Spectacles et théâtre

David Byrne et nostalgie

Le visage et la voix des Talking Heads, David Byrne, sera l’une des têtes d’affiche du prochain CityFolk d’Ottawa.

Les organisateurs du Festival folk d’Ottawa dévoilent ce mercredi matin la programmation de sa 25e édition, qui s’étendra sur cinq jours du 12 au 16 septembre. Le CityFolk, qui a papillonné longtemps dans différents lieux de la capitale, conservera son emplacement actuel, le parc Lansdowne, pour une quatrième année d’affilée.

Télé et radio

«La fureur», pour un soir seulement

CHRONIQUE / À la simple idée de ramener «La fureur», ne serait-ce qu’un soir, on réentend le thème, «chantez, dansez», on revoit la chorégraphie de l’ouverture, on se replonge dans l’ambiance survoltée du studio 42. Vingt ans après la première et plus de 10 ans après la fin d’une émission qui a marqué notre télévision, Véronique Cloutier et son équipe reprendront du service pour un soir seulement, le samedi 5 janvier prochain sur ICI Radio-­Canada Télé.

C’est en reprenant le concept pour Mariloup Wolfe à 1res fois cet hiver que l’idée est venue de faire revivre La fureur. «Sur le plateau, c’est comme si on était revenu 20 ans en arrière», confie Véronique Cloutier. Ce soir-là, les réseaux sociaux se sont emballés, réclamant le retour de l’émission. Le diffuseur a saisi l’occasion pour exaucer les fans.

Cette spéciale de 90 minutes sera présentée en direct du même studio, comme à l’époque. Quatre équipes se disputeront la victoire, deux composées de vétérans, et les deux autres, de recrues, trop jeunes à l’époque. Pour l’instant, on sait que deux joueurs étoiles de La fureur, Sébastien Benoit et Élyse Marquis, agiront respectivement comme capitaines des équipes des gars et des filles. Quant aux recrues, on peut s’imaginer que des Phil Roy, Jay Du Temple et Mariana Mazza auraient un plaisir fou à vouloir répondre aux questions.

Née à l’été 1998, La fureur était une adaptation d’un concept français. La version québécoise est celle qui a duré le plus longtemps parmi toutes les adaptations du concept dans le monde. Véronique Cloutier avait animé les cinq premières saisons, avant de céder son siège à Sébastien Benoit. Au moment de l’enregistrement de l’émission-pilote, les concepteurs français étaient convaincus qu’il était impossible de présenter l’émission en direct. Au bout de 274 émissions, on peut dire que l’équipe québécoise les a fait mentir.

Le 5 janvier 2019, les fans retrouveront avec plaisir les chants de ralliement, les danseurs et danseuses, et les jeux qui ont fait la renommée de l’émission, dont la chanson arrêtée, la «fausse» aux chansons, Carmen et la chanson à étages, peut-être aussi «Va t’asseoir» et «Je l’ai eu, tu joues pus», créés pour neutraliser Sébastien Benoit, devenu trop fort.

Véronique Cloutier, qui a visionné de vieilles émissions de La fureur, affirme que le concept a bien vieilli. «À part les looks!» blague l’animatrice, qui ajoute qu’aucune autre émission du genre à laquelle elle a participé n’est arrivée à la cheville de l’ambiance de La fureur. «C’était comme 700 bouteilles de 7 Up qui s’ouvrent en même temps», affirme Ève Déziel, qui était là dès le début, et qui revient comme productrice au contenu, tout comme le réalisateur Alain Chicoine. KOTV a racheté les droits, qui appartiennent maintenant à Endemol. Je garde pour ma part un souvenir impérissable de La MégaFureur au Colisée en 2002, que j’ai couvert de la passerelle, et qui avait attiré près de 12 000 spectateurs. C’était phénoménal.

L’an dernier, ICI Radio-Canada Télé avait fait renaître SNL Québec, le premier samedi de janvier. «Ça avait été un gros succès et ça nous a conforté d’utiliser cette case pour profiter de la disponibilité du public quelques jours après les Fêtes», affirme la directrice générale de la Télévision de Radio-Canada, Dominique Chaloult. Un second retour de SNL n’est cependant pas prévu.

