreault. Il s’agira d’une comédie dramatique dans laquelle on sera témoin des retrouvailles mouvementées de trois amies du secondaire.

Enfin, Chloé Leriche a obtenu du financement pour son film Soleils Atikamekw. Le film sera librement inspiré des rêves, impressions et souvenirs des proches des cinq victimes autochtones d’un accident survenu le 26 juin 1977. Une camionnette transportant sept personnes s’était alors échouée dans la rivière du Milieu, au nord de Saint-Michel-des-Saints, tuant cinq jeunes de la communauté de Manawan, tandis que les deux passagers non autochtones s’en tiraient.

Place au court : <em>Le clown</em>

Cinéma

Place au court : Le clown

Place au court est votre rendez-vous avec le court métrage dans nos plates-formes numériques. Découvrez un nouveau film chaque mois. Une collaboration de la coopérative Spira.

Maxime Genois se destinait au droit, mais il y avait cette envie irrépressible du jeu qui bouillonnait en lui. Les auditions au Conservatoire d’art dramatique de Montréal ont fini par le convaincre. Mais avec la vocation venaient aussi des peurs et des appréhensions. Qu’il a cristallisé en réalisant son premier court métrage : Le clown.

<em>The High Note</em>: casser la voix ***

Cinéma

The High Note: casser la voix ***

CRITIQUE / The High Note propose un sujet — la musique et le vedettariat — qui compte déjà sur son lot de classiques, de Presque célèbre à Une étoile est née. Et comme ce dernier, elle mise sur un duo imparable : Dakota Johnson et Tracee Ellis Ross, qui en connaît pas mal sur sujet puisque l’actrice et chanteuse est la fille de la grande Diana Ross !

Le drame musical de Nisha Ganatra ne deviendra pas culte pour autant, mais il a plus d’ambitions que les habituels films hollywoodiens — auquel le scénario de Flora Greeson emprunte d’ailleurs plusieurs schémas connus.

<em>Brumes d’Islande</em>: un homme en colère *** 1/2

Cinéma

Brumes d’Islande: un homme en colère *** 1/2

CRITIQUE / La perte d’un proche peut vous submerger. Surtout s’il s’agit de votre conjointe, que vous chérissez d’un amour inconditionnel. Le drame peut rapidement devenir obsessionnel comme le revêche Brumes d’Islande (Hvítur, hvítur dagur), un magnifique film d’auteur d’Hlynur Palmason.

Le deuxième long métrage du réalisateur islandais, présenté en première mondiale à la Semaine de la critique 2019 pendant le Festival de Cannes, porte une forte signature. Palmason exploite avec beaucoup de bonheur les éléments naturels et paysages de son pays d’origine : la brume du titre, métaphore de l’état d’esprit du personnage principal, le vent hurlant, la mer, les montagnes, les saisons…

<em>Jeanne</em>: une approche radicale de la Pucelle d’Orléans ***

Cinéma

Jeanne: une approche radicale de la Pucelle d’Orléans ***

CRITIQUE / Bruno Dumont est certainement l’un des cinéastes les plus désarçonnants des 40 dernières années. Parfois capable de génie, mais aussi de spectaculaires dérapages. Jeanne, présenté dans la section Un certain regard à Cannes 2019, vient compléter le diptyque sur la vie de Jeanne d’Arc amorcé par un film sur son enfance en 2017. Comme souvent chez le réalisateur français, l’approche s’avère assez radicale.

Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc avait défrisé beaucoup de gens puisqu’il s’agissait d’une comédie musicale «électro pop-rock» assez déconcertante, merci. Comme d’habitude, Dumont a désiré changer de registre, tout en conservant la même actrice dans le rôle principal (Lise Leplat Prudhomme).

<em>Zombi Child</em>: voyage au bout de la nuit *** 1/2

Cinéma

Zombi Child: voyage au bout de la nuit *** 1/2

CRITIQUE / Bertrand Bonello a eu le goût, après Saint Laurent et Nocturama, d’un film plus modeste, avec une esthétique naturaliste forte. Et de revisiter le phénomène «zombie» au cinéma. Zombi Child relate une étonnante histoire «vraie» et, en parallèle, un non moins surprenant récit d’ensorcèlement.

