L’entraîneur-chef de l’équipe canadienne de volley-ball, Stéphane Antiga.

Volley-ball: le Canada rate son but

Ses joueurs sont rentrés à Gatineau dans les dernières heures. Stéphane Antiga, lui, se trouve déjà en Pologne où il dirigera dans les prochains mois la formation professionnelle AZS Politechnika Warszawa.

«Pas de repos pour moi. Nous commençons déjà à disputer des matches hors-concours cette semaine», racontait-il, mercredi, au bout du fil.

Le Français Antiga vient de compléter sa deuxième saison à la barre de l’équipe nationale de volley-ball masculin du Canada, dont le domicile se trouve en Outaouais. Sa troupe a terminé son parcours au Championnat du monde avec une victoire dimanche contre la Bulgarie, le pays hôte de l’événement.

Un gain qui lui a assuré le deuxième rang de son groupe dans cette deuxième ronde du tournoi. Seules les équipes en tête de leur pool passaient au tour suivant.

Au classement général, le Canada termine septième avec cinq gains et trois revers, à égalité avec la Belgique. Il avait aussi dû se contenter de la septième position cet été lors de la Ligue des nations, dont quelques matches s’étaient déroulés à la Place TD.

«Notre objectif chaque fois était de terminer parmi les six premiers. On peut dire que nous avons échoué», se désolait Antiga.

Le Canada, qui avait vaincu la France et l’Italie en Ligue des Nations, n’a pu refaire le coup aux championnats du monde. Il a perdu contre la formation française de même que le Brésil, numéro un mondial.

«Nous avons eu des occasions contre ces deux favoris. Mais en même temps, même une victoire contre une de ces équipes n’aurait pas été suffisante pour nous permettre de passer au troisième tour. Je sors avec peu de regrets.»

C’est que le Canada s’est pointé amoché aux Mondiaux en sol européen.

Plusieurs joueurs traînaient des bobos. À cela s’est ajoutée l’absence du passeur titulaire d’Équipe Canada, T.J. Sanders. Des problèmes au dos l’ont empêché de jouer et même s’entraîner avec ses coéquipiers dans le dernier mois.

«C’est difficile de s’entraîner et jouer dans une compétition de la sorte avec un seul passeur», rappelait Antiga, qui aura été privé de l’option du double changement en Bulgarie.

L’unique remplaçant de Sanders, Jay Blankenau, avait déjà évolué sur la scène internationale. «Mais c’était la première fois qu’il était aux commandes d’une équipe pour une si longue période et dans une compétition si prestigieuse. Il a fait du bon travail», précisait le coach.

Antiga compte prendre le temps d’analyser et surtout comparer le Canada aux équipes meilleures que la sienne.

«Nous pouvons battre n’importe quelle équipe. Mais il faut le faire de façon constante», pouvait-il déjà conclure.

Le Canada compte travailler sur la qualité de ses services en vue de 2019, une année cruciale. Ce sera le début des qualifications olympiques qui s’annonceront plus difficiles qu’en 2015.

«Nous attendons de voir le calendrier. Il va falloir battre une des grosses équipes pour gagner le championnat continental qui assure une place aux Jeux.»

Cette formation, ce sont les États-Unis, qui ont justement vaincu les joueurs canadiens en Bulgarie.