Louis Robitaille s’est montré encouragé par le plan de relance des activités de la LHJMQ.
Louis Robitaille s’est montré encouragé par le plan de relance des activités de la LHJMQ.

Une saison fort différente attend les Olympiques

Un camp d’entraînement plus compact. Un calendrier réduit. Moins de voyages. Seulement des matches intra-division.

La prochaine saison des Olympiques de Gatineau sera fort différente en 2020-21 selon les informations dévoilées par La Presse le week-end dernier.

La semaine dernière, le circuit Courteau a présenté son plan de relance au cabinet de la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine Isabelle Charest. Et même s’il reste encore plusieurs détails à régler, le plan soumis par la LHJMQ a été accueilli favorablement.

Si les conditions de la pandémie ne changent pas, les 18 équipes de la LHJMQ lanceront leur prochaine saison le 1er octobre, avec ou sans spectateurs. Afin de diminuer leurs dépenses et les longs déplacements, les équipes seront regroupées en trois divisions et s’affronteront à 12 reprises chacune dans un calendrier de 60 matches au lieu de 68.


« L’important, c’est de savoir que nous avons un plan de retour qui va permettre à nos athlètes étudiants de poursuivre leur développement. »
Louis Robitaille

Les Olympiques n’affronteraient pas les équipes des Maritimes et les équipes de la division Est en 2020-21, mais croiseront le fer très souvent contre les Foreurs de Val-d’Or, les Huskies de Rouyn-Noranda, l’Armada de Blainville-Boisbriand, les Voltigeurs de Drummondville et le Phoenix de Sherbrooke.

Les Olympiques commenceraient à accueillir leurs joueurs au camp le 26 août, mais au lieu de réunir le maximum de 60 joueurs, le camp d’entraînement sera limité à 34 joueurs.

Même si ce scénario n’a jamais été vécu dans la LHJMQ, l’entraîneur-chef et directeur général des Olympiques Louis Robitaille était tout simplement soulagé de savoir qu’il devrait pouvoir mettre une équipe sur la glace dès la fin du mois d’août.

«Je préfère regarder le côté positif des choses. L’important, c’est de savoir que nous avons un plan de retour qui va permettre à nos athlètes étudiants de poursuivre leur développement. La ligue a fait un travail exemplaire pour trouver des solutions afin de tenir une saison. Nous avons sacrifié des matches et nous avons minimisé les voyages. Les joueurs auront plus de temps à consacrer à leurs études et à leur entraînement sur la glace et hors glace.»

Rivalités accrues

Toujours dans la ligne des pensées positives, Louis Robitaille ne voit aucun mal à affronter les cinq mêmes clubs à 12 reprises durant la prochaine saison régulière.

«Les équipes vont apprendre à se connaître. Des rivalités vont se développer naturellement. Ce sont les spectateurs qui en seront les grands gagnants.»

Au sein de la division Ouest, les jeunes Olympiques auront du pain sur la planche alors qu’ils devront se frotter au Phoenix de Sherbrooke une douzaine de fois avant les séries, dont le format reste à déterminer. Comme l’an dernier, le Phoenix devrait former une puissance dans la LHJMQ.

«Notre équipe sera extrêmement jeune, mais en affrontant les meilleurs à 12 reprises, ce sera une belle manière de faire progresser notre équipe. J’ai hâte de voir comment nos jeunes vont se comporter contre une équipe aguerrie. Notre division sera relevée. L’Armada aura une des plus vieilles équipes de la ligue. Val-d’Or a fait de grosses acquisitions. Drummondville a des joueurs de haut niveau et ce n’est jamais facile de jouer sur la petite glace à Rouyn-Noranda.»

Située à 5 h 30 de route du centre Robert-Guertin, Rouyn-Noranda sera la ville la plus éloignée du domicile des Olympiques dans la division Ouest.

«Nous ne savons pas encore si nous pourrons jouer devant des spectateurs ou avec une limite de partisans dans les gradins, mais le format de la prochaine saison va nous permettre de diminuer nos coûts considérablement. Il y aura beaucoup moins de nuitées à l’hôtel. La route sera moins longue. Les joueurs auront un peu moins de matches. Tout le monde va en bénéficier. Le vendredi soir, les joueurs devraient avoir faim lorsqu’ils sauteront sur la patinoire.»

67’s d’Ottawa

Pour l’instant, les traditionnels matches contre les 67’s d’Ottawa ne sont pas à l’horaire. Le calendrier de la ligue a été conçu pour éviter les déplacements entre les provinces.

Quant au camp d’entraînement réduit, Robitaille avoue que ça va lui occasionner un casse-tête.

«Nous aurons des décisions difficiles à prendre avant même le début du camp. Ça va déplaire à certains, mais le camp sera orienté vers le présent plutôt que vers l’avenir. Il y aura des joueurs que nous ne pourrons pas voir cette année, mais ça ne voudra pas dire qu’ils ne font pas partie de nos plans. Il faudra justement nous assurer de bien suivre leur évolution durant l’année.»