Le réalisateur français s’est inspiré du destin de Clairvius Narcisse qui, en 1962, aurait été zombifié pour travailler dans l’enfer des plantations de canne à sucre avant de réapparaitre 18 ans après sa mort supposée. Le regretté Wes Craven avait déjà adapté l’histoire sous le titre L’emprise des ténèbres (1987).

<em>Antigone</em> et ses actrices sont sacrées aux Écrans canadiens

Cinéma

Antigone et ses actrices sont sacrées aux Écrans canadiens

Le long-métrage Antigone de Sophie Deraspe a été sacré film de l'année aux Écrans canadiens, jeudi.

Le drame est une adaptation de la pièce antique du même nom de Sophocle. Le film raconte l'histoire d'une jeune immigrée qui cherche à faire évader son frère de prison.

Le film avait été choisi pour représenter le Canada aux Oscars dans la course au meilleur film étranger, mais il n'avait pas été retenu parmi les finalistes.

Deux des actrices du film ont elles aussi été récompensées. Le prix de l'interprétation féminine pour un premier rôle a été décerné à Nahéma Ricci. Celui de l'interprétation féminine dans un rôle de soutien a été remis à Nour Belkhina.

Sophie Deraspe a aussi obtenu l'Écran canadien pour le meilleur montage, qu'elle partage avec Geoffrey Boulangé, et pour la meilleure adaptation.

Le prix du meilleur acteur dans un premier rôle a été attribué à Mark O'Brien dans Goalie.

Rémy Girard a enlevé l'Écran canadien pour l'interprétation masculine dans un rôle de soutien pour son rôle dans Il pleuvait des oiseaux.

Le film The Body Remembers When the World Broke Open co-réalisé par Elle-Máijá Tailfeathers et Kathleen Hepburn peut se consoler par ses trois victoires dans des catégories importantes: meilleur scénario original, meilleure cinématographie et meilleure réalisation.

Le film The Song of Name de François Girard a tout balayé d'un point de vue sonore. Il a été récompensé dans les catégories «meilleur montage sonore», «meilleur son d'ensemble», «meilleure musique originale» et «meilleure chanson originale». Il a aussi obtenu l'Écran canadien pour les meilleurs maquillages.

Le gala des Écrans canadiens devait être présenté le 29 mars, mais il avait été rapporté à cause de la pandémie de COVID-19. Les organisateurs ont finalement choisi d'annoncer les gagnants sur les réseaux sociaux.

Dans une allocution au début de la vidéo, la cheffe de la direction de l'Académie du cinéma et de la télévision canadienne, Beth Janson, a reconnu que son organisation s'était demandé si elle devait aller de l'avant avec les présentations.

«Dire que cela a été difficile pendant les deux derniers mois serait un euphémisme ... Et puis, nous avons tout de même décidé qu'il était important de souligner le travail extraordinaire des créateurs qui nous ont aidés à traverser les jours les plus sombres de ce siècle», a-t-elle déclaré.

LIRE AUSSI: Critique d'Éric Moreault

COVID-19 : les règles à suivre, selon Gru et les Minions

Cinéma

COVID-19 : les règles à suivre, selon Gru et les Minions

Les personnages Gru et les Minions de la franchise Détestable moi pressent les gens de respecter les règles de distanciation publique. Le studio Illumination a réalisé le message en partenariat avec l'Organisation mondiale de la santé et la Fondation des Nations Unies.

Steve Carell prête sa voix à Gru, tout comme dans les films de la série, dans la version anglaise. La publicité sera entre autres traduite en espagnol, français, portugais et arabe. 

Dans le message publicitaire, Gru invite fortement les gens à se laver les mains régulièrement et à respecter les règles de distanciation sociale. De plus, il les invite à se trouver de nouvelles activités à faire à la maison et à faire preuve de gentillesse envers autrui.  

