Hockey junior

Les Cougars se trouvent des entraîneurs

Les Cougars de Vankleek Hill feront bel et bien campagne l’hiver prochain au sein de la Ligue de hockey junior de la Capitale nationale (LHJCN). L’équipe s’est déniché mercredi un personnel d’entraîneurs.

Pour l’équipe locale, il était minuit moins une cette semaine après le départ en bloc du personnel d’entraîneurs, dont l’entraîneur-chef ainsi que directeur général. Aucune personne ne s’était alors avancée pour prendre les rênes de l’équipe pour la prochaine saison.

LNH

Le Lightning ramène tout le monde à zéro

WASHINGTON — Alex Killorn a joué les héros en dénouant l’impasse à 11:57 de la troisième période pour permettre au Lightning de Tampa Bay de signer un deuxième gain consécutif, 4-2, devant les Capitals de Washington en finale de l’Association de l’est, jeudi soir.

Aidé surtout par la performance d’Andrei Vasilevskiy, qui a sauvé la mise à quelques reprises en se dressant devant les hommes de Barry Trotz, repoussant 36 des 38 tirs dirigés vers lui, le Lightning comble ainsi un déficit de 0-2 pour ramener les deux équipes à la case départ. 

«Il nous a sauvés, il nous a maintenus en vie, particulièrement en deuxième période», a reconnu Killorn.

Brayden Point a enfilé l’aiguille en plus de se faire complice d’un autre but. Steven Stamkos a également fait bouger les cordages en avantage numérique pour le Lightning, tandis qu’Anthony Cirelli a complété la marque dans un filet désert.

Dmitry Orlov et Evgeny Kuznetsov ont assuré la réplique pour Capitals. Dans la défaite, Braden Holtby a fait face à 19 lancers.

Ne voulant pas reproduire le même scénario que lors du match no 3, les Capitals ont rapidement fait soulever la foule lorsque Orlov a enfilé l’aiguille, à 4:28 du premier engagement. Après avoir été stoppé par Vasilevskiy sur son premier tir en provenance de la pointe, Orlov n’a pas lâché le morceau et a récupéré la rondelle pour la placer dans le coin supérieur gauche du filet.

Réplique rapide

Il aura toutefois fallu que 70 secondes au Lightning pour remettre les compteurs à zéro. Sur la séquence, Point a complété un tic-tac-toe savamment préparé par Yanni Gourde et Tyler Johnson pour faire 1-1. Il s’agissait de son septième but des séries.

Point a rappliqué quelques instants plus tard pour permettre aux siens de prendre les devants 2-1. Placé devant le but adverse, l’attaquant a repéré à la droite du filet son capitaine Stamkos, qui a battu Holtby à l’aide d’un tir sur réception.

Alors que les partisans semblaient impatients à Washington, Kuznetsov a redonné espoir aux siens en glissant le disque entre les jambières de Vasilevskiy pour niveler la marque 2-2.

Killorn a toutefois replacé le Lightning en avance, brisant l’égalité alors qu’il restait un peu plus de huit minutes à faire au match. Après avoir accepté la passe d’Ondrej Palat devant le but, l’ailier gauche a réalisé une belle feinte pour battre Holtby entre les jambières.

Jusqu’à maintenant, aucune équipe n’a remporté un match à domicile dans cette série. «Quand on joue à l’extérieur, notre jeu est plus simple et plus direct», a expliqué Killorn dans le vestiaire des siens.

Les deux équipes seront de retour en Floride, samedi soir (19h15), pour y disputer le match no 5.  Avec AFP

LNH

Les frénétiques fans des Jets envahissent Vegas

LAS VEGAS — Les partisans des Jets de Winnipeg sont arrivés à Las Vegas et entendent bien encourager leur équipe au cours de la série de troisième ronde, même à Sin City.

«Nous avons attendu toute notre vie pour que notre équipe se rende aussi loin en séries éliminatoires et là, vous ajoutez Las Vegas dans l’équation, c’est complètement fou», a révélé Chris Kirkwood à l’ombre du T-Mobile Arena.

