René Leclerc, le fondateur et président d’AmeriCan Structures.
René Leclerc, le fondateur et président d’AmeriCan Structures.

AmeriCan Structures: La cour est pleine !

«Normalement, je roule à 150 milles à l’heure. Je travaille entre 60 et 70 heures par semaine. Aujourd’hui, je roule à peine à 50 milles à l’heure.»

«Normalement, je roule à 150 milles à l’heure. Je travaille entre 60 et 70 heures par semaine. Aujourd’hui, je roule à peine à 50 milles à l’heure.»

Au moins une fois par mois, René Leclerc sautait dans un avion pour aller rencontrer des clients aux États-Unis, en Asie et en Afrique. «Jusqu’à Noël,  je vais rester ici.»

Entreprise de Thetford Mines, AmeriCan Structures est spécialisée dans la fabrication de poutrelles de plancher, de fermes de toit, de murs et de toitures.

Pas moins de 90% de ses produits prennent la direction de la région de Boston. Du 23 mars au 18 mai, les chantiers ont été fermés au Massachusetts.

«Regardez ma cour, elle est pleine. J’ai assez de matériaux pour remplir 50 remorques. Heureusement, il y a des projets qui commencent à débloquer», signale le fondateur et président d’AmeriCan Structures. 

L’entreprise de 80 employés n’a pas eu le choix de réduire ses effectifs de 35 %. Une mesure qui devrait s’appliquer jusqu’à la fin du mois d’août.

René Leclerc avait été échaudé, lors de la crise financière de 2008, alors qu’il avait perdu plus d’un million $ à la suite de la faillite de l’un de ses clients. «Nous avions dû cesser nos activités pendant quelques jours afin de nous permettre de nous virer de bord. Aujourd’hui, je suis assez optimiste d’autant plus que nous avons fait le plein de contrats pour 2021. Mes clients me disent que la crise sanitaire, nous allons la traverser ensemble.»

René Leclerc était au Nicaragua au moment où le Québec a été mis en pause. Il a dû se placer en quarantaine pendant 14 jours à son retour. «J’étais tout seul dans mon chalet en train de virer fou ! Rapidement, nous avons acheté 24 ordinateurs portables pour permettre à nos employés de travailler à la maison et nous avons dépensé des dizaine de milliers de dollars pour mettre en place des mesures sanitaires dans l’usine.»

LA LEÇON APPRISE

«Je vais dorénavant travailler quatre jours par semaine et non plus six ou sept comme avant.»