Les Flyers d'Alain Vigneault risquent l'élimination jeudi soir.
Les Flyers d'Alain Vigneault risquent l'élimination jeudi soir.

Vigneault toujours en contact avec Bowness

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Alain Vigneault ne se tient peut-être pas au courant de ce qui se passe dans le reste du monde, mais il sait exactement ce qui se passe dans la bulle d’Edmonton.

Alors que ses Flyers de Philadelphie sont demeurés en vie dans celle de Toronto avec leur gain en prolongation de 4-3 mardi soir contre les Islanders de New York, forçant la tenue d’un sixième match jeudi, l’entraîneur gatinois a révélé en réponse à une question du Droit qu’il est en contact quotidien avec Rick Bowness, l’entraîneur-chef des Stars de Dallas.

Les deux vétérans hommes de hockey sont de grands amis, alors que Bowness a été l’adjoint de Vigneault pendant sept saisons à Vancouver, amenant les Canucks jusqu’en finale de la coupe Stanley en 2010.

Les amateurs de hockey de la région de la capitale se souviennent évidemment que c’est Bowness qui avait été le premier entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa lors de leur retour dans la LNH en 1992. Il avait alors donné sa première chance à Vigneault dans la grande ligue, l’embauchant comme assistant-entraîneur après six saisons dans la LHJMQ, les cinq dernières avec les Olympiques de Hull.

«Comme toutes les personnes qui sont dans la bulle présentement, à part de travailler, la seule chose qu’on a à faire, c’est de regarder du hockey. Moi et Rick, on est des amis de longue date, donc pratiquement à tous les jours, on se texte et puis on se parle de nos situations, donc il n’y a aucun doute que je suis très au courant d’où sont rendus [les Stars] présentement», a indiqué Vigneault, qui avait fait jaser la semaine dernière en refusant de commenter le mouvement de boycott des joueurs de différents sports en réaction aux incidents de brutalité policière contre des Noirs aux États-Unis.

L'entraîneur des Stars, Rick Bowness

Ironiquement, quand ce dernier a été congédié par les Canucks en 2013, il avait été considéré par le DG des Stars Jim Nill – un ancien dépisteur professionnel lors des premières années des Sénateurs – pour diriger les Stars. Vigneault a cependant rapidement été embauché par les Rangers de New York, et Nill s’est plutôt tourné vers Lindy Ruff, congédié précédemment par les Sabres de Buffalo.

Bowness, lui, n’avait pas attendu de voir où son ami Vigneault aboutirait, acceptant une offre du Lightning de Tampa Bay pour appuyer leur nouvel entraîneur-chef Jon Cooper. «Nous ne sommes pas joints à la hanche», avait alors mentionné Bowness au sujet de Vigneault.

Sous Cooper et Bowness, le Lightning a atteint la finale de l’Est en 2015, s’inclinant contre... les Rangers de Vigneault, qui ont ensuite perdu en finale contre les Kings de Los Angeles.

Alors que Dallas tentait d’éliminer l’Avalanche du Colorado mercredi soir, Rick Bowness semblait avoir de meilleures chances que son ami de se rapprocher de la coupe Stanley, l’objectif qu’ils caressent toujours tous les deux.

Âgé de 64 ans, celui-ci ne s’attendait certes pas à se retrouver dans une telle situation quand il a obtenu une entrevue pour le poste d’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa qui est finalement allé à D.J. Smith l’an dernier. Il a été appelé à assurer l’intérim quand Jim Montgomery a été congédié pour «conduite inappropriée» en décembre dernier, lui qui est ensuite allé en cure de désintoxication.

«J’y aurais pensé si [les Sénateurs] m’avaient offert le poste. Mais j’ai 64 ans et je veux gagner la coupe Stanley, c’est ma priorité. Mes chances de redevenir entraîneur-chef dans la LNH sont grosses comme ça», avait-il confié au Droit en octobre dernier, faisant le signe de zéro avec ses doigts.

Alors que Bowness a dû composer avec une blessure à son gardien numéro un Ben Bishop – un autre ancien Sénateur – au cours des présentes séries, Vigneault a perdu un de ses piliers, Sean Couturier, lors du match de mardi soir. Il n’a évidemment pas donné de mise à jour sur son état de santé mercredi lors de sa visioconférence.

Matthew Barzal a été atteint par un coup de bâton, mardi soir.

Il s’attend à ce que Matthew Barzal, l’excellent attaquant des Islanders qui n’a pas terminé la rencontre de la veille lorsqu’atteint par un coup de bâton près d’un oeil, soit du rendez-vous, cependant. «Je ne suis pas inquiet pour Barzal parce que j’ai pris le même ascenseur que lui et quatre entraîneurs des Islanders à l’hôtel, a-t-il révélé. C’est ça, la vie dans la bulle.»

Les Gatinois Derick Brassard et Jean-Gabriel Pageau

Vigneault a également réitéré à quel point il respecte les Islanders. «Combien de clubs de la LNH ont des gars comme [Jean-Gabriel] Pageau et [Derick] Brassard sur leur troisième trio», a-t-il souligné, rendant hommage à ses deux concitoyens gatinois, ce dernier ayant compté le but égalisateur qui a forcé la prolongation.