Le joueur de squash de Gatineau, Dominic Wren, s’est laissé choir sur la surface de jeu après sa victoire en finale du Junior Scottish Open, la semaine dernière. « Mon père a pleuré quand j’ai gagné, a-t-il reconnu. Moi aussi. »

Wren a bien terminé 2017

La magie des Fêtes, Dominic Wren connaît ça.

Le prometteur joueur de squash de Gatineau a causé une surprise, la semaine dernière, en gagnant l’Omnium junior d’Écosse. En route vers le titre, il a battu un favori après un autre.

« Je n’étais même pas censé de me rendre jusqu’aux quarts de finale... Et là, je gagne la finale. Je ne pouvais pas demander mieux pour finir l’année », a avoué l’athlète âgé de 18 ans au bout du fil.

En prime, Wren a vaincu le champion en titre Michael Andrews dans une partie qui s’est rendue à la limite de cinq manches (11-8, 11-9, 7-11, 10-12 et 12-10). Un affrontement qui a duré une heure et demie.

« Habituellement, un match va durer quarante minutes. Les gens là-bas disaient que ce fut la meilleure finale de l’histoire du Scottish Open... C’est pas mal le fun à entendre. »

L’Omnium écossais est l’un des événements majeurs en squash sur le circuit international junior.

« J’ai connu mon meilleur tournoi à vie », a reconnu sans surprise Wren, qui a célébré en se laissant choir sur le plancher de jeu lors du point victorieux.

« J’étais heureux de gagner, mais le premier sentiment que j’ai ressenti, c’était le soulagement. J’ai lancé un ouf... Il y avait tellement de pression en finale. »

Wren menait 10-7 et possédait trois balles de match lors du dernier set. Trois balles qu’il a échappées pour permettre à son adversaire de créer l’égalité.

« J’étais gelé. Je n’étais plus capable de tenir ma raquette. J’ai commis des erreurs. Je n’étais plus capable de penser tellement j’étais nerveux. »

Finalement, un amorti puis une erreur du champion en titre lui auront permis de sortir victorieux de ce duel épique auquel assistait le frère de Wren, son papa et un ami de la Saskatchewan.

Son père Steve a longtemps été un des bons joueurs sur l’échiquier international. Il défendait les couleurs de la Nouvelle-Zélande, son pays natal. Au début des années 1990, il était la 84e meilleure raquette mondiale.

Sa passion du squash a été transmise à ses enfants qui ont grandi en Outaouais, qui ont peaufiné leur technique à La Sporthèque.

« Mon père a pleuré quand j’ai gagné », a soutenu Dominic Wren.

« Moi aussi… », a-t-il confié du même souffle.

« J’ai une raquette de squash dans les mains depuis je suis né, ou presque, a-t-il imagé. Mon premier tournoi, je l’ai joué à l’âge de sept ans. »

Wren se trouvait à Birmingham lors de l’entrevue. Il participe cette semaine à un autre rendez-vous important, l’Omnium britannique junior.

« Ça va moins bien. C’est mon quatrième tournoi en un mois et je suis très fatigué. J’ai perdu deux matches que j’aurais dû gagner. »

Résultat, il se battra vendredi pour la... 70e place.

« C’est pas mal horrible. Ce n’est vraiment pas bon. Je suis très déçu. »

Dominic Wren n’avait qu’une chose en tête dans les dernières heures. « J’ai hâte de retrouver mon lit », a-t-il laissé tomber en riant.

Son résultat en Écosse aidera son classement mondial. Ça devrait lui permettre de percer le top-40.

Ça aidera aussi à la confiance.

Wren espère se qualifier en vue des championnats du monde juniors qui auront lieu en Inde au milieu de l’été. Pour y arriver, il devra connaître du succès à des tournois nationaux dans les six prochains mois, dont les sélections de l’équipe nationale en mai à Winnipeg.

Ses récents succès ont réjoui l’entraîneur-chef de Squash Outaouais. Lui-même un ancien joueur, Maxym Leclair mentionne que son club regroupe environ 50 raquettes d’âge junior, dont une dizaine pratique le sport de façon compétitive.