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Bila Dicko-Raynauld dans l'uniforme du Sporting Québec FC
Bila Dicko-Raynauld dans l'uniforme du Sporting Québec FC

Un défenseur gatinois à un championnat de la CONCACAF

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Bila Dicko-Raynauld tentera d’aider le Canada à se qualifier dans la prochaine semaine en vue de la Coupe du monde de futsal.

Le défenseur gatinois se trouve à Guatemala City en vue du championnat de la CONCACAF. Quatorze pays participent à ce tournoi du 3 au 9 mai.

Les quatre meilleures formations accéderont au Mondial présenté en septembre, en Lituanie.

«La dernière fois, le Canada était passé très proche», a souligné Dicko-Raynauld, vendredi, lors d’une journée média virtuelle organisée par l’équipe nationale.

En 2016, le Canada avait raté sa qualification par un maigre point. Ce dernier se retrouve cette fois-ci dans le groupe B de la ronde préliminaire avec Haïti et le Costa Rica, champion en titre de la CONCACAF.


« Nous avons un groupe de vétérans qui ont encore un goût amer de la dernière fois. Puis il y a les nouveaux qui apportent un petit vent de fraîcheur. »
Bila Dicko-Raynauld

Dicko-Raynauld fait partie de ces recrues. Âgé de 27 ans, il s’avère le troisième plus jeune joueur de l’alignement canadien.

«C’est la première fois que je suis convoqué pour un match officiel», a-t-il noté avec fierté.

«Je participe aux camps de sélections de l’équipe depuis 2017. Au début, je prenais ça mal de ne pas être choisi», a-t-il ajouté.

Sa persévérance aura été récompensée.

«Je sais que ça va sonner comme un cliché, mais j’ai toujours rêvé de porter le chandail canadien. Quand j’étais jeune, je me disais que ce serait pour des tournois de soccer extérieur. Mais plus j’ai avancé en âge, j’ai réalisé que mes chances étaient meilleures en futsal où je suis meilleur», explique l’ancien du FC Gatineau.

«Le prochain rêve, c’est de participer à la Coupe du monde. Je pense que c’est un objectif très réalisable.»

Le futsal expliqué

Le futsal est une forme de soccer pratiqué à l’intérieur sur un terrain aux dimensions réduites.

Entraînement de l'équipe canadienne de futsal au Guatemala

«Ça ressemble beaucoup au hockey en termes d’intensité et rapidité du jeu. On fonctionne en unités de quatre joueurs et un gardien sur le jeu. Quand tu entres sur le terrain, tu effectues une présence d’une minute à une minute trente secondes. Au soccer extérieur, le 11 partant est souvent sur le jeu pour au moins la demie», a expliqué Bila Dicko-Raynauld.

«Il y a plus d’actions offensives. Les spectateurs et mes amis aiment regarder ça. Même le défenseur peut marquer! Il y a toujours quelque chose qui se passe. C’est plus électrisant. Tu vas souvent voir des pointages de 5-3 ou 7-4. C’est quasiment impossible d’obtenir un blanchissage.»

Dicko-Raynauld dit avoir eu «la piqûre» pour le futsal lors son passage au collège Saint-Alexandre durant son adolescence. Une fois à Québec où il a étudié à l’université Laval, il a fondé sa propre équipe avec plusieurs autres joueurs gatinois exilés dans l’autre capitale nationale.

Ce dernier a occupé tous les postes possibles chez le Sporting Québec FC. «De fondateur, président, gérant, recruteur, joueur et même entraîneur... Mais il y a maintenant un règlement qui empêche d’être à la fois joueur et entraîneur. J’ai donc laissé ma place comme coach», a-t-il indiqué.


« C’est un sport le fun, surtout au Québec en raison de la température. »
Bila Dicko-Raynauld

L’été, Dicko-Raynauld joue dans la Première Ligue de soccer du Québec au sein de l’AS Blainville avec son frère Nafi. Puis à l’hiver, c’est place au futsal.

COVID-19

Ses coéquipiers de l’équipe canadienne et lui pourraient devoir surmonter un autre adversaire dans la prochaine semaine au Guatemala. La chaleur et l’humidité se sont invitées dans les derniers jours dans ce pays de l’Amérique centrale.

«Cette température pourrait être un facteur si nous jouons dans un gymnase qui n’est pas climatisé et bien aéré», a reconnu Bila Dicko-Raynauld.

Et il y a toujours cette menace de la COVID-19 qui plane depuis un an lors de ces grandes rencontres sportives.

«Ça fait déjà quatre tests de dépistage que nous avons passé. Nous avons été testés 72 heures avant notre départ, puis à notre arrivée. Et la Concacaf nous teste tous les trois jours.»