Les Griffons croient encore en leurs chances d’accéder aux éliminatoires pour la première fois depuis le passage de l’équipe en première division.
Les Griffons croient encore en leurs chances d’accéder aux éliminatoires pour la première fois depuis le passage de l’équipe en première division.

Une victoire qui donne des ailes aux Griffons

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Les Griffons auraient eu toutes les raisons de fouiller dans le catalogue musical de la Compagnie Créole pour faire résonner la chanson C’est bon pour le moral dans le vestiaire après leur plus récent match.

Un peu tout le monde au Cégep de l’Outaouais aurait saisi le message, le week-end dernier, au pavillon Gabrielle-Roy. L’équipe de basket-ball masculin venait de gagner pour une première fois depuis le début de la saison.

Cette victoire de 94-84 contre Dawson a mis fin à une séquence de 11 revers de suite, qui commençait à peser lourd sur les épaules des 14 joueurs qui forment l’équipe gatinoise de première division.

« Ce fut un soulagement », a avoué l’instructeur-chef Jonathan Jean-Pierre, jeudi, quelques heures avant une séance d’entraînement des siens.

« Comme nous l’avons dit aux joueurs dans le vestiaire, nous étions dus. Nous travaillons fort depuis le début de la saison et nous étions passés proche souvent. »

Les Griffons avaient notamment perdu cinq matches par un écart de deux points. Pire ? « Trois parties se sont décidées au buzzer », a souligné Jean-Pierre.

Ce dernier se souvient encore de ces défaites. « Contre Edouard-Montpetit, Montmorency et Dawson... »

« Cette victoire va faire du bien. Nous avons brisé la glace et nous regardons vers l’avant. »

Ses joueurs croient être en mesure de remonter au classement. Assez pour terminer parmi les six premiers afin d’accéder aux éliminatoires pour la première fois de l’histoire de l’équipe depuis son passage en première division.

Les Griffons occupent le 10e et dernier rang avec six matches à disputer. Six parties qu’ils devront remporter.

« On y croit. C’est faisable. Ça prendra peut-être aussi un élément de chance, qu’une équipe ou deux perde un match ou deux en chemin. »

Personne ne pourra reprocher au coach franco-ontarien de ne pas être optimiste. C’est dans la nature de Jonthan Jean-Pierre, un ancien joueur des Gee Gees d’Ottawa qui s’est recyclé en entraîneur au début de la vingtaine. Il préfère toujours regarder le verre à moitié plein, et non à moitié vide.

C’est lui qui dirigeait la puissante équipe du collège Samuel-Genest de l’autre côté de la rivière des Outaouais au début des années 2000. Une formation qui a donné deux excellents joueurs de basket universitaire en Osvaldo Jeanty et Jean-Emmanuel Jean-Marie.

« J’avais commencé en même temps que lors de mes années chez les Gee Gees », s’est rappelé Jean-Pierre, maintenant âgé de 41 ans.

Ce dernier décortiquait une bande vidéo d’un récent match lorsque le journaliste l’a appelé. Ça faisait partie de la préparation de son équipe en vue de la prochaine partie vendredi soir contre les Cavaliers du collège Champlain Saint-Lambert.

« Nous avions perdu par six points contre eux la dernière fois. L’écart était seulement de deux points avec 40 secondes à faire », a noté l’entraîneur à nouveau sur un ton optimiste.

Les Griffons alignent une formation jeune. Seulement trois joueurs terminent leur carrière collégiale, dont le garde Alec Phaneuf.

Des équipes universitaires le sollicitent en ce moment, dont les Gee Gees d’Ottawa qui sont classés sixièmes au Canada.

Phaneuf a notamment inscrit 24 points dans le premier gain des siens en 2019-2020.