L'entraîneur du Fury, Marc Dos Santos, s'attend à une véritable guerre des tranchées demain soir à Edmonton.

Une chance en or pour le Fury

La première victoire de son histoire est maintenant dans la poche. Demain soir, le Fury d'Ottawa pourrait rapidement «se mettre sur la carte» en remportant les quarts de finale du championnat canadien de soccer à Edmonton.
Une victoire ou un match nul avec au moins un but marqué contre le FC Edmonton permettrait au Fury d'affronter l'Impact de Montréal en demi-finale du championnat canadien à partir de la semaine prochaine.
Pour le club d'expansion de la NASL, il n'y aurait pas de meilleure vitrine que ce duel contre le club montréalais de Major league soccer (MLS) après seulement six matches d'existence.
Avant de s'envoler vers Edmonton ce matin en prévision de la deuxième manche de leur duel qui sera présenté au stade Clarke, les joueurs du Fury ont participé à un dernier entraînement hier.
Membre de l'Impact la saison dernière, Sinisa Ubiparipovic a effectué un retour au jeu remarqué samedi où son agilité a permis au Fury de marquer quatre buts. L'attaquant de 30 ans ne demanderait pas mieux que d'avoir l'occasion d'avancer en demi-finale.
«Tout le monde pense à ce duel contre Montréal, mais pour être honnête, je me préoccupe beaucoup plus d'Edmonton en ce moment. L'idée d'affronter Montréal est séduisante, mais il faut s'assurer de bien jouer contre Edmonton.»
L'attaquant qui réside à Cleveland n'a presque pas été utilisé par l'Impact la saison dernière et même s'il ne veut pas faire un plat de cette rencontre possible contre son ancien club, Ubiparipovic reconnaît la valeur inestimable d'un tel affrontement.
«Pour la franchise, pour la ville et pour les partisans, ce serait la meilleure façon d'être reconnus comme une équipe de premier plan au Canada. Nous n'évoluons pas dans la MLS, mais je crois que notre formation est assez bonne pour rivaliser avec les clubs de cette ligue.»
En pleine confiance
Fort de sa victoire de 4-0 contre les Railhawks de la Caroline samedi dernier, le Fury se présentera à Edmonton en pleine confiance. Parce que les deux clubs se sont livrés un match nul de 0-0 à Ottawa la semaine dernière, le Fury n'a besoin que d'un autre verdict nul pour accéder à la demi-finale, mais comme les buts comptés à l'étranger ont plus de poids dans ce genre de duel de deux parties, il faudrait qu'Ottawa marque au moins un but. Un match nul de 0-0 entraînerait des tirs de barrage.
«Plus longtemps ce sera 0-0, plus ce sera difficile mentalement pour Edmonton, pense l'entraîneur-chef Marc Dos Santos. Nous allons à Edmonton avec l'idée de gagner, mais ce n'est pas nécessaire. Un score de 1-1, 2-2 ou 8-8, c'est bon pour nous.»
Comme le premier duel s'est avéré très physique entre les deux clubs mercredi dernier, Dos Santos s'attend à une véritable guerre sur le terrain dans le deuxième match.
«C'est une compétition de 180 minutes. C'est normal de garder le contrôle de ses émotions dans les 90 premières minutes. Maintenant, il n'y aura pas de lendemain pour l'équipe perdante. Je m'attends à ce que les deux équipes donnent tout ce qu'elles ont et que le match soit encore plus physique que le premier.»
Comme Dos Santos a dirigé l'Impact vers le championnat de la NASL en 2009, les médias multiplient les questions sur ses retrouvailles potentielles avec Montréal.
«L'unique personne qui me parle de Montréal, c'est mon épouse! Les joueurs ne m'en ont jamais parlé. Ma préoccupation, c'est le match contre Edmonton pour l'organisation d'Ottawa. Si je commence à penser à Montréal en raison de mon passé avec l'Impact, je serais égoïste. Il faut penser à Edmonton avant tout.»
Jfplante@ledroit.com