Michael Woods se souviendra longtemps de sa première participation au Tour de France qui a pris fin dimanche sur les Champs-Élysées.

Woods s’est senti « comme un gamin » au Tour de France

Michael Woods se souviendra longtemps de sa première participation au Tour de France qui a pris fin dimanche sur les Champs-Élysées. Il aura passé par toute la gamme des émotions lors des trois dernières semaines.

«Ce fut des montagnes russes d’émotions», a avoué Woods, qui a complété la Grande Boucle en 32e position au classement général, à une heure et 21 minutes du vainqueur Egan Bernal (Team Ineos). Son coéquipier chez EF Education First, Rigoberto Urban, a terminé septième.

«Je suis passé de rouler un peu dans le top-10 du classement général à chuter, me casser deux côtes, de penser que tout est fini, que je serais peut-être contrait à abandonner, à redevenir compétitif en course sans toutefois obtenir la victoire d’étape que je recherchais, a relaté Woods. J’ai quand même réussi à rebondir et donner la visibilité à ce maillot rose de notre équipe à l’avant du peloton.»

Woods était neuvième au classement général lors des sixième et septième étapes. Puis sa blessure l’a ennuyé et ralenti pendant presque 10 jours. On l’a vu batailler pour la victoire jeudi, terminant septième lors de la 17e étape.

Deux jours plus tard, le cycliste de 32 ans était encore dans le coup, se retrouvant dans une échappée à cinq hommes pendant plusieurs kilomètres avant de ralentir et prendre le 32e rang.

«Je peux aller m’étendre sur mon lit et penser à si telle ou telle chose s’était produite différemment. Mais ma performance ici m’inspire. Je veux vraiment participer à nouveau au Tour de France.»

Il peut dormir en paix. À moins d’une surprise, ses patrons d’EF Education-First feront appel à lui en 2020.

Woods avait gagné une étape du Tour d’Espagne l’an dernier en plus de gagner le bronze aux championnats du monde. Il ne fait que s’améliorer malgré la trentaine.

Ce dernier rêvait au Tour de France. Une première aventure qui l’a marqué.

«Que ce soit en raison des encouragements des spectateurs, le parcours en soi, la magie de la course ou l’appui des amateurs en provenance du Canada. Tout ça m’a inspiré», a-t-il raconté.

«Parfois quand tu es jeune, tu regardes un événement, tu imagines dans ta tête à quoi ça ressemblerait pour toi plus tard. Puis quand vient le temps de le vivre en tant qu’adulte, ce n’est pas aussi magique qu’anticipé. Je peux dire que le Tour a répondu à mes attentes à ce chapitre. Je me suis senti comme un gamin à nouveau à l’âge de 32 ans. Ce fut magique.»

Persévérance

Puis il y a eu cette autre confidence. Michael Woods avoue qu’il aurait «probablement» abandonné après sa blessure s’il s’agissait d’une autre compétition que le Tour de France.

«Je n’aime pas ne pas terminer une course. J’ai une bonne feuille de route à ce chapitre [...] C’était difficile de pédaler et respirer avec les côtes fracturées. La journée qui a suivi ma chute a été la plus difficile étape sur le vélo.»