Arts et spectacles

Dédé: une œuvre bien vivante

Saguenay — Les années passent et la voix de Dédé Fortin résonne toujours, laissant aux proches un héritage de fierté, mais aussi un deuil difficile à faire.

Dédé Fortin s’est enlevé la vie en 2000, mais son œuvre est toujours bien vivante. Les proches sont heureux de voir son œuvre perdurer. Réal Fortin, frère aîné de l’auteur-compositeur-interprète, assure toutefois que le deuil est bien difficile à faire.

Télé et radio

Le défunt acteur Robin Williams se raconte dans un nouveau documentaire

NEW YORK — Un nouveau documentaire sur Robin Williams raconte l’histoire du défunt acteur, en utilisant sa propre voix.

Robin Williams: Come Inside My Mind pige dans une riche banque d’archives pour exposer la perspective de l’artiste aux téléspectateurs.

La réalisatrice Marina Zenovich souligne que Williams présentait un numéro dans les années 1970, lors duquel il invitait les gens à parcourir ses pensées.

Le film présente l’histoire de l’artiste, de sa montée en popularité comme humoriste, jusqu’à sa mort en août 2014. Williams, qui souffrait de démence à corps de Lewy — une maladie neurodégénérative —, s’est enlevé la vie à l’âge de 63 ans.

Le documentaire a été conçu pour célébrer l’incroyable talent de Robin Williams, a affirmé la réalisatrice.

Le film, qui comprend des entrevues avec David Letterman et Billy Crystal, a été présenté sur le réseau HBO lundi. Il est maintenant accessible aux abonnés du service de vidéo sur demande HBO Now.

Arts et spectacles

Prix Polaris: trois Québécois sur la courte liste

MONTRÉAL — Trois œuvres d’artistes québécois — Jean-Michel Blais, Hubert Lenoir et Pierre Kwenders — figurent sur la courte liste de finalistes pour le prix Polaris.

Les dix œuvres musicales toujours dans la course pour remporter le titre de meilleur album enregistré au Canada et la bourse de 50 000 $ qui l’accompagne ont été dévoilées à Toronto mardi.

Télévision

Réal Béland refuse qu’on oublie son père

MONTRÉAL — De sa propre initiative, Réal Béland a voulu offrir aux téléspectateurs, un moment intime de sa vie de famille où on retrouve Réal Béland, père, bien présent parmi eux. D’abord, pour que ses quatre filles le connaissent mieux, et ensuite, pour rappeler aux gens la place qu’il occupait alors, dans le milieu du spectacle.

Réal avait douze ans quand son père est décédé. C’était en 1983. Ce fut un choc terrible pour le jeune garçon, car il entretenait avec ce merveilleux père une relation fusionnelle. Le perdre si subitement fut une épreuve plus grande que son âge. Pour le fils, aujourd’hui père à son tour, rien n’est plus important que la vie auprès des siens. Même en spectacle, Chicoutimi, Jonquière, Rouyn ne sont jamais assez loin pour l’empêcher de revenir à la maison, histoire de ne pas perdre une minute de sa vie de famille qui le comble.

Ses filles n’ayant pas connu leur papi, Réal multiplie les occasions de le leur présenter à différentes époques de sa vie et de leur montrer des extraits de spectacle du temps de «Ti-Gus et Ti-Mousse». Il en profite pour souligner le talent exceptionnel de son père, qui avait emmagasiné dans sa mémoire huit heures de gags. Avec une de ses filles, Réal rend visite à Denyse «Ti-Mousse» Émond, qui fut sa partenaire de scène durant une vingtaine d’années. «Les Réal Béland», le jeudi 26 juillet, 22h, à Canal D.

Les médecins de l’horreur

Le lundi 23 juillet, 20h, RDI présente «T4 - Un médecin sous le nazisme», dans lequel on identifie quelques médecins, avides de connaissances scientifiques ou simplement de nature méphistophélique, qui se sont chargés d’épurer la race aryenne.

Il fallait donc stériliser les familles de «dégénérés» et débarrasser la nation allemande de tous ceux qui, jugeait-on, ne méritaient pas de vivre. On a ainsi éliminé des handicapés physiques et mentaux, des enfants, des Juifs. Ce fut pour Julius Hallervorden, neurologue, l’occasion de se doter d’un échantillonnage de centaines de cerveaux qu’il utilisait pour parfaire ses connaissances scientifiques. Dans ses recherches comme dans ses actions, il avait la collaboration de confrères tels que Hugo Spatz, neuropathologiste, et Hans Heinze, psychiatre et eugéniste.

Si certains de ces chercheurs furent emprisonnés, Julius Hallervorden, pour sa part, ne fut jamais inquiété malgré l’ampleur de ses crimes. Au contraire, il a pu mener une carrière florissante durant laquelle il a récolté des distinctions. Il est mort en 1965, à l’âge de 83 ans.

