Dominique Lefebvre, de Cantley, n’a pas oublié sa à quel point elle avait eu froid l’an dernier à Ottawa.

Un Crashed Ice moins froid attend Lefebvre

Dominique Lefebvre venait de faire affûter patins. Ses valises étaient prêtes pour sa prochaine destination.

La patineuse extrême de Cantley piaffait d’impatience de prendre la direction d’Edmonton où se déroulera cette année l’étape canadienne du Red Bull Crashed Ice. Les qualifications sont prévues vendredi matin, puis les finales le lendemain en soirée.

La course avait été présentée à Ottawa en 2017.

Une sortie que Lefebvre, la favorite locale qui avait terminé 10e, n’a pas oubliée.

« C’était l’enfer. Il faisait tellement froid », s’est rappelée l’ancienne joueuse des Gee Gees de l’Université d’Ottawa.

La température ressentie avait plongé jusqu’à moins 20 degrés Celsius.

Ce qui avait forcé certains athlètes à modifier leur plan de match.

« J’avais été acheter une petite chaufferette. Ça permettait de garder au chaud mes patins et mes gants dans la tente des athlètes où ce n’était pas si chaud que ça. »

La bonne nouvelle ?

Lefebvre et les autres compétitrices n’auront pas à craindre le froid à Edmonton. Le mercure va flirter avec le point de congélation selon les plus récentes prévisions météorologiques.

« Je suis quand même prête pour tout. Je ne vais pas me faire prendre une deuxième année de suite. »

Petit peloton
Le peloton risque toutefois d’être plus petit à Edmonton. Du moins chez les femmes.

Seulement 21 participantes sont inscrites en vue de la finale du circuit Crashed Ice.

« Plusieurs athlètes européennes ne veulent pas venir. Ce n’est pas tout le monde qui peut se payer le voyage. Habituellement, nous sommes 40 à 50 athlètes féminins. C’était le cas à Ottawa. »

Lefebvre se compte chanceuse. Elle mise sur quelques commanditaires qui aident à réduire la facture du séjour dans l’Ouest canadien.

Ce sera seulement sa deuxième course de la saison. Elle était du Ice Challenge de La Sarre, une épreuve du circuit de développement Riders tenue le week-end dernier en Abitibi, terminant septième.

« Ce ne sont pas les mêmes hauteurs et les mêmes distances que le Crashed Ice. Mais ça donne une bonne idée aux gens quand même de notre sport. C’était le fun. Des gens se sont même déplacés en motoneige pour venir nous voir ! »

L’athlète âgée de 29 ans espère atteindre la ronde demi-finale du Crashed Ice à Edmonton. Son parcours s’était arrêté en quart de finale l’an dernier à Ottawa.