L’équipe canadienne de volleyball dirigée par Stéphane Antiga a repris l’entraînement au Centre sportif de Gatineau.

Volleyball: l’été chargé d’Équipe Canada

Éparpillés à travers l’Europe de l’automne au printemps, les membres de l’équipe nationale masculine de volleyball ont recommencé à prendre leurs aises à leur domicile estival, le Centre sportif de Gatineau.

Volleyball Canada ayant renouvelé son bail à cet endroit pour quatre autres années, l’équipe dirigée maintenant par Stéphane Antiga – successeur du Gatinois Glenn Hoag l’an dernier – amorce tranquillement ses préparatifs pour un été chargé, qui culminera par une participation aux Championnats du monde en septembre prochain, en Bulgarie et en Italie.

L’équipe est à mi-chemin du cycle olympique de quatre ans qui mènera aux Jeux de Tokyo en 2020, et l’ajustement à un nouvel entraîneur devrait être terminé maintenant.

« Nous avons repris l’entraînement il y a une semaine et ça s’est bien passé, même s’il manque encore quelques joueurs. Nous avons cinq ou six joueurs qui sont encore en Europe, soit qu’ils ont fini leur saison il y a quelques jours, soit qu’ils sont rendus loin en séries. Ils vont nous rejoindre progressivement, mais on peut bien travailler avec les joueurs qui sont de retour et ceux de l’équipe nationale B. Il y a un bon niveau, une bonne ambiance, et la motivation est au rendez-vous, donc ça se passe très bien », racontait Antiga lors du passage du Droit à un entraînement plus tôt cette semaine.

L’équipe ne s’éternisera pas longtemps à Gatineau puisqu’elle doit prendre le chemin de la Pologne la semaine prochaine (du 17 au 22 mai) pour une tournée de préparation à la nouvelle Ligue des nations de volleyball, qui vient remplacer l’ancienne Ligue mondiale.

« C’est une formule différente, il y a un nouveau nom, mais ça reste comme la Ligue mondiale, avec la seule différence que c’est plus long, ça dure cinq semaines (à raison de trois matches par fin de semaine). donc 15 matches en tout. C’est beaucoup de voyages et de matches. Ça va être important que tout le monde soit capable de jouer parce que je ne pense pas qu’il y ait trop de joueurs qui seront capables de jouer les 15 matches », souligne Antiga, ancien joueur professionnel de 42 ans qui a dirigé l’équipe nationale polonaise avant de succéder à Hoag.

La « saison régulière » de la Ligue des nations va se dérouler du 23 mai au 24 juin, avec un arrêt à la Place TD d’Ottawa du 8 au 10 juin alors que l’Australie, l’Allemagne et les États-Unis, médaillés de bronze des Olympiques de Rio en 2016, seront les adversaires des Canadiens. Une finale est ensuite prévue à Lille, en France, du 2 au 8 juillet.

« On va se servir de cette Ligue des nations pour tirer des conclusions, faire des rapports et des analyses, puis travailler pour s’améliorer après s’être comparés aux meilleures équipes au monde. Tout cela nous menant aux Championnats du monde, alors que notre pool sera en Bulgarie », note Antiga.

Celui-ci pense maintenant bien connaître ses effectifs. « La première saison, c’était la découverte. La découverte des joueurs et d’un programme mis en place par Glenn Hoag qui est vraiment très bien organisé. Il n’y a pas énormément de monde qui travaille ici, mais tout le monde travaille très bien et nous avons de très bonnes conditions ici à Gaitneau. C’est un programme très important pour le développement du volley. On a de plus en plus d’athlètes qui jouent à un haut niveau en Europe, ce qui est très important. Les joueurs canadiens sont mieux considérés qu’avant, ils peuvent aller dans de bonnes équipes. Si l’équipe n’est pas au complet actuellement, c’est bon signe. C’est dire qu’ils jouent en demi-finale ou en finale », dit-il.

La formation canadienne devra se débrouiller pour la majeure partie de l’été sans un de ses piliers, Sharone Vernon-Evans, qui a dû être opéré pour une fracture de stress à un tibia. « On espère le retrouver pour les Championnats du monde », indique Antiga.

L’année prochaine, l’équipe nationale masculine amorcera ensuite le long processus de qualification en vue des J.O. de Tokyo, elle qui avait terminé à égalité avec la Pologne à Rio il y a deux ans.

Une bonne saison en Italie pour Hoag

Nicholas Hoag est de retour dans sa ville natale après une autre expérience dans un circuit professionnel européen.

Le Gatinois de 25 ans a porté les couleurs du club Diatec Trentino, à Trento dans le nord de l’Italie. 

Nicholas Hoag

La « SuperLega » est considérée comme une des meilleures ligues sur le Vieux Continent, sinon au monde. Il en était à sa première saison avec cette équipe, après avoir joué à Milan l’année précédente, ainsi qu’en France auparavant.

« On a perdu en demi-finale contre la grosse équipe en Italie (Sir Safety Conad Perugia, éventuels champions), on a fait de bons résultats contre eux, c’était un trois de cinq et nous avons perdu le cinquième match. J’ai eu une bonne saison, j’ai joué pas mal. C’était ma première année et ils m’ont demandé si je voulais y retourner l’année prochaine. Je vais décider ça dans la prochaine semaine », a raconté Hoag au Droit.

« Ça a vraiment été une bonne expérience, c’est une grosse ligue, un bon club. J’étais vraiment content là-bas. En Italie, c’est probablement la meilleure ligue au monde. C’est du gros, gros volleyball. En jouant là, tu prends de l’expérience et tu t’améliores de jour en jour. Je pense avoir pris une bonne coche cette année et j’espère en prendre une autre si j’y retourne », ajoute-t-il.

Hoag ramène cette expérience avec l’équipe nationale canadienne, dont il fait partie depuis 2013. Il est prêt pour une bonne saison estivale avec celle-ci. « Les Championnats mondiaux sont le gros objectif de l’été, et il y a la Ligue des nations avant ça qui est un autre step à prendre en tant qu’équipe. On a eu de bons résultats l’été passé, donc on va essayer de continuer sur cette longueur d’onde-là », dit-il.

Hoag a dû s’ajuster à travailler sous les ordres d’un nouvel entraîneur, Stéphane Antiga, qui a pris la relève de son père Glenn. Une transition qui s’est faite en douceur, dit-il. « Ça fait différent, mais j’ai eu plein de coachs pour qui j’ai joué, ils ont tous leur philosophie. Stéphane, c’en est une autre, mais elle est similaire à celle de Glenn, donc c’est une adaptation assez facile », affirme Nicholas Hoag.