À deux mois du grand jour, Jonathan Boissonneault-Glaou (gauche) remise casque et épaulettes.

Un espoir de Hull délaisse le football

Cet ailier défensif originaire de Hull s’avérait un des beaux espoirs en vue du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF). Mais à deux mois du grand jour, Jonathan Boissonneault-Glaou remise casque et épaulettes.

Ce joueur vedette des rangs universitaires québécois prend sa retraite à l’âge de 24 ans. Il tient à consacrer ses énergies au domaine des affaires.

Détenteur d’un baccalauréat en génie mécanique à la Polytechnique Montréal, il a fondé une entreprise en compagnie d’un de ces anciens coéquipiers chez les Carabins de Montréal. «Maxen» se spécialise dans les logiciels de contrôle pour l’efficacité énergétique de bâtiments.

«Ce fut une décision très difficile», a soutenu Boissonneault-Glaou, qui devait participer au camp d’évaluation national de la LCF, la semaine prochaine, à Winnipeg. L’automne dernier, il était classé 18e plus bel espoir en vue du repêchage qui aura lieu le 3 mai.

Le joueur défensif de l’année au Québec en 2015 et 2016 avait participé en décembre au National Bowl, à Daytona. Ce rendez-vous annuel réunit les meilleurs talents universitaires des États-Unis qui n’évoluent pas en première division.

Les organisateurs invitent toujours quelques étoiles canadiennes afin de s’entraîner sous le regard attentif de dépisteurs de la NFL.

«À ce moment-là, je me préparais toujours à faire le saut chez les professionnels. Je me disais que je pouvais faire les deux. Mais plus que ça avançait, j’ai réalisé que je ne voulais pas faire les choses à moitié, a-t-il expliqué.

«Des opportunités se sont présentées avec l’entreprise que j’ai démarrée. J’avais une décision à prendre. J’ai choisi de me concentrer sur ma carrière à long terme.»

Celle loin d’un terrain de football.

Le nouveau retraité du sport a vite souligné un avantage de ranger son équipement à un si jeune âge.

«C’est le fun que ce soit moi qui décide d’arrêter et non mon corps qui me dit d’arrêter en raison de blessures», a-t-il noté.

Et pas question de changer d’idée si une équipe de la LCF décidait tout de même de le repêcher. Par le passé, des clubs ont sélectionné des joueurs qui avaient pris leur retraite.

Un des anciens coéquipiers de Boissonneault-Glaou chez les Carabins a vécu pareille situation en 2015. Le Rouge et Noir avait choisi Alexandre Laganière en septième ronde, le convaincant par la suite de renouer avec le football.

Ce dernier avait participé au camp d’entraînement, se taillant même une place au sein de l’équipe de réservistes. Ottawa avait fini par le libérer lors de la quatrième semaine de la saison régulière.

«Ça fait assez longtemps que je pense de me concentrer sur l’entreprise. C’était la meilleure décision», a assuré Jonathan Boissonneault-Glaou.