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«Demain la forêt – Infrastructures vertes»: pour boiser des zones agricoles

MATANE – Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada, plus de 100 000 hectares de terres agricoles sont en friche à l’échelle du Québec. Partant de ce constat, le Jour de la Terre travaille actuellement à l’élaboration du programme «Demain la forêt – Infrastructures vertes». Il vise à boiser les zones agricoles non cultivables situées dans la vallée du Saint-Laurent, plus particulièrement les coulées.

«C’est un projet qu’on est en train de développer et j’espère qu’il verra le jour», indique le directeur du Jour de la Terre. Les zones ciblées sont les coulées qui, par le passé, étaient utilisées pour le pâturage. «Les vaches ont quitté parce que ce n’est plus dans les pratiques de faire du pâturage, explique Pierre Lussier. La production de lait est en étable. La machinerie pouvait aller dans ces endroits-là. Depuis, ça a été piétiné.»

Selon M. Lussier, la plantation d’arbres dans les coulées aurait pour effet de rehausser la valeur du territoire et d’augmenter la biodiversité. «Il y aurait des milliers d’hectares qu’on pourrait reboiser […] et ça apporterait une masse en carbone, souligne-t-il. Ça permettrait d’utiliser les arbres non seulement comme capteurs de carbone, mais aussi comme filtres pour les intrants du champ comme les pesticides et les insecticides.» En précisant qu’il s’agit d’une hypothèse, M. Lussier soupçonne que les coulées favoriseraient la croissance des arbres. 

Les principaux objectifs sont de boiser 1 000 hectares de zones agricoles non cultivables en cinq ans, pour un total de mise en terre d’environ 1,5 million de nouveaux arbres. Ce volet du programme est encore à l’étude et fait l’objet de tests. Le Jour de la Terre espère obtenir du financement public afin de le mettre de l’avant.

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«Demain la forêt – Ville de Québec»: pour une capitale plus verte

MATANE - «Demain la forêt – Ville de Québec» vise à favoriser la foresterie urbaine de la ville de Québec. Le programme permet de supporter des initiatives locales de plantation d’arbres sur des terrains privés de la capitale, en complémentarité avec les actions municipales et avec la participation financière de la Ville.

«C’est une entente très particulière pour densifier la canopée et participer à des projets de verdissement urbain dans la ville de Québec qui visent à augmenter la présence d’arbres», explique le directeur du Jour de la Terre, Pierre Lussier. 

Appel de propositions

Un deuxième appel de propositions est lancé auprès des citoyens, des groupes et des organisations du territoire de la ville de Québec. La date limite pour déposer un projet est le 21 juin. Les propositions doivent favoriser la plantation d’arbres sur des terrains privés résidentiels, institutionnels, industriels ou commerciaux. Les projets sont évalués par un comité scientifique composé de professeurs et de chercheurs. «S’il y a des gens qui ont des propositions pour planter des arbres à Québec, on a de l’argent à donner», fait savoir M. Lussier.

Lors du premier appel de propositions, cinq projets ont été sélectionnés. Ainsi, la compagnie d’architecture ABCP s’est engagée à planter 26 arbres et 11 arbustes dans le cadre d’un projet bénévole de verdissement d’une habitation. L’organisation Verdir Saint-Roch a, pour sa part, proposé un projet communautaire pour rendre le quartier Saint-Roch plus vert en y plantant 12 arbres. Puis, le projet de la Résidence des jardins du Saint-Sacrement consiste à créer un espace ombragé pour favoriser les sorties et les rencontres des personnes âgées en y plantant 11 arbres et 4 arbustes. Les Jardins communautaires du Mont des Lilas ont reçu du financement, quant à eux, pour planter 10 arbres. 

Le plus gros projet est celui présenté par le Port de Québec et réalisé par l’AF2R. Afin de favoriser la biodiversité de ce secteur, l’initiative a prévu la mise en terre de 170 arbres et de 530 arbustes.

Pour connaître les critères de sélection: jourdelaterre.org/qc/tous-les-jours/programmes/demain-la-foret-guichet-unique-a-quebec/soumettez-vos-projets-de-plantation

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«Demain la forêt»: pour un Québec en santé

Ces derniers mois, nous vous avons présenté l’état des lieux, l’aménagement, l’exploitation contrôlée, les nouvelles technologies et la main-d’œuvre de l’industrie forestière du Québec. Comme celle-ci s’adapte aux réalités d’aujourd’hui, le Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles en mettant l’accent, cette fois, sur les changements climatiques et sur l’innovation dans le secteur forestier. Prochain rendez-vous : le 8 juin. 14e de 15

MATANE – Fort de ses quelque 708 000 arbres plantés depuis l’an 2007, l’organisme le Jour de la Terre, avec la collaboration de trois partenaires, opère le programme «Demain la forêt». Celui-ci, qui se décline en différents volets, a pour mission d’améliorer la résilience de la forêt et la santé des Québécois.

«Nous, on est les opérateurs, précise le directeur du Jour de la Terre, Pierre Lussier. Le leader, c’est la Fondation Cowboys fringants. On est supportés par la Fondation David Suzuki et un organisme de diffusion d’artistes qui s’appelle La Tribu.»

««Demain la forêt», c’est la plantation basée sur la science pour un Québec en santé, poursuit-il. Sa force est de joindre les environnementalistes, la communauté et les artistes.» Des projets variés donnent forme au programme. Ils sont propulsés par des acteurs de divers horizons: municipalités, entreprises, institutions et organismes. 

Le 22 avril, afin de célébrer le Jour de la Terre, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, le président du conseil d’administration du Jour de la Terre, Thomas Mulcair et d’autres dignitaires ont procédé à la plantation protocolaire d’arbres sur le terrain du Centre hospitalier Saint Mary à Montréal. Lors de l’événement, l’organisme le Jour de la Terre a annoncé qu’il s’était associé au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-l’île-de-Montréal afin de verdir les terrains d’une dizaine d’établissements de santé de la région métropolitaine. «On a fait une entente pour 15 000 arbres sur une dizaine de sites, souligne fièrement M. Lussier. C’est 5000 tonnes de crédit carbone. C’est de la qualité de l’air en milieu urbanisé et c’est de la biodiversité. On veut aussi impliquer les patients […] pour rendre la convalescence moins difficile. On connaît les effets bénéfiques du vert, dont l’apaisement. Les arbres ne vont pas seulement profiter aux patients et au personnel; ils vont aussi profiter au milieu.»