Tom Brady avait de quoi célébrer, puisque les Patriots ont remporté la finale de l’Américaine en prolongation contre les Chiefs, à Kansas City.

Un duel Rams/Patriots au Super Bowl

KANSAS CITY, Mo. — Nous sommes au cœur de l’hiver, ce qui signifie que la température en Nouvelle-Angleterre peut être brutale. Mais ça signifie aussi que les Patriots se dirigent vers un autre Super Bowl.

Ça leur aura pris une prolongation et un peu de la magie de Tom Brady, mais les Patriots accéderont au match crucial pour une troisième année d’affilée.

Alors que les partisans en Nouvelle-Angleterre devaient braver la tempête de neige qui s’est abattue sur la région dimanche, Tom Brady et Rex Burkhead ont achevé la défensive exténuée des Chiefs de Kansas City en couronnant une séquence de 75 verges par un touché au sol de deux verges en prolongation pour obtenir leur laissez-passer pour le Super Bowl LIII, grâce à une victoire de 37-31.

Burkhead avait d’abord tenté de fermer les livres en inscrivant un touché à la suite d’une course de quatre verges avec 39 secondes à faire pour porter la marque à 31-28. Le placement de 39 verges de Harrison Butker, alors qu’il restait que huit secondes au tableau indicateur, a toutefois forcé la tenue d’une prolongation.

La séquence finale à l’attaque, au cours de laquelle les Patriots (13-5) ont converti trois fois les troisièmes essais, rappelait vaguement la remontée spectaculaire de la troupe de Bill Belichick face aux Falcons d’Atlanta au Super Bowl, il y a deux ans. Un match qui avait aussi nécessité du temps supplémentaire.

«En prolongation, à l’étranger encore, face à une très bonne équipe, a souligné Brady. Ils ne lâchaient pas le morceau. Et nous non plus d’ailleurs. Nous avons joué notre meilleur football à la fin. Je ne sais pas, je suis fatigué. C’était tout un match.»

Dans deux semaines, à Atlanta, les Patriots se mesureront aux Rams de Los Angeles, qui ont défait les Saints de La Nouvelle-Orléans en finale de championnat de l’Association nationale un peu plus tôt dimanche. La dernière fois que les Rams ce sont rendus au Super Bowl, c’était en 2002, alors que l’équipe était à St. Louis, et ils s’étaient inclinés face aux Patriots.

Tom Brady et sa bande en ont fait voir de toutes les couleurs à la défensive des Chiefs, qui n’a pas été en mesure de stopper leur puissant jeu au sol. C’est la neuvième fois depuis que Brady est au poste de quart-arrière et que Bill Belichick à la tête de l’équipe que la formation de la Nouvelle-Angleterre participe au match crucial.

«C’est fou, s’est exclamé Brady, qui a complété 30 de ses 46 passes pour des gains aériens de 348 verges. Quel match.»

C’est la première fois de l’histoire de la NFL que les deux finales d’associations se terminent en prolongation.

Plusieurs fois durant la rencontre, les Patriots ont semblé avoir la victoire dans la poche, mais chaque fois, les Chiefs (13-5) ont réussi l’impossible pour réduire l’écart.

Tirant de l’arrière 14-0 à la mi-temps, les Chiefs se sont retroussé les manches lors des 30 dernières minutes de jeu.

Le jeune quart-arrière, Patrick Mahomes, a rejoint Travis Kelce, sur 12 verges et Damien Williams à deux reprises - 1 verge et 23 verges - pour remettre son équipe sur le droit chemin, prenant les devants 21-17 pour la première fois de la rencontre, alors qu’il restait 7:45 à écouler au cadran.

Les Chiefs n’ont pas été en mesure de toucher au ballon en prolongation par la suite.

«Je crois que si nous avions eu la chance, nous aurions été en mesure de marquer», a reconnu Mahomes, qui a récolté 295 verges par la passe.

Le vent aurait pu tourner autrement pour les Chiefs, lorsque Julian Edelman a échappé le botté de dégagement au quatrième quart. La décision des arbitres, qui croyaient initialement que Edelman avait touché au ballon, a cependant été renversée, au grand dam d’Andy Reid et des partisans réunis au Arrowhead Stadium.

Alors que plusieurs doutaient de la décision des arbitres, les Dieux du football ont semblé se ranger du côté des Chiefs. Sur la séquence suivante, Edelman a une fois de plus touché au ballon avant que celui-ci aboutisse dans les mains de Daniel Sorensen, menant par la suite au second majeur de Williams.

Avec une minute à faire et une avance de 28-24, les Chiefs ont raté une occasion en or de réaliser une interception en raison d’une pénalité pour hors-jeu. Brady a profité du momentum pour recentrer ses troupes et les Patriots ont marqué leur quatrième touché de la rencontre pour se procurer une avance de deux points.

«Ils ont réussi leurs courses, ils ont bien couvert nos joueurs et ils ont réussi à s’installer, comme à la maison, lors de quelques jeux, a mentionné l’entraîneur-chef des Chiefs, Reid, à propos des Patriots. Nous avons effectué quelques ajustements à la mi-temps, mais nous aurions dû le faire bien avant - c’est ma responsabilité. Je suis fier de la façon dont les joueurs se sont battus jusqu’au bout.»

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LES SAINTS FRUSTRÉS

Après avoir effacé un déficit de 13-0, les Rams ont assommé les Saints de La Nouvelle-Orléans quand Greg Zuerlein a réussi un botté de précision de 57 verges en prolongation, leur procurant une victoire de 26-23 en finale de championnat de l’Association nationale de la NFL, dimanche.