Les Jets tirent de l’arrière 2-1 sur les Golden Knights de Las Vegas en finale de l’Ouest. Les deux équipes seront de retour au T-Mobile Arena vendredi (20h) pour y disputer le quatrième match de la série. Les Jets retrouveront par la suite l’avantage de la patinoire, dimanche, à l’occasion du cinquième duel.

«Je suis allé au match des Jets la veille, j’ai dormi trois heures, et j’ai sauté dans l’avion. Je suis passé par Vancouver et San Francisco», a raconté Mark Kuriata. «Je suis parti à 6h30 du matin, je suis arrivé à Vegas à sept heures le soir et j’étais au lit à neuf heures.»

Détenteur de billets de saison depuis que les Jets sont revenus s’installer à Winnipeg en 2011, Kuriata croit sincèrement que son équipe est devenue l’équipe des Canadiens. «Absolument, comment ne pas aimer les Jets. C’est le rêve d’une vie de pouvoir se rendre aussi loin en séries et d’avoir une chance de remporter la Coupe Stanley.»

WestJet s’ajuste

Habituellement, il n’y a pas des vols directs entre Winnipeg et Las Vegas tous les jours, mais la compagnie aérienne WestJet a ajouté un vol sans escale jeudi et dimanche, en plus de leurs horaires réguliers, en prévision du sixième match qui aurait lieu à Vegas si la série se poursuivait.

Vêtus de blanc, les supporters des Jets se sont mêlés à ceux des Knights devant l’amphithéâtre de Las Vegas avant le match numéro trois, mercredi. Pam Herda, qui est originaire de Winnipeg et qui vit maintenant en Californie, a mis le paquet en portant une perruque blanche, de grosses lunettes blanches et une robe blanche.

Malgré la bulle qui entoure l’équipe, l’entraîneur-chef des Jets, Paul Maurice, savait tout de même que la «Jets Nation» débarquait en ville. «Tout le monde y tire son plaisir. Sa petite histoire et ses petites soirées de bonheur.

«Et ceux qui sont assez chanceux pour pouvoir s’offrir un billet d’avion pour venir voir un match à Vegas, ils veulent que l’aventure se prolonge. Ils sont investis. Ils dépensent de l’argent et du capital émotionnel et s’ils peuvent s’offrir un petit séjour à l’extérieur pour encourager leur équipe, ils le font.»

Ronny Shubaty, son frère Bradon et Kim Carnaham sont arrivés à Sin City à l’avance en prévision du troisième match et ont passé quelques jours à se «prélasser aux abords de la piscine en prenant un verre», a raconté Ronny. «Tout ce que nous ne pouvons pas faire à Winnipeg», a admis Carnahan.

Bon pour la LNH

Shubaty a révélé avoir payé 270 US$ pour son billet pour le match no 3. Il croit que les succès de l’équipe à sa première année sur le circuit Bettman aideront certainement d’autres villes à s’investir dans le projet pour avoir une équipe de la LNH.

«Je ne pensais pas que Vegas se rendrait aussi loin. J’aime ça. Ce sont de bonnes personnes. Ils sont très drôles», a avoué Ronny. «Je crois que c’est bon pour la LNH. Seattle, Québec et quelques autres rumeurs, Kansas City. Ça pourrait certainement bien fonctionner pour eux.»

Le trio ne n’assistera toutefois pas au quatrième match et sera de retour à Winnipeg. «J’aime de la façon dont les Jets ont réussi à rassembler toute la population de Winnipeg», a souligné Brandon. «Vous voyez le logo de l’équipe partout, vous voyez des drapeaux sur les voitures partout. J’aime simplement la sensation. Nous sommes comme une grande famille.»

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FLEUR LE CHATOUILLEUR, WHEELER L'IMPERTURBABLE

Marc-André Fleury a fait découvrir un autre aspect de sa personnalité à Blake Wheeler. Au cours d’une mêlée derrière le filet des Golden Knights en fin de deuxième, mercredi, le gardien québécois a étiré la main gauche pour chatouiller l’oreille gauche de l’attaquant des Jets. «J’ai vraiment fait ça?» a demandé Fleury à la blague, feignant ne pas se souvenir de son geste. «Les caméras voient vraiment tout.»

