Recrue chez les Tigres de Victoriaville, le Gatinois Conor Frenette est déjà installé dans le deuxième trio où il a récolté sept points à ses neuf dernières rencontres. L’ancien de l’Intrépide de Gatineau disputera son premier match au centre Robert-Guertin dans l’uniforme d’un club de la LHJMQ mercredi soir.

Une adaptation rapide pour Frenette

Il existe tout un contraste entre la recrue gatinoise Conor Frenette et l’équipe qu’il visitera pour la première fois depuis son entrée dans la LHJMQ mercredi soir au centre Robert-Guertin.

Écarté de la feuille de pointage à ses trois premiers matches dans le circuit Courteau, Frenette a pris son envol en récoltant sept points à ses neuf matches suivants.

Mercredi soir, au « Vieux Bob » – on ne parle pas de son père ici ! – Conor patrouillera le deuxième trio des Tigres de Victoriaville et tentera de profiter des déboires des Olympiques pour ajouter à ses récents succès.

« Il a été exceptionnel depuis le début, lance l’entraîneur-chef des Tigres, Louis Robitaille, lui-même un ancien Intrépide. Il est déjà rendu sur notre deuxième trio. Je l’utilise autant en avantage qu’en désavantage numérique. Il joue de grosses minutes pour nous. Je ne m’en passerais pas. »

Après un lent début de saison, les Tigres (6-5-1) en reconstruction ont dépassé les Olympiques (5-6-2) au classement la semaine dernière. Mercredi, ils tenteront d’infliger un huitième revers consécutif aux Gatinois devant leurs partisans.

Si Frenette a hâte de vivre son baptême à Guertin, il redoute l’ours qui dort. « Ça va être une journée plaisante. Il y a beaucoup de monde qui m’attend là-bas. Je sais que Gatineau a de la misère à la maison, mais je n’ai aucun doute qu’ils vont sortir forts quand même. Leur coach va les avoir motivés. Nous serons prêts. Nous allons donner 100 % », a dit l’attaquant de 5’10’’ et 161 livres.

Premier joueur repêché par les Tigres, mais au troisième tour du dernier encan de la LHJMQ, Frenette n’a jamais rien tenu pour acquis quand il s’est présenté dans les Bois-Francs au mois d’août.

« J’ai été très bien accueilli par l’organisation, mais j’ai reçu le même traitement que les autres. Je ne m’attendais pas à avoir un statut non plus. Mon but était de travailler fort pour leur montrer que je méritais une place dans leur équipe, car il y en avait cette année. J’ai réussi et tout va bien maintenant », a dit le hockeyeur de 17 ans, qui n’avait pas été repêché à 15 ans alors qu’il évoluait au niveau midget espoir.

Comme son équipe, Frenette a mis quelques matches pour se mettre en marche, mais les Tigres ont gagné quatre de leurs cinq derniers duels.

« Il y avait beaucoup de nouveaux joueurs. Au début, on apprenait à se connaître, mais une chimie s’est développée entre nous. Les trios sont plus stables maintenant. On se connaît mieux. On s’en va en s’améliorant. On le voit. Il y a plus d’énergie au banc. »

Meilleur franc-tireur de l’Intrépide midget AAA avec 22 buts en 40 matches l’an dernier, Frenette est agréablement surpris par sa transition rapide à la LHJMQ.

« Ça va mieux que je pensais. Je m’attendais à devoir attendre pour faire ma place, mais quand les entraîneurs ont vu que j’étais responsable défensivement, ils m’ont fait jouer en désavantage numérique. Puis, mon acharnement et mes efforts m’ont permis d’avoir une place sur le jeu de puissance. Je suis vraiment tombé à la bonne place au bon moment à Victoriaville. »

Robitaille élogieux

Son entraîneur Louis Robitaille affectionne justement les joueurs au cœur gros comme l’aréna. « Dès sa première entrevue au repêchage, il m’a donné une bonne impression. J’avais dit à nos recruteurs que ça serait un plaisir de le diriger. C’est un gars à son affaire. Il vient d’une bonne famille. Il est très bon à l’école et ça paraît sur la glace. Il n’a pas besoin qu’on lui répète cinq fois pour comprendre. Il a déjoué nos plans. Il a vu une porte s’ouvrir. Il est entré et il s’améliore tous les jours. Il ne prend jamais de congé. C’est facile de lui donner de la glace. »

Une autre recrue de la région fera ses débuts à Guertin mercredi. Tyler Boivin, 18 ans d’Orléans, tentera de récolter son premier point.