Le Belge Tim Wellens a devancé le cycliste gatinois Michael Woods (à droite) au fil d’arrivée lors de la quatrième étape du Tour d’Italie.

Une deuxième place pour Woods au Giro

CALTAGIRONE, Italie — Le cycliste gatinois Michael Woods ne compte pas jouer aux touristes, cette année, au Tour d’Italie. Mardi, lors de la quatrième étape, il a pris la deuxième position.

Membre de l’équipe EF Education First, Woods a franchi le fil d’arrivée tout juste derrière le Belge Tim Wellens. Ce dernier a franchi les 202 km séparant Catane et Caltagirone en cinq heures, 17 minutes et 34 centièmes.

Au terme de cette journée, il fut beaucoup question Chris Froome, qui a de nouveau perdu du terrain sur ses principaux rivaux.

L’équipe Sky a rapporté que Froome avait terminé à 23 secondes de Wellens, tandis que la course retournait sur sa terre d’origine après un séjour de trois étapes en Israël.

Le Montréalais Guillaume Boivin, de l’équipe Israel Cycling Academy, a pris le 83e rang à 2:41 de Wellens. Pour sa part, Svein Tuft, de Langley, en Colombie-Britannique, a terminé 138e à 7:33.

Wellens, qui fait partie de l’équipe Lotto-Fix ALL, fut l’un des cinq coureurs à se démarquer du groupe dans le dernier kilomètre, sur une pente ascendante. Alors que le peloton le rattrapait, Wellens a appuyé de nouveau sur l’accélérateur.

L’Australien Rohan Dennis a conservé le maillot rose du meneur au classement général.

« L’étape a été très dure, très nerveuse, sur des mauvaises routes. C’était un peu dangereux. Je suis content que ça se soit terminé sans dommage », a estimé Froome pour expliquer son retard.

« Je n’étais pas bien placé. »

« Chaque jour, je me sens de mieux en mieux », a ajouté le leader de l’équipe Sky, avant deux journées qui s’annoncent à risques. D’abord mercredi, à Santa Ninfa avec un petit mur situé avant la flamme rouge. Puis surtout le lendemain à l’Etna, pour la première des arrivées en altitude du Giro.

À l’opposé, Wellens a justifié sa réputation de puncheur, parmi les meilleurs du peloton. En haut de la côte d’arrivée, il a précédé Woods, déjà remarqué par sa deuxième place dans Liège-Bastogne-Liège, et l’Italien Enrico Battaglin.

« C’était une arrivée favorable pour moi mais ce n’était pas simple », a déclaré le Belge de 26 ans, l’un des coureurs les plus en vue le mois dernier dans les courses d’un jour pour puncheurs (vainqueur de la Flèche Brabançonne, 6e de l’Amstel Gold Race, 7e de la Flèche Wallonne).

Déjà vainqueur d’une étape dans le Giro voici deux ans, Wellens compte à son palmarès des courses d’un jour (GP de Montréal 2015) mais aussi des courses par étapes d’une semaine (Eneco Tour, Tour de Pologne). Mais il est aussi l’un des coureurs qui ont pris position le plus franchement sur le sujet sensible des médicaments couverts par des autorisations à usage thérapeutique, les fameuses AUT, susceptibles d’être utilisées à d’autres fins.

Par le passé, le Belge a refusé d’avoir recours à ces AUT et a renoncé aux corticoïdes. Quitte à perdre toute chance de briller mais en restant fidèle à une ligne de conduite prônant un cyclisme propre. « Je suis contre les inhalateurs. Je n’ai pas envie d’augmenter ma capacité respiratoire de cette façon », a-t-il déclaré pendant l’hiver à la télévision belge, en écho au contrôle « anormal » de Froome pendant la Vuelta.

Mercredi, la cinquième étape, la deuxième en Sicile, relie Agrigente à Sant Ninfa, sur un parcours de 153 km vallonné dans sa seconde moitié.

Avec Agence France Presse