Un puissant moteur socio-économique

MATANE — Au Québec, 220 communautés dépendent de la forêt. C’est une municipalité sur cinq. Si les arbres sont les poumons des villes, la forêt est le cœur de toutes les régions du Québec. Que ce soit pour le travail, les loisirs ou les multiples utilisations qui en découlent, la forêt est la pierre d’assise du développement et de la vitalité des régions. La forêt est donc destinée à un avenir prometteur, croient de nombreux acteurs.

Pour le président du Regroupement des communautés forestières de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), les activités découlant de la forêt génèrent 106 000 emplois directs. C’est 2,8% de l’économie québécoise. «Elles injectent 9,5 milliards$ dans l’économie», précise Yvon Soucy.

Seulement dans la MRC du Kamouraska, dont M. Soucy est le préfet, la sylviculture et la transformation du bois procurent du travail à 500 personnes, ce qui représente 5% du total des emplois du Kamouraska.

Le président du Regroupement des communautés forestières de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Yvon Soucy

«La forêt est présente partout, soutient la directrice générale de l’Association forestière du sud du Québec, Amélie Normand. Dans le sud du Québec, la forêt se mêle à plein d’autres activités: il y a de l’agriculture, de la villégiature, des résidences et des pôles urbains.»

Mylène Gagnon est coordonnatrice de la Table forêt Laurentides. «Pour Les Laurentides, on a 3 500 emplois qui sont reliés à l’industrie forestière, mentionne-t-elle. Ce sont 740 millions$ de revenus annuellement. Il y a 237 entreprises qui transforment le bois.»

La directrice générale de l’Association forestière du sud du Québec, Amélie Normand

Le maire de Senneterre en Abitibi, qui est membre du comité forêt de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), constate les retombées économiques de la forêt sur sa municipalité. «On a 2 200 abris sommaires, 21 pourvoiries et un grand territoire d’approvisionnement forestier, décrit Jean-Maurice Matte. À l’ouverture de la chasse, il passe beaucoup de monde!» L’élu rappelle que l’économie ne repose pas uniquement sur les usines; il y a des villégiateurs, des adeptes de véhicules hors route et des motoneigistes qui utilisent la forêt. «Il y a aussi les autochtones qui habitent le territoire», ajoute-t-il.

Depuis la création du Fonds de solidarité de la FTQ, il y a 35 ans, 23 000 emplois ont été soutenus dans le secteur forestier grâce à des investissements de 830 millions$.

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EN CHIFFRES

220

Le nombre de localités qui dépendent de la foret

106 000

Le nombre d’emplois liés à cette industrie

9,5 milliards $

Les retombées dans l’économie du Quebec