Cinéma

Deuxième meilleur démarrage de l’histoire pour Star Wars au box-office

WASHINGTON — Le huitième épisode de la saga Star Wars a réalisé la deuxième meilleure performance de l’histoire pour son week-end d’ouverture au box-office nord-américain.

Star Wars : Les derniers Jedi a rapporté 220 millions de dollars au cours de trois premiers jours dans les salles en Amérique du Nord et se place directement en tête du box-office, a indiqué dimanche la société spécialisée Exhibitor Relations.

Seul l’épisode précédent de la saga Star Wars, Le Réveil de la Force, avait réalisé une meilleure performance.

Ce nouveau volet met face à face Rey, l’héritière des Jedi, et Kylo Ren, la principale menace venue du Premier Ordre.

Le film réalisé par l’Américain Rian Johnson, offre à voir, pour la dernière fois, l’actrice Carrie Fisher dans le rôle de la princesse Leia : l’actrice est morte en décembre 2016, à 60 ans, quelque temps après avoir terminé le tournage de ses scènes.

Le groupe Disney, producteur du film, a d’ores et déjà annoncé la préparation d’une «toute nouvelle trilogie» Star Wars, en plus de l’épisode IX qui doit sortir en 2019.

En deuxième position, Ferdinand, dessin animé qui suit les aventures d’un taureau au grand cœur à travers l’Espagne, fait son entrée dans le box-office avec 13 millions de dollars récoltés.

Le jeune musicien de Coco, le dernier film d’animation des studios Pixar (Disney), recule à la troisième place avec 10 millions de dollars (150,8 millions de dollars depuis sa sortie).

En quatrième position, la comédie sentimentale Merveilleux avec Julia Roberts, Owen Wilson et Jacob Tremblay, raconte la scolarisation d’un enfant au visage déformé par la maladie. Elle a rapporté 5,4 millions de dollars sur le weekend et 109,2 millions en cinq semaines.

L’alliance des superhéros de La Ligue des Justiciers rétrograde en cinquième position avec 4,2 millions de dollars. Le groupe constitué de Batman (Ben Affleck), Wonder Woman (Gal Gadot), Aquaman (Jason Momoa), Cyborg (Ray Fisher) et Flash (Ezra Miller) a cumulé 219,5 millions depuis sa sortie il y a cinq semaines.

Actualité artistique

Disney-Fox: casse-tête pour les autorités

WASHINGTON — Le rachat par Disney d’une partie de 21st Century Fox devra encore passer sous les fourches caudines des autorités américaines de la concurrence, une équation d’autant plus compliquée que les méga-fusions sont devenues un sujet très politique aux États-Unis.

Avec cette opération, la vénérable entreprise fondée par Walt Disney en 1923 va mettre la main sur les studios de cinéma 20th Century Fox et les regrouper avec ses propres studios : à eux deux, ils représentent 40 % des recettes du box-office américain. Dans la télévision, outre ses propres chaînes ABC et ESPN (sports), Disney détiendra désormais FX et National Geographic.

De quoi faire froncer les sourcils aux autorités de la concurrence, qui viennent précisément de bloquer un autre énorme rachat dans le secteur des médias : celui du groupe Time Warner (studios Warner Bros., chaînes HBO et CNN) par le géant des télécoms AT&T.

Une équation compliquée par le rôle, réel ou supposé, du président de Donald Trump, qui hait notoirement CNN, mais affectionne la chaîne classée très à droite Fox News, qui reste entre les mains de son ami Rupert Murdoch, patron de 21st Century Fox.

La Maison-Blanche a indiqué que les deux hommes avaient discuté de la transaction au téléphone, Donald Trump félicitant même le magnat.

Soupçon de favoritisme

M. Trump est parallèlement soupçonné d’avoir poussé le ministère de la Justice, légalement censé agir en toute indépendance, à bloquer le rachat de Time Warner par AT&T dans le but de nuire à CNN. La fusion n’est « pas bonne pour le pays », a-t-il même dit publiquement.

