Le cycliste d’Ottawa-Gatineau, Michael Woods, vient tout juste de terminer son premier Tour de France.

Woods préfère Québec à la Vuelta

Michael Woods fait l’impasse sur le Tour d’Espagne afin de rentrer en Outaouais et rouler non loin de la maison.

Le cycliste d’Ottawa-Gatineau, qui vient de compléter sa première participation au Tour de France, a confirmé au Droit qu’il prendra le départ de la 10e édition des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal. Les deux épreuves inscrites au calendrier de l’UCI WorldTour auront lieu les 13 et 15 septembre.

«Je vais participer à la classique San Sebastian (en Espagne) ce week-end puis je vais me reposer et me préparer en vue des courses à Québec et Montréal. Je suis excité de rouler là-bas.»

Woods avait participé à l’édition 2013 des Grands Prix. «C’était mon baptême sur la scène internationale», s’est-il rappelé.

L’athlète âgé de 32 ans a passé beaucoup de temps au Québec à ses premiers coups de pédales après sa carrière en athlétisme.

«Ma première équipe continentale pour laquelle j’ai concouru était Garneau Québecor, a-t-il rappelé. Mon coach Paulo Saldanha habite à Montréal. J’ai souvent pédalé sur la voie Camilien-Houde.»

«Gagner une des courses à Québec ou Montréal serait un autre rêve qui deviendrait réalité.»

Woods a terminé 32e au classement général du Tour de France, qui s’est conclu dimanche. Il occupait notamment le neuvième rang à un certain moment.

Le cycliste de l’équipe professionnelle EF Education-First a pris le septième rang lors de la 18e étape, son meilleur résultat à sa première présence sur la Grande Boucle.

L’an dernier, Woods avait gagné la 17e étape du Tour d’Espagne. Ce qui laissait présager un retour à la Vuelta en 2019, qui sera disputée du 24 août au 15 septembre.

Certains participants du Tour de France ont déjà confirmé leur présence en sol espagnol, dont le champion du monde Alejandro Valverde et le Colombien Nairo Quintana, huitième au Tour de France.

«C’est une décision mutuelle de la part de l’équipe et moi de ne pas y être. J’ai expliqué à nos directeurs que je souhaitais rentrer au Canada et courir là-bas. Ils étaient d’accord.»

Michael Woods ne sera pas l’unique cycliste en rose au départ des Grands Prix de Québec et Montréal. EF Education-First y déléguera une équipe complète.

«Alberto Bettiol y sera. Il a gagné le Tour des Flandres cette année. Il a aussi déjà terminé quatrième à Québec», a expliqué Woods.

Bettiol sera le leader de l’équipe, mais Woods n’aura pas les mains liées devant les siens. «Je m’attends à ce qu’on me donne pas mal de liberté en course», a-t-il dit.

Sa dernière participation aux Grands Prix remonte à 2016, sa première année chez EF Education First, qui était alors appelé Cannondale. «Je n’étais pas en grande forme lors de cette édition. Je me remettais de blessures», a relaté Woods au bout du fil.

La discussion avec lui se déroulait mardi matin. Une journée durant laquelle l’ancien coureur de demi-fond multipliait les entrevues.

«J’en ai d’autres demain aussi», a-t-il précisé.

Ses patrons lui avaient accordé un congé complet lundi. Une journée qu’il a passée avec les siens.

«Ça fait du bien. J’avais tellement de membres de ma famille qui sont venus ici. Ma femme est venue me voir lors de la dixième et onzième étape. Mes parents et leurs meilleurs amis étaient présents lors de la 15e étape. Tout ce monde m’attend lors de l’arrivée dimanche à Paris. Il y avait aussi des amis, ma sœur, mon beau-frère, un neveu.»

Woods est revenu sur ce qu’il a trouvé le plus difficile lors des trois dernières semaines au Tour de France.

«Être loin de ma famille sur une base régulière. Il y a le stress du peloton, mais aussi les exigences médiatiques et bien sûr l’accident dont j’ai été victime. J’aime donner des entrevues, mais la demande était plus élevée qu’auparavant. C’est là que tu réalises à quel point c’est gros le Tour. Les gros joueurs médiatiques au monde s’intéressaient à moi, de la BBC à ESPN, Forbes et le Business Insider (...) Je suis fatigué.»

L’entrevue avec LeDroit s’est terminée avec une confidence. Woods s’est fait un devoir de collectionner les livrets de course de chacune des étapes du Tour de France.

«Je ne suis pas du type collectionneur. Je n’aime pas remplir ma maison de divers trucs. Je n’ai pas de chambre pour mettre en valeur des trophées. Ce n’est pas mon genre. Mais j’ai pris l’habitude de conserver les livrets de toutes mes courses. Si jamais je démarre un resto-café après ma carrière, je me dis que ces livrets feraient de la bonne lecture pour les clients !»