Même sans festivités, Cannes va dévoiler sa «sélection officielle»

Cinéma

Même sans festivités, Cannes va dévoiler sa «sélection officielle»

PARIS — Le Festival de Cannes va dévoiler mercredi une liste de 50 à 60 films bénéficiant d’un label spécialement créé après l’annulation de sa 73e édition, une première en 70 ans, justifiée par la crise sanitaire mondiale.

Ces films feront partie d’une «sélection officielle 2020» exceptionnelle à plusieurs titres pour le célèbre festival qui va par ailleurs nouer des partenariats avec d’autres festivals de cinéma.

Décès de l’humoriste et comédien Guy Bedos à 85 ans

Arts et spectacles

Décès de l’humoriste et comédien Guy Bedos à 85 ans

PARIS — Le comédien et humoriste français Guy Bedos, connu pour ses sketchs féroces, son engagement à gauche et ses rôles dans des films comme Un éléphant ça trompe énormément, est décédé à l’âge de 85 ans, a annoncé jeudi son fils Nicolas sur les réseaux sociaux.

«Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux. Comme je suis fier de t’avoir eu pour père. Embrasse (Pierre) Desproges et (Jean-Loup) Dabadie, vu que vous êtes tous au Paradis», a-t-il écrit sur Instagram et Twitter.

Sprint Gala: le meilleur du cinéma québécois plus accessible 

Arts

Sprint Gala: le meilleur du cinéma québécois plus accessible 

L’accès au meilleur du cinéma québécois de l’année sera facilité au cours des prochains jours. Du 28 mai au 21 juin, 40 films en compétition aux Prix Iris 2020 seront accessibles via différentes grandes plateformes de diffusion dans le cadre de la 5e édition du Sprint Gala.  

Le public pourra ainsi effectuer un sprint avant le Gala Québec Cinéma du 10 juin prochain où total de 28 Iris seront remis. L’occasion sera belle pour ensuite découvrir les films récompensés.

Douze partenaires diffuseurs permettront à Québec Cinéma d’offrir 25 journées de programmation 100% québécoise. Le projet s’est aussi concrétisé grâce au soutien de Téléfilm Canada et de la SODEC.

Une programmation spéciale seront offerte aux abonnés de ICI TOU.TV EXTRA, Crave, SUPER ÉCRAN, Bell, Vidéotron, TELUS et Tënk.

ONF.ca ainsi que les plateformes de certains distributeurs dont Les Films du 3 Mars, Maison 4:3 et MK2 MILE END participent également avec leurs services de vidéos sur demande.

Quant aux courts métrages primés, ils seront présentés gratuitement pendant 48 heures à compter  du 11 juin par Plein(s) Écran(s) | Festival de cinéma sur Facebook.

Les 29 mai, 5 juin, 12 juin et 19 juin, Crave et Québec Cinéma proposeront également la série Cinéma Maison Sprint Gala. Des discussions avec des invités liés aux films Menteur d’Émile Gaudreault, Antigone de Sophie Deraspe, Fabuleuses de Mélanie Charbonneau et Kuessipan de Myriam Verreault seront proposées en direct sur les pages Facebook de Québec Cinéma, de Crave et de Super Écran à compter de 19h30.

La programmation complète est disponible au quebeccinema.ca

« Je suis heureuse de voir l’industrie du cinéma et de la diffusion en ligne s’unir pour une cinquième année autour de cette formidable initiative de découvrabilité du cinéma d’ici. La dernière année fut exceptionnelle pour le cinéma d’ici et, grâce à cette collaboration unique entre distributeurs, diffuseurs et partenaires, les cinéphiles pourront voir ou revoir les films en lice aux Prix Iris et apprécier ainsi tout le talent des créateurs québécois. Je suis aussi ravie de la durée du SPRINT 2020, prolongée à 25 jours et permettant aux Québécois•es de profiter de cette période de confinement pour faire le plein du meilleur de notre cinéma! », affirme Ségolène Roederer, directrice générale de Québec Cinéma, dans un communiqué. 

