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Isabelle Weidemann a longtemps hésité avant de dire «oui» à la Coupe du monde sur longue piste.
Isabelle Weidemann a longtemps hésité avant de dire «oui» à la Coupe du monde sur longue piste.

Weidemann change d’idée et patinera aux Pays-Bas

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Isabelle Weidemann a longtemps hésité avant de dire «oui».

Non, la multiple médaillée en patinage de vitesse n’avait pas reçu une demande en mariage. Mais la question s’avérait tout aussi importante pour sa santé et son avenir sur la glace.

L’Ottavienne de 25 ans a finalement accepté de se rendre dimanche aux Pays-Bas afin de concourir dans la bulle de Heerenveen où se dérouleront deux étapes de la Coupe du monde sur longue piste. Les championnats du monde y seront également présentés.

«Pendant un bon bout de temps, c’était un solide non dans ma tête», a avoué ce produit des Concordes de Gloucester avant son départ vers l’Europe dans les dernières heures.

«Je n’avais pas l’intention de participer à tout ça en temps de pandémie. Puis j’ai commencé à obtenir plus d’informations sur les protocoles sanitaires qui seront en place. Je me suis remise en question. Une journée, c’était oui, une autre c’était non. J’avais de la misère à me brancher.»

Weidemann a pris sa décision durant le temps des Fêtes après avoir tout analysé.

«Ça me semble que ça sera plus sécuritaire que certaines autres bulles dans d’autres sports qui ont été victimes d’éclosion. Puis le fait que les dirigeants de Patinage de vitesse Canada se montrent très flexibles a aidé. Si je change d’idée en arrivant là-bas, ils acceptent de nous renvoyer à la maison.»

Ajoutez à cela que Weidemann tenait à patiner et surtout concourir à un an des Jeux olympiques. L’anneau de Calgary est fermé jusqu’en mai en raison de bris mécanique.

Les membres de l’équipe canadienne ont été barouettés à gauche et à droite depuis l’automne afin de s’entraîner. Tantôt, c’était dans un centre en Colombie-Britannique puis ces dernières semaines, ils patinaient sur un ovale extérieur à Red Deer.

«Ça serait une erreur pour moi d’attendre à la prochaine saison pour disputer des courses. Surtout que je ne sais pas ce que je vais faire après les prochains Jeux, qui pourraient bien être mes derniers... J’approche déjà la fin de ma carrière et j’aimerais bien être à mon meilleur à Pékin en 2022.»

Surtout que Weidemann sera une des favorites pour une médaille ou deux aux Jeux olympiques en compagnie d’une autre patineuse d’Ottawa, Ivanie Blondin. À sa cinquième saison sur la scène internationale senior l’hiver dernier, elle a gagné quatre médailles en Coupe du monde, dont deux d’or au 3000 m.

«Ce n’était pas mes meilleures courses. Donc je sens que je suis capable d’aller encore plus vite. Je sais aussi que je ne suis plus la négligée. Je suis maintenant une vétérante sur le circuit. J’ai participé à mon lot de compétitions. Je veux m’assurer être au sommet de mes capacités lors des prochains Jeux. Si ça signifie que je gagne une médaille, ça sera encore mieux.»

À PyeongChang, Isabelle Weidemann avait terminé septième au 3000 m et sixième sur 5000 m. Elle avait frôlé le podium à la poursuite par équipe féminine, prenant le quatrième rang.

«Je ne m’en vais pas dans la bulle aux Pays-Bas avec l’idée de rivaliser avec les autres filles. Ce n’est pas réaliste. Nous n’avons tout simplement pas eu les conditions idéales au Canada cette saison pour peaufiner notre technique de patinage. Mais en même temps, ces courses nous permettront de renouer avec l’ambiance de la compétition. Puis nous aurons aussi accès des blocs de temps de glace pour nous entraîner. Ça, c’est très intéressant.»

L’aventure dans la bulle de Heerenveen pourrait s’étendre jusqu’à la mi-février si Weidemann et les autres patineuses canadiennes réussissent à se qualifier en vue des Mondiaux.

La principale intéressée sait déjà ce qui l’attendait à son arrivée à l’aéroport. «Un premier test de dépistage à la COVID-19 puis direction vers notre hôtel pour un confinement en attendant les résultats et de passer un second test», a-t-elle expliqué.

«Par la suite, nous serons limités à l’hôtel, l’aréna et des déplacements planifiés en vélo. C’est tout.»