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ZONE Une forêt à connaître

QWEB: faire rayonner le bois du Québec à travers le monde

MATANE – Avec ses 1,7 million de km carrés couverts à 44% de forêt, le Québec possède une importante matière d’exportation: son bois. En faisant la promotion de cette ressource à l’échelle internationale, QWEB fait rayonner ses propriétés remarquables, mais aussi ses vertus écologiques et durables qui en font l’un des meilleurs outils de lutte aux changements climatiques.

Quebec Wood Export Bureau (QWEB) ou le Bureau de promotion des produits du bois du Québec est un organisme créé en 1996 et dont la mission consiste essentiellement à exporter le bois du Québec, en collaboration avec quelque 125 entreprises réparties dans différents groupes: bois résineux, bois feuillus, planchers, granules énergétiques et construction en bois (maisons usinées et structures). «Chacun a sa stratégie différente, précise le président-directeur général de l’organisme, Sylvain Labbé. Selon le secteur, ce n’est pas le même marché et les mêmes intérêts.» 

QWEB a son siège social à Québec. Il possède des bureaux en Chine, au Japon, en Corée, au Royaume-Uni, en Europe de l’Ouest et en Inde. L’organisme siège notamment sur le comité «forêt» des Nations unies pour le Canada. «Dans le feuillu, 80 % de nos exportations sont en Chine et au Japon, indique M. Labbé. C’est du bois scié pour des usines de meubles.» Il estime les exportations de bois feuillu à plus de 250 millions $, dont 150 millions$ en Chine et 100 millions $ aux États-Unis.

Plutôt d’être perçue comme un problème comparativement à la Colombie-Britannique qui produit de gros arbres, la petite taille du bois du Québec ouvre de nouveaux marchés internationaux. «On a développé le sciage de petites billes et des produits préfabriqués qui sont l’avenir, soutient le patron de QWEB. La tendance des marchés dans le domaine du bois et de la construction repose sur les produits à faible empreinte de carbone. La demande est exponentielle.» Selon l’ingénieur forestier, le caractère innovant du Québec se traduit par des produits d’ingénierie de haute performance préfabriqués avec du petit bois. 

«Il y a un tiers de moins d’émissions de GES [gaz à effet de serre] dans une construction préfabriquée que celle sur un site, mentionne Sylvain Labbé. Il n’y a aucune perte parce qu’en usine, tout est coupé à la bonne dimension. Le transport prend aussi beaucoup moins de temps. Tout arrive tout prêt à assembler.»

«Notre produit est plus performant, plus vert et est mieux que le béton et l’acier, est-il convaincu. C’est sûr que le bois est le produit de l’avenir dans la construction […] par rapport au plastique, au béton et à l’acier.»

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ZONE Une forêt à connaître

Des vêtements fabriqués à partir de… bois

MATANE – Les procédés de transformation de la fibre de bois se multiplient au gré de la recherche et du développement. Ce n’est que le début d’une nouvelle ère et pourtant, des produits écologiques, durables et résolument novateurs sortent déjà des usines. Parmi ces nouveaux produits, notons des vêtements fabriqués avec de la pâte de rayonne provenant de la fibre de bois.

C’est ce produit qui, en 2010, a donné un nouveau souffle à l’ancienne usine de pâte kraft Papiers Fraser de Thurso en Outaouais et qui a permis de rappeler au travail les 325 employés. «À partir de la fibre de bois, on fait une pâte dissoute, explique le directeur d’Unifor pour le Québec, Renaud Gagné. C’est beaucoup plus écologique d’épuiser des résidus de bois que de faire pousser du coton.»

La pâte produite à l’usine Fortress Cellulose Spécialisée est utilisée dans une grande variété de produits: fibres textiles, acétone, cellophane, filaments de pneus, filtres et additifs chimiques. Elle est aussi utilisée par les compagnies pharmaceutiques et l’industrie alimentaire comme agent liant.

Hit the Floor

Des danseurs par milliers

Des milliers de danseurs se relaieront sur la scène du Centre de congrès du Casino du Lac-Leamy lors de la compétition Hit The Floor Gatineau, qui se déroulera du 14 au 17 mars.

Au total, 3000 danseurs de tous âges et provenant d’une soixantaine d’écoles de danse québécoises et ontariennes viendront démontrer leur talent devant des juges d’expérience et une foule de dizaines de milliers de spectateurs.

