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BDV 1: Mathieu Gagnon soulève la coupe du Président à son année recrue avec les Huskies de Rouyn-Noranda.
BDV 1: Mathieu Gagnon soulève la coupe du Président à son année recrue avec les Huskies de Rouyn-Noranda.

Un titre qui colle à la peau de Mathieu Gagnon

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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Quand il a soulevé la coupe Memorial devant 10 000 spectateurs à Halifax au printemps 2019, Mathieu Gagnon ne s’attendait pas à conserver le titre de champion canadien pendant une si longue période.

Cette semaine, la pandémie a eu raison du prestigieux tournoi de la coupe Memorial pour une deuxième saison consécutive. Officiellement, les Huskies de Rouyn-Noranda sont toujours tenants du titre.

Mathieu Gagnon était une verte recrue de 17 ans à l’époque. Deux ans plus tard, son rôle s’est grandement accru au sein de l’équipe abitibienne, mais il demeure un des derniers joueurs à avoir passé une journée avec la coupe du Président et la coupe Memorial.

«À cause de ma place dans la hiérarchie de l’équipe, j’ai été un des trois derniers à avoir ma journée avec les coupes. Je n’ai même pas eu la chance de les avoir avec moi à Gatineau. Quand elles sont arrivées, j’étais déjà rendu au camp d’entraînement à Rouyn-Noranda et j’ai célébré tout ça avec ma famille de pension!»

L’ancien capitaine de l’Intrépide de Gatineau a été déçu, mais pas surpris d’apprendre l’annulation du tournoi de la coupe Memorial mardi.

«Quand on regarde ce qui se passe autour de nous, on s’y attendait un peu. C’est plate. Ce tournoi est tellement une belle expérience. Je souhaite ça à n’importe qui. La coupe Memorial, c’est le but de toutes les équipes de la Ligue canadienne. Plusieurs équipes ont tout misé pour se rendre jusque-là. C’est ce que nous avions fait en 2019. Notre équipe était bâtie pour aller jusqu’au bout. Nous avons été chanceux d’éviter la pandémie.»

Mathieu Gagnon jouait un rôle effacé avec les Huskies de 2018-19, mais son passage au tournoi du championnat national va rester gravé dans sa mémoire pendant longtemps.

«Ça demeure clairement le fait saillant de ma carrière et ça va le rester pendant un bon bout de temps. Ça fait bizarre de savoir que nous sommes encore les champions. Nous en rions plus qu’autre chose, mais il reste que j’y ai mis mon grain de sel. Il serait peut-être temps de ramener la coupe dans la vitrine de l’aréna Iamgold puisque personne d’autre n’a eu la chance de la gagner depuis nous.»

Place aux séries
Devenu capitaine adjoint chez les Huskies cette saison, Mathieu Gagnon a aussi pris le quatrième rang du classement des compteurs de son club avec 23 points en 40 matches. À 19 ans, il a été utilisé à toutes les sauces par ses entraîneurs. Les séries de la LHJMQ doivent débuter le 23 avril et c’est ce qui occupe ses pensées ces jours-ci.

Mathieu Gagnon était voisin du vétéran Tyler Hinam dans la photo du championnat de la coupe Memorial.

«J’ai hâte de jouer des séries dans un rôle plus important. Il n’y a pas eu de séries l’an dernier. Je vais retrouver la sensation que j’avais quand j’avais un rôle d’impact avec l’Intrépide midget AAA à 16 ans.»

Les Huskies ont rendez-vous avec les Tigres de Victoriaville au premier tour, mais avant les éclosions de COVID-19 chez les Olympiques de Gatineau et les Remparts de Québec, c’est justement contre l’équipe de son patelin qu’il devait jouer.

«C’est dommage. Ça aurait été l’fun de rencontrer les Olympiques, surtout si nous avions pu jouer au Complexe Branchaud-Brière. C’est vraiment ma maison. Les Olympiques ont un jeune club, mais ils sont difficiles à affronter. Ils ont de gros bonshommes. Ils sont robustes. Mais nous allons nous concentrer sur nous et nous sommes prêts à affronter n’importe qui. Et là, nous allons affronter l’équipe de mon ami Conor Frenette!»

Saison éreintante
Les Tigres de Victoriaville ont acheté gros à la date limite des transactions. Ils seront les favoris dans cette série, mais les Huskies comptent vendre leur peau chèrement.

«Nous avons eu la chance de disputer 40 matches cette saison en Abitibi. Nous avons été plus chanceux que d’autres équipes, mais nous avons aussi eu le temps de nous entraîner davantage. Ce qui est difficile cette saison, ce sont toutes les pauses entre les séries de matches. Je ne mentirai pas. Je suis reconnaissant d’avoir pu jouer cette saison, mais elle a été difficile sur le plan mental. Plusieurs sacrifices ont été faits. Ça n’a pas toujours été rose. Je n’ai pas vu ma famille depuis Noël, mais nous sautons dans les séries. Il faut se concentrer sur ce que nous pouvons contrôler et sur ce que nous avons à faire.»

Peu importe le résultat de cette série, les Huskies savent qu’ils vont rester champions canadiens en titre au moins jusqu’en 2022.