Par ailleurs, il est toujours temps de se rendre au Radio-Canada.ca/galaquebeccinema afin de voter pour déterminer le récipiendaire de l’IRIs du public. Les films en nomination sont La femme de mon frère de Monia Chokri, Il pleuvait des oiseaux de Louise Archambault, Mafia Inc de Daniel Grou (Podz), Menteur d’Émile Gaudreault et Merci pour tout de Louise Archambault. Les votes seront enregistrés jusqu’au 9 juin à midi.

Le Gala Québec cinéma et la remise de prix Iris seront diffusés en deux temps le mercredi 10 juin, sur le Web dès 19h, puis sur Ici télé à compter de 21h.  

Tom Cruise, intéressé par SpaceX et la Station spatiale internationale

Cinéma

Tom Cruise, intéressé par SpaceX et la Station spatiale internationale

CAP CANAVERAL, Fla. — L'administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, soutient qu'il y a déjà de la demande pour décoller avec SpaceX, et que Tom Cruise fait partie des intéressés.

«La NASA est en pourparlers avec Tom Cruise et son équipe. Nous ferons tout notre possible pour en faire une mission réussie, y compris l'ouverture de la Station spatiale internationale.»

À propos de l'idée d'un tournage à la station spatiale, le fondateur de SpaceX, Elon Musk, a dit à CBS que la NASA est en faveur de tout ce qui captive l'imagination du public.

M. Bridenstine a affirmé que la NASA avait créé ce «marché commercial» pour que SpaceX, Boeing et d'autres sociétés privées puissent attirer d'autres clients que le gouvernement américain.

À LIRE AUSSI: Tom Cruise va tourner un film dans l’espace

Tom Cruise a joué le rôle du pilote de la Marine Pete «Maverick» Mitchell dans Top Gun, sorti en salles en 1986. Une suite est attendue le 23 décembre.

«La question est, "est-ce que Tom Cruise peut faire un film qui inspire la prochaine génération Elon Musk". Et s'il le peut, alors nous sommes tout à fait en faveur. La NASA est pleinement investie», a dit M. Bridenstine.

Un message à un représentant de Tom Cruise n'avait pas obtenu de réponse dans l'immédiat.

COVID-19: Alfonso Cuaron défend les droits des domestiques

Cinéma

COVID-19: Alfonso Cuaron défend les droits des domestiques

MEXICO — Le réalisateur mexicain, Alfonso Cuaron, auteur du film Roma, auréolé de trois Oscars, a apporté son soutien à une campagne de soutien en faveur des employés de maison en incitant leurs employeurs à payer leurs salaires durant l’épidémie de coronavirus.

Le cinéaste, récompensé par l’Oscar du meilleur réalisateur pour Roma qui met en scène une employée de maison amérindienne dans le Mexique des années 1970, a indiqué appuyer l’initiative du Centre d’appui et de formation des travailleurs domestiques (CACEH), qui appelle au respect des leurs droits pendant l’urgence sanitaire.

«Il est de notre responsabilité, en tant qu’employeurs, de leurs verser leurs salaires en cette période d’incertitude. L’objectif de cette campagne est de rappeler qu’il est important de prendre soin de ceux qui s’occupent de nous et le respect que méritent ces travailleuses», a déclaré le cinéaste dans un communiqué.

Selon le CACEH, la majorité des 2,3 millions d’employés domestiques au Mexique n’ont pas de sécurité sociale et ne peuvent prétendre à des aides pendant l’épidémie de la COVID-19.

«Des milliers de domestiques se sont retrouvées sans emploi, sans salaire à cause de l’arrivée de l’épidémie de coronavirus dans le pays. De nombreux employeurs leur ont demandé de ne plus travailler pour protéger la santé de leur famille, mais ne leur ont pas donné de garanties» concernant leurs salaires, explique l’organisation dans un communiqué.

