Christian Veilleux vient de fêter ses 16 ans. Cela n’empêche pas des équipes de première division de la NCCA de solliciter le quart-arrière d’Orléans en vue de la rentrée de... 2021.

Un quart d’ici dans la NCAA?

Il vient tout juste de fêter ses 16 ans, mais un quart-arrière franco-ontarien d’Orléans s’avère déjà sollicité par des équipes de la NCAA.

À quel point ? Christian Veilleux possède déjà quatre offres de bourses d’études en vue de la rentrée de... 2021. Et ce sont des programmes bien connus qui s’intéressent à lui.

Les Wolverines de l’Université du Michigan arrivent en tête. Ils lui ont déposé une offre le mois dernier après son passage à un de leurs camps réservés à des espoirs.

L’université Temple, alma mater de l’ancien quart étoile de la LCF Henry Burris, fait aussi partie du lot, tout comme l’Université de Buffalo et l’université Rutgers du New Jersey.

« C’est vraiment le fun de voir comme joueur canadien que je peux recevoir autant d’attention que toutes les autres personnes de mon âge aux États-Unis », avouait Veilleux, qui a fait ses classes chez les Panthers de Cumberland lors des sept dernières saisons.

Il est rare de voir les formations de première division s’intéresser aussi tôt à un quart canadien. Il reste trois années à Veilleux à l’école secondaire.

« Je suis juste encore plus motivé de continuer à travailler fort. Puis beaucoup de choses peuvent se produire dans les prochaines années. Je peux recevoir d’autres offres, je peux aussi en perdre. »

Pas question pour ses parents et lui de se brancher immédiatement.

« Idéalement, j’aimerais prendre ma décision avant de commencer ma dernière année à l’école secondaire. Je veux notamment bâtir une relation avec les universités visitées. »

Veilleux fait déjà 6’3’’ et 179 livres. Et il n’a pas fini de grandir. Il croit pouvoir ajouter un pouce ou deux à sa charpente d’ici la fin de sa croissance.

« C’est le but », a-t-il lancé.

Ce dernier a passé le mois de juin à visiter diverses équipes au sud de la frontière. Il s’est arrêté notamment à North Carolina de même que Penn State.

Dans la mire de Harbaugh
Son court séjour passé à Michigan semble l’avoir marqué. Il a pu côtoyer l’entraîneur-chef Jim Harbaugh, un ancien quart de la NFL qui a participé au Pro Bowl en 1995.

Veilleux a aussi vite découvert que les Wolverines misent sur des installations impressionnantes. « Il y a trois terrains d’entraînement, dont un intérieur. C’est vraiment fou comme complexe », a-t-il avoué.

« C’était plaisant de rencontrer coach Harbaugh. Il a tellement d’expérience. »

L’espoir est né dans une famille qui carbure aux sports. Son père était un joueur de hockey compétitif, sa mère excellait à la ringuette.

« Mais je suis le premier de la famille à jouer au football », a-t-il précisé.

Ses débuts au football sont survenus à l’âge de neuf ans. Ses premiers matches ont été disputés à la position de... bloqueur à gauche.

C’est le joueur responsable de protéger l’angle mort du quart-arrière.

« J’ai changé de position après une seule saison », a expliqué Veilleux, qui préférait lancer le ballon.

Une décision qui s’est avérée la bonne. Une décision qui devrait l’assurer de poursuivre ses études dans quelques années aux États-Unis et d’évoluer au sein d’une des meilleures équipes de la NCAA.

Reste seulement à savoir laquelle.

En attendant, Christian Veilleux continuera à zieuter le parcours des autres espoirs de la capitale. Un d’eux, le secondeur Kervens Bonhomme, va poursuivre sa carrière dans la conférence Big Ten. Plus précisément chez les Hoosiers de l’Indiana.

L’athlète de 6’2’’ et 230 livres avait 17 offres sur la table, dont une du Nebraska.

Bonhomme, 18 ans, effectuera ses débuts dès cet automne chez les Hoosiers.