Les entraîneurs du Rouge et Noir ne sont pas inquiets pour Brett Maher, un botteur « très solide entre les deux oreilles » selon Bob Dyce, le coordonnateur des unités spéciales.

Un vote de confiance pour Brett Maher

Brett Maher aurait pu facilement décliner l’entrevue. On aurait compris.

Ça ne va pas bien sur le terrain pour le botteur du Rouge et Noir depuis la fin du mois d’août. Les chiffres ne mentent pas.

Maher a raté deux tentatives de placement contre les Alouettes de Montréal le 31 août, puis deux autres contre les Tiger-Cats de Hamilton, le 9 septembre. Il a vu deux ballons manquer la cible aussi lors des deux derniers matches contre Winnipeg et la Saskatchewan.

Un calcul rapide et ça donne un résultat peu impressionnant.

La fierté de Kearney, une petite ville américaine du Nebraska, a réussi seulement huit de ses 14 tentatives de placement. « C’est normal d’avoir des hauts et des bas durant une saison », a assuré Maher, un type poli et bien tranquille.

Ce dernier peut compter sur l’appui de son patron immédiat.

« Nous n’avons nullement l’intention de faire appel à un autre botteur que Brett », a martelé l’entraîneur-chef Rick Campbell.

« Parmi tous les botteurs que j’ai dirigés durant ma carrière, Brett est l’un de ceux qui se préparent le mieux en vue d’un match », a ajouté le coordonnateur des unités spéciales, Bob Dyce. Il dit ne pas être inquiet pour le numéro 3 du Rouge et Noir. « Ce n’est pas un problème relié à sa confiance. Il est très solide entre les deux oreilles. »

Ce n’est qu’une mauvaise passe à ses yeux. « Je ne m’attends pas à ce que (cette léthargie) se poursuit. J’ai bien hâte de voir Brett lors de notre prochaine partie. »

Maher peut se consoler. Il n’est pas le seul botteur qui en arrache à travers la LCF. Le joueur le mieux payé à cette position, Justin Medlock, a raté la moitié de ses huit dernières tentatives. Il montre maintenant le huitième meilleur pourcentage de réussite du circuit.

Et dire que son nom était synonyme de fiabilité lors des six saisons précédentes. « Je ne peux pas commenter ce qui ne fonctionne pas chez lui. Disons que je vais me préoccuper de mes affaires ici », a soutenu Maher qui, en revanche, s’avère le leader de la LCF au chapitre des bottés de dégagement.

Partie cruciale

Ses coéquipiers et lui ont pris un vol d’avion dans les dernières heures vers Vancouver. Ils affronteront les Lions de la Colombie-Britannique (6-7), samedi soir, au BC Place.

Une partie cruciale pour les deux clubs. Surtout pour Ottawa (5-9-1) qui tente d’assurer sa participation aux éliminatoires. Le club de la capitale disputera ses deux prochaines joutes en territoire ennemi. Il a rendez-vous avec les Roughriders de la Saskatchewan, le 13 octobre, à Régina.

« Nous avons parlé avec les joueurs à quel point ce prochain voyage s’avère important », a rappelé Campbell.

Deux revers viendraient compromettre la participation du Rouge et Noir aux éliminatoires si Hamilton (3-10) devait gagner ses deux prochains matches.

Ces deux clubs s’affronteront le 27 octobre lors de la dernière partie régulière à la Place TD.

Les champions en titre de la coupe Grey ne reviendront pas à Ottawa après leur joute à Vancouver. Ils mettront plutôt le cap vers Saskatoon afin de s’entraîner pendant trois jours.

« Ça va être un séjour intéressant, a avoué Brett Maher. Je n’ai jamais mis les pieds à Saskatoon. Tout le monde me dit qu’il n’y a rien à faire là-bas. Je leur rappelle que je suis natif du Nebraska... Je vais me sentir à la maison. »

Le botteur s’est ensuite mis à rire. Pour quelques secondes, il avait oublié ses dernières semaines de misère.

PAS BESOIN DE WD-40 POUR HARRIS

Trevor Harris s’attend à redevenir cette machine bien huilée dès les premières minutes de jeu. Il était le meneur dans plusieurs catégories offensives chez les quarts dans la LCF avant de se blesser à l’épaule droite.

Le joueur étoile du Rouge et Noir effectuera son retour au jeu, samedi, à Vancouver contre les Lions de la Colombie-Britannique. Il s’agira d’un premier match depuis le 9 septembre.

« Je ne m’attends pas à être rouillé. Pas besoin de WD-40 », a lancé en riant Harris en faisant à la populaire marque de lubrifiant.

Il a été de bonne humeur toute la semaine le monsieur. Ses coéquipiers aussi.

Le Rouge et Noir a vite réalisé à quel point Harris s’avère important à l’attaque aérienne. Ses quarts réservistes ont accumulé plus d’interceptions que de passes de touché durant son absence.

« Tu ne sais pas à quel point ça me démangeait de ne pas pouvoir jouer. J’ai même tenté de convaincre les entraîneurs de participer à une séance d’entraînement durant la semaine qui a suivi ma blessure », a-t-il rappelé.

Harris prévoit reprendre là où il a laissé avant de tomber au combat. « Le synchronisme avec les receveurs est revenu rapidement lors de nos pratiques. Je ne suis pas inquiet en vue de notre prochaine partie », a-t-il dit.

Reste à voir comment son épaule va réagir aux rigueurs d’une partie de 60 minutes. Surtout aux plaqués de joueurs adverses.

Les Lions possèdent quelques brutes dont Solomon Elimimian. Élu joueur défensif par excellence en 2014, le secondeur a besoin de seulement quatre plaqués pour atteindre la barre de 100 pour une troisième fois en carrière.

« Ça ne me préoccupe pas de me faire frapper », a assuré Harris.