« On dirait franchement que ce sont les opinions personnelles de Donald Trump à l’égard de CNN (mauvaises) et Fox News (bonnes) qui décident de la politique en matière de concurrence », lâche Richard Greenfield, analyste spécialisé au cabinet BTIG.

Un « deux poids, deux mesures » apparent d’autant plus problématique que pour beaucoup, c’est bien le deal Disney-Fox qui serait le plus susceptible de poser des problèmes de monopole.

Selon M. Greenfield, le projet AT&T/Time Warner pose certes un problème « théorique » en matière de concurrence, mais la fusion Fox/Disney « représente un bien plus grand danger pour le consommateur », car elle « va très certainement entraîner une hausse des tarifs » ou encore « des pertes d’emplois importantes », notamment à Hollywood.

En bloquant AT&T, le gouvernement a « placé très bas le curseur anti-monopole » alors que « la transaction Disney-Fox semble bien pire » de ce point de vue, abonde Larry Downes, spécialiste d’internet à l’Université de Georgetown.

Le syndicat de scénaristes, Writers Guild of America West, estime que ce mariage de titans soulève « des inquiétudes évidentes et importantes sur la concurrence ».

Alors que Disney et Fox font déjà partie des « énormes conglomérats des médias (qui) ont le pouvoir sur le secteur du divertissement, souvent aux dépens des créateurs », « le projet de fusion de deux concurrents directs (...) va encore faire empirer les choses », estime l’organisation.

Pouvoir monopolistique

L’association de consommateurs Consumer Watchdog estime aussi que l’opération « donnerait beaucoup trop de pouvoir monopolistique à Disney » et se traduirait « par des prix plus élevés et moins de choix pour les consommateurs ».

Pour autant, nuance Christopher Sagers, professeur de droit spécialiste de la concurrence, les deux méga-fusions sont de nature différentes, ce qui justifie à ses yeux une attitude potentiellement différente des autorités.

Car la fusion AT&T-Time Warner est ce qu’on appelle une fusion « verticale » (les deux entreprises ne sont pas concurrentes) : les autorités devront apporter la preuve que l’offensive d’AT&T dans les contenus produits par Time Warner va nuire à ses concurrents.

Disney-Fox serait une fusion « horizontale » qui unirait deux entreprises du même secteur. Or, poursuit l’universitaire, les autorités de la concurrence ont par le passé généralement accepté de telles fusions, estimant que le passage de 5 à 4 concurrents ne posait pas de problème.

Le parcours ne serait pas pour autant un long fleuve tranquille pour Disney, poursuit M. Sagers : le ministère de la Justice pourrait exiger que les chaînes régionales sportives de Fox soient exclues du rachat, de façon à éviter trop de concentration dans la télévision.

S&P Global Ratings estime aussi que Disney aura fort à faire pour répondre aux préoccupations des autorités de la concurrence, qui pourraient exiger des cessions.

La décision des autorités de la concurrence pourrait ne pas intervenir avant 2019.

Actualité artistique

Le calendrier de l'Avent - 18 décembre

En décembre, Le Droit se met sur son 36 et vous propose son calendrier de l’Avent : un concert, un cadeau, un bon plan pour préparer les Fêtes. Un seul objectif : vous gâter !

Leahy !

La bande de gamins au centre de la formation The Next Generation Leahy a été acclamée à travers le pays.

Le Centre national des arts accueille le concert de Noël The Next Generation Leahy les 18 et 19 décembre à 20 h.

Bien qu’ils soient tous âgés de moins de 16 ans, Adele, Gregory, Angus, Cecilia, Joseph et Evelyn, les six jeunes membres de la famille étendue des Leahy sont des multi-instrumentistes accomplis.

Qualifié d’« époustouflant » et d’« inoubliable », leur spectacle promet de transmettre l’énergie, joyeuse et positive, de cette musique celtique qui constitue l’héritage des Leahy (une célèbre famille de musiciens ontariens), mais aussi celle, tout aussi contagieuse, des violons, accordéons musette et danses à claquettes de tradition canadienne-française. 

