Champions

Coco peut courir et cogner

On a mis Coco Johnson sous contrat pour sa vitesse. Pas pour sa puissance.

Sa vitesse devrait lui être fort utile au parc RCGT, un stade où il n’est pas facile de claquer la longue balle.

Cyclisme

Tétreault termine 32e en Allemagne

Juliette Tétreault se souviendra longtemps de ses premiers coups de pédales en sol européen.

L’athlète de Val-des-Monts a terminé 32e dimanche à l’épreuve féminine des moins de 23 ans de la Coupe du monde de vélo de montagne, à Albstadt, en Allemagne.

«Les conditions étaient très boueuses et glissantes, a-t-elle relaté via courriel.

«En plus, la boue collait au vélo et empêchait presque les roues de tourner vers la fin. Je suis chanceuse de ne pas avoir eu de bris mécanique.»

Tétreault, 20 ans, tirait tout de même un bilan positif de cette première sortie de l’Amérique du Nord. Elle avait déjà concouru en Coupe du monde, mais seulement au Québec, à Mont Sainte-Anne.

«C’était une belle expérience, a-t-elle dit de sa course en Allemagne.

«Je n’ai pas eu un super départ. J’étais prise à l’arrière plus lente ou qui faisait des erreurs, donc j’étais relativement à l’arrière du peloton. Par contre, je m’y attendais et j’ai remonté d’une vingtaine de positions tout au long de la course. C’était très chaotique avec les conditions que nous avions... je ne peux pas compter le nombre de fois que je suis tombée !»

Ce sera maintenant direction République tchèque où un autre départ en Coupe du monde l’attend.

L’élite internationale se donnera rendez-vous samedi à Nove Mesto Na Morave.

Rouge et Noir

Une défensive qui jappe et mord

Le quart-arrière vedette aime la défensive renippée à fort prix du Rouge et Noir. L’entraîneur-chef aussi.

«Je pense que je n’ai jamais vu une tertiaire aussi talentueuse que ça, lance Trevor Harris.

«Les joueurs en défensive sont explosifs et effectuent déjà de gros jeux. C’est beau à voir», ajoute Rick Campbell.

De quoi rassurer les amateurs après les deux premiers jours du camp d’entraînement regroupant recrues et vétérans à la Place TD. L’équipe de la capitale a provoqué seulement 22 revirements en 2017, le pire rendement à ce chapitre dans la Ligue canadienne de football (LCF).

Ottawa arrivait notamment au dernier rang avec 11 interceptions.

«J’en parlais justement à nos joueurs. Si tu es parmi les meneurs au chapitre des revirements et tu écopes de peu de pénalités, tu as de bonnes chances de gagner chaque match. Nous voulons que nos joueurs arrachent le ballon des mains de l’adversaire», explique Campbell.

Ça se voyait très bien dimanche. Même chose lundi.

Le Rouge et Noir n’a jamais été aussi agressif. Et aussi bruyant.

Visiblement, le directeur général Marcel Desjardins a réussi à modifier l’ADN de cette unité maintenant dirigée par le nouveau coordonnateur Noel Thorpe.

Il ne reste que quatre partants de la défensive de la saison dernière. Le maraudeur Antoine Pruneau, les demis de coin Jonathan Rose et Corey Tindal de même que l’ailier défensif Jonathan Newsome, ont conservé leur poste.

À moins d’un revirement, Kyries Hebert, Loucheiz Purifoy et Kevin Brown seront les nouveaux secondeurs tandis que Rico Murray et Josh Johnson compléteront la tertiaire.

Restera à trouver des plaqueurs. Lundi, c’était au tour de deux produits américains, George Uko et Mike Wakefield, d’être mis à l’essai.

«Je pense que Kyries donne le ton à cette défensive. Il ne cesse de courir, de crier et de refiler des conseils aux plus jeunes, souligne Harris.

«Je ne crois pas que nous avons déjà eu un leader de la sorte au camp d’entraînement auparavant. C’est plaisant de le voir en action.»

Hebert, c’est l’ancien joueur des Alouettes de Montréal qui a été libéré à la fin de l’hiver même s’il avait été finaliste au titre de joueur défensif de l’année dans la LCF. C’est le vétéran âgé de 37 ans qui ne ressemble en rien à un athlète dont la carrière tire à sa fin.

«Il est toujours le premier sur le ballon», mentionne Harris.

L’unique survivant des défunts Renegades d’Ottawa a été désigné joueur défensif le plus robuste selon un sondage mené par la LCF, plus tôt, ce printemps.

