Woods a hâte

À la recherche d'une première victoire en presque deux ans, Tiger Woods peut au moins dire qu'il a l'expérience de son côté à St. Andrews.
Il s'est écoulé 20 ans depuis qu'il a foulé pour la première fois le «Old Course», à titre d'amateur à l'âge de 19 ans, mettant bien à profit le conseil qu'on lui a donné de frapper la balle loin et sur la gauche. Après avoir pris part à quatre tournois de l'Omnium britannique, et signé deux victoires, il a réalisé que ce n'était pas nécessairement le cas. Il y a des trappes de sable à éviter et de bons angles de frappe à trouver, et tout peut changer en raison du vent capricieux notoire.
Qu'il puisse renouer avec le succès cette semaine tiendra davantage à la qualité de son jeu, qui n'est pas si pitoyable qu'il n'y paraît, soutient-il.
«Je suis encore jeune. Je n'ai pas 40 ans, lance Woods, qui est à cinq moins de la fin de la trentaine. Je sais que pour quelques-uns d'entre vous, je suis rendu au bout du rouleau, mais je suis encore là devant vous. J'adore la compétition et de prendre part à ces tournois.»
C'est juste qu'il ne parvient plus à les remporter - son dernier triomphe dans les tournois du Grand Chelem remonte aux Internationaux des États-Unis en 2008 - et il arrive même rarement qu'il soit dans la lutte depuis qu'il a décidé l'an dernier de modifier son élan après avoir été éprouvé par les blessures.