Actualité artistique

Les avocats de Weinstein veulent identifier la plaignante en Ontario

TORONTO — Les avocats de Harvey Weinstein veulent pouvoir dévoiler publiquement l’identité de l’actrice ontarienne qui a intenté une poursuite pour agression sexuelle contre le magnat de Hollywood.

Un tribunal de Toronto doit entendre la requête le 9 février. La décision pourrait avoir un impact sur la suite des choses dans cette affaire.

Les avocats de la plaignante ont déjà indiqué qu’ils voulaient procéder en préservant l’anonymat de l’actrice. Ils soutiennent que le dévoilement de son identité pourrait causer des torts irréparables à sa santé mentale et à son bien-être. Dans une déclaration assermentée déposée au tribunal, la plaignante soutient qu’elle pourrait retirer sa plainte si elle devait être identifiée publiquement.

L’actrice soutient que le producteur Harvey Weinstein l’a agressée sexuellement alors qu’elle avait décroché un rôle dans un film tourné à Toronto il y a une vingtaine d’années.

Aucune des allégations n’a été prouvée en cour et la défense n’a pas encore présenté son mémoire au tribunal.

Sept femmes soutiennent que Harvey Weinstein, producteur oscarisé, les a agressées ou harcelées sexuellement.

Le 8 octobre, il a été limogé de son propre studio hollywoodien, Weinstein Company, qu’il avait fondé avec son frère Bob en 2005. Le New York Times venait de publier un article relatant certaines des allégations des femmes. Par l’entremise de sa porte-parole, Sallie Hofmeister, le producteur a nié les allégations de relations sexuelles non consensuelles.

Actualité artistique

Le calendrier de l'Avent - 16 décembre

En décembre, Le Droit se met sur son 36 et vous propose son calendrier de l’Avent : un concert, un cadeau, un bon plan pour préparer les Fêtes. Un seul objectif : vous gâter !

Tradition !

Au Québec, le temps des Fêtes se célèbre en famille ou entre amis, mais surtout « en chanson ».

Brigitte Boisjoli et Paul Daraîche retrouveront donc Guylaine Tanguay, Laurence Jalbert, Marie Michèle Desrosiers, Ima, Gino Quilico et Michael, dimanche 17 décembre à 20 h, pour célébrer « Noël, une tradition en chanson » sur les planches de la Maison de la culture de Gatineau.

Joël Legendre signe la mise en scène du spectacle.

Renseignements : 819-243-2525 : salleodyssee.ca

Arts

Couleurs ailées au Musée de la Nature

Le mercure plonge, mais le Musée canadien de la nature ouvre un lieu atypique où se réchauffer : une nouvelle serre tropicale à papillons accueille les visiteurs jusqu’au 2 avril. Pour en découvrir davantage sur le développement de spécimens costaricains et le plaisir de se laisser surprendre par leurs envolées.

L’exposition débute par une aire d’introduction didactique, un survol de diverses notions : de la pollinisation, à l’anatomie, en passant par le séquençage ADN où se cache la beauté des motifs et de la couleur des ailes de papillons.

Le visiteur pourra même observer les chrysalides et leurs cocons dans une vitrine convertie en pépinière. Les nouveaux venus, une fois éclos sous vos yeux, seront ensuite transférés dans le vivarium adjacent.   

« Les ailes prennent de 1 h à 2 h pour se déployer hors du cocon, » nous explique le chercheur Robert Anderson. La vitrine représente la couveuse de l’échantillonnage envoyé par la « ferme » située au Costa Rica.

Mais la vedette de l’exposition se cache un peu plus loin, dans un sas que l’on franchit non sans être averti de quelques règlements : « ne pas toucher les papillons, ne pas les écraser par inadvertance et les repousser avec délicatesse. »

Derrière un rideau à franges, des nuées de papillons évoluent dans une immense volière ajustée pour reproduire l’exceptionnelle douceur du climat tropical.