«Mon but, c’est que notre défensive soit la plus rude de la ligue et non uniquement moi», dit Hebert.

Plus loin, son coéquipier Antoine Pruneau avouait que ça frappait déjà fort au camp d’entraînement. Il y a des flammèches. «Ce n’est qu’une question de temps avant que ça explose, qu’on voit une bagarre», prédit-il.

Pruneau aimait entendre les louanges de Harris. Mais il a tenu à rappeler que le Rouge et Noir a déjà aligné une tertiaire redoutable en 2016.

«Nous avions quand même réussi cinq interceptions lors de notre victoire au match de la coupe Grey», fait-il valoir.

On se souvient de la suite. Plusieurs membres de cette défensive, de Forrest Hightower à Adbul Kanneh en passant par Mitchell White, ont abouti ailleurs pour une question de dollars. L’organisation avait alors pris un virage jeunesse qui avait été tout sauf payant.

«Je te dirais que nous n’avons jamais eu une défensive avec autant d’expérience depuis que je suis ici. Tu vois une différence. Il y a aussi beaucoup d’enthousiasme», avoue Pruneau.

Le camp d’entraînement du Rouge et Noir se poursuit mardi avec une séance ouverte au public de 8h30 à 11h55.

Fury

Crépeau poursuit sa magie

Un autre match du Fury, un autre jeu blanc de Maxime Crépeau. Mais surtout deux arrêts spectaculaires, coup sur coup, lors d’un tir de pénalité.

Une séquence impliquant le gardien québécois qui a été diffusée un peu partout. Que ce soit au petit écran ou sur les médias sociaux.

Ça se passait samedi soir en Caroline du Sud. Plus précisément contre le Battery de Charleston.

Crépeau a glissé à sa gauche à la 50e minute pour repousser le tir initial pris par Ataula Guerra. Puis il a sorti la jambe droite pour stopper le rebond redirigé par Nicholas Rittmeyer.

Deux arrêts qui ont permis au Fury de revenir à la maison avec la nulle de 0-0 et demeurer invaincu dans une quatrième partie consécutive.

« Ce fut un moment marquant du match », a avoué Crépeau, lundi, avant l’entraînement du Fury à la Place TD.

« Mais comme je dis depuis le début de la saison, mon rôle est de garder le match à zéro. L’équipe joue super bien devant moi. On a un beau bloc quand on est en bas du terrain. Les chances de marquer sont rares. Puis lorsqu’il y a un penality comme ça, je dois répondre. C’est dans mes mains. »

Et jusqu’ici, l’athlète de Greenfield Park, qui a été prêté au Fury par l’Impact de Montréal, ne déçoit pas. Il a blanchi l’adversaire lors des 373 dernières minutes de jeu.

Crépeau, 23 ans, dit avoir réagi « instinctivement » sur le tir de pénalité.

Habituellement, les gardiens du Fury vont passer en revue des vidéos des tireurs de l’équipe adverse avant une partie.

« Mais Charleston n’a eu aucun penality depuis le début de la saison. Je me suis fié à mes instincts », a-t-il raconté.

Ce dernier s’est aussi rappelé que Guerra s’était pointé devant lui quelques minutes auparavant.

Qu’il avait tenté une frappe à la gauche du gardien.

Puis il y avait le non verbal de l’attaquant du Battery.

« Je le regardais dans les yeux (avant le tir de pénalité) et il regardait vers le bas. J’avais l’impression qu’il s’en allait là », a relaté Crépeau, qui ne s’est pas trompé.

Ses coéquipiers ont tous défilé afin de le féliciter après ces deux arrêts. C’est sans compter les appels et courriels reçus après le match.

« J’ai eu beaucoup de messages de félicitations », a confirmé la nouvelle coqueluche du Fury.

« À la fin de la journée, on sort de là-bas avec un match nul. Je suis content qu’on a pu ramener un point à la maison (...) Notre préoccupation numéro un, c’est le classement. Il faut accumuler des points. »

Le Fury occupe le 14e rang avec une fiche de 2-4-3.

Charleston, lui, flirte avec le sommet. Tout comme le prochain adversaire à débarquer vendredi à Ottawa, le Steel FC de Bethlehem (4-4-2), qui se trouve en cinquième position.

Cette partie aura lieu pour une rare fois en soirée à la Place TD.

« J’ai hâte. Habituellement, nous jouons les samedis à 14h », a rappelé Maxime Crépeau.