Pour cette sixième édition de la compétition dans la région de Gatineau, plusieurs nouveautés s’ajoutent, notamment la mise en place d’un tarif journalier et la vérification du niveau des âges de tous les danseurs. Ainsi, les visiteurs auront le choix de débourser 15 $ par jour, ou encore 25 $ pour l’entièreté de la compétition, pour venir voir les danseurs se surpasser. 

« Ça sera plus convenable pour les gens qui souhaitent assister à l’événement, affirme le fondateur et directeur de Hit The Floor, Nicolas Bégin. Aussi, puisque Hit The Floor est vraiment axé sur les danseurs, on va vérifier tous les âges de tous les danseurs sur place pour que ce soit plus conforme au niveau de la réglementation. »

Pour ceux qui ne connaissent pas M. Bégin, il est lui-même un passionné de la danse. Il a notamment été le premier Québécois à participer à l’émission So You Think You Can Dance à Toronto. C’est en partie cette passion qui l’a incité à créer l’événement Hit The Floor.

« Je suis une espèce de bébite artistique rare, lance-t-il en riant. À travers les tournées que je faisais, j’ai complété un baccalauréat en finances et donc, j’ai développé une passion pour la finance et une passion encore plus grande pour la danse. C’est comme ça que j’ai décidé de mettre mes deux passions ensemble et de fonder Hit The Floor. »

Une visibilité sur le net

Selon l’organisateur Nicolas Bégin, ce qui démarque Hit The Floor des autres compétitions de danse, c’est la visibilité que la compétition offre aux danseurs.

Avec un compte Facebook comptant plus de 600 000 abonnés et un compte YouTube affichant plus de 250 000 abonnés et 43 millions de vues, Hit The Floor se veut l’une des plus grosses plateformes de danse au monde en matière de réseaux sociaux.

« On veut offrir une méga visibilité aux danseurs parce que c’est vraiment ça qu’ils recherchent le plus, indique-t-il. Nos succès sur les différents réseaux sociaux font en sorte qu’on est en mesure d’offrir cette visibilité-là aux danseurs. »

Hit the Floor

Une bonne dose de nostalgie

La nostalgie sera mise de l’avant, cette année, lors de l’événement Hit The Floor Gatineau.

L’évolution de la danse à travers les époques sera célébrée, le 16 mars, avec une journée thématique Remember — L’expérience Je me souviens, présentée par Tourisme Québec.

Ainsi, pour les participants et les spectateurs, ce sera le moment de se souvenir des artistes qui ont révolutionné le monde de la danse à travers leur musique au cours des dernières décennies. On voyagera des années 1940, avec le charleston, jusqu’au début des années 2000, alors que les populaires Backstreet Boys étaient en plein essor.

L’organisateur de l’événement, Nicolas Bégin, souligne que c’est l’idée d’intéresser un plus large public qui l’a poussé à créer cette journée.

Hit the Floor

Des mois de préparation

Au-delà de la compétition qui se déroule durant 14 jours à l’échelle du Québec, dont quatre à Gatineau, Hit The Floor demande plusieurs heures de préparation, autant pour les danseurs que pour les organisateurs.

Le grand patron de l’événement, Nicolas Bégin, souligne que lui et son équipe de six personnes travaillent sur l’événement de cette année depuis un an et demi pour assurer le bon déroulement de la compétition. 

Cependant, les effectifs ont grossi au cours des cinq derniers mois, notamment avec l’ajout de nombreux bénévoles.

« Juste pour Hit The Floor Gatineau, plus de 250 personnes travaillent sur l’organisation de l’événement depuis 4-5 mois, souligne-t-il. On parle ici de 80 bénévoles, d’actrices, des juges, des photographes et vidéastes qui sont sur place, mais aussi des techniciens qui sont environ une trentaine ».

Toutefois, bien que la tenue d’une telle compétition demande beaucoup de préparation et d’effort, cela ne semble pas énerver M. Bégin plus qu’il ne le faut.

« Cette année, on a beaucoup d’éléments nouveaux et on veut vraiment s’assurer que tout sera parfait pour tout le monde, mais on est rendu à la sixième édition de la compétition donc on connaît déjà bien l’événement et on est bien ancré», confie-t-il.

Les danseurs et danseuses participant à Hit The Floor Gatineau s’entraînent aussi depuis des mois pour faire bonne figure lors de cette compétition.

« En moyenne, ceux qui performent au niveau compétitif s’entraînent pour un minimum de 4 à 6 heures par semaine, tout au long de l’année, pour présenter un seul morceau de 3-4 minutes », précise M. Bégin, qui a déjà participé à plusieurs émissions de danse en tant que danseur au cours de sa carrière avant de devenir l’organisateur principal de l’événement.