On peut alors admirer plus de 200 espèces s’ébattre sur des plantes tropicales, voleter d’une assiette de fruits à une autre, se poser sur la manche d’un visiteur ou frôler son cou.

Chacun dégaine son téléphone pour capturer le vol coloré d’un monarque, mais bien malin qui parviendra à le prendre en photo ! Ce spécimen à la plus grande migration au monde (on apprendra qu’il faut quatre générations de monarques pour accomplir un cycle migratoire complet), a le vol imprévisible malgré ses ailes d’un bleu vif photogénique.

« Les papillons vivent entre deux jours et deux semaines », complète M. Anderson. Le vivarium sera régulièrement alimenté afin de maintenir quelques 300 spécimens en activité toute la durée de l’exposition. Cette dernière est organisée en partenariat avec l’organisme Essential Costa Rica, lequel propose également un stand de café costaricain distribué gracieusement aux visiteurs les samedis. L’exposition constitue ainsi une vitrine de marque pour le Costa Rica, dont l’ambassadeur à Ottawa, Roberto Dormond Cantú, a rappelé le souci environnemental : « Mon pays consacre un quart de son territoire à des aires protégées et à des parcs nationaux voués à la conservation de la biodiversité ». La Costa Rica détient 5 % de la biodiversité mondiale.   

Le musée anticipe la popularité de Papillons en vol en offrant des billets à heure fixe. Il se réserve également le droit de limiter l’entrée à 30 personnes par session d’une demi-heure. 

POUR Y ALLER :

Quand ? Jusqu’au 2 avril 2018

Où ? Musée canadien de la nature

Renseignements ? 613 566 4700

Cinéma

Morgan Spurlock avoue ses inconduites sexuelles

ATLANTA — «Je fais partie du problème», a écrit au sujet du harcèlement sexuel le réalisateur Morgan Spurlock, connu pour son épopée au pays du fast-food Super Size Me (2004), dans une lettre ouverte publiée jeudi où il détaille ses propres comportements abusifs.

Déclarant qu’il «fait partie du problème», le documentariste admet, dans un message publié en ligne, être coupable de harcèlement sexuel et d’infidélité, ajoutant qu’une femme l’a également accusé de viol au collège.

Dans la publication, dont un lien a été publié sur son compte Twitter vérifié, Morgan Spurlock écrit qu’au moment où il voit d’autres hommes influents frappés par des allégations d’inconduites sexuelles, il ne se demande pas «qui sera le prochain», mais plutôt quand ce sera son tour.

Le réalisateur raconte une relation sexuelle qu’il croyait consensuelle, dit-il, mais que la femme a décrit comme un viol. Il affirme avoir tenté de «la réconforter» et qu’il croyait qu’elle se sentait mieux, mais qu’elle «a cru qu’elle avait été violée».

Morgan Spurlock admet aussi qu’il a versé une somme d’argent à une assistante qui travaillait pour lui et à qui il avait donné des surnoms comme «hot pants» ou «sex pants». Dans son message, il explique qu’il croyait que ces surnoms étaient drôles, mais qu’il a plus tard réalisé qu’ils étaient dégradants.

«Donc lorsqu’elle a décidé de démissionner, elle est venue me voir et m’a dit que si je ne l’indemnisais pas, elle le dirait à tout le monde, écrit-il. Étant la personne que je suis, c’était la dernière chose que je voulais, donc bien sûr, j’ai payé.»

Il ajoute par ailleurs qu’il «a été infidèle à toutes les femmes et toutes les copines» qu’il a eues. «Au fil des ans, j’ai regardé chacune d’entre elles dans les yeux et leur ai clamé mon amour avant d’avoir des relations sexuelles avec d’autres dans leur dos», confie-t-il.

Morgan Spurlock est surtout connu pour son documentaire de 2004, Super Size Me, sur l’industrie de la restauration rapide, dans lequel il ne mange rien d’autre que du McDonald’s pour présenter les effets de l’industrie sur la santé. Il a produit des dizaines d’autres documentaires et émissions de télévision, en plus de présenter une suite à Super Size Me plus tôt cette année.