Ceux qui rêvent d’un retour hebdomadaire de La fureur devront se faire à l’idée : 1res fois va trop bien pour que Véronique Cloutier pense à laisser tomber cette formule, de retour l’hiver prochain pour une deuxième saison.

LE CHIFFRIER DU DIMANCHE

La première du Beau dimanche a attiré l’attention de 453 000 téléspectateurs dimanche soir sur ICI Radio-Canada Télé, une baisse par rapport à la première de l’an dernier, qui en avait retenu 542 000. Pas convaincu de la place occupée maintenant par Rebecca Makonnen, à droite de l’animateur plutôt que du côté des invités, où on la sentait plus impliquée, moins en retrait. On verra à l’usage. Plus tôt sur le même réseau, la première du talk-show animalier Les poilus a été vue par 482 000 curieux, et celle de Viens-tu faire un tour?, par 531 000. Mais c’est Conversation secrète avec Mike Ward qui a obtenu le plus gros score de la soirée, avec 694 000 téléspectateurs à TVA. Avec des chiffres pareils, ça paraît que l’été s’en vient.

Télé et radio

Claude Legault succède à Marc Labrèche au «Bye Bye»

BLOGUE / Marc Labrèche ne sera hélas pas du prochain «Bye Bye», qui en sera à sa 50e édition, mise à part une apparition. Voilà qui laisse une place libre, accordée à l'acteur Claude Legault, qu'on a surtout vu jouer des rôles dramatiques dans les dernières années.

Grand manitou de la revue humoristique d'ICI Radio-Canada Télé, Simon Olivier Fecteau en a fait l'annonce lors de la première de la saison du talk-show Le beau dimanche.

Anne Dorval, Patrice L'Ecuyer, Pierre Brassard et Véronique Claveau seront tous de retour. Le concepteur a révélé que plusieurs invités seraient de la fête pour souligner ce 50e Bye Bye et a laissé entendre que Marc Labrèche serait là d'une façon ou d'une autre. Il n'est donc pas exclu qu'on le revoit dans une autre formidable parodie de Céline Dion. Labrèche ne manquera pas d'occupation durant la prochaine saison, puisqu'il animera Cette année-là à Télé-Québec, en plus de revenir au printemps à Info, sexe et mensonges, maintenant sur ICI Radio-Canada Télé.

Bien avant 19-2 et Fugueuse, Claude Legault a pu exploiter son talent comique dans les séries Le club des 100 watts, Dans une galaxie près de chez vous, 450, chemin du Golf, au cinéma dans Les trois p'tits cochons et à la Ligue nationale d'improvisation. Comme plusieurs d'entre nous, il affirme regarder le Bye Bye depuis son enfance. «J'y ai rêvé longtemps», a admis le comédien à l'animateur Jean-Philippe Wauthier. Conscient que le défi est énorme, il affirme que sa première réaction à cette proposition a été de «vomir». «Et l'autre, ça a été de vouloir fuir.» Il a finalement dit oui, sachant qu'il devra se prêter à des imitations.

Simon Olivier Fecteau a également profité de sa présence pour confirmer le retour d'En audition avec Simon, sur ICI Tou.tv.

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Arts

Carrefour culturel, 22 mai 2018

Les événements à venir dans le monde des arts.

Dramatik au FrancManiac

La 32e édition de FrancManiac aura lieu le samedi 26 mai, à 19 h, à la salle Jean-Despréz (Maison du citoyen). 

Ce spectacle annuel chapeauté par l’organisme par Adojeune fait la promotion des arts de la scène auprès des adolescents de la région de l’Outaouais, en mettant à leur disposition une scène professionnelle. 

De jeunes artistes de la relève montreront l’étendue de leur talent, que ce soit en musique, en danse, en slam et en rap ou à l’animation. 

Arts et spectacles

La Palme d'or pour « Une affaire de famille »

« Une affaire de famille » du réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda a remporté la Palme d’or au 71e Festival du film de Cannes, qui se terminait en fin de semaine.

