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Anton Jacobs-Webb est le troisième plus jeune joueur de la formation canadienne au camp d’entraînement qui se déroule jusqu’au 26 janvier à Calgary.
Anton Jacobs-Webb est le troisième plus jeune joueur de la formation canadienne au camp d’entraînement qui se déroule jusqu’au 26 janvier à Calgary.

Une équipe enfin réunie, dix mois plus tard

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Ce fut une semaine de retrouvailles pour l’attaquant gatinois Anton Jacobs-Webb.

Ce dernier participe depuis dimanche à un camp d’entraînement de l’équipe canadienne de parahockey à Calgary. « C’est la première fois que je vois mes coéquipiers en personne depuis le mois de mars », relate-t-il au bout du fil.

« Ça fait du bien de les retrouver sur la glace. Un moment très spécial. »

Il y a eu plusieurs sourires. Peut-être même qu’une larme de joie a été versée en cachette par certains joueurs.

« Nous avions communiqué via Zoom dans les derniers mois, mais ce n’était pas la même chose », reconnaît le jeune homme de 20 ans.

Puis il y a ce besoin de jouer. Et surtout aiguiser les réflexes.

Car dans 14 mois, ce sera place aux Jeux paralympiques à Pékin, en Chine.

Le Canada avait récolté l’argent en 2018 à PyeongChang. Quelques mois plus tard, Jacobs-Webb effectuait ses débuts au sein de l’équipe nationale.

Il veut à son tour une médaille. Mais pas n’importe laquelle.

« L’or... Ça fait beaucoup trop de fois que les Américains gagnent. La seule chose qu’on veut, c’est l’or », martèle l’athlète de l’Outaouais.

Anton Jacobs-Webb

Ça lui permettrait aussi de faire un clin d’œil aux anciens joueurs de parahockey qui l’ont inspiré à ses débuts à l’âge de 11 ans. Un d’eux était Hervé Lord.

« Je m’entraînais avec eux. J’écoutais leurs parties aux Jeux. Ils m’ont même montré leurs médailles à l’époque. J’aimerais à mon tour avoir une médaille pour la montrer et aider aussi d’autres personnes. »

Anton Jacobs-Webb est né avec une jambe plus courte que l’autre. Il s’avère le troisième plus jeune joueur de la formation canadienne au camp d’entraînement qui se déroule jusqu’au 26 janvier à Calgary.

Ses derniers matches de hockey luge remontent à encore plus loin.

« En décembre 2019 à la Coupe Canadian Tire à Terre-Neuve », précise-t-il.

La pandémie a eu un impact différent sur les membres de l’équipe nationale.


« La seule chose qu’on veut, c’est l’or. »
Anton Jacobs-Webb

Parmi les chanceux

Jacobs-Webb a été parmi les chanceux. Il a pu s’entraîner hors glace sur une base régulière depuis la fin de l’été à l’Institut national du sport (INS) au Parc Olympique de Montréal.

Ses études en génie mécanique à l’université Concordia l’avaient amené à déménager dans la métropole.

« Je pouvais aller à l’INS six fois par semaine. Puis j’ai pu participer aussi sur glace à quelques petits camps d’entraînement que nous nous sommes organisés entre trois à quatre gars du Québec qui font partie de l’équipe nationale. »

Mais rien d’aussi intense que ce camp qui a débuté dans les derniers jours à Calgary.

« Je dois t’avouer que les premiers jours n’ont pas été faciles », affirme en riant Jacobs-Webb.

« Mais là, ça va bien. Je veux solidifier ma place au sein de l’équipe, assurer ma place en vue des Jeux paralympiques. »

Équipe Canada est dirigé encore par l’entraîneur-chef Ken Babey. Un de ses adjoints a déjà joué dans la Ligue nationale de hockey.

Il s’agit de Mike Foligno, qui a connu une carrière intéressante chez les Sabres de Buffalo durant les années 1980, bien avant la naissance d’Anton Jacobs-Webb.

« Mais j’ai vu des vidéos sur YouTube de ses matches », précise le jeune joueur. Il a pu découvrir les célébrations de Foligno, qui prenait l’habitude de sauter après avoir marqué.

Un geste qui avait été surnommé « The Foligno Leap ».

« C’est vraiment plaisant de travailler avec lui. Il communique bien avec les joueurs. Il est super enthousiaste. Même si les stratégies sont différentes en hockey luge, il a réussi à faire des ajustements. »