«J’ai contribué à travers mes actions à créer un univers fait de manquement au respect d’autrui», conclut M. Spurlock, qui confesse par ailleurs «ne pas avoir été sobre pendant plus d’une semaine en 30 ans».

Le réalisateur, qui explique avoir été victime d’abus sexuels dans son enfance, dit espérer pouvoir «faire partie de la solution» avec son témoignage. Le cinéaste promet qu’il améliorera son comportement et qu’il sera plus honnête avec les autres et avec lui-même. Il termine son message en disant: «J’ai suffisamment parlé dans ma vie [...]. Je suis enfin prêt à écouter.»  Avec AFP

Arts et spectacles

Québec donne 267 000$ pour trois événements en Outaouais

Le Domaine des flocons du Bal de neige, la Gatineau Loppet et la compétition de danse Hit The Floor se partageront une somme de 267 000$ consentie par le gouvernement du Québec.

Le Domaine des flocons du Bal de neige, la Gatineau Loppet et la compétition de danse Hit The Floor se partageront une somme de 267 000$ consentie par le gouvernement du Québec. La députée de Hull, Maryse Gaudreault, a annoncé jeudi l’octroi de trois subventions dans le cadre du volet de l’aide financière aux festivals et événements du Programme de développement de l’industrie touristique du ministère du Tourisme. Le Domaine des flocons, qui sera ouvert dans le cadre du Bal de neige du 2 au 19 février prochains, a obtenu une aide financière annuelle de 50 000$ pour les trois prochaines années, de même qu’un montant de 5000$ pour une étude d’achalandage et de provenance des visiteurs. La Gatineau Loppet, qui se déroulera du 16 au 18 février en 2018, recevra pour sa part 31 000$ par année pour les trois prochaines années, de même qu’un montant de 3000$ pour une étude de provenance. L’édition gatinoise de la compétition Hit The Floor, qui réunira de nombreux danseurs dans la région du 15 au 18 mai, obtient quant à elle une aide financière d’un an de 13 000$, à laquelle s’ajoute aussi un montant de 3000$ pour une étude.

Affaires

Disney achète une partie de 21st Century Fox

NEW YORK - Disney va racheter une grande partie des actifs de 21st Century Fox, le groupe de médias fondé par Rupert Murdoch, pour 52,4 milliards de dollars, ce qui devrait bouleverser le paysage des médias, d’Hollywood à la Silicon Valley.

L’entreprise a annoncé jeudi qu’elle allait notamment mettre la main sur les studios de cinéma 20th Century Fox et les regrouper avec ses propres studios.

Ces deux maisons ont produit récemment le Crime de l’Orient-Express, Kingsman: le Cercle d’or, Logan, La Planète des Singes ou encore Hidden Figures (Fox), Pirates des Caraïbes, La Belle et la Bête, Cars 3 et Star Wars: Les Derniers Jedi (Disney), dont la sortie est prévue ce vendredi. La plupart de ces films ont été ou devraient être de gros succès en salles à travers le monde.

Dans la télévision, outre ses propres chaînes ABC et le bouquet de chaînes sportives ESPN, Disney détiendra désormais les chaînes FX et National Geographic et va se renforcer à l’international en devenant propriétaire des chaînes indiennes Star ainsi que des 39 % détenus par la Fox dans l’opérateur de télévision européen Sky, présent au Royaume-Uni, en Irlande, Allemagne, Autriche et Italie.

Concurrencer Netflix et Amazon

Ces actifs entrent dans la stratégie de Bob Iger, le PDG de Disney, de transformer le groupe en un géant des médias et du divertissement pouvant concurrencer Netflix, Amazon, Facebook ou encore Apple, dont les poches sont pleines et les ambitions ont profondément bouleversé le divertissement aux États-Unis.

Selon la société d’investissement Raymond James, 31 % des Américains estiment que les services de streaming (Amazon, Video, Hulu...) constituent leur première source de contenus vidéo.