Le cinéaste a accepté la récompense en prononçant un discours dans sa langue maternelle et en dédiant le prix à toute l’équipe ayant participé à la production.

Selon Denis Villeneuve, Une affaire de famille, qui brosse un portrait tendre d’une famille pauvre et débrouillarde, a été un coup de cœur pour le jury.

« Il y a une grâce dans ce film, une élégance, une profondeur dans la mise en scène qui nous a tous beaucoup touchés », a déclaré le réalisateur québécois en conférence de presse après la cérémonie de remise de prix.

M. Villeneuve faisait partie du jury du 71e Festival présidé par l’actrice australienne Cate Blanchett, aux côtés notamment de Kristen Stewart, Ava DuVernay et Léa Seydoux.

Capharnaüm de la réalisatrice libanaise Nadine Labaki a décroché le Prix du jury alors que BlackKklansman du cinéaste américain Spike Lee a reçu le Grand Prix.

Le premier film relate l’histoire de Zain, un gamin de 12 ans qui décide d’intenter un procès à ses parents pour l’avoir mis au monde sans être capables de l’éduquer convenablement, et le deuxième met en scène un policier afro-américain du Colorado qui réussit à infiltrer le chapitre local du Ku Klux Klan.

Le prix de la mise en scène a été décerné au réalisateur polonais Pawel Pawlikowski pour Cold War, qui raconte l’histoire d’amour malheureuse entre Wiktor, un compositeur et pianiste, et Zula, une chanteuse, dans la Pologne des années 1940-1950, alors que règne le communisme.

L’Italienne Alice Rohrwacher et l’Iranien Jafar Panahi se sont partagé le prix du scénario, la première pour Heureux comme Lazarre, une fable mettant en vedette un jeune paysan dans l’Italie rurale, et le second pour 3 visages, qui met en scène une célèbre actrice iranienne partie à la rescousse d’une jeune fille aux prises avec une famille conservatrice.

Le prix d’interprétation féminine est allé à l’actrice kazakh Samal Yeslyamova, qui défend le rôle-titre dans Ayka du cinéaste russe Sergey Dvortsevoy, et celui de l’interprétation masculine à l’Italien Marcello Fonte pour sa prestation dans Dogman du réalisateur italien Matteo Garrone.

Le cinéaste franco-suisse Jean-Luc Godard est pour sa part reparti avec la Palme d’or spéciale pour Le livre d’image.

Arts

Panorama: vu, lu, entendu cette semaine

LIVRE

De l’avantage d’être né, autobiographie de Jacques Godbout ****

Du temps où j’étais au cégep, Salut Galarneau! faisait partie du programme en français. Après avoir lu De l’avantage d’être né, j’aurais presque envie de dire: si vous devez mettre une œuvre de Jacques Godbout au programme, que ce soit celle-là. Non pas pour dénigrer les qualités du roman qui a fait son succès; mais plutôt pour les qualités pédagogiques proprement fascinantes de cette autobiographie. À travers le récit chronologique que fait l’auteur, cinéaste et essayiste de sa vie, c’est tout un pan de l’histoire du Québec qui se déploie, de la Révolution tranquille à nos jours. Une société en ébullition, où tout était à faire. Jacques Godbout est un cours d’histoire sur pattes, une histoire incarnée, surtout. Il a passé sa vie dans un ONF libre et audacieux, il a participé à la création du Mouvement laïque français, à la revue Liberté, à l’Union des écrivains québécois… Sa vie a croisé celle de noms qui résonnent encore: Robert Bourassa, Gaston Miron, Gérald Godin, Anne Hébert, Gilles Carle, Hubert Aquin… Jacques Godbout semble avoir eu le don d’être là où ça se passait, toute sa vie durant. On pourra reprocher à l’auteur de ne pas livrer un récit très émotif, restant dans le factuel et le chronologique. Soit. Mais il nous épargne aussi une nostalgie moralisatrice qui vient parfois avec ce genre d’exercice. L’ensemble reste en soi un témoignage unique et d’une richesse extraordinaire.  Isabelle Houde

Spectacles et théâtre

«Truck Stop» de Machine de cirque: ma caravane au Canada

Maintenant qu’elle a foulé les planches dans (presque!) 13 pays, la compagnie de Québec Machine de cirque prendra la pleine mesure de sa propre contrée. À bord d’un camion abritant le spectacle ambulant «Truck Stop : la grande traversée», la troupe arpentera le Canada d’un océan à l’autre cet été.