Soirée Amy Winehouse

Comme bien des chanteurs, Amy Winehouse est décédée alors qu’elle avait seulement 27 ans. Une forte consommation d’alcool aurait suivi une période d’abstinence, ce qui lui fut fatal. Le 23 juillet 2011, on la retrouve sans vie, dans son appartement de Londres. Elle avait rapidement conquis un large public qui lui sera sans doute fidèle, le lundi 23 juillet, 20h, alors qu’ARTV souligne le septième anniversaire de sa disparition en présentant d’abord le spectacle qu’elle donnait au Porchester Hall de Londres, en 2007. Suit, à 21h, le documentaire «Amy», qui a remporté l’Oscar du meilleur documentaire.

Ce ne sont pas toutes les femmes qui se préoccupent de cultiver la beauté selon les normes diffusées dans les magazines et les publicités. Il y a Karine, tatouée de la tête aux pieds et dont le corps exhibe de multiples piercings. Puis, il y a Marie-Sophie, artiste burlesque, qui assume ce mode de vie, à la ville comme à la scène. «Mitsou et Léa» rencontrent donc ces deux femmes qui parlent de leur style de vie bien différent de l’ensemble de leurs congénères. À TVA, ce dimanche, 21h45.

On ne choisit pas sa famille! Lorsqu’un criminel se trouve dans la famille, ce sont tous les membres qui en subissent les répercussions. Insultes, accusations, rejet sont souvent le lot qu’on réserve à la parenté d’un hors-la-loi, et pourtant, ils ne sont pour rien dans les actions d’un des leurs. Les familles accablées par la honte, la peur, l’humiliation sont alors marquées du sceau de l’exclusion. Olivier Delacroix rencontre des personnes qui racontent leur calvaire. «Dans les yeux d’Olivier», le vendredi 27 juillet, 20h, à TV5.

À RADIO-CANADA: «1987», le deuxième film de la trilogie de Ricardo Trogi basée sur ses années de jeunesse, met en scène Jean-Carl Boucher dans le rôle du réalisateur à l’âge de 17 ans, l’âge de tous les risques. Donc, souhaitant ouvrir une discothèque sans alcool pour mineurs, Ricardo frappe un mur lorsqu’il se met à la recherche de financement. Pier-Luck Funk et Claudio Colangelo font aussi partie de la distribution. Ce samedi, 19h. À «Découverte», ce dimanche, 18h30, on en apprend un peu plus sur la voiture sans conducteur. C’est à bord d’une Porsche 1985 que Yves P. Pelletier et Alain Lefèvre reviendront sur les traces de leur passé à «Viens-tu faire un tour?», ce dimanche, 20h.

À TVA: En rediffusion, «Messmer fascine les stars», et ce dimanche, 20h45, ce sont Julie Bélanger, Dominic Paquet et l’équipe de «Salut bonjour» qui seront soumis à la volonté du fascinateur. Le mardi 24 juillet, 20h30, Mario Jean et Pierre Hébert sont les invités de Patrick Groulx, animateur de «Dans ma tête».

À TÉLÉ-QUÉBEC: Avant que la Première Guerre mondiale ne bouleverse l’ordre établi, les aristocrates de Grande-Bretagne vivaient dans l’opulence, ayant plusieurs domestiques voués exclusivement à leur service et chichement payés. Regard sur la vie d’une autre époque à «Point doc / Les secrets du manoir», le mercredi 25 juillet, 20h.

À ARTV: Gisèle (Marie-Thérèse Fortin), travailleuse sociale de 52 ans, maintenant veuve, éprouve «Les Grandes Chaleurs» d’un amour inconditionnel pour Yannick (François Arnaud), 19 ans, ex-client cleptomane. Ce dimanche, 21h, et à 23h, à Radio-Canada, le vendredi 27 juillet, 23h.

À TV5: Au chapitre de l’éventualité d’une pandémie, la France s’interroge sur sa capacité d’y faire face, car on a surtout démontré que les politiques établies lors de l’épidémie de SRAS en 2003 et du virus H1N1 en 2009 furent un échec. Mal informés, plusieurs citoyens se sont méfiés de la vaccination. Le documentaire «Cellule de crise - Pandémies, la traque planétaire» pose la question sur les moyens d’éviter une contagion mondiale et demande si on peut hospitaliser de force un malade qui refuse d’être soigné. Le mercredi 25 juillet, 20h.

Musique

Céline Dion parmi les 50 femmes les plus riches aux États-Unis

NEW YORK - La chanteuse québécoise Céline Dion figure à la 46e place du palmarès 2018 des femmes autodidactes les plus riches des États-Unis dressé par le magazine Forbes.

