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La directrice de l’OIQ, Kathy Baig, entend placer le développement durable au cœur de ses préoccupations.
La directrice de l’OIQ, Kathy Baig, entend placer le développement durable au cœur de ses préoccupations.

Et maintenant, le développement durable

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Collaboration spéciale
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ZONE PROFESSION INGÉNIEUR(E) / Juin 2016. Kathy Baig est élue présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ).  Juillet 2016. Un mois plus tard. Le gouvernement du Québec met l’OIQ sous tutelle. D’incessants conflits internes minent la capacité de l’organisme d’assumer pleinement son rôle de protection du public et de surveillance de ses membres.

Retombée directe de la Commission Charbonneau sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction - dont le rapport final a été rendu public en novembre 2015 - le nombre de dossiers d’enquête grimpe à 856 alors qu’il s’établissait à 166 en 2008-2009. La majorité des dossiers ont alors trait aux dons politiques, à la collusion ou à la corruption.

Un vigoureux plan de transformation organisationnelle secoue l’OIQ qui est devenu centenaire en 2020.

Février 2019. Le gouvernement lève la tutelle.

«Nous avons repris le dessus. Nous avons transformé la culture de l’organisation et regagné l’estime de la population», témoigne Kathy Baig qui a reçu, en février, un doctorat honoris causa de l’École de technologie supérieure. En 2019, la diplômée de Polytechnique Montréal en génie chimique se retrouvait au palmarès des 40 Canadiens de moins de 40 ans les plus performants.

Le nombre de dossiers d’enquête est passé à 150 et les décisions sont rendues dans un délai de moins d’un an. Avant la tutelle, ce délai était de trois ans.

L’an dernier, le gouvernement du Québec donnait un coup de jeunesse à Loi sur les ingénieurs, une législation qui datait de 1964 – afin d’actualiser le champ de compétences des ingénieurs et d’accroître les pouvoirs d’enquête de l’ordre professionnel.

Pour son dernier mandat à la direction de l’OIQ, Kathy Baig, qui est aussi membre du conseil d’administration de l’Institut national d’optique (INO) de Québec, entend placer le développement durable au cœur de ses préoccupations. Un plan d’action est en voie de préparation afin de réduire l'empreinte de l’organisation sur l’environnement.

L’Ordre entend aussi intervenir à l’occasion de la présentation de projets de loi, par exemple, pour veiller à ce que la protection de l’environnement soit assurée. Parce qu’ils sont des spécialistes des sciences appliquées, les ingénieurs «font partie de la solution», insiste Mme Baig.

«Plus il y aura des gens comme nous qui vont adhérer au discours du développement durable, plus ce discours se fera entendre dans la société.»