Le Reine Elizabeth a depuis plusieurs années son potager sur le toit. En saison, fruits, légumes, fines herbes et fleurs comestibles sont utilisés par les cuisiniers de l'hôtel.

Voir vert

Présenté comme le « garde-manger du centre-ville » et niché au cœur de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth, le Marché Artisans est le premier du genre en Amérique du Nord. Le concept, novateur, combine épicerie fine et comptoirs gourmands.

En parcourant les 8000 pieds carrés du Marché, on trouve donc des produits du Québec et du terroir ainsi que des délices d’exception importés (allo, calissons de Provence!). On déniche aussi du prêt-à-manger préparé sur place, par différents artisans. Crêperie, poissonnerie, fromagerie et comptoir de glaces artisanales se déploient dans le vaste espace gourmand, où on peut savourer pizzas fines, sushis, pâtisseries maison, salades et tutti quanti. Bientôt, un plein comptoir de mets sans viandes s’ajoutera pour sustenter les dents végés.  

Le Marché Artisans

La formule plaît aux passants. Tant les clients de l’hôtel que les citadins du coin font halte dans le périmètre gastronomique, voisin du réputé Kréma Café — on y fait la file le matin pour un latte — et du restaurant Rosélys, bistro de fine cuisine où on peut prendre le thé, l’après-midi.  

« L’ADN du marché, en phase avec les valeurs de l’hôtel, c’est vraiment l’écoresponsabilité. On vise le commerce de proximité et la mise en valeur des produits locaux », m’explique Joanne Papineau, directrice régionale des relations publiques pour l’Est du Canada au Fairmont. 

Le tour guidé de l’endroit nous amène jusque sur le toit du 22e étage, où capucines, piments arc-en-ciel, sauge ananas, épinards grimpants, kale, argousier, tomates variées et autres pousses vertes ensoleillent le paysage immobilier. Le toit vert est ancré dans les habitudes de l’hôtel.   

« Au printemps, le comité de développement durable de l’hôtel fait une journée de jardinage. Tout le monde met les mains dans la terre. En saison, les cuisiniers viennent cueillir ce dont ils ont besoin. 

L’autonomie alimentaire et la traçabilité des produits sont au coeur du projet. »  

Les récoltes varient d’année en année. Arachides et houblon ont déjà pointé le bout de leur tige dans le potager en hauteur, entre autres curiosités. 

« On expérimente. C’est tout le plaisir de jardiner, d’apprendre. On adapte la culture aux conditions particulières du toit, on choisit maintenant des plants déterminés, plus compacts, qui souffrent moins lorsque le vent s’emballe », indique Mme Papineau. 

Celle-ci en connaît aussi un rayon sur l’univers mielleux des abeilles depuis que l’hôtel a ses ruches urbaines sur le toit. 

« Les abeilles, c’est un univers fascinant », dit-elle en précisant que, là encore, la mobilisation est grande. Des membres de l’équipe, apiculteurs en herbe, ont été formés et vérifient chaque semaine la santé des colonies. 

Fort de toutes ces initiatives, l’établissement du boulevard René-Lévesque s’est retrouvé en lice pour différents prix environnementaux au fil des ans. Son programme d’agriculture urbaine lui a permis de récolter le Prix du développement durable de la Ville de Montréal en 2014.

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