Pour lui, les performances auxquelles les spectateurs assisteront en fin de semaine sont le fruit de plusieurs heures d’entraînement, d’effort et de persévérance de la part des participants et des bénévoles.

Zone

La FQM encourage les municipalités à construire en bois

MATANE – Le Regroupement des communautés forestières de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) encourage les municipalités à construire en bois, à penser au bois dans les projets d’infrastructures municipales et à en parler aux architectes.

«On veut amener les élus à l’exiger quand ils font faire des constructions», indique le président du Regroupement et préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard. Cet objectif était d’ailleurs inscrit au sein du 2e colloque du Regroupement des communautés forestières, tenu en février, qui avait pour thème «La forêt à l’heure des changements climatiques». Lors de l’événement, Cécobois en a profité pour lancer son guide de construction en bois qui s’adresse aux municipalités.

Zone

Une catégorie d’immeuble pour les boisés aménagés

MATANE – Le gouvernement du Québec a annoncé, début novembre, la création d’une catégorie d’immeuble dans la loi sur la fiscalité municipale pour les lots boisés aménagés. La Fédération des producteurs forestiers du Québec attendait ce moment depuis 40 ans.

Lorsque le projet de loi sera adopté par l’Assemblée nationale, les municipalités pourront taxer différemment les lots boisés aménagés par rapport à ceux qui ne le sont pas. «Cette mesure se traduira par un plus grand nombre de propriétaires réalisant des travaux d’aménagement forestier, explique le président de la Fédération des producteurs forestiers, Pierre-Maurice Gagnon. Il en résultera des forêts plus résistantes aux épidémies d’insectes et aux maladies, du bois pour approvisionner l’industrie des produits forestiers et des milieux sensibles mieux localisés et protégés.»

Zone

Des forêts en santé pour le bénéfice des Québécois

Une mobilisation de tous les acteurs de l’industrie forestière permet, depuis plusieurs mois, de traiter de différents aspects de la forêt québécoise. Après l’aménagement, l’exploitation contrôlée et les défis technologiques, nous parlerons d’innovation et des prochains enjeux pour ce secteur d’activités. La forêt en général procure 60 000 emplois au Québec et génère un chiffre d’affaires de 19 milliards$. Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles pour mieux faire connaître la forêt d’ici. 20e de 20.

MATANE - «Le gouvernement du Québec a à coeur d’assurer une gestion durable des forêts québécoises puisque des forêts en santé bénéficient à l’ensemble des citoyens du Québec et de ses régions», estime le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour. À son avis, la forêt est essentielle au soutien de l’économie.

Zone

La forêt et la lutte aux changements climatiques vont de pair, selon l’UMQ

MATANE – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a décidé d’allier les travaux du comité sur la forêt avec ceux du comité sur la lutte aux changements climatiques. Pour le président du comité sur la forêt, ce partenariat devient un incontournable dans une perspective de développement durable. «Le potentiel est incontestable et inouï à la fois, estime Pierre Corbeil, qui est aussi maire de Val-d’Or. Il y a un effort collectif à faire.»

L’élu exhorte toutes les municipalités à se mettre à l’ouvrage à ce chapitre. «On découvre de plus en plus que l’aménagement forestier est un outil pour lutter contre les changements climatiques, pour peu que l’on mette en œuvre le cycle complet, c’est-à-dire la captation de carbone par la croissance, la récolte, la séquestration par la construction en bois et le reboisement, énumère-t-il. On est dans un phénomène de développement durable complet et, à certains égards, dans une économie circulaire. Ça témoigne de l’importance de l’industrie forestière pour toutes les régions forestières et pour tout le Québec.»

Zone

Cecobois, partenaire des projets de construction en bois

MATANE — Accroître l’usage du bois dans la construction industrielle, commerciale, institutionnelle et multifamiliale, tel est l’objectif visé par le Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois (Cecobois). Sa mission se traduit par des services de soutien technique et de la formation continue destinés aux professionnels du bâtiment, tout en ayant à coeur de diffuser son savoir-faire dans la conception en bois.

«On travaille avec des architectes et des ingénieurs, précise le directeur de Cecobois, Gérald Beaulieu. On est une petite équipe très active. On couvre tout le Québec.»

Une forêt à connaître

Un outil simple à utiliser

MATANE — Gestimat est un outil Internet destiné aux intervenants de la construction. S’inscrivant dans le cadre de la charte du bois, l’objectif ultime est qu’il soit utilisé pour tous les projets de construction publics. Il a été conçu de manière à être simple à utiliser.