La fortune de Mme Dion est évaluée à 430 millions $ US, ce qui équivaut à un peu plus de 565,1 millions $ CAN. Elle est sur un pied d’égalité au classement avec une femme d’affaires du domaine du design intérieur de la Californie, Adi Tatarko.

La liste est dominée par une femme d’affaires du Wisconsin, Diane Hendricks, qui possède 4,9 milliards $ US. L’éditrice et animatrice de télévision californienne Oprah Winfrey est au 6e rang en vertu d’une fortune évaluée à 3,1 milliards $ US.

La chanteuse Madonna est en 36e position avec ses quelque 590 millions $. Barbra Streisand est en 48e place avec 400 millions $ US devant Beyoncé Knowles, 53e, avec 355 millions $ et Taylor Swift, en 60e place avec 320 millions $ US.

Céline Dion est considérée dans ce palmarès comme étant une résidente du Nevada.

Le créateur de «Borat» refait les 400 coups aux États-Unis

NEW YORK - Le comédien et humoriste britannique Sacha Baron Cohen revient s’amuser de l’Amérique, douze ans après son film «Borat», dans une nouvelle émission qui a déjà fait scandale.

Le premier des sept épisodes prévus de Who is America? (qui est l’Amérique) a été diffusé dimanche sur la chaîne câblée américaine Showtime et le sera lundi sur Canal+ en France.

Devenu célèbre pour sa galerie de personnages, du Kazakh Borat à l’animateur Ali G en passant par l’homosexuel autrichien Brüno, Sacha Baron Cohen a fait sa renommée en piégeant anonymes ou célébrités.

À travers des mises en situation qui flirtent souvent avec l’absurde, il évoque les travers de notre société et en dénonce les dérives.

Il reprend ce principe dans sa nouvelle émission, qui a fait scandale avant même la diffusion du premier volet.

L’ancienne candidate républicaine à la vice-présidence des États-Unis Sarah Palin, victime d’un canular de l’humoriste, a, en effet, dénoncé ses méthodes et son humour «pervers».

Elle a expliqué avoir été invitée à Washington pour dialoguer avec un ancien combattant en fauteuil roulant, qui était en réalité Sacha Baron Cohen.

L’ancienne gouverneure de l’Alaska reproche à celui qui est aussi producteur et scénariste de s’être, à cette occasion, «moqué de ceux qui ont battu et servi notre pays».

La séquence n’a pas été diffusée dans le premier épisode de Who is America?, où il tente de piéger l’ancien candidat à la primaire démocrate Bernie Sanders.

Le sénateur socialiste répond, lui, patiemment aux questions d’un homme soi-disant atteint de maladies chroniques et se sort indemne de l’interview.

Le coup d’éclat de cette première émission intervient en clôture, lorsque Sacha Baron Cohen, sous les traits d’un faux expert israélien en contre-terrorisme, Erran Morad, parvient à faire enregistrer à deux élus républicain sde la Chambre des représentants un message soutenant son faux programme de formation des écoliers aux maniement des armes.

«Nos pères fondateurs n’ont pas fixé de limite d’âge pour le Second amendement» à la Constitution américaine, qui autorise la détention d’une arme, explique ainsi le républicain Joe Wilson, faisant valoir qu’un «enfant de trois ans» doit pouvoir se défendre seul le cas échéant.

L’émission a été globalement saluée par la critique ainsi que plusieurs animateurs et humoristes.

Judd Apatow, réalisateur de Crazy Amy ou 40 ans: mode d’emploi, l’a trouvée «stupéfiante de drôlerie» dans un message posté sur Twitter, tandis que le réalisateur de Get Out, Jordan Peele, l’a jugée «essentielle».

Arts et spectacles

AGWÀTÀ prépare sa dernière ronde

AGWÀTÀ reprend du service au ruisseau de la Brasserie, pour une troisième et dernière édition, du 20 au 29 juillet.

Le spectacle aquatique multimédia ouvrira ses robinets à raison de deux représentations par soir (à 21 h 30 et 22 h 15), avant ce que ses concepteurs — l’entreprise gatinoise Mixmédiarts — ont appelé la « tombée finale du rideau d’eau ».

Actualités

Nouvelle négociation à l’horizon pour la Cité de l'énergie

Shawinigan — Le protocole d’entente entre la Cité de l’énergie et la Ville de Shawinigan vient à échéance en 2018 et le président du conseil d’administration de l’importante attraction touristique, Roland Désaulniers, considère qu’il s’agit d’un élément essentiel pour la poursuite des activités. Par contre, avec la controverse des dernières semaines concernant les allégations d’inconduite sexuelle touchant l’ex-directeur général Robert Trudel et le branle-bas entourant le nouveau spectacle Nezha, ces négociations ne sont pas encore amorcées.