«Trente-quatre représentations, 20 villes, sept provinces», a énuméré jeudi le directeur artistique de Machine de cirque, Vincent Dubé, entre deux extraits dévoilés par son équipe devant les médias. Dans la Caserne Dalhousie qui accueille les répétitions, nous avons pu voir une caravane servir de terrain de jeu aux acrobates, avant de s’ouvrir sur elle-même pour devenir la scène et le décor. Un numéro de jonglerie à connotation maritime et un autre de mâts chinois évoquant la forêt s’y sont déroulés. 

En une série de tableaux acrobatiques, Truck Stop raconte le road trip de six personnages parcourant le Canada d’est en ouest. C’est également le trajet que prendra Machine de cirque au cours de l’été, partant de Dartmouth en Nouvelle-Écosse le 20 juin pour terminer son périple à Burnaby en Colombie-Britannique le 16 août. Des escales auront lieu à Moncton, Rimouski, Ottawa, Thunder Bay, Edmonton et Calgary, notamment. 

Musique

Marc Dupré, un homme nouveau

Trois-Rivières — Il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre comment Marc Dupré s’est retrouvé aux plus hauts échelons de l’industrie de la musique québécoise. Il y a ses chansons qu’on entend beaucoup à la radio comme ailleurs, la visibilité dont il a profité au cours des dernières années grâce à l’émission La Voix, mais aussi sa personnalité franche, directe, enthousiaste qui crée une proximité immédiate, même en entrevue téléphonique.

Il ne faudrait pas négliger non plus l’énergie qui anime l’auteur, compositeur et interprète. Quand il s’est retiré du poste de coach à La Voix, c’était pour prendre plus de temps pour lui et se consacrer à sa famille. Ça ne l’a pas empêché de relever le défi de monter un spectacle d’envergure qu’il offrira au public gatinois au mois de mars.

Musique

Fiori-Séguin: 200 nuits et 40 ans plus tard

Mai 1978. Claude Ryan vient d’être élu chef du Parti libéral du Québec. Le salaire minimum est à 3,37 $, le plus élevé en Amérique du Nord. Les Jets de Winnipeg remportent la coupe AVCO dans la défunte AMH. Et dans l’ancien club Playboy de Sainte-Adèle, Serge Fiori et Richard Séguin enregistrent ce qui allait devenir le mythique album Deux cents nuits à l’heure.

De cette rencontre artistique née d’une amitié qui dure toujours, les deux chanteurs conservent des souvenirs mémorables. Quarante ans plus tard, le duo prend un plaisir évident à revenir en arrière, à l’occasion de la sortie d’une version remasterisée faite à partir des bandes maîtresses originales.

Richard Therrien

Vol de banque et corps congelé

CHRONIQUE / Nous sommes en août 2003 dans la ville d’Érié en Pennsylvanie. Un livreur de pizza commet un vol de banque. Intercepté par la police à sa sortie, Brian Wells prétend avoir sous ses vêtements une bombe, prête à sauter. La suite est l’une des histoires les plus étranges et les plus sordides que vous aurez entendues. Triste aussi, mais bien réelle et parfaite pour une série documentaire captivante.

J’ai dévoré en une soirée les quatre épisodes de Génie du mal: La vraie histoire du plus diabolique vol de banque d’Amérique (Evil Genius), disponibles en français et en anglais sur Netflix depuis une semaine. Du calibre des grandes séries documentaires du service de vidéo en ligne, qui vous tient sur le bout de votre fauteuil. Il faut dire qu’il y a tout dans cette histoire abracadabrante pour «accoter» les meilleurs polars. Je me demande quel auteur aurait été assez tordu pour inventer une affaire pareille. J’aurais été le premier à tourner en ridicule son imagination trop fertile et l’invraisemblance de son scénario.