L'entraîneur-adjoint de l'équipe canadienne de volley-ball masculin, Vincent Pichette

Volleyball: Pichette quitte Équipe Canada

La belle aventure de Vincent Pichette au sein de l'équipe canadienne masculine de volleyball tire à sa fin.
Le Gatinois âgé de 44 ans délaissera ses fonctions d'entraîneur adjoint à la fin du mois d'avril. Il dirigeait aussi à temps plein le centre d'entraînement national situé en Outaouais.
«Ça fait huit ans que je fais ça. J'ai besoin de prendre une petite pause et puis de chercher de nouveaux défis», a avoué Pichette, qui s'occupait du programme de volleyball des Griffons du Cégep de l'Outaouais avant d'être recruté par Volleyball Canada au printemps 2006.
Son ami Glenn Hoag, qui avait été nommé entraîneur-chef deux ans et demi auparavant, en avait fait son homme de confiance lorsque l'équipe nationale a décidé de déménager son domicile de Winnipeg à Gatineau. Ce dernier a quitté la barre de la formation après les Jeux olympiques en août dernier à Rio.
Le Français Stéphane Antiga prendra la relève à la tête du programme en mai. Il a choisi l'ancien libéro Dan Lewis, qui habite maintenant Cantley, afin d'être son bras droit. L'instructeur-chef des Carabins de l'Université de Montréal depuis deux décennies, Georges Laplante, sera le second adjoint.
«Ça prend un renouvellement pour continuer à progresser», a reconnu Pichette, qui a avoué que les trois dernières années ont été «exigeantes».
Le Canada, a-t-il rappelé, a participé aux championnats du monde, puis à la Coupe du monde et enfin aux Jeux olympiques en 2016 pour la première fois en xx ans. C'est sans compter les activités de la Ligue mondiale dans laquelle l'équipe a réussi à accéder au groupe 1.
«Lors du camp de sélection, tu dors probablement quatre ou cinq heures par nuit. Tu as 60 gars à évaluer », a montré Vincent Pichette en exemple.
«Je suis extrêmement fier de ce que nous avons accompli. Le nouveau groupe va pouvoir poursuivre le travail. Les structures sont déjà bien en place.»
Sa décision de passer à autre chose s'avère bien mûrie.
«Ça fait un bout que j'y pense, que je sais que l'échéance s'en vient. Ça fait huit ans que je fais internationalement. Glenn, ça faisait 10 ans. C'est rare que tu sois impliqué aussi longtemps. Je considère que j'ai été chanceux et privilégié.»
Pichette avait déjà travaillé aussi en 2000 en tant qu'entraîneur adjoint de l'équipe canadienne paralympique. Une formation qui avait réussi à gagner la médaille d'argent aux Jeux à Sydney.
Sa feuille de route étoffée pourrait bien attirer l'attention d'un programme de volleyball universitaire masculin au pays. La porte n'a pas été fermée à un éventuel séjour dans les rangs pros en Europe.
«J'ai besoin de prendre un peu de recul en ce moment, de reprendre mon souffle», a répété Pichette.