La campagne intitulée «Cuida a quien te cuida» (Prends soin de celle qui prend soin de toi) est soutenue par plusieurs organismes internationaux comme l’ONU Femmes.

Le Mexique, qui compte 130 millions d’habitants, a enregistré 71 105 cas déclarés de coronavirus dont 7633 décès, selon les derniers chiffres officiels. Cela en fait le deuxième pays le plus touché en Amérique latine en nombre de décès derrière le Brésil.

Incendie meurtrier d’un studio d’animation au Japon: le suspect écroué

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Incendie meurtrier d’un studio d’animation au Japon: le suspect écroué

TOKYO — La police japonaise a annoncé mercredi avoir arrêté l’auteur présumé de l’incendie volontaire d’un studio d’animation à Kyoto (0uest) l’an dernier, qui avait fait 36 morts et une trentaine de blessés dont le suspect lui-même, longtemps hospitalisé.

«Nous avons arrêté Shinji Aoba, 42 ans, soupçonné d’avoir tué 36 personnes en mettant le feu» au studio 1 de Kyoto Animation (KyoAni) le 18 juillet 2019, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police.

Il est aussi soupçonné de tentative de meurtre sur 34 autres personnes ayant été blessées dans l’incendie et d’avoir violé la législation japonaise sur les armes, ayant été aperçu avec des couteaux sur la voie publique, a ajouté ce porte-parole.

Shinji Aoba avait été interpellé juste après l’incendie. Mais souffrant lui-même de graves brûlures, il avait aussitôt dû être hospitalisé et aurait passé plusieurs semaines dans le coma, ce qui avait ainsi empêché la police de l’arrêter formellement dans l’immédiat.

Des images de la télévision japonaises ont montré le suspect en train d’être remis mercredi matin à la police sur une civière, le visage couvert de cicatrices.

Il aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés lors de son arrestation à l’hôpital, en expliquant à la police qu’il voulait «être en mesure de tuer beaucoup de gens en utilisant de l’essence», selon Nippon TV.

La police a mis en place des installations médicales dans un commissariat pour l’interroger plus amplement, selon la chaîne de télévision publique NHK.

Selon plusieurs témoignages, il avait fait irruption dans le bâtiment du studio en répandant de l’essence avant de l’enflammer en criant «Vous allez mourir».

Son mobile reste flou. Il n’avait aucun lien connu avec Kyoto Animation mais aurait accusé le studio de lui avoir volé une idée de scénario.

Souffrant d’une maladie mentale, il avait déjà écopé d’une peine de plus de trois ans de prison pour avoir commis un vol dans une supérette en 2012, selon les médias.

La tragédie de KyoAni avait eu un vaste retentissement au Japon comme à l’étranger.

KyoAni comptait beaucoup de jeunes salariés, et notamment des femmes. Ces jeunes professionnels portaient «l’industrie de l’animation japonaise sur leurs épaules (...). Des joyaux japonais ont été perdus», avait déclaré le président de l’entreprise Hideaki Hatta après le drame.

Fondé en 1981, ce studio réputé pour sa qualité a produit des dessins animés souvent inspirés de mangas, dont Munto, Lucky Star, La Mélancolie de Haruhi Suzumiya ou encore K-ON!.

Yasuo Takemoto, 77 ans, qui a perdu dans l’incendie son fils Yasuhiro, l’un des directeurs du studio à l’époque, a déclaré mercredi à la NHK que le temps avait «passé vite» depuis le jour du drame.

«Mais cela ne veut pas dire que nous avons fait notre deuil dix mois après. Yasuhiro ne reviendra pas», a-t-il ajouté.

«Je veux savoir pourquoi [le suspect] a fait ça».

Sept courts métrages de l’ONF retenus au festival en ligne We Are One

Arts

Sept courts métrages de l’ONF retenus au festival en ligne We Are One

Sept productions et coproductions réalisées sous l’égide de l’Office national du film du Canada (ONF) ont été sélectionnées dans la programmation du festival We Are One.

