Bianca Andreescu a offert l’été dernier une performance qui restera longtemps dans les annales du sport canadien.

Une année faste pour le tennis canadien

Bianca Andreescu a offert l’été dernier une performance qui restera longtemps dans les annales du sport canadien. Et l’équipe canadienne de la Coupe Davis a presque réussi à en faire autant le week-end dernier.

On se souviendra de l’exceptionnelle saison 2019 comme de l’année où tout a changé sur la scène du tennis canadien. Andreescu est la tête d’affiche qui a retenu le plus l’attention à la suite de son triomphe aux Internationaux des États-Unis au fil d’une saison ponctuée de faits saillants mémorables de la part de plusieurs joueurs.

Il y a aussi eu la rapide ascension de Félix Auger-Aliassime, qui s’est hissé jusqu’au 25e rang mondial, et le premier titre de Denis Shapovalov sur le circuit ATP le mois dernier à Stockholm. La spécialiste du double Gabriela Dabrowski a atteint les finales de la WTA et le retour en forme de Vasek Pospisil a aidé l’équipe de la Coupe Davis à atteindre de nouveaux sommets même en l’absence du vétéran Milos Raonic, blessé.

Eugénie Bouchard et Raonic ont contribué à mettre le tennis canadien sur la carte au début de la décennie. Avec un jeune noyau – Andreescu et Auger-Aliassime n’ont que 19 ans et Shapovalov n’est âgé que de 20 ans – c’est de bon augure pour l’avenir.

«Jusqu’où ces jeunes vont-ils se rendre? Je ne sais pas, a mentionné Michael Downey, président et chef de la direction de Tennis Canada. Mais le meilleur reste à venir.»

Andreescu était une joueuse peu connue au début de l’année alors qu’elle était classée au 152e rang mondial. Maintenant, «Bianca» est un nom familier au pays.

En mars dernier, elle a remporté le Masters d’Indian Wells et enlevé le titre à la Coupe Rogers cinq mois plus tard à Toronto. Andreescu s’est élevée au firmament en défaisant la légendaire Serena Williams en finale des Internationaux des États-Unis.

«Ce que Bianca a fait constitue l’un des plus grands moments de l’histoire du sport canadien, a affirmé Nestor. C’est vraiment incroyable ce qui se passe.»

Nestor, un ancien no 1 mondial en double, avait une place aux premières loges la semaine dernière en tant qu’entraîneur du double avec l’équipe canadienne de la Coupe Davis. Occupant le 14e rang au début du tournoi réunissant 18 équipes, le Canada n’était pas censé se rendre bien loin.

Au lieu de cela, l’équipe a terminé en tête du groupe F après avoir renversé l’Italie et les États-Unis. Le Canada a ensuite vaincu l’Australie et la Russie en éliminatoires avant de finalement s’incliner face à l’équipe espagnole de Rafael Nadal.

Nadal, qui a terminé l’année au sommet de la hiérarchie mondiale, a ensuite fait l’éloge des finalistes.

«Ils feront partie des équipes qui seront presque imbattables d’ici les prochaines années, a-t-il déclaré. Ils forment une équipe très forte à plus d’un titre et sur toutes les surfaces.»

Pospisil, de Vancouver, a raté la première moitié de la saison après avoir subi une opération au dos. Ayant déjà figuré parmi les 25 meilleurs joueurs en simple, il a remporté deux compétitions Challenger de niveau inférieur cet automne, avant de relancer sa carrière à la fois en simple et en double à Madrid.

Shapovalov termine la saison au 15e rang mondial, un sommet personnel en carrière. Auger-Aliassime occupe le 21e rang et Raonic le 31e.

Brayden Schnur, qui a remplacé Raonic dans la formation pour les finales de la Coupe Davis, a également fait d’énormes progrès cette saison en se hissant au 107e rang, un bond de 90 positions depuis début janvier.

Dabrowski, d’Ottawa, a terminé la saison à la huitième place du classement du double féminin.

De plus, la Lavalloise Leylah Annie Fernandez se veut un grand espoir du sport. Âgée de 17 ans, elle est no 2 au pays et 211e au monde.