La plateforme vidéo YouTube, détenue par Google, accélère pour sa part dans la production de contenus originaux tandis qu’Apple a, selon la presse, déjà prévu un milliard de dollars pour la création de programmes.

L’opération «renforce The Walt Disney Company dans les contenus et le divertissement», a d’ailleurs souligné le groupe, qui prévoit de lancer prochainement son propre service de streaming afin de nouer des relations directes avec les consommateurs.

«Nous envisageons de créer des contenus de très bonne qualité pour les consommateurs à l’échelle planétaire», insiste Bob Iger, dont le mandat a été prolongé jusqu’en 2021 malgré des rumeurs annonçant l’arrivée de James Murdoch, fils de Rupert, dans l’équipe dirigeante pour prendre sa succession.

M. Iger espère également relancer l’offre de Disney dans la télévision au moment où les consommateurs américains délaissent la télévision par câble et satellite, très chère aux États-Unis.

La transaction marque également un tournant important dans l’empire des médias bâti par Rupert Murdoch.

Quid des régulateurs?

Le milliardaire, qui a cédé une grande partie des commandes de son empire à ses deux fils, James et Lachlan, ne conservera plus que la grande chaîne hertzienne américaine Fox, proche de Donald Trump, les stations locales, les chaînes d’informations et des chaînes sportives comme Fox Sports. Ces actifs vont être regroupés dans une nouvelle entité cotée séparément en Bourse.

Il aura aussi toujours le contrôle de ses journaux (le Wall Street Journal et le New York Post aux États-Unis, le Sun, le Times et le Sunday Times entre autres au Royaume-Uni) qui composent la société indépendante News Corp.

Les termes financiers de l’accord signé avec Disney prévoient que les actionnaires de 21st Century Fox détiendraient 25 % du nouveau Disney, qui va récupérer 13,7 milliards de dollars de dette de la Fox.

Pour autant, il reste encore à obtenir le feu vert des autorités de la concurrence américaine, une étape qui s’annonce ardue, car la plupart des médias américains vont être détenus par une poignée de grands groupes : Comcast (NBCUniversal), Disney-Fox, Viacom, Sony Pictures et Lions Gate.

«Nous nous attendons à un examen minutieux de la part des régulateurs à travers le monde, mais espérons qu’ils privilégieront les avantages pour les consommateurs», espère Bob Iger.

Le ministère américain de la Justice a indiqué récemment son intention de bloquer le rachat pour 84,5 milliards de dollars de Time Warner (Studios de cinéma Warner Bros, le bouquet de chaînes à péage HBO...) par l’opérateur télécoms AT&T à moins que ce dernier ne se sépare d’actifs comme la chaîne d’informations CNN, une des cibles du président Donald Trump.

Actualité artistique

Le calendrier de l'Avent - 15 décembre

En décembre, Le Droit se met sur son 36 et vous propose son calendrier de l’Avent : un concert, un cadeau, un bon plan pour préparer les Fêtes. Un seul objectif : vous gâter !

Solo !

Comme l’an passé, les groupes de musique trad Le Vent du Nord et De Temps Antan se retrouvent sur scène pour sa tournée de spectacles Solo, que la salle Desjardins (dans le secteur Buckingham) accueille le 15 décembre, à 20 h. Solo se veut des retrouvailles familiales festives, puisque les deux troupes se partagent des frères, et qu’elles se sont régulièrement prêtées au jeu de la collaboration mixte et spontanée, dans le passé. Le répertoire est inédit ou réarrangé pour huit chanteurs et multi-instrumentistes. Le spectacle a été présenté à guichets fermés à la Maison de la culture de Gatineau l’an dernier, mais à sept « joueurs ». De Temps Antan compte un nouveau membre, David Boulanger. Le Vent du Nord est désormais composé de 5 membres alors qu’André Brunet (ex-De Temps Antan) a rejoint la bande. Renseignements : leventdunord.com ou detempsantan.qc.ca.

Le Droit