Festival en ligne d’une ampleur sans précédent, We Are One réunit plus de vingt festivals cinématographiques parmi les plus prestigieux de la planète; y figurent notamment ceux de Venise, Berlin, Cannes, Annecy et Toronto. Il sera présenté sur YouTube du 29 mai au 7 juin 2020.

Parmi les œuvres de l’ONF sélectionnées figure Shannon Amen, signé par le cinéaste ottavien Chris Dainty. 

Le cortège de Pascal Blanchet et Rodolphe Saint-Gelais, et Minotaur, une séquence d’animation en réalité virtuelle signée Munro Ferguson, font aussi partie de la sélection, se réjouit l’ONF.  

C'est aussi le cas de quatre courts métrages animés mettant en scène l’ourson Léon. Déclinée en quatre saisons, cette série de quatre films est coréalisée par Pierre-Luc Granjon.

St. Catharines honore Neil Peart

Arts et spectacles

St. Catharines honore Neil Peart

TORONTO — La ville de St. Catharines, en Ontario, nomme un pavillon en l’honneur du regretté batteur de Rush Neil Peart et envisage d’autres façons d’honorer son héritage.

Le percussionniste de renom, décédé en janvier à l’âge de 67 ans, est né à Hamilton et a grandi à St. Catharines.

COVID-19: des drapeaux fleurdelysés «livrés à domicile» pour la Saint-Jean

Arts

COVID-19: des drapeaux fleurdelysés «livrés à domicile» pour la Saint-Jean

Offrant une panoplie de drapeaux «livrés à domicile», la Société nationale des Québécois et Québécoises de l’Outaouais (SNQO) propose de célébrer différemment la Fête nationale du Québec, en raison de la crise de la COVID-19.

 «En l’absence d’un rassemblement festif » les 23 et 24 juin prochain, la SNQO a appelé a population de Gatineau à «sortir devant chez eux, sur leur balcon ou dans leur entrée».

Dans un communiqué envoyé vendredi 5 mai, la SNQO suggère aussi d’«afficher fièrement un drapeau du Québec». C’est pourquoi l’organisme distribuera «gratuitement un nombre limité de drapeaux, coroplastes, tissus, banderoles, bouquets de petits drapeaux. 

Le matériel sera distribué «en fonction des disponibilités». «Pour des raisons logistiques, il ne sera pas possible de choisir», précise la SNQO. 

Ces drapeaux promotionnels seront livrés à la porte des gens qui en feront la demande. La livraison débutera «dès que possible».

Les personnes intéressées doivent remplir un formulaire en ligne, accessible sur la page Facebook de la SNQO.

Les gens doivent toutefois « s’engager à prendre une photo d’eux célébrant la Fête nationale devant chez eux le 23 ou le 24 juin prochain, puis à publier le tout sur les réseaux sociaux – en identifiant la SNQO dans leur publication – ou en envoyant un message privé sur Facebook.

Le grand spectacle de la Fête nationale organisé par le Mouvement national des Québécois (MNQ) sera diffusé le 23 juin à partir de 20h. Détails ici.


La Grande Tablée… livrée à domicile

Pour rappel, la Grande Tablée de la Fête nationale du Québec en Outaouais propose elle aussi une douzième édition en mode virtuel, avec une «Tablée» concoctée par le traiteur Les Flavoureux, et «livrée à domicile dans le respect des règles de distanciation sociale.

Fermeture du Cinéma Aylmer : le sort des petits cinémas ne s'améliorera pas, croit Fanny Robert

Arts

Fermeture du Cinéma Aylmer : le sort des petits cinémas ne s'améliorera pas, croit Fanny Robert

La décision de fermer «définitivement» les portes du Cinéma Aylmer a été longuement mûrie, explique la copropriétaire des lieux, Fanny Robert.

Désaffection des salles, fusions des joueurs majeurs de la distribution, compétition accrue des écrans numériques, etc.: le milieu du cinéma a connu de lourdes «transformations», dans les dernières années. Et rien ne laisse présager d'une amélioration du sort des petits cinémas dans l'avenir, estime-t-elle. 

