Le directeur du Jour de la Terre, Pierre Lussier, entouré président du c. a. de l'organisme, Thomas Mulcair, et de la porte-parole, Édith Cochrane.

Le Jour de la Terre et les haies brise-vent

MATANE – Le Jour de la Terre contribue à l’occupation du territoire forestier en plantant des haies brise-vent dans des zones agricoles non cultivables, plus précisément des coulées.

«C’est une façon d’augmenter la canopée et la qualité de la biodiversité des terres agricoles sans impacter les zones cultivables, explique le directeur de l’organisme», Pierre Lussier.

Ces pratiques ont été éprouvées par l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière, qui est devenu un leader dans le domaine. Deux projets-pilotes sont en cours à Sainte-Julie et à Saint-Simon en Montérégie. Après trois ans, l’organisme constate le succès.

«On se retrouve à faire de la prévention de l’érosion et beaucoup de captation de produits phyto puisque les champs sont maintenant tous drainés, souligne le directeur du Jour de la Terre. La présence des arbres est bénéfique sur le plan de la rétention d’eau. On crée aussi une valeur foncière parce qu’il y a un espace boisé au lieu d’espèces envahissantes.»

Le projet, qui devrait s’étendre à toutes les régions du Québec, a débuté en janvier. L’objectif est de couvrir 1 000 hectares de zones agricoles non cultivables d’ici cinq à sept ans. Cette plantation de haies brise-vent est issue du projet «Demain la forêt», piloté par la Fondation Cowboys fringants. L’un des mécènes est l’humoriste et animateur Louis-José Houde.

+

QUELQUES CHIFFRES

200

usines liées à l’exploitation forestière

200 millions$

de revenus directs dans 220 municipalités

2,5 milliards$

en salaires versés aux travailleurs forestiers

10%

des exportations manufacturières du Québec