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Meghan Fredette et son partenaire William St-Louis ont terminé au troisième rang le week-end dernier chez les couples juniors au Défi de Patinage Canada.
Meghan Fredette et son partenaire William St-Louis ont terminé au troisième rang le week-end dernier chez les couples juniors au Défi de Patinage Canada.

Un couple qui détonne en patinage artistique

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Une chose saute rapidement aux yeux en voyant Meghan Fredette et son partenaire fouler la glace.

William St-Louis est très grand. Le natif de la Mauricie mesure six pieds six pouces.

La patineuse artistique de Buckingham, elle, ne fait que cinq pieds un pouce. «Il y a vraiment une grosse différence de grandeur», avoue Fredette en riant au bout du fil.

«C’est sûr que nous n’apprenons pas les mêmes techniques que les autres. Il y a des éléments qui changent un peu.»

Les deux jeunes adultes ne font équipe que depuis le milieu de l’été, mais les résultats s’avèrent déjà intrigants. Ils ont terminé troisièmes le week-end dernier chez les couples juniors au Défi de Patinage Canada.

Une compétition tenue virtuellement cette année en raison de la pandémie. Tous les participants ont été filmés dans les semaines précédentes à livrer un programme court et un programme long dans leur lieu d’entraînement.

Le tout a été jugé dans les derniers jours.

«C’était un résultat surprenant avec le peu de temps que nous avons eu pour nous préparer. Nous affrontions des gens qui patinent en paire depuis longtemps. C’est le fun de savoir que nous sommes dans le coup», concède Fredette au sujet de la médaille de bronze.

Ajoutez à cela que la femme de 18 ans n’a jamais vécu l’aventure en couple auparavant. Elle patinait en simple depuis ses débuts en Outaouais à l’âge de trois ans.

«Mