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Justin Ndjock-Tadjoré va se joindre aux Bonnies de St. Bonaventure, dans la NCAA.
Justin Ndjock-Tadjoré va se joindre aux Bonnies de St. Bonaventure, dans la NCAA.

Un joueur des Griffons dans la prestigieuse conférence Atlantic 10

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Un premier joueur dans l’histoire du programme de basket-ball masculin du Cégep de l’Outaouais fera le saut en première division dans la NCAA.

Le garde Justin Ndjock-Tadjoré a accepté de se joindre à l’université St. Bonaventure en vue de la saison prochaine. Il était sollicité par une trentaine de formations des deux côtés de la frontière, dont Ball State et les Ravens de Carleton.

« Je pense que c’est un vraiment bon fit pour moi. J’ai aimé aussi la façon dont cette équipe m’a recruté », explique l’athlète d’Aylmer qui fait six pieds huit pouces et 185 livres.

Les Bonnies de St. Bonaventure, en prime, viennent de participer au March Madness pour une deuxième fois en quatre ans.

« C’était un gros élément dans ma prise de décision. C’est une très bonne équipe qui a gagné le titre de sa conférence (Atlantic 10). On m’a dit que leurs cinq joueurs partants seront de retour pour leur dernière année la saison prochaine », souligne Ndjock-Tadjoré.

« On m’a expliqué que je pourrai surtout apprendre de ces gars-là à ma première année. J’aurai ensuite une opportunité de jouer à ma deuxième année. »

Le campus de l’université St. Bonaventure est situé à Olean, dans l’état de New York, au sud de Buffalo.

« Environ six heures de route d’ici », note le jeune homme qui a fêté ses 20 ans vendredi, au lendemain de sa décision.

Sa famille pourra aller l’encourager en personne durant ses quatre années chez les Bonnies.

« La plupart des parties de l’équipe seront télédiffusées sur les ondes du réseau ESPN. Mes parents pourront regarder mes matches. J’ai hâte. Ça me donnera encore plus de visibilité. »

Ndjock-Tadjoré a surtout hâte de reprendre un train de vie normal. Sa dernière partie officielle a été disputée en 2020, avant l’arrêt des activités du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) en raison de la pandémie.

« Ça fait longtemps. À un certain moment, les gymnases ont rouvert et j’ai pu m’entraîner avec l’équipe du Cégep de l’Outaouais. J’ai pu aussi continuer à lancer avec le ballon avec des amis. Mais là, on est de retour en confinement. »

Ndjock-Tadjoré aura disputé deux saisons avec les Griffons. Il avait conservé une moyenne de 15,2 points par partie en 2019-2020. BioSteel l’avait nommé parmi les plus beaux espoirs au pays.

« C’était décevant de ne pas avoir pu jouer l’hiver dernier car j’avais des attentes élevées », note-t-il.

Il demeure quand même très fier d’avoir porté les couleurs des Griffons.

« Je suis un gars de l’Outaouais. Je suis né ici. J’ai grand ici. J’ai décidé de rester en ville même si j’avais reçu d’autres opportunités pour jouer ailleurs. J’espère que d’autres joueurs vont suivre le même chemin. »

Ndjock-Tadjoré, qui est le petit-fils de l’ancien grand chef Max Gros-Louis, devrait rejoindre sa nouvelle équipe au milieu de l’été après avoir terminé sa dernière session au cégep.

Il deviendra le deuxième joueur actif originaire de l’Outaouais en première division de la NCAA en 2021. Le centre Pier-Olivier Racine vient de compléter sa première saison chez les Knights de Fairleigh Dickinson University (FDU).

Au fil des 15 dernières années, il y a eu les Jean-Philippe Morin, Étoile Imama, Olivier Hanlan et Kevin Zabo qui ont évolué à ce niveau.

Morin a vécu l’aventure pendant quelques mois chez les Blue Devils de Central Connecticut State. Imama et Hanlan ont porté les couleurs d’Old Dominion et Boston College tandis que Zabo a complété sa carrière universitaire américaine au March Madness avec les Golden Flashes de Kent State en 2017.