«Il faut créer un compte, décrit la conseillère technique de Cecobois, Caroline Frenette. Les informations restent confidentielles. Les utilisateurs qui se sont enregistrés peuvent créer des projets, comparer jusqu’à six scénarios de bâtiments différents et évaluer les émissions de gaz à effet de serre liées à la fabrication des matériaux de structures de ces bâtiments.» Jusqu’à maintenant, l’application est très utilisée par les professionnels des commissions scolaires et du service de l’expertise de la Société québécoise des infrastructures (SQI).

Forêt à connaître

Gestimat : Un outil pour la construction à faible empreinte carbone

Une mobilisation de tous les acteurs de l’industrie forestière permet, depuis plusieurs mois, de traiter de différents aspects de la forêt québécoise. Après l’aménagement, l’exploitation contrôlée et les défis technologiques, nous parlerons d’innovation et des prochains enjeux pour ce secteur d’activités. La forêt en général procure 60 000 emplois au Québec et génère un chiffre d’affaires de 19 milliards $. Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles pour mieux faire connaître la forêt d’ici. Prochain rendez-vous : le 16 novembre. 19e de 20

Quantifier, analyser et comparer l’empreinte carbone des matériaux choisis afin que les projets de construction soient plus écologiques, telle est l’utilité de Gestimat. Développée dans le cadre de la charte du bois, cette plateforme Web novatrice a été conçue au Québec et mise en ligne en mai par le Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois (Cecobois), en collaboration avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).

S’inscrivant dans l’engagement gouvernemental de la charte du bois, cette application permet de comparer les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour des structures de bâtiments construites avec différents matériaux tels que le bois, l’acier et le béton. En offrant une expertise technique, Gestimat contribue à faire connaître les meilleures pratiques. Comme la lutte contre les changements climatiques passe nécessairement par la diminution des émissions de GES, le logiciel vise à valoriser l’utilisation du bois dans les projets de construction puisqu’il s’agit d’une ressource renouvelable qui emprisonne le CO2.

«On sait, par plusieurs études de bâtiments, qu’on a presque toujours une réduction de gaz à effet de serre quand on utilise le bois par rapport à d’autres matériaux, soutient la conseillère technique de Cecobois, Caroline Frenette. Cet outil va permettre aux professionnels d’avoir, en 15 à 20 minutes, une évaluation rapide plus ciblée de cette réduction-là par rapport à un projet précis.»

Zone

Les granules de bois, un marché en croissance

MATANE – Si le marché des granules de bois est destiné à un avenir prometteur, le Québec ne possède pas moins un passé fort garant dans ce type d’énergie. La première usine québécoise de granules a été fondée il y a plus de 35 ans. De plus, l’Amérique du Nord et, en particulier le Québec, jouissent d’une longue tradition dans l’utilisation du bois comme source de chauffage.

Le directeur du Groupe granules du Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB) rappelle que, jadis, nos ancêtres chauffaient leur maison au bois. Aujourd’hui, les nouveaux équipements de chauffage répondent à des normes environnementales. «Les fabricants d’équipements de chauffage fabriquent des produits à haute efficacité avec de moins en moins d’émissions de particules […], souligne John Arsenault. En termes d’efficacité, ils sont plus productifs que les vieilles truies ou les vieux poêles à bois de nos grand-pères!»

Forêt à connaître

Chauffage à la biomasse: le cas de l’hôpital d’Amqui

AMQUI – Il y a dix ans, l’hôpital d’Amqui, dans La Matapédia, a converti son système de chauffage à la biomasse forestière résiduelle. En s’associant à la Coopérative forestière de la Matapédia qui en assume la gestion et l’approvisionnement, l’établissement devenait l’un des premiers au Québec à intégrer un tel modèle d’énergie pour se chauffer.

«On gère l’installation, explique le directeur général de la Coopérative forestière de la Matapédia, Simon Roy. On est l’opérateur de la chaufferie, on fait les entretiens, les réparations et toutes les manutentions qu’il y a à faire sur les appareils.»

Forêt à connaître

Utiliser biomasse forestière réduit l’empreinte carbone

Une mobilisation de tous les acteurs de l’industrie forestière permet, depuis plusieurs mois, de traiter de différents aspects de la forêt québécoise. Après l’aménagement, l’exploitation contrôlée et les défis technologiques, nous parlerons d’innovation et des prochains enjeux pour ce secteur d’activités. La forêt en général procure 60 000 emplois au Québec et génère un chiffre d’affaires de 19 milliards$. Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles pour mieux faire connaître la forêt d’ici. Prochain rendez-vous: le 2 novembre. 18e de 20.

