Le cycliste gatinois Michael Woods souhaite que le retour dans la portion montagneuse lui soit favorable.

Woods garde espoir au Giro

Une violente averse de pluie s’est invitée à la 17e étape du Giro. Mais ce n’est pas la chaussée détrempée qui a fait rager le Gatinois Michael Woods.

Ce dernier a été embêté une fois de plus mercredi par des allergies saisonnières. Il a franchi la ligne d’arrivée au 81e rang, 35 secondes derrière le vainqueur, l’Italien Elia Viviani, qui s’imposait une quatrième fois depuis le début du grand tour.

«Je me sens pire qu’hier. Le taux de pollen est au-dessus de la moyenne cette année dans cette région-ci. Cela a eu un impact majeur sur mes capacités respiratoires, a déploré Woods dans un échange de courriels avec Le Droit.

«C’est très frustrant puisque j’ai de bonnes jambes en forme. De plus, plusieurs opportunités se sont présentées devant moi depuis le début de la course. Mais ces allergies ont affecté ma performance.»

Woods, qui avait terminé deuxième lors de la quatrième étape, n’a pu faire mieux qu’une neuvième position depuis cette visite sur le podium. C’était lors du trajet entre Praia a Mare et Montevergine di Mercogliano, il y a une semaine et demie.

Le cycliste de l’équipe EF Education First-Drapac occupe toujours le 18e rang au classement général à la conclusion de la 17e étape d’une distance de 155 kilomètres. Il accuse maintenant un retard de 12 minutes et 17 secondes sur le détenteur du maillot rose, le Britannique Simon Yates.

Woods, 31 ans, visait avant tout de gagner une étape au Giro en 2018. Il reste quatre étapes d’ici l’arrivée des cyclistes, dimanche, à Rome.

L’ancien coureur de demi-fond n’a pas relégué aux oubliettes cet objectif.

«J’ai perdu beaucoup de temps dimanche. Je compte de continuer en a perdre au classement général afin que je puisse en profiter par la suite pour m’échapper lors d’une des dernières étapes de la course. C’est pourquoi je n’ai rien forcé aujourd’hui», a-t-il expliqué.

Et les allergies dans tout ça ?

«J’espère qu’une fois que nous serons de retour dans la portion montagneuse, mes poumons se sentiront beaucoup mieux.»

Michael Woods aura été tout sauf chanceux depuis le début de la saison 2018. Il avait été victime d’un empoisonnement alimentaire notamment lors de sa première sortie en février au Tour d’Abu Dhabi.

Reste que la santé s’était replacée, qu’il avait refait le plein d’énergie à temps pour le Giro où sa formation l’avait désigné leader du groupe.

Woods avait terminé deuxième à Liège-Bastogne-Liège, une dizaine de jours avant de prendre le départ du Tour d’Italie.

Il s’agissait du meilleur résultat canadien à ce prestigieux rendez-vous.

«J’étais satisfait de la façon dont le Giro avait commencé pour moi. Sauf que cela a maintenant viré à la déception. Mais en même temps, je n’ai aucun contrôle sur la quantité de pollen qu’il y a dans l’air», a-t-il rappelé.