Humour

Mélanie Ghanimé: la subtilité à l'état «BRUT(e)»

L’humoriste Mélanie Ghanimé vient partager à Gatineau les contrastes, paradoxes, « petites nuances » et autres « oppositions » qui la constituent. Elle montera sur la scène de la Polyvalente Nicolas-Gatineau vendredi 25 janvier, pour y présenter – en grande première médiatique – «BRUT(e)», son tout premier spectacle solo.

Les parenthèses du titre mettent en exergue un double-sens destiné à ne rien cacher de la nature directe de Ghanimé, la quarantaine dynamique et la saillie franche.

Contes

Les chroniques d’un conteur à tout faire

Il n’y aura pas matière à rire avec Stef Paquette au premier des Contes nomades. Après 15 ans à écumer les scènes avec sa guitare, les compliments sur son humour spectaculaire fusaient de toutes parts… mais ceux sur sa voix, son habileté d’instrumentiste ou sur ses chansons, non. « J’étais tanné d’entendre ça. Donc j’ai dit : “d’la marde, je vais faire de l’humour et je vais montrer aux gens que je ne suis pas drôle !” »

Ce colosse, cette « masse d’homme » à grosse barbe que Le Droit a rencontré à Ottawa en marge de Contact Ontarois, c’est Stef Paquette, artiste à tout faire. Trois cents livres, 45 ans, rire de Stentor et regard espiègle ; l’improvisateur devenu musicien, puis animateur, comédien et humoriste fait partie de l’espèce des bêtes de scène. Au fil d’une vie, le Sudburois avait accumulé sous la calotte autant d’anecdotes que de tournées, de chansons et de jours sur Terre additionnés. La guitare au cou et des morceaux inédits plein la caisse de résonance, le showman racontera ces tranches de vie une seule fois, le 24 novembre au Centre national des arts, afin de clouer le bec, une bonne fois pour toutes (et de façon évidemment ironique), à ceux qu’il fait rire. « Puis ça me tentait de sacrer sur scène ! confesse le tonitruant conteur. En musique, tu ne peux pas faire ça. Là, je vais shooter des jurons ici et là. Ça va être thérapeutique ! »

Actualités

Festival de la chanson de Granby: Pierre Fortier revient sur son congédiement

Pierre Fortier s’est fait très discret depuis l’annonce de son congédiement, qui a pris tout le monde par surprise en septembre dernier. Mais lorsque joint lundi par La Voix de l’Est, celui qui a été à la barre du Festival international de la chanson de Granby pendant 12 ans est sorti de son silence et s’est un peu vidé le cœur à propos de la fin abrupte de sa belle aventure.

« J’ai été complètement démoli par ça. C’est quelque chose que je ne souhaite à personne. C’est dur au boutte de monter toute une programmation et de ne pas pouvoir en profiter. J’aurais aimé voir l’OSM. J’aurais aimé voir les shows extérieurs. Je ne m’attendais pas à ça du tout. Juste en parler, ça me fait encore quelque chose... » a-t-il dit au bout du fil d’une voix étouffée par l’émotion.

Communications

TVA peut acquérir Évasion et Zeste

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) permet au Groupe TVA d’agrandir son répertoire de chaînes spécialisées, avec l’acquisition d’Évasion et Zeste.

Dans une décision rendue lundi, le CRTC juge que la transaction « sert l’intérêt public et favorise l’atteinte des objectifs à l’égard du système canadien de radiodiffusion, énoncés dans la Loi sur la radiodiffusion ».

Arts

Les arts express

Le monde de la danse en deuil de Chantal Bellehumeur

Figure marquante de la danse au Québec pendant une soixantaine d’années, Chantal Bellehumeur s’est éteinte le 10 janvier. La disparue avait assuré la direction artistique de Danse Partout de 1976 à 1986. L’actuelle École de danse de Québec — fruit de la fusion de l’École Danse Partout et d’Acadanse — a été l’une de ses contributions majeures à ce domaine artistique de la capitale.

Chantal Bellehumeur a commencé sa carrière en 1956 avec Ludmilla Chiriaeff. Membre des Grands ballets de 1964 à 1968, le public a pu la découvrir dans plusieurs émissions de Radio-Canada, en qualité de soliste. 

Après avoir étudié à Paris, en 1968, elle enseigne la danse moderne à L’école supérieure de danse du Québec et à L’Académie des grands ballets à Québec. C’est à cette époque qu’elle fonde, avec des collègues de la capitale, un groupe qui deviendra la compagnie Danse Partout. 

Mme Bellehumeur s’était éloignée de la danse professionnelle au cours des deux dernières décennies. Détentrice d’un certificat en Pilates, elle a enseigné cette méthode au CEPSUM de l’Université de Montréal de 2007 à 2017.

Une cérémonie en sa mémoire se tiendra jeudi, de 18h à 22h, au complexe funéraire Alfred Dallaire Memoria, au 1111, Laurier Ouest, à Montréal.  Normand Provencher

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Musique

Geneviève Leclerc lance un concours de talent

La chanteuse Geneviève Leclerc a annoncé jeudi, sur sa page Facebook, le retour des « Duos de Gen ».

En 2018, au fil de cette initiative, la Gatinoise avait partagé le micro avec une dizaine de voix connues, dont Lara Fabian, Marie-Élaine Thibert, Lulu Hughes et David Latulippe.