MATANE – Utilisée comme source d’énergie pour le chauffage, la biomasse forestière offre plusieurs avantages environnementaux, surtout si on la compare au mazout ou au gaz naturel. C’est ce que soutient John Arsenault du Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB), pour qui la biomasse est une opportunité de développement et de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Zone

Qu’est-ce que la biomasse forestière?

MATANE - Selon Nature Québec, la biomasse forestière est un combustible utilisé pour la production d’énergie destiné au chauffage ou aux procédés industriels.

Au moment de la combustion, elle se présente principalement sous la forme de granules ou de plaquettes. Celles-ci proviennent de résidus forestiers (branches, rameaux et cimes, arbres non commerciaux ou arbres dégradés), de résidus de transformation (écorces, rabotures et sciures), de résidus de construction, de rénovation et de démolition (bois de démolition sans adjuvant, non contaminé). JOHANNE FOURNIER (COLLABORATION SPÉCIALE)

Forêt à connaître

Alliance entre CNC et RESAM: protéger les lots boisés contre les changements climatiques

RIMOUSKI – Conservation de la nature Canada (CNC) et le Regroupement des sociétés d'aménagement forestier du Québec (RESAM) unissent leurs forces pour informer, mobiliser et accompagner près de 29 000 propriétaires de lots boisés dans la gestion durable de leur forêt pour qu'ils puissent mieux faire face aux changements climatiques.

Pour le directeur général du RESAM, Marc Beaudoin, le projet est d'autant plus intéressant «parce qu'on a souvent mis en opposition l'aménagement forestier et la conservation de la nature». Or, les deux organismes ont signé un partenariat de deux ans renouvelable visant à faire comprendre l'importance des boisés privés dans le maintien de grands corridors forestiers reliant les Appalaches à la forêt boréale.

Pour y arriver, des outils seront mis à la disposition de ces propriétaires afin de bien saisir leur rôle dans la conservation d'espèces animales et végétales. L'initiative vise aussi les MRC, les municipalités, les réseaux d'intervenants locaux et les citoyens.

Le CNC et le RESAM prévoient qu'en raison des changements climatiques, les espèces sauvages du Québec migreront vers le nord de 45 km en moyenne aux dix ans. «Si la forêt change, l'habitat change aussi», fait Marc Beaudoin comme équation. Les corridors forestiers sont donc essentiels à l'adaptation aux bouleversements naturels de ces espèces.

En plus des 28 700 propriétaires de lots boisés, le RESAM compte 39 groupements forestiers pour 1,53 million d'hectares de lots boisés sous aménagement. Le chiffre d'affaires s'élève à 181 millions$.

Forêt à connaître

Pénurie de main-d'oeuvre dans le secteur forestier: Formabois lance une vaste enquête

Une mobilisation de tous les acteurs de l’industrie forestière permet, depuis plusieurs mois, de traiter de différents aspects de la forêt québécoise. Après l’aménagement, l’exploitation contrôlée et les défis technologiques, nous parlerons d’innovation et des prochains enjeux pour ce secteur d’activités. La forêt en général procure 60 000 emplois au Québec et génère un chiffre d'affaires de 19 milliards$. Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles pour mieux faire connaître la forêt d’ici. Prochain rendez-vous: le 19 octobre 17e de 20

RIMOUSKI – Comme dans plusieurs sphères de l'économie québécoise, la pénurie de main-d'oeuvre frappe durement le secteur forestier. Le phénomène ne s'améliore pas au fil des ans et prend des proportions encore plus dramatiques en région. Dans les prochaines semaines, Formabois lancera une vaste enquête pour mieux comprendre les besoins en main-d'oeuvre forestière.

Selon son directeur général, la pénurie de main-d'oeuvre est encore pire en région à cause de la population vieillissante et de l'exode des ruraux. La venue d'immigrants, qui pourraient pourvoir certains de ces emplois en région, choisissent majoritairement de demeurer dans les centres urbains. «L'aspect démographique n'aide pas la recherche de nouveaux travailleurs», en déduit Réjean St-Arnaud.

