Mark Stone et Matt Duchene félicitent Bobby Ryan pour son but contre les Rangers.

Victoire des Sénateurs 3-2

Le moment était bien choisi par les Sénateurs pour renouer avec la victoire.

À leur premier match à domicile en près de trois semaines, les joueurs de Guy Boucher ont battu les Rangers de New York. Un gain de 3-2 obtenu toutefois devant la plus petite foule de la saison, mercredi, au centre Canadian Tire.

Ils étaient seulement 13 212 amateurs à se pointer à l’aréna. On peut comprendre les nombreux absents. Leurs favoris en arrachent et se retrouvent à la queue du classement général.

Ottawa (10-13-7) n’avait gagné qu’une fois à ses 13 sorties précédentes. Le club de la capitale avait notamment été blanchi à quatre reprises durant cette séquence.

« Nous avions besoin de cette victoire, a avoué l’attaquant Zack Smith, un des trois buteurs de l’équipe dans ce match.

«Nous ne l’avons pas eu facile dernièrement. Puis de gagner devant nos partisans après une si longue absence, ça fait du bien. C’est un pas dans la bonne direction.»

Ses coéquipiers et lui ont mis seulement quatre minutes pour percer Henrik Lundqvist.

Mark Stone a intercepté une relance des Rangers en zone neutre. Quelques secondes plus tard, il a refilé la rondelle à Bobby Ryan qui a battu le gardien adverse d’un tir sur réception.

Il s’agissait du deuxième but seulement cette saison de l’attaquant américain. Ses coéquipiers et lui ont failli doubler leur avance peu de temps par la suite lorsque le vétéran gardien des Rangers n’a pu maîtriser un retour de lancer du défenseur recrue Thomas Chabot.

Mais Stone, qui traînait non loin, n’a pu pousser le disque dans le filet.

Michael Grabner a créé l’égalité tôt en deuxième période sur une séquence durant laquelle Matt Duchene, Bobby Ryan et Erik Karlsson ont mal paru.

Duchene et Ryan se sont rachetés avant la fin du second engagement, mettant la table au but de Cody Ceci, permettant aux Sénateurs de reprendre l’avance 2-1.

Les deux clubs se sont échangé des buts au dernier tiers.

Smith a notamment déjoué Lundqvist alors que la période n’était vieille que de huit secondes. Ce n’est toutefois pas un record d’équipe.

Le but le plus rapide de l’histoire des Sénateurs pour commencer une période demeure l’affaire d’Alexandre Daigle. Il n’avait mis que sept secondes à secouer les cordages lors d’un match nul de 3-3 à Long Island en janvier 1995.

«Qui sait, peut-être qu’il était ici dans les estrades ce soir. Il a peut-être célébré», a lancé Smith à la blague.

Daigle doit prendre part au match des anciens prévu vendredi devant le Parlement. Ça fait partie des festivités entourant le match extérieur entre les Sénateurs et les Canadiens samedi soir à la Place TD.

«C’est pourquoi cette victoire fait du bien... elle arrive à un bon moment», a avoué le gardien Craig Anderson, auteur de 27 arrêts. Il n’avait pas gagné une partie devant la cage des siens depuis un mois.

«Je ne porte jamais attention aux statistiques», a-t-il rappelé.

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Ceci souriant et soulagé

Son sourire en disait long après avoir déjoué Henrik Lundqvist. Cody Ceci était un gars soulagé.

Le défenseur a inscrit un deuxième but en deux soirs, mercredi. Pas pire pour un hockeyeur très critiqué par des partisans sur les tribunes téléphoniques et les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines.

« Ce but avait une signification particulière pour moi. L’ambiance n’était la plus agréable dernièrement. Tu essaies de te tenir loin de ce qui se dit, mais tu finis toujours par le savoir », a avoué Ceci, dont le nom circule dans les rumeurs de transaction.

Le choix de première ronde a été le deuxième joueur le plus utilisé (26:35) chez les Sénateurs dans la victoire. Il a terminé le match avec un différentiel de plus trois, cinq tirs au but et six mises en échec.

« Il a disputé un match incroyable », a avoué l’entraîneur-chef Guy Boucher.

La victoire a fait du bien à ses joueurs, mais aussi à lui. Le coach était de bonne humeur.

« J’aimerais ça dire que nous sommes excités, qu’on a fait des choses différentes. Mais nous avons juste été constants. Nous avons joué plusieurs matches comme celui-là, mais ils n’ont juste pas viré pour nous autres. Nous obtenions un arrêt de moins ou le but dont nous avions besoin n’arrivait pas. Nous frappions un poteau ou le gardien adverse effectuait un arrêt extraordinaire de l’autre côté, a soutenu Boucher durant son point de presse.

«Quand ça fait longtemps que tu es sur la route, que tu es fatigué, que tu commences à manquer de confiance parce que tu rates tes chances de marquer, ça vient lourd, a-t-il ajouté. De revenir à la maison comme ça, nous avions besoin vraiment de ça.»