En 2014, un protocole de cinq ans unissant la Ville et la Cité de l’énergie avait été signé. Il prévoyait le versement d’une aide financière de 500 000 $ en 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018, soit 175 000 $ par année pour le musée, 175 000 $ pour le spectacle et 150 000 $ pour le centre d’interprétation.

Arts

Bilan positif pour le premier Grand Montréal comédie fest

MONTRÉAL — La première édition du Grand Montréal comédie fest, qui s’est conclue dimanche, est «définitivement la meilleure» de son histoire, selon ses organisateurs.

La directrice générale de ce nouveau festival d’humour, Diane Arseneau, affirme que son équipe a réalisé un exploit en présentant 91 spectacles, du 1er au 15 juillet, dans six villes avec moins de huit mois de préparation.

«On est sans contredit l’équivalent des Golden Knight de Las Vegas du monde des festivals, ajoute l’humoriste Martin Petit, instigateur du festival. À notre première saison on a surpris le public, déjoué les experts, et l’équipe a déjà hâte à l’an prochain.»

Plus sérieusement

Le Grand Montréal comédie fest avait été créé dans la foulée des allégations d’inconduite sexuelle contre l’ex-grand patron de Juste pour rire, Gilbert Rozon.

«On est né un peu d’une réaction face à ce qui s’était passé, avoue la directrice du nouveau festival, en soupesant ses mots. Mais une fois la réaction passée, on a vraiment remarqué qu’il y avait une place pour un autre festival d’humour.»

Une soirée d’humour politique intitulée FEmLeaderck la culture du viol figurait même au sein de la programmation pour dénoncer les agressions à caractère sexuel. Selon Diane Arseneau, c’est mission accomplie.

«Pour ce qui est de ce spectacle-là, c’est un peu une réaction aussi, je pense, mais on ne s’est pas attardé juste à ça, il y avait aussi toute la culture du  #metoo puis de parler de vison d’où la société s’en va. Donc, c’était plus large que juste parler des événements de l’automne passé.»

Reste du bilan

Le Grand Montréal comédie fest a débuté avec un coup d’éclat le 1er juillet avec le spectacle 100 humoristes en 100 minutes. Ce concept a permis à une centaine de comiques de se succéder en ne disposant que de 60 secondes pour faire rire le public.

Le festival a littéralement pris un deuxième envol les 5, 6 et 7 juillet alors que huit humoristes se sont baladés en hélicoptère pour se produire à Montréal, Châteauguay et Saint-Eustache le même soir.

Fait inusité qui aurait été apprécié, des humoristes établis se sont produits en première partie de certains de leurs homologues de la relève. Un Louis-José Houde ou un François Bellefeuille a ainsi permis à des spectateurs de réchauffer leurs muscles faciaux.

Louis-José Houde a d’ailleurs présenté six représentations uniques à guichet fermé au Bordel Comédie Club.

Par ailleurs, le Grand Montréal comédie fest a misé sur une importante présence de femmes, puisque près du tiers des humoristes en vedette étaient de sexe féminin.

Pour ce qui est de la deuxième édition du nouveau festival d’humour, son organisation, qui compte cinq membres, dit vouloir dormir un peu avant d’en parler davantage...

Télévision

Émilie Bierre primée à Los Angeles pour «Jenny»

MONTRÉAL — La jeune actrice québécoise Émilie Bierre, connue du grand public pour son rôle de fillette dans «Les Beaux Malaises», a remporté un prix d’interprétation aux États-Unis pour son travail dans la série jeunesse «Jenny».

L’adolescente a reçu samedi le prix dans la catégorie «Rôle principal féminin» aux «Young Artist Awards», à Los Angeles. Après avoir joué la fille de Martin Matte et de Julie Le Breton dans «Les Beaux Malaises», elle a interprété un rôle plus dramatique — et davantage central — dans Jenny, diffusée sur les ondes d’Unis TV l’automne dernier.

La série raconte le destin d’une jeune fille de 13 ans qui apprend qu’elle est atteinte de leucémie. Scénarisée et réalisée par Jean-Sébastien Lord (L’Ange gardien, au cinéma), la série met aussi en vedette Patrice Godin, Mélanie Pilon, William Coallier, Tayna V. Lavoie et Henri Richer-Picard.

Sur sa page Facebook, Émilie Bierre écrit qu’elle vient «de vivre tout un beau moment à Los Angeles». Elle remercie le «merveilleux» réalisateur Jean-Sébastien Lord, «toujours respectueux et calme» avec les acteurs. Elle poursuit en disant qu’elle a «très hâte de tourner la saison deux» avec le réalisateur.

La saison 1 de la série, composée de 20 épisodes de 13 minutes, était aussi finaliste aux Prix jeunesse international 2018, à Munich, en mai dernier.