William Bitten va terminer sa carrière dans la LHO en disputant la finale de la coupe J. Ross Robertson contre les Greyhounds de Sault Ste-Marie à compter de jeudi.

William Bitten en finale de la LHO

William Bitten n’a jamais été aussi excité à l’idée d’amorcer une série éliminatoire de sa carrière junior.

L’attaquant franco-ontarien a même fait preuve d’autodérision en entrevue au Droit mercredi.

« C’est la première année où je traverse la première ronde des séries ! D’habitude, à ce temps-ci de l’année, je suis de retour à la maison. Mon entraînement est déjà bien avancé en vue de la prochaine saison, puis je regarde la finale de la Ligue de l’Ontario (LHO) à la télévision. Là, je vais jouer dedans ! »

Les Bulldogs de Hamilton, champions de la conférence de l’est, affronteront les Greyhounds de Sault Ste-Marie, champions de la conférence de l’ouest, en finale de la coupe J. Ross Robertson à compter de jeudi.

L’attaquant de 19 ans a été plus loin dans son analyse de la finale.

« Nous sommes une bande de perdants ! Il n’y a personne dans notre équipe qui a déjà gagné quelque chose dans notre ligue. Les Greyhounds ont plusieurs champions dans leur équipe. Je pense que nous aurons plus faim qu’eux. Nous n’avons peut-être jamais rien gagné, mais nous avons plusieurs joueurs qui ont signé des contrats de la LNH cette année. C’est notre dernière chance de gagner et d’aller à la coupe Memorial par la suite. »

William Bitten a lui-même signé son premier contrat avec le Canadien de Montréal il y a quelques semaines. Huit joueurs des Bulldogs ont été repêchés par des clubs de la LNH.

Les Greyhounds alignent aussi huit joueurs sélectionnés à l’encan de la LNH en plus de compter le défenseur ottavien Jacob LeGuerrier (17 ans) dans leurs rangs.

« Ça devrait être très serré comme finale. La saison régulière ne veut rien dire, mais pour ce que ça vaut, nous avons divisé notre série de deux matches cette saison », a ajouté Bitten, qui a récolté neuf points en 15 matches des trois premières séries gagnées par les Bulldogs.

Ceux-ci misent sur quatre trios capables de marquer des buts. Les Greyhounds ont toutefois plus de joueurs vedettes. Morgan Frost (112 points) a été le deuxième meilleur marqueur de la ligue cette année. Boris Katchouk et Taylor Raddysh (85 et 83 points) auraient pu atteindre le plateau des 100 points s’ils n’avaient pas représenté l’équipe canadienne au Championnat du monde junior pendant le temps des Fêtes.

« Les Greyhounds ont plus de joueurs étoiles, mais ils comptent beaucoup sur leurs deux premiers trios pour marquer des buts. Notre attaque vient de tout le monde », dit Bitten, qui termine sa quatrième saison dans la LHO.

Club de 116 points
Son club a remporté chacune de ses trois premières séries en cinq matches. Les Greyhounds, meilleure équipe de la Ligue canadienne avec 116 points en saison régulière, ont eu plus de difficulté à traverser la conférence de l’ouest.

Ils viennent de disputer deux séries éreintantes de sept matches où ils ont triomphé en prolongation dans le match ultime.

« J’aurais préféré affronter Kitchener (de l’espoir des Sénateurs d’Ottawa Logan Brown) parce qu’ils jouent dans le meilleur amphithéâtre de la ligue, mais dans les deux cas, c’était de bons clubs. Nous sommes plus reposés. Notre dernière victoire contre Kingston était savoureuse parce que nous avions perdu en prolongation du septième match contre eux l’an dernier. C’était la première fois que je participais aux séries. Nous avions laissé filer une avance de 2-0 dans cette série, alors tout le monde est content à Hamilton. Nous avons attiré 8000 personnes à notre dernier match. »

Historiquement, la conférence de l’ouest est toujours plus forte dans la LHO. Leurs clubs ont enlevé neuf des 10 derniers championnats, mais Bitten se balance de l’histoire.

« Personne n’est au courant de ça chez nous. Nous sommes champions de nos conférences. Tout peut se produire dans les séries. »