LA NOUVELLE-ORLÉANS — Une spectaculaire remontée. Une mauvaise décision des arbitres. Et, finalement, un puissant coup de pied qui a expédié les Rams de Los Angeles au Super Bowl.

Après avoir effacé un déficit de 13-0, les Rams ont assommé les Saints de La Nouvelle-Orléans quand Greg Zuerlein a réussi un botté de précision de 57 verges en prolongation, leur procurant une victoire de 26-23 en finale de championnat de l’Association nationale de la NFL, dimanche.

Ce résultat n’aurait peut-être pas été possible sans une monumentale bourde des officiels dans les dernières minutes de jeu du temps réglementaire.

Le demi de coin Nickell Robey-Coleman des Rams a commis une évidente infraction pour obstruction à la suite d’un coup casque contre casque contre Tommylee Lewis, bien avant que le ballon n’arrive à l’intérieur de la ligne de cinq verges des Rams.

Parce que le jeu n’a pas fait l’objet d’une punition, les Saints ont été contraints de se tourner vers leur botteur Wil Lutz, qui a réussi un placement de 31 verges qui leur permettait de prendre une avance de 23-20 avec 1:41 à écouler.

«Je me suis dirigé vers les lignes de côté, j’ai regardé vers les dieux du football en disant “Merci”», a déclaré Robey-Coleman.

«Je m’en suis tiré à bon compte ce soir.»

Ce dénouement a laissé suffisamment de temps au quart Jared Goff pour mener les Rams vers le territoire des Saints, et un placement de 48 verges de Zuerlein qui a porté le score 23-23 avec 15 secondes à jouer au quatrième quart.

Les Saints ont gagné le tirage au sort et ont été les premiers à se lancer en attaque en prolongation. Toutefois, avec Dante Fowler fils dans son visage, le quart Drew Brees a lancé une passe sans trop de vigueur qui a été interceptée par John Johnson III, qui a réussi à maintenir possession du ballon tout en tombant vers l’arrière.

Les Rams ont généré peu de choses en attaque à la suite de cette interception, mais ça n’avait pas d’importance. Zuerlein a projeté le ballon en plein centre des poteaux des buts, et avec amplement de puissance.

Selon la NFL, il s’agit du plus long botté de placement victorieux en matchs éliminatoires dans toute l’histoire de la ligue.

Dans deux semaines, à Atlanta, les Rams affronteront les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, qui ont défait les Chiefs de Kansas City 37-31 en prolongation.

«C’est incroyable, je ne parviens pas à trouver les mots, a déclaré Goff. La défensive a joué comme elle l’a fait pour forcer la prolongation. La défensive réalise une interception et Greg botte un placement de 57 verges pour donner la victoire. Le botté aurait été réussi d’une distance d’environ 70 verges. Incroyable.»

Le Superdome, assourdissant pendant tout l’après-midi, est soudainement devenu complètement silencieux. C’était la première défaite à domicile en matchs éliminatoires pour les Saints depuis le début de l’ère Brees et Sean Payton, qui affichaient un dossier de 6-0 dans de telles circonstances depuis leur union en 2006.

Celle-là est vraiment douloureuse.

Si la punition pour obstruction avait été appelée, les Saints auraient pu écouler une bonne partie du temps au cadran et mettre la table pour une tentative de botté de précision de très courte distance.

«C’est encore plus difficile à accepter parce que c’est arrivé devant la personne qui aurait dû prendre la décision, que tout le monde dans les gradins l’a vu et que tout le monde devant sa télévision l’a vu», a déclaré Brees.

«À cause de ça, je suis sûr qu’il y aura beaucoup de discussions sur la révision des pénalités, peut-être celles qui peuvent changer l’allure d’un match», a ajouté Brees qui, à 40 ans, n’a nullement l’intention de prendre sa retraite.

Les Rams (15-3) et leur entraîneur-chef de 32 ans Sean McVay ont couronné une spectaculaire progression depuis leur retour à Los Angeles il y a trois ans. L’équipe participera au Super Bowl pour la première fois depuis 2001 alors qu’elle évoluait toujours à St. Louis.

«Je ne peux même pas dire quelle journée de la semaine nous sommes, a lancé McVay. Tout ce que je sais, c’est que nous sommes les champions de l’Association nationale!»

Pour les Saints, il s’agit d’une autre amère fin de saison, eux qui avaient été éliminés lors de la deuxième ronde à la suite du «Miracle au Minnesota» - un long touché des Vikings lors du tout dernier jeu du match, l’année dernière.

Cette fois, les Saints (14-4) n’ont pas réussi à protéger une avance ou se remettre d’une erreur des arbitres.

Payton a dit avoir eu une discussion avec le bureau de la NFL après le match et s’est fait dire qu’une punition aurait dû être appelée contre Robey-Coleman.

«Non seulement y avait-il obstruction, c’était un coup casque contre casque, a noté l’entraîneur-chef. Je ne sais pas s’il y a déjà eu une obstruction contre la passe plus évidente.»

Les Saints semblaient destinés à servir une correction aux Rams, récoltant des points lors de leurs trois premières séries à l’attaque et profitant d’une interception après une passe que le demi offensif Todd Gurley n’a pas su maîtriser.

Puis, une passe du botteur de dégagement Johnny Hekker, tôt au deuxième quart, a permis aux Rams d’obtenir leur tout premier essai du match. Motivés par ce jeu surprise, les Rams se sont finalement animés et se sont placés en position pour le premier de quatre placements de Zuerlein.

Gurley a réduit l’avance des Saints à 13-10 grâce à une course de six verges pour un touché tout juste avant la fin de la première demie.