D’Artagnan Joly venait de connaître un mois de 19 points en 11 matches avant d’être blessé mercredi soir dans un match du Drakkar de Baie-Comeau contre l’Armada de Blainville-Boisbriand.

Une blessure coupe la lancée de Joly

Ça allait trop bien pour D’Artagnan Joly à Baie-Comeau. L’espoir des Flames de Calgary traversait les meilleurs moments de sa carrière dans la LHJMQ quand il a été blessé mercredi soir en encaissant une mise en échec dans un match contre l’Armada de Blainville-Boisbriand.

Le diagnostic n’a pas été si sévère. Il ne devrait pas rater trop d’action. Le Drakkar a poussé un soupir de soulagement puisque dans les 11 premiers matches du mois de janvier, le Gatinois avait récolté au moins deux points à six reprises.

Le 26 janvier, contre Moncton, il a même écrit son nom dans le livre des records du club en récoltant six mentions d’aide dans un même match.

Auteur de 47 points en 40 parties, l’attaquant de 18 ans commençait à peine à atteindre son rythme de croisière après avoir raté le début de saison pour soigner une blessure non reliée à celle subie cette semaine.

« Ça m’a pris du temps à revenir au niveau que je voulais. J’ai mis sept mois à guérir ma blessure précédente. Ce n’était pas une petite affaire. Récemment, je jouais avec confiance et tout était en train de rentrer dans l’ordre : mon jeu défensif et plusieurs petits détails qui font un monde de différence. »

L’un de ces détails ?

« J’ai commencé à jouer avec plus d’ardeur sur le plan physique. (Les Flames) Calgary m’ont parlé de cela. Ils veulent que ça fasse partie de ma fondation de joueur. Et comme ça allait bien récemment, j’ai vu que mon implication physique faisait une différence entre un bon match ou un excellent match. Je me concentre beaucoup sur cette partie de mon jeu », a dit celui qui devra convaincre la direction des Flames de lui offrir un contrat d’ici la fin de la saison 2018-19.

Lent départ du Drakkar
Installé au 14e rang du classement général de la LHJMQ, le Drakkar n’a pas répondu pas aux attentes en début de saison, mais c’est tout le contraire pour Joly et Jordan Martel, qui dominent largement tous les compteurs du club.

« L’an dernier, comme nous étions très jeunes, il n’y avait pas d’attentes envers nous et nous avions déjoué tous les pronostics. Il était normal de penser que la barre serait relevée cette saison, mais rien n’a fonctionné au départ. Nous étions peut-être trop confiants. Depuis Noël, ça va beaucoup mieux. À part notre dernier match, nous formons une des équipes qui fonctionne le mieux dans la ligue. »

Son absence du jeu devrait au moins permettre de relancer la course au meilleur compteur de la région outaouaise. Joly avait pris le large la semaine dernière et il détient encore huit points d’avance sur Benoît-Olivier Groulx des Mooseheads de Halifax. Il devance Xavier Simoneau et Yvan Mongo des Voltigeurs de Drummondville par neuf et 11 points, respectivement.

Il y a deux ans, Joly, Simoneau et Groulx ont formé un trio dominant avec l’Intrépide de Gatineau.

« C’est l’fun de voir que la chimie que nous avions avec l’Intrépide nous a permis de continuer à produire des points dans la LHJMQ. Dès que j’ai rencontré Groulx et Simoneau, j’ai su qu’ils allaient devenir de bons joueurs. J’ai hâte de voir où Benoît-Olivier va sortir au repêchage de la LNH. »

Frère dominant
Impossible de parler à D’Artagnan Joly sans dévier le sujet vers son frère, Michaël qui domine outrageusement la Ligue East Coast (ECHL) avec 33 buts en 35 matches chez les Eagles du Colorado, le deuxième club-école de l’Avalanche (LNH).

Même s’il a raté une dizaine de matches parce qu’il a été rappelé dans la Ligue américaine (LAH), Joly pointe au deuxième rang du classement des compteurs de la ECHL, à un point du meneur.

« C’est un favori de la foule au Colorado et ils ont la meilleure équipe de la ligue. C’est sûr qu’il préférerait jouer dans la LAH, mais sinon, il est à la meilleure place possible. L’Avalanche va déménager son club de la LAH au Colorado l’année prochaine. S’il peut marquer 50 buts et gagner un championnat des compteurs, il sera en bonne position pour négocier son prochain contrat », avance l’agent des deux frères, Jim Bursey.