Comme son entraîneur Guy Boucher, Nate Thompson pense que les Sénateurs font « bien des choses comme il faut ».

Une équipe qui joue bien «à 95%»

BROOKLYN — Guy Boucher demeure toujours bien calme et posé même si la série de défaites de ses Sénateurs n’en finit plus de finir.

L’entraîneur-chef québécois maintient le cap et il estime que ses joueurs font bien les choses « à 95 % du temps, il ne manque qu’un 5 % de plus ou de moins, dépendamment ce qu’on recherche », pense-t-il. 

« On a regardé le match (de mercredi, revers de 2-1 contre Montréal) et je pense qu’on a eu une mauvaise présence. Quand je dis que nous sommes proches, nous sommes vraiment proches », a-t-il renchéri au lendemain de ce septième revers consécutif, après un entraînement tenu au Barclays Center de Brooklyn.

Parce qu’il sent que le vent devrait tourner bientôt, il ne change pas son approche. Pas de crises sur la glace, pas d’entraînement punitif sans rondelle. Il n’y aura pas d’entraînement matinal commandé avant le match contre les Islanders vendredi soir.

« Je tiens le même discours probablement que l’an dernier lorsque nous avons eu une série de quatre défaites (en fin de saison), alors que là c’en est une de sept matches. Vous pourriez faire un copier/coller de mes commentaires. C’est différent de lorsque nous étions revenus de l’Ouest (en décembre dernier), alors que notre jeu avait été inacceptable, nous avions abandonné et nous n’étions pas prêts à jouer les matches, il fallait s’en occuper et les gars, les leaders, avaient bien répondu. Mais là, les joueurs font les bonnes choses, ça n’a juste pas tourné en notre faveur », a-t-il souligné.

Boucher fait référence aux deux derniers matches d’un passage en Californie, des revers de 4-1 à Los Angeles et 5-1 à Anaheim, au retour desquels il avait piqué une sainte colère sur la glace du Centre Canadian Tire. Comme par hasard, les Sénateurs s’en retournent en Californie au cours de leur long voyage amorcé à Montréal, après leur passage à Brooklyn vendredi soir et à Winnipeg dimanche.

« Il faut creuser un peu plus profondément en nous-mêmes, puis l’adversité que nous aurons traversée va nous rendre plus forts. Ça te rend plus fort si tu te tiens et que tu as la bonne attitude. On joue mieux que lors de certains matches qu’on a gagnés, et notre énergie est de retour. Les gars savent qu’ils jouent bien. Quand tu sais que tu joues mal et que tu ne mérites rien de bon, c’est difficile et c’est démoralisant, tu te perds là-dedans. Là, nous ne sommes pas perdus, nous sommes là. C’est frustrant quand tu perds, mais tu sais que tu es si proche, tu dois juste continuer à faire ce que tu fais et le faire plus souvent », affirme Boucher.

Le vétéran Nate Thompson, qui en est à sa première saison avec les Sénateurs après son acquisition comme agent libre l’été dernier, était d’accord avec son patron.

« C’est une question de détails, de petites choses. On les fait, mais il y a de petits moments dans les matches où on arrête de les faire et la rondelle se retrouve dans notre filet. Nous sommes proches, on fait bien des choses comme il faut. Nous avons encore eu une excellente pratique (jeudi), les gars patinent, ils prennent de bons tirs, il y avait beaucoup de vie, c’est ce dont on avait besoin », a-t-il souligné.

Les Sénateurs ont perdu deux matches de suite par le même pointage de 2-1 et pour Boucher, il n’y a pas d’autre solution pour relancer une offensive qui avait amorcé la campagne sur les chapeaux de roue que de faire foncer ses joueurs vers le filet adverse. « Nous avons eu assez de chances de compter lors des deux derniers matches, 16 contre Montréal, 17 contre les Islanders. Il faut juste faire un meilleur travail en zone offensive pour marquer. La réaction normale est de serrer son bâton quand la chance de compter se présente. Ce qu’il nous manque, ce sont ces chances secondaires, sur les retours de lancer où il y a du chaos. On peut faire mieux avec ça présentement. C’est la même chose pour le jeu de puissance ainsi qu’à cinq contre cinq », a ajouté Guy Boucher, dont l’attaque à cinq n’a produit qu’un but à ses dernières 27 chances de se déployer.

LES SÉNATEURS EN BREF

Chabot contre les Islanders

Guy Boucher a annoncé son intention de faire jouer Thomas Chabot contre les Islanders vendredi soir. Il n’a cependant pas déterminé quel défenseur sera retranché pour lui faire une place alors qu’il entend continuer à utiliser un alignement conventionnel de 12 attaquants et 6 défenseurs. « Le kid va être in, mais c’est difficile de déterminer qui va être retranché. Il va jouer pas juste pour aider le jeu de puissance, nous avons de la misère à compter des buts et il a de l’attaque. Il doit améliorer certains aspects de son jeu défensif, on sait ça. Il est jeune, c’est normal. Peut-être qu’il peut nous aider à aller chercher un but de plus. Mais on ne s’attend pas à ce qu’il vienne nous sauver, c’est assez de pression pour lui de jouer un match dans la LNH », a dit Boucher.

À la défense de Ceci

Le défenseur Cody Ceci a été pointé du doigt sur les réseaux sociaux et à la radio sportive anglophone TSN 1200 pour son rôle sur les deux buts du Canadien mercredi soir, mais Guy Boucher s’est porté à sa défense jeudi. « Sur le deuxième but, il y a eu un gars qui a fait un changement, mais il n’aurait pas dû le faire. Cody s’est retrouvé pris dans notre zone, fatigué mort, et c’était difficile pour lui de gagner sa bataille, a-t-il expliqué. On demande à Cody de jouer contre les meilleurs attaquants adverses, et c’est donc difficile pour lui d’être dans les “plus” parce qu’il n’est pas très offensif... Il a le travail le plus difficile dans notre équipe, à part les gardiens, un travail où il n’y a pas de reconnaissance. De l’intérieur, on sait ce qu’il fait et à quel point il est utile. De l’extérieur, c’est plus difficile quand vous prenez les statistiques et la perception en considération. »

Entre les lignes

Le défenseur Chris Wideman a accompagné ses coéquipiers à Montréal puis à New York afin de rencontrer un spécialiste qui devait évaluer sa déchirure au muscle ischiojambier. Celui-ci a indiqué qu’il devra « probablement être opéré » pour cette blessure très douloureuse, survenue quand Evgeny Malkin, des Penguins, est tombé sur lui. Il risque donc de rater le reste de la campagne, lui qui a parlé à Steve Ott, qui a eu une blessure similaire, cette semaine pour savoir ce qui l’attend... La LNH a annoncé jeudi que c’est à compter de lundi prochain, le 4 décembre, que l’usine à glace qu’elle utilise pour présenter des matches en plein air envahira la Place TD en vue de la Classique hivernale 100 Banque Scotia, qui verra les Sénateurs accueillir le Canadien le samedi 16 décembre.