Le gymnaste franco-ontarien d’Ottawa, Samuel Zakutney, représentera le Canada aux championnats du monde. L’événement aura lieu du 25 octobre au 3 novembre à Doha, au Qatar.

Zakutney s’élancera aux Mondiaux

Quand il ne se trouve pas à la palestre de Penn State, Samuel Zakutney prend place en salle de classe où il zieute deux baccalauréats. Un en génie biomédical, l’autre en génie mécanique.

« Je suis pas mal occupé », avoue le gymnaste franco-ontarien d’Ottawa, qui vient d’entamer sa troisième année à cette réputée université américaine 

Son horaire de fou vient drôlement d’être chamboulé dans les dernières heures. L’athlète qui fêtera samedi ses 20 ans a appris qu’il représentera le Canada aux championnats du monde de gymnastique à Doha, au Qatar, du 25 octobre au 3 novembre.

Tout ça à deux ans des prochains Jeux olympiques prévus à Tokyo.

« Ça signifie que je me rapproche de mon but ultime d’aller aux Jeux. Ce n’est plus juste de la fantaisie», se réjouit Zakutney, qui pratique la gymnastique depuis 15 ans. Ses débuts, il les a effectués au Centre de gymnastique d’Ottawa. Une équipe à laquelle il est encore identifié même si le jeune homme fait carrière maintenant dans la NCAA.

Au fil des ans, Zakutney a remporté son lot de médailles aux diverses compétitions nationales, que ce soit Élite Canada ou les championnats canadiens. Il a obtenu quelques affectations internationales en 2018, gagnant notamment une médaille d’argent à la barre fixe à la Coupe du monde de Mersin, en Turquie.

Aux Mondiaux, on le verra aussi à un autre engin auquel il excelle depuis son enfance, les barres parallèles.

«Mon but sera d’acquérir de l’expérience là-bas. J’ai hâte aussi de rencontrer des gymnastes que j’admire depuis mes débuts, que je regarde souvent sur vidéo. Maintenant, j’ai la chance d’être en compétition contre eux ! J’ai hâte aussi de voir comment l’équipe canadienne va se classer.»

Zakutney sera le bébé d’une formation «jeune» dont la majorité de ses membres vient à peine de franchir le cap de la vingtaine. Ses coéquipiers seront à Doha pour apprendre.

«La prochaine fois, je pense que l’équipe va faire beaucoup de dommage prédit le gymnaste, qui se dit en bonne santé.

«J’ai eu plus de bobos que les années précédentes. Mais je me suis bien reposé et je me sens bien et surtout prêt. Je me suis assuré de bien faire mes exercices de réhabilitation.»

Après les Mondiaux, ce sera le retour à Penn State. Un endroit que Zakutney adore.

Ce dernier a redécouvert ce plaisir que lui procurait la gymnastique à ses débuts.

«Nous avons 12 compétitions au lieu de quatre. Oui, c’est plus épuisant, mais j’ai appris à m’amuser beaucoup plus. Puis j’ai développé beaucoup ma confiance en compétition.»

Une confiance qui sera mise à l’épreuve dans trois semaines face à ses idoles au Qatar.