C'est à partir de ce constat que Formabois, en collaboration avec Services Québec, a entrepris de dresser un diagnostic de la situation dans les régions. «On a monté un questionnaire où on a identifié toutes les entreprises du secteur et des sous-secteurs avec tous les métiers de ces entreprises-là, explique M. St-Arnaud. On va lancer une vaste enquête […] pour avoir les informations précises.» Si les emplois liés à la forêt sont estimés à près de 60 000, le nombre de travailleurs du secteur de la transformation du bois est évalué, pour sa part, à quelque 28 000 répartis dans plus de 1 200 entreprises.

Forêt à connaître

Programme scolaire Faune: reconnecter les ados à la forêt

MONT-JOLI – Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a récemment annoncé, lors d'une visite à Mont-Joli, la création du programme scolaire Faune. L'un des objectifs avoué par ce nouveau programme est de reconnecter les adolescents à la forêt. Unique au Québec, le ministre souhaite que ce programme puisse être offert dans d'autres écoles.

Le programme d'études a débuté avec la rentrée scolaire dans les écoles secondaires Le Mistral de Mont-Joli et Paul-Hubert de Rimouski. Un total de 31 garçons et de 10 filles sont inscrits au programme. À Mont-Joli, les élèves ont la chance d'étudier dans l'environnement du Mistral sauvage, qui consiste en un mini-zoo créé par l'enseignant Claude Desrosiers. Selon lui, l'école Le Mistral est la seule à être dotée d'une telle classe.

Le parcours pédagogique a notamment pour but de donner le goût de la nature et du plein air. Il vise aussi à faire connaître les métiers liés à la faune et à la forêt. Le directeur des initiatives fauniques pour la Fondation de la faune du Québec y voit tout un défi d'intéresser les jeunes à la nature. «L'urbanisation, la sédentarité et l'avènement des nouvelles technologies ont créé une rupture avec la nature, soutient Sébastien Rioux. On passe plus de temps devant nos écrans qu'en forêt.»

Une forêt à connaître

SEREX: la science au service de la transformation des produits forestiers

MATANE – Outre les nombreuses utilisations que le bois peut suggérer, le Service de recherche et d'expertise en transformation des produits forestiers (SEREX) situé à Amqui, dans la Matapédia, dépasse les barrières de ce que peut offrir la ressource en proposant des solutions innovantes à l'industrie forestière.

Reconnu à titre de centre collégial de transfert de technologie affilié au Cégep de Rimouski, le SEREX compte 16 employés qui s'activent autour de quatre champs d'intervention: transformation du bois, chimie durable, biomasse énergie et écoconstruction.

Dans la transformation du bois, ce champ touche le séchage ainsi que le traitement du bois pour la préservation et la fabrication de panneaux composites. «Ce qu'on appelle la chimie durable consiste à savoir comment utiliser les molécules dérivées du bois pour en faire des produits chimiques plus écologiques et plus verts», explique le directeur scientifique, Papa Diouf.

Comment utiliser le bois comme source d'énergie? Voilà une autre sphère qui préoccupe les scientifiques et les techniciens du secteur de la biomasse. «On travaille beaucoup sur tout ce qui est combustion et chaleur en utilisant la biomasse forestière», mentionne M. Diouf. Puis, comment maximiser l'utilisation du bois dans l'enveloppe du bâtiment, voilà l'éternelle question servant de prémisse aux travaux du domaine de l'écoconstruction. «Ça touche le développement de nouveaux produits qui peuvent être intégrés dans le bâtiment, notamment les isolants et tout ce qui est relatif à la qualité de l'air que peut fournir un bâtiment», décrit le directeur scientifique du SEREX.

Une forêt à connaître

«Une forêt de possibilités»: changement de perception et de public-cible

MATANE – Dans la création de ses nouveaux outils développés pour la continuité de la campagne «Une forêt de possibilités», le Conseil de l’industrie forestière (CIFQ) et ses partenaires cherchent à faire changer l’image de la forêt façonnée par la population en général. La campagne réajuste également le public-cible.

«En gros, ce qu’on veut faire changer, c’est la perception envers la forêt et les gens qui l’utilisent, que ce soit pour y gagner leur vie ou pour y pratiquer des activités», explique le président-directeur général du CIFQ, Denis Lebel. Le défi est de taille puisqu’aux enjeux liés aux changements climatiques s’ajoutent l’augmentation considérable du coût de la fibre et le manque criant de main-d’oeuvre. Beaucoup d’efforts sont d’ailleurs investis dans plusieurs régions du Québec pour non seulement trouver des travailleurs, mais aussi pour valoriser les emplois liés à la forêt.

