Les organisateurs de la Fin de semaine des courses ont annoncé une nouveauté pour l’événement en 2020. Il sera désormais possible de courir le Marathon Banque Scotia en équipe.

Un lot de nouveautés pour la Fin de semaine des courses

La Fin de semaine des courses d’Ottawa Tamarack s’offrira une – subtile – cure de jouvence en 2020.

Les organisateurs ont annoncé, cette semaine, qu’il sera désormais possible de courir le Marathon Banque Scotia en équipe. Des groupes de quatre personnes pourront s’inscrire. Pour ces gens, le trajet de 42,2 km sera divisé en quatre parts égales.

On devrait également assister à la naissance d’un nouveau défi. Les athlètes qui s’inscriront au « Défi Bytown » participeront à trois courses – 2 km, 5 km et 10 km – dans une seule journée. Le tracé du Marathon d’Ottawa pour les enfants sera également modifié.

Tout cela, en somme, nous laisse croire que le nouveau directeur général de l’événement, Ian Fraser, n’a pas mis de temps à laisser sa marque.

« En réalité, la plupart de ces idées circulaient déjà parmi les membres de notre équipe. Parce que notre équipe est vraiment sensationnelle. Nous misons sur un excellent comité organisateur et nos bénévoles jouent un rôle essentiel dans le bon déroulement de nos événements. J’aimerais vous dire que toutes ces idées sont les miennes, mais en vérité, nous travaillons en équipe », a-t-il expliqué en marge d’une conférence de presse, mardi matin.

Ce petit rassemblement, à l’hôtel de ville d’Ottawa, visait d’abord à présenter les nouveautés pour 2020. On voulait aussi lancer, de manière officielle, la période des inscriptions.

L’embauche d’Ian Fraser a été annoncée le 8 septembre dernier. Cet ancien triathlonien professionnel succède à John Halvorsen.

Ce dernier était à la barre de l’événement de course à pied le plus prestigieux au Canada depuis 2013.

Il s’agit d’un gros défi.

« John a créé un mastodonte incroyable, s’exclame-t-il. Il est arrivé aux commandes durant une période trouble. Il a trouvé le bon momentum. Grâce à lui, la Fin de semaine des courses a pu atteindre un niveau supérieur. »

La Fin de semaine des courses a atteint un sommet de popularité en 2015. Cette année-là, on a retrouvé près de 50 000 athlètes au fil de départ.

Le printemps dernier, ils étaient 33 000.

« John a fait un boulot exceptionnel, mais il était prêt à passer le flambeau. Je suis content de pouvoir apporter un peu d’énergie nouvelle au sein de l’organisation », d’affirmer M. Fraser, un diplômé de l’université Carleton qui a passé une bonne partie de sa carrière à œuvrer dans le monde du commerce au détail.

« Plus je pense aux défis que nous pouvons relever, plus j’ai l’impression d’avoir hérité d’un boulot de rêve. »

« L’idée, c’est de penser aux besoins et aux aspirations des gens qui vont courir dans 10 ans. Il ne faut pas nécessairement se préoccuper des coureurs d’aujourd’hui. Il ne faut surtout pas rester coincés en pensant aux coureurs qui étaient nos clients il y a 10 ans. »

M. Fraser est capable d’aller de l’avant en proposant de nouveaux projets, sans nécessairement savoir exactement ce que voudra le coureur de l’an 2030.

« Nous n’y sommes pas tout à fait, mais on y travaille ! Je crois qu’on a une petite idée de ce à quoi ressembleront ces coureurs. Nous commençons à imaginer l’événement qui répondra à leurs aspirations. »

Pour les années à venir, M. Fraser lance déjà quelques idées en l’air. Il parle notamment de travailler de plus près avec les organismes qui font la promotion du tourisme dans la région d’Ottawa-Gatineau.

« On pourrait créer de petits îlots où les gens se rassembleraient pour vivre différemment la Fin de semaine des courses. Au parc Major, peut-être ? Ou peut-être à Gatineau ? Les chambres d’hôtel sont assez dispendieuses durant la Fin de semaine des courses, mais si on crée un événement d’envergure, les gens vont venir en grand nombre. »