Oui, elles sont partout, et les images du geste du gardien des Knights sont devenues virales sur les réseaux sociaux. «Je voyais les gars qui se battaient, j’ai juste voulu détendre l’atmosphère», a ajouté le souriant vétéran. Wheeler, qui avait perdu son casque et qui était dos à Fleury, n’a toutefois pas semblé du tout dérangé par cette petite «caresse».

L’attaquant des Jets, adossé et emprisonné à l’arrière du but des Golden Knights, ne s’est même pas retourné pour voir qui le chatouillait de la sorte, lui qui a continué à adresser des invectives à ses adversaires jusqu’à ce qu’il puisse se dégager de son inconfortable posture.

Champions

Une décennie dans la Can-Am

Règle générale, on peut répartir les joueurs des ligues indépendantes de baseball dans deux grandes catégories. D’un côté, il y a les jeunes, qui y voient un détour obligé sur le chemin des ligues majeures. De l’autre, il y a les vétérans qui cherchent à étirer leur carrière d’une saison ou deux.

Tous ces joueurs ont un point en commun. Ils ne restent généralement pas longtemps.

Il y a quand même des exceptions. Quand les Champions d’Ottawa sauteront sur le terrain pour disputer leur match inaugural, vendredi soir, Sébastien Boucher entreprendra une 10e saison dans la Ligue Can-Am.

«Je savais que les années commencent à s’accumuler. Dix ans, vous dites? C’est long», constate le vétéran cogneur franco-ontarien.

À 36 ans, Boucher continue de s’amuser.

«Pour moi, c’est une très bonne situation. Quand je me suis joint aux Capitales de Québec, au départ, je me disais que j’avais peut-être une chance de retourner dans le baseball affilié. Les Phillies m’ont offert cette opportunité, en 2011. Ça n’a pas fonctionné. Après, j’ai choisi de prendre la vie du bon côté.»

«J’aime le baseball. Je veux gagner ma vie grâce à mon sport. J’ai trouvé une façon d’y parvenir en faisant un peu de tout. L’hiver, j’ai mon académie. L’été, la Ligue Can-Am est là. C’est une situation idéale, vraiment. J’en profite au maximum.»

Boucher aime assez le baseball pour continuer de se fixer des objectifs élevés.

Il demeure, après toutes ces années, le frappeur le plus respecté dans le vestiaire des Champions. Ça ne lui suffit pas.

«Les dernières années, je dois reconnaître que je n’étais pas trop-trop satisfait», d’avouer celui qui a conservé une moyenne au bâton de ,296 en 2017.

«Je n’aime pas ça, compléter une saison sous la barre des ,300. Je ne suis pas un joueur comme ça. Je crois que je peux faire mieux.»

«J’essaie de prendre ça à la légère. Mes chiffres ne sont quand même pas mauvais. Je crois quand même que je suis capable d’en faire plus. Je vais certainement essayer de faire mieux, cette année», complète-t-il.

Bien connu

Voilà de bien belles promesses. Sur un terrain de baseball, l’ambition ne coûte rien.

Boucher comprendre quand même qu’il sera difficile pour lui d’améliorer ses statistiques.

Son ancienneté peut facilement devenir une lame à double tranchant. Dans la Can-Am, les gérants ont une espérance de vie plus longue que les joueurs. Ceux qui le côtoient depuis 2009 ont eu le temps de prendre des notes.

«Ils me connaissent tous. Ils ont tous leur approche. Ils savent tous comment m’affronter. C’est à moi d’apporter des ajustements et de trouver des situations que je peux exploiter à mon avantage.» Boucher a soutiré 70, 87 et 66 buts sur balles aux lanceurs adverses durant les trois premières années d’existence des Champions. Ça n’aide pas sa moyenne au bâton, mais ça démontre qu’il est encore capable de trouver des moyens d’atteindre les sentiers.

La santé sera un élément important.

Le match de vendredi, contre les Aigles de Trois-Rivières, sera le 289e de Boucher avec les Champions. Il ne s’est pas accordé beaucoup de repos, même s’il a composé avec une série de blessures au fil des ans.

«J’ai des petits bobos, ici et là. Ce n’est rien de bien sérieux. Je me sens en parfaite santé», dit-il.