La Vuelta avait mal commencé pour Michael Woods (gauche).
La Vuelta avait mal commencé pour Michael Woods (gauche).

Woods passe des derniers aux premiers à la Vuelta

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
La Vuelta avait mal commencé pour Michael Woods.

Le cycliste d’Ottawa-Gatineau avait été victime d’une chute lors de la première étape, mardi dernier, en Espagne. Il s’était retrouvé à la queue du classement, prenant le 157e rang à plus de 18 minutes du gagnant.

Surtout, on s’inquiétait pour sa santé, lui qui s’était cassé le fémur droit en mars.

Cinq jours plus tard, Woods a rassuré un peu tout le monde. Autant chez EF Pro Cycling que les mordus de vélo qui le suivent en Outaouais et ailleurs dans le monde.

Woods a terminé deuxième de la sixième étape disputée dimanche dans la pluie, le froid et le brouillard entre Biescas et Aramon Formigal. Seul le grimpeur espagnol Ion Izagirre, de l’équipe Astana, a croisé le fil d’arrivée avant lui après les 146,4 km prévus.

«C’était une journée très exigeante. Le parcours et ses dénivelés de même que les conditions météorologiques ont compliqué la donne, mais notre équipe a quand même bien roulé, a analysé Woods lorsque joint par Le Droit.

«Je suis un peu déçu de ne pas avoir gagné, mais j’aurai plusieurs autres opportunités dans les semaines à venir», a-t-il ajouté.

Ses adversaires et lui auront un premier congé ce lundi avant de reprendre l’action mardi pour la septième et des 12 étapes qui restent au calendrier d’ici le 8 novembre.

«Mon but demeure de remporter une étape tout en aidant mon coéquipier Hugh Carthy, qui est second en ce moment au classement général. En espérant que nous n’aurons pas plusieurs autres journées de la sorte», a soutenu Woods en faisant référence à la météo.

La température ressentie au départ était de six degrés Celsius. Ajoutez de la pluie, une chaussée glissante et une visibilité parfois gênante. Tout pour rendre les participants encore un brin plus nerveux pour ce Tour d’Espagne marqué par plusieurs chutes lors du coup d’envoi.

Michael Woods est revenu sur la sienne. Le cycliste âgé de 34 ans boitait un peu en se relevant mardi, ce qui avait fait craindre le pire. Ce fut plus de peur que de mal.

«Je n’ai pas vraiment subi de blessure, seulement quelques égratignures. Mon vélo par contre a été ruiné, a-t-il relaté.

«Ma chute est survenue à un endroit où la voiture d’équipe n’a pu me rejoindre qu’une fois le peloton était bien loin devant moi. C’est un accident malheureux puisque je pensais bien faire au classement général.»

Woods a déjà connu du succès à la Vuelta, remportant la 17e étape en 2018. L’année précédente, il avait conclu les trois semaines de compétition au septième rang derrière les Froome et Contador.

En ce moment, Woods se pointe au 56e rang du classement général qui compte un nouveau meneur. L’Équatorien Richard Carapaz (INEOS Grenadiers) s’est emparé dimanche du maillot rouge, qui était détenu auparavant par Primoz Roglic (Jumbo-Visma).

Le Québécois James Piccoli (Israel Start-Up Nation) est 105e après sa 145e position lors de la sixième étape.