Pour cette deuxième saison, Geneviève Leclerc s’adresse au grand public, à la recherche des «plus belles voix» anonymes, et lance un concours de talent. Qu’elles chantent du classique, de la pop, du rock, du metal, ou du hip hop, qu’elles aient 8 ans ou 108 ans, les personnes intéressées ont jusqu’au 1er février pour envoyer leur candidature à infogenevieveleclerc@gmail.com, explique-t-elle dans un post accompagné d’une vidéo.

Les candidatures devront comporter une vidéo verticale de leur performance (maximum 1 minute) et être disponibles les 2, 3, 7 et 8 mars.

Arts

Panorama: Vu, lu, entendu cette semaine

LIVRE

Sérotonine

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Roman Michel Houellebecq

Je ne suis pas un inconditionnel de Michel Houellebecq, mais il faut reconnaître sa place majeure dans la littérature contemporaine. Artiste de la polémique et as de la provocation (Soumission, 2015), l’auteur des Particules élémentaires (1998) a un don pour plonger sa plume dans les plaies sociales occidentales. Sérotonine en est, encore une foi, un bon exemple. Le récit au je est celui de Florent-Claude Labrouste, quadragénaire désabusé dont la vie est une suite d’échecs professionnels et amoureux. Une occasion pour Houellebecq de décrire la déprime existentielle actuelle, les inégalités, mais aussi pour évoquer le désespoir des agriculteurs confrontés à la mondialisation et à la mécanisation intensive des cultures. On passera sur les petites erreurs factuelles ainsi que son obsession des marques et du sexe triste (où la femme est soumise à l’homme) pour retenir sa grande capacité à nous captiver et de magnifiques passages sur le sentiment amoureux. «Le monde extérieur était dur, impitoyable aux faibles, il ne tenait presque jamais ses promesses, et l’amour restait la seule chose en laquelle on puisse encore, peut-être, avoir foi.» Éric Moreault

Justice et faits divers

Gilbert Rozon en cour contre l'acheteur de ses actions de Juste pour rire

MONTRÉAL — Déjà devant les tribunaux pour se défendre d'accusations d'agression sexuelle, Gilbert Rozon les interpelle à son tour: il demande à un juge de trancher des points litigieux de son contrat de vente d'actions de Juste pour rire, car il ne veut pas avoir à indemniser l'acheteur qui se plaint d'une perte de valeur de l'entreprise, qui aurait été causée par ses démêlés judiciaires.

M. Rozon, le fondateur du Festival Juste pour rire, a vendu en mars dernier ses actions dans la foulée des allégations d'agressions sexuelles à son sujet.

Mais l'acheteur, se prévalant du contrat, lui a rapidement envoyé des demandes d'indemnisation pour un total de 4,2 millions $, pour la perte de commandites et de subventions gouvernementales (923 000 $), pour la perte de la commandite des Producteurs de lait du Québec (570 000 $ plus 29 000 $ de frais légaux) et en raison du départ de l'humoriste Rachid Badouri (2 725 000 $), qui a annulé son contrat de production.

M. Rozon concède la perte de subventions gouvernementales, mais conteste les deux autres demandes d'indemnisation, ce qui laisse un total réclamé de 3,3 millions $.

Pour ce qui est de la commandite des Producteurs de lait, l'acheteur avait été avisé au préalable de la terminaison imminente du contrat, soutient M. Rozon dans la procédure. Quant au contrat de M. Badouri, non seulement il n'a pas pris fin en raison des allégations d'inconduite, mais l'acheteur aurait pu le forcer, par injonction, à respecter le contrat, peut-on aussi y lire.

M. Rozon souligne de plus que l'acheteur devait, en vertu du contrat, fournir de l'information pour justifier ses réclamations monétaires, mais ne s'est pas exécuté de façon satisfaisante, est-il allégué dans la procédure judiciaire déposée au palais de justice de Montréal cette semaine.

Pour cette raison, M. Rozon demande à un juge de déclarer que l'acheteur n'a pas rempli ses obligations contractuelles, de telle sorte qu'il n'a pas droit aux indemnisations réclamées.

Des allégations d'harcèlement et d'agression sexuelle contre Gilbert Rozon avaient d'abord été rapportées dans les médias en octobre 2017. Un groupe de neuf femmes s'étaient à ce moment confiées au quotidien Le Devoir et à la station de radio 98,5 FM. Le jour même de la publication de leurs reportages, M. Rozon a démissionné de ses fonctions de président du Groupe Juste pour rire. De plus, un groupe de femmes a aussi intenté une action collective contre l'ex-producteur, qui a depuis été autorisée. Un appel est toutefois pendant.

Juste pour rire a été vendue en mars 2018 au groupe américain ICM Partners et au comédien Howie Mandel, qui ont ensuite revendu une portion des parts.

Des accusations criminelles de viol et d'atteinte à la pudeur sur une femme ont été déposées contre Gilbert Rozon en décembre, pour des événements survenus en 1979. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait évalué 14 dossiers de plaintes d'agressions, mais n'a retenu que celle-ci.

Festivals

G-Anime: rendez-vous à saveur japonaise à Gatineau

Mordus d’anime, à vos costumes : le G-Anime, le rendez-vous des adeptes d’animation japonaise, tiendra son festival d’hiver du 18 au 20 janvier.

Pour l’occasion, le Palais des congrès de Gatineau accueillera environ 3000 otakus – des passionnés de mangas, de jeux vidéo et de films et séries japonaises de type anime (« animé »). Le festival, qui amorce sa 11e année d’existence, est le seul événement du genre dans la région à s’adresser aux francophones.