Le cycliste gatinois, Michael Woods a connu la saison la plus fructueuse de sa carrière en 2019.

Woods pense déjà à 2020

Son réservoir s’avère maintenant à sec. Michael Woods a remis les pieds en Outaouais dans la nuit de mardi à mercredi après avoir complété la plus longue et fructueuse saison de sa carrière en cyclisme.

L’athlète âgé de 33 ans a terminé deuxième dimanche lors de sa 65e et dernière journée de course de 2019. Ça se passait à la Coupe du Japon, une épreuve de 144,2 km.

« Je suis content du résultat.... oui et non. Je voulais gagner, mais un adversaire a été plus rusé que moi à la fin. C’est une deuxième place un peu amère », avoue Woods, heureux de revenir au bercail.

Ce dernier est fatigué. Il ne le cache pas. Puis on le sent dans le ton de sa voix.

« J’ai connu une saison plus longue que les autres participants du World Tour. Je suis le seul qui commencé dès janvier en Australie et qui a terminé presque en novembre. Habituellement, les gars font l’impasse sur le Tour Down Under au début de la nouvelle année. »

Sa décision d’accumuler tous ces kilomètres additionnels a toutefois été payante.

Woods a terminé septième à la 18e étape du Tour de France en juillet puis il a gagné la course de Milano-Torino tôt en octobre.

« Je suis très satisfait de la saison qui vient de conclure », a dit le cycliste d’Ottawa-Gatineau, qui vient de s’acheter une maison à Chelsea.

« J’ai raté quelques opportunités, mais j’ai terminé en force. J’ai terminé toutes mes courses, ou presque, dans le top 10 après le Tour de France. »

Woods n’a pu rallier le fil d’arrivée aux championnats du monde. « Parce qu’il faisait trop froid », a-t-il précisé.

Mais il a pris le deuxième rang à la Giro dell’Emilia, une cinquième position à la Il Lombardia en plus de terminer huitième au Grand Prix cycliste de Montréal. À cela s’ajoutent la victoire à la Milano-Torino et son titre de vice-champion au Japon.

« Si je ne m’étais pas cassé des côtes au Tour de France... », lance-t-il.

Woods croit qu’il aurait eu une chance de gagner une étape. Voir même terminer dans le top 10 au classement général.

Ce qui fait déborder la discussion sur la prochaine saison.

« Je vais prendre une approche différente en vue de 2020. Je vais commencer la saison plus tard, surtout avec la présentation des Jeux olympiques. »

Le cycliste de l’équipe EF Education First s’est déjà fixé trois objectifs précis. À commencer par les Jeux, qui auront lieu à Tokyo.

Woods zieute un titre. Ça explique pourquoi il tenait à participer à la Coupe du Japon, le week-end dernier.

« La journée après la course, je suis allé voir et étudier le tracé qui servira à la course sur route olympique. Ça sera un parcours très exigeant avec plusieurs montées abruptes. Je crois que c’est fait sur mesure pour moi », raconte-t-il d’un ton excité.

« Je veux aussi gagner une étape du Tour de France. Je peux y arriver si je demeure en santé. »

Et il y a ce podium qui se trouve dans sa mire aux Mondiaux de 2020, qui auront lieu en Suisse.

Encore là, Michael Woods a déjà fait ses devoirs.

« Ce parcours correspond à mes forces », dit-il.

Le principal intéressé passera trois semaines dans son patelin afin de remettre le cap vers l’Europe où il possède aussi une résidence.

On le verra notamment à l’avant-plan d’une campagne de financement ce samedi dans la région. L’événement nommé « Roulez avec Mike » est organisé par la Voie Verte Chelsea (VVC), promoteur d’un projet de sentier communautaire sur la voie ferrée.

Les gens pourront effectuer une randonnée de vélo familiale avec Woods dans Chelsea qui se terminera à l’Espace communautaire du chemin Mill. Le cycliste international offrira une courte présentation sur sa carrière en plus de répondre aux questions des participants.

« J’utilise le réseau de sentiers à Chelsea depuis mes débuts en cyclisme. Je le trouve essentiel. Ça permet aux gens de garder la forme tout en rencontrant d’autres personnes. Je compte revenir vivre à plein temps à Chelsea quand je prendrai ma retraite. »

Woods apportera un bémol, quelques secondes plus tard.

« La façon dont les choses vont pour moi en ce moment, je ne prévois pas une retraite avant au moins quatre ans », dit-il, lui dont le contrat le lie jusqu’en 2021 avec Education First.