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Michael Woods affirme bien récupérer de ses blessures subies lors du Tour de France.
Michael Woods affirme bien récupérer de ses blessures subies lors du Tour de France.

Woods se souhaite du temps chaud et une médaille aux Jeux

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Michael Woods s’avère tout sauf nerveux à six jours de la course sur route des Jeux olympiques prévue samedi en banlieue de Tokyo.

Pourtant, le cycliste d’Ottawa-Gatineau figure parmi les favoris pour donner une première médaille au Canada. Il avoue lui-même viser une place sur le podium.

«C’est un des avantages d’avoir participé au Tour de France. Ça ne diminue pas l’importance des Jeux, mais j’ai l’impression que c’est simplement une autre course. Puis je pourrais devenir papa d’un garçon à n’importe quel moment», souligne Woods, dont la conjointe attend la naissance d’un deuxième enfant la semaine prochaine.

L’athlète de 34 ans participait lundi soir à une visioconférence organisée par Cyclisme Canada.

«Je me sens bien. Je ne ressens aucun stress. Je suis juste excité de prendre le départ de la course.»

Woods se trouve dans la région de Tokyo depuis samedi. Il s’est retiré du Tour de France après la 18e étape afin de prendre la direction du Japon quelques jours plus tôt que prévu.

«Ce fut une aventure de 26 heures pour me rendre jusqu’ici», dit-il. Le trajet a compris à un certain moment «un transport long et dispendieux en taxi» vers l’aéroport de Toulouse.

Michael Woods croit que 15 cyclistes peuvent aspirer à une médaille à Tokyo.

Woods affirme bien récupérer de ses blessures subies lors du Tour de France. Il avait notamment été victime d’une chute lors de la 14e étape.

«J’avais été coupé profondément à un coude. J’ai dû prendre des antibiotiques (...) Ça fait maintenant une semaine depuis cet épisode. Je me sens mieux. J’ai roulé ici depuis mon arrivée. Mes jambes sont moins pesantes. Je me sens moins léthargique, même si je ressens encore les effets du décalage horaire. C’est bon signe.»

Ce dernier a pu s’entraîner chaque jour depuis son arrivée en sol nippon. La veille, il avait notamment effectué l’ascension du mont Fuji à deux reprises.

«Il y a un bon dénivelé. C’est un parcours qui convient à mes habiletés, surtout avec s’il fait chaud.»

Ça tombe bien pour Woods, qui a porté le maillot de meilleur grimpeur pendant une journée au Tour de France.

Les prévisions météorologiques indiquent du soleil et un mercure élevé en vue de la course sur route des hommes qui sera présentée samedi matin à 11h, heure de Tokyo, donc 22h vendredi soir à Ottawa. Initialement, il y avait possibilité de pluie.

Michael Woods croit que 15 cyclistes peuvent aspirer à une médaille à Tokyo. «Pour que je puisse connaître du succès, je dois souhaiter que la course soit ardue et qu’il fasse chaud», a-t-il dit.

«Avec la chaleur, certains gars vont exceller. D’autres vont trouver ça très dur.»

Woods avait terminé 55e à sa première aventure olympique en 2016, à Rio. Il affirme être un meilleur coureur, cinq ans plus tard.

«C’était vraiment une de pires saisons de ma carrière. Je m’étais cassé la main dans le milieu de la saison en plus de subir une fracture d’un fémur. Je n’étais pas à 100 % aux Jeux. En ce moment, je suis beaucoup plus fort.»

Ce dernier avoue que cette édition olympique est déjà bien différente en raison des contraintes reliées à la pandémie. «Je n’ai pas vraiment l’impression de me retrouver au Japon», souligne-t-il.

«Nous nous sommes dirigés directement vers l’hôtel à notre arrivée. C’est uniquement des cyclistes ici. J’ai l’impression d’avoir quitté le Tour de France pour me retrouver dans la même bulle de cyclistes que j’ai côtoyés au Tour. Nous pouvons uniquement sortir pour rouler en vélo. Nous n’avons pas le droit de nous arrêter durant notre randonnée. À moins de regarder les panneaux de signalisation en japonais ou de voir le mont Fuji, tu ne te sens pas au Japon.»