La campagne vise particulièrement les jeunes. «Nous pensons que les jeunes ont tous les éléments pour réfléchir sur l’apport de la forêt dans les changements climatiques et sur l’avenir de l’environnement du Québec, précise Denis Lebel. Ça va être pour nous très rentable d’un point de vue sociétal.»

Par ailleurs, si la campagne visait davantage un public urbain, le CIFQ s’est vite aperçu que le monde rural était généralement peu informé sur les impacts économiques de l’exploitation forestière ainsi que sur les activités récréatives en forêt ou les retombées générées par les chasseurs et les pêcheurs. Par conséquent, les nouveaux véhicules publicitaires viseront davantage cette clientèle.

Une forêt à connaître

250 ados découvrent les métiers liés à la forêt

MATANE – Quels sont les métiers liés à la forêt, comment identifier les arbres, quelles sont les propriétés physiques ou mécaniques du bois? Voilà autant de questions auxquelles ont pu répondre des intervenants de l’industrie forestière et des organismes du milieu de la forêt aux quelque 250 adolescents du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie qui ont participé, mardi, à l’événement «Viens vivre la forêt».

L’activité s’est tenue dans la forêt d’enseignement et de recherche du Centre de foresterie de l’Est-du-Québec situé à Causapscal, dans la Matapédia.

«Ça a très bien été, se réjouit le coordonnateur de l’Association forestière bas-laurentienne, Pierre Cornellier. On a eu une excellente participation des jeunes du secondaire ainsi que des exposants et animateurs d’ateliers qui ont présenté les différents métiers reliés à la forêt et aussi des dossiers reliés à la transformation du bois. Des exposants comme l’Université Laval et le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent ont donné des informations aux jeunes sur différents aspects du milieu forestier.»

Fait plutôt intéressant, l’animatrice de l’atelier «L’ingénieur forestier et l’ingénieur du bois» était une ancienne participante de l’événement «Viens vivre la forêt». Claudie-Maude Canuel avait fait son choix de carrière à la suite de l’activité. La jeune femme vient d’obtenir son baccalauréat en aménagement et environnement forestiers. Elle a débuté sa maîtrise en sciences forestières.

Cette journée, qui faisait un retour après deux ans de pause, s’adresse aux élèves de 3e, 4e et 5e secondaires, accompagnés de leur enseignant ou d’un conseiller d’orientation. Proposant seize ateliers pratiques et un circuit, l’activité est organisée par l’Association forestière bas-laurentienne, en collaboration avec l’Association forestière de la Gaspésie.


Une forêt à connaître

La campagne «Une forêt de possibilités» prolongée de deux ans

Une mobilisation de tous les acteurs de l’industrie forestière permet, depuis plusieurs mois, de traiter de différents aspects de la forêt québécoise. Après l’aménagement, l’exploitation contrôlée et les défis technologiques, nous parlerons d’innovation et des prochains enjeux pour ce secteur d’activités. La forêt en général procure 60 000 emplois au Québec et génère un chiffre d’affaires de 19 milliards$. Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles pour mieux faire connaître la forêt d’ici. Prochain rendez-vous: le 5 octobre 16e de 20

MATANE – Propulsée par le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et soutenue par 62 partenaires du Collectif pour une forêt durable, la campagne «Une forêt de possibilités» passe d’une durée de trois à cinq ans. 

Actuellement à sa troisième année, cette campagne sans précédent présentera de nouveaux concepts publicitaires pour la presse écrite et pour le Web, mais également de nouvelles capsules télévisées visant à démontrer le potentiel diversifié et durable du secteur forestier dans un contexte où l’environnement et les changements climatiques occupent l’avant-scène.

«Quand on a commencé cette campagne-là, il y a trois ans, pour mettre en valeur la forêt du Québec, on avait certaines prétentions qui, aujourd’hui, se confirment de plus en plus, mentionne le président-directeur général du CIFQ, Denis Lebel. On voit la tendance mondiale: il se plante pour des milliards$ d’arbres un peu partout. Notre stratégie repose sur le concept que la forêt est le meilleur outil pour combattre les changements climatiques.»


ZONE Une forêt à connaître

Jérôme Dupras: le cowboy scientifique

Ces derniers mois, nous vous avons présenté l’état des lieux, l’aménagement, l’exploitation contrôlée, les nouvelles technologies et la main-d’œuvre de l'industrie forestière du Québec. Comme celle-ci s’adapte aux réalités d’aujourd’hui, le Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles en mettant l’accent, cette fois, sur les changements climatiques et sur l’innovation dans le secteur forestier. Dernier de 15.