«Ce n’est absolument pas lié à la COVID. C’est une décision qu’on a prise l’année dernière – et qu’on cogitait depuis plusieurs année, en fait», a-t-elle soutenu, en entrevue avec Le Droit.

«On sentait que ça ne marchait pas, ou de moins en moins bien, mais on aimait ce qu’on faisait. On hésitait, on penchait d’un bord et de l’autre. Et puis un événement, l’année dernière, a fait pencher la balance.»

Cette «goutte d’eau qui a fait déborder le vase», c’était le rachat de Fox par Disney, dit-elle. Un véritable empire de la distribution: «Il n’y a plus grand monde pour accoter Disney, et on pense que ça ne s’améliorera pas avec le temps.»

Un cinéma, ce «n’est pas comme un restaurant: on ne peut pas mettre ce qu’on veut dans l’assiette. Ce sont les distributeurs qui décident», en imposant des conditions qui peuvent être liées aux films proposés – au détriment d’autres, donc –, au nombre minimum de salles ou de semaines durant lesquels leurs films doivent être projetés. 

À lire aussi: Le Cinéma Aylmer ferme ses portes «définitivement»

«Nous, on est un petit cinéma, alors on n’avait pas nécessairement beaucoup de marge de manoeuvre dans nos négociations avec les distributeurs, qui ont des exigences de plus en plus difficiles», dit-elle, en se désolant de ce monopsone (situation de déséquilibre de l’offre et de la  demande, à l’inverse du monopole).

La liste: pour la fin du ramadan, cinq œuvres sur le monde musulman

Cinéma

La liste: pour la fin du ramadan, cinq œuvres sur le monde musulman

1. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (2001), Eric-Emmanuel Schmitt 

L’écrivain Eric-Emmanuel Schmitt a en quelque sorte bouclé une boucle en montant sur scène pour livrer l’adaptation théâtrale de l’un de ses plus célèbres romans (les Québécois ont eu l’occasion de le voir en 2016). Hymne à la tolérance et à l’ouverture, cette histoire d’amitié entre un jeune juif et un épicier musulman avait aussi été portée à l’écran par François Dupeyron en 2003, avec Omar Sharif dans le rôle-titre. Geneviève Bouchard  

Angélique Kidjo : Pandémie et manifestations sont un signal d’alarme

Arts et spectacles

Angélique Kidjo : Pandémie et manifestations sont un signal d’alarme

NEW YORK — Pour Angélique Kidjo, star de musique africaine connue pour son militantisme et ses expériences de fusion entre musiques africaine et occidentale, la pandémie de coronavirus comme les manifestations actuelles contre le racisme aux États-Unis ont étalé au grand jour les défauts d’un capitalisme qu’elle appelle à réformer.

Ambassadrice de l’Unicef, la chanteuse, qui aura 60 ans le 14 juillet — deux semaines avant le 60e anniversaire de l’indépendance du Bénin où elle est née — a notamment enregistré récemment une version du tube anti-apartheid Pata Pata, de la légende sud-africaine Miriam Mabeka, avec des paroles remaniées pour encourager la distanciation face à la pandémie.

Et le meilleur interprète canin est... Uggie de <em>The Artist</em>

Cinéma

Et le meilleur interprète canin est... Uggie de The Artist

PARIS — Il avait charmé le monde entier dans The Artist (2011): le Jack Russel Uggie est devenu le meilleur interprète canin de ces vingt dernières années, en recevant, à titre posthume, la palme des Palm dog, un prix remis d’ordinaire pendant le Festival de Cannes, annulé cette année.

Contexte sanitaire oblige, cette cérémonie s’est tenue de manière virtuelle, sur l’application Zoom, avec Dash, la doublure d’Uggie, recevant le collier incrusté de diamants à la place de la star canine disparue il y a cinq ans à l’âge de 13 ans.