Valérie Grenier a retrouvé les pistes, mais son retour à la compétition devra attendre.

Valérie Grenier fait l’impasse sur la Coupe du monde

C’était Noël cinq jours plus tôt pour Valérie Grenier, samedi dernier, à Mont-Tremblant. Elle a enfilé des skis pour une première fois depuis cette quadruple fracture subie à la jambe droite aux championnats du monde en février en Suède.

« Ça faisait vraiment beaucoup de bien. J’ai effectué cinq ou six descentes sur le plat. C’est un bon début », avoue la skieuse alpine de St-Isidore au bout du fil.

« Je n’ai senti aucun problème. Même le lendemain, je n’étais pas rackée. »

À quel point Grenier avait-elle hâte de renouer avec la neige ?

« Je n’arrêtais pas d’y penser quand je suis allée me coucher la veille. J’avais hâte de me réveiller. Quand l’alarme du réveil-matin a sonné, je me suis levée tout de suite ! »

Ça, c’est la bonne nouvelle.

La moins bonne ? Grenier a fait une croix sur un retour à la compétition cette saison sur le circuit de la Coupe du monde.

« J’en ai parlé avec mes entraîneurs et les gens de mon entourage. Ç’a plus de sens de prendre mon temps pour revenir à 100 % et être même meilleure qu’auparavant que de me dépêcher afin de participer à quelques courses à la fin de la saison. Ça ne vaut pas la peine », dit-elle.

« Je veux revenir dès la première course de la saison prochaine sans aucun problème. »

L’athlète franco-ontarienne retournera sur neige plus tard cette semaine. Encore dans les Laurentides.

Ce sera son terrain de jeu dans les prochaines semaines.

« C’est un retour progressif. Je vais donner le temps à mon corps de s’adapter tranquillement. »

Un possible séjour en Europe se retrouve en février pour renouer avec l’entraînement et ses coéquipières de l’équipe nationale.

« Je pourrais visiter la personne qui s’occupe aussi de mes bottes de ski. Il se trouve là-bas », note Grenier.

Ce séjour coïnciderait avec l’anniversaire ou presque de sa blessure majeure qui mettait fin prématurément à une saison fructueuse. Grenier avait terminé deux fois dans le top-5 en super-G aux étapes de la Coupe du monde à Lake Louise puis Cortina d’Ampezzo.

La guérison aura été difficile par moments depuis sa chute aux Mondiaux. Les médecins ont dû l’opérer une deuxième fois au tibia au début de l’été.

« J’ai eu un suivi le mois dernier et l’os guérit super bien. Tout est beau », note Grenier.

La skieuse âgée de 23 ans s’avère bien entourée dans sa rééducation. Elle peut miser sur l’ancien préparateur physique des Canadiens de Montréal, Scott Livingston.

Ce dernier a déjà épaulé l’ancien champion Erik Guay dans ses nombreux retours à la compétition après avoir subi une blessure majeure

« Il est super bon », avoue Grenier, qui était aussi épaulée par son copain samedi lors de son retour sur neige.