MATANE – Jérôme Dupras alterne entre sa guitare basse et son crayon de professeur à l’Institut des sciences de la forêt tempérée de l’Université du Québec en Outaouais. Le bassiste des Cowboys fringants manie aussi bien l’un que l’autre. Il trouve même son équilibre entre les deux.

«Ça a toujours été fait en parallèle, raconte le fondateur du populaire groupe au style folk-country et rock alternatif qui est titulaire d’un doctorat en géographie. J’ai un appétit pour la science et j’ai un plaisir fou à faire de la musique avec des amis. Il y a quelques années, entre mon bac et ma maîtrise, de 2002 à 2007, j’ai uniquement fait de la tournée parce que le groupe était vraiment en développement. Les études m’ont beaucoup manqué au terme de ces cinq ans.»

«J’ai repris les études graduées et, de fil en aiguille, ça m’a mené vers une profession qui a beaucoup de flexibilité, continue Jérôme Dupras. La carrière de professeur me permet de faire beaucoup de choses hors du bureau, sur la route. Donc, c’est compatible avec ma vie de musicien. Ça me comble totalement de pouvoir continuer à être créatif en art et en science!»

Fondation Cowboys fringants

Comme s’il n’en avait pas assez, le père de trois jeunes enfants préside la Fondation Cowboys fringants. «Cette fondation-là, c’est mon heureux mariage, estime-t-il. On fait des projets qui sont portés par nous et par d’autres artistes […] qui ont un ancrage dans la science. On développe des réseaux très structurés de scientifiques partout au Québec, qui nous aident à améliorer les projets qu’on fait, notamment sur le plan du reboisement. On a des programmes de plantation d’arbres qui sont en cours depuis le milieu des années 2000. Il y a des centaines de milliers d’arbres qu’on a mis en terre grâce à la Fondation. Il y a aussi […] cette idée d’accompagnement scientifique dans des projets […] qu’on veut se servir comme facteurs d’émulation pour les autres planteurs d’arbres, que ce soit l’industrie ou les pouvoirs publics.»

La Fondation Cowboys fringants mène de front un autre chantier: elle fait de l’initiation à la chanson dans les écoles secondaires du Québec, tout en donnant des ateliers de vulgarisation scientifique. «On fait un cycle de deux ans pendant lequel on choisit une thématique environnementale», explique le président de l’organisme. Ainsi, cette initiative a mené à la sortie, il y a deux ans, de l’album «Nos forêts chantées». 

«On va dans les écoles, on fait des conférences sur la thématique […], décrit Jérôme Dupras. Un parolier s’en va dans les classes et fait émerger un texte collectif des élèves […] qu’on remet à des collègues artistes qui le mettent en musique et l’interprètent. Au final, on a un album collectif qui est vendu et tous les profits vont à la cause qu’on porte. […] Pour nous, c’est un processus très fort parce que les élèves partent d’une page blanche, d’une méconnaissance du processus créatif en musique, puis leurs mots deviennent une chanson qui joue à la radio.»

ZONE Une forêt à connaître

Lutte aux changements climatiques: les ingénieurs forestiers sonnent l’alarme

MATANE – Dans la mouvance visant à éveiller les consciences sur l’urgence de se doter d’un plan de lutte aux changements climatiques, l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec (OIFQ) joint sa voix aux groupes de pression. Pour l’organisme professionnel, il y a urgence d’agir pour réduire les gaz à effet de serre. Les ingénieurs forestiers ont les connaissances et les compétences pour y contribuer. C’est le message qu’envoie le président de l’OIFQ, François Laliberté.

Selon lui, c’est la raison pour laquelle il faut faire de l’aménagement forestier. «La forêt peut jouer deux rôles, indique-t-il. Quand elle est sur pied et qu’elle pousse, elle capte le carbone et remplit d’autres rôles contre les changements climatiques: protection des sols et de l’eau, contrôle de la chaleur, biodiversité… Puis, quand on utilise le bois, comme c’est un produit renouvelable, on remplace des matériaux plus polluants et de l’énergie. On stocke le carbone plus longtemps que si l’arbre s’était décomposé.»

«Nous, là-dedans, on a le rôle d’équilibrer ces deux grands pôles-là parce que pour utiliser le bois, il faut le couper, continue M. Laliberté. Mais, il faut s’occuper que la forêt se régénère, qu’elle repousse et qu’on continue de bénéficier de tous les bienfaits de sa croissance. L’ingénieur forestier ne peut pas faire juste de la conservation; il faut qu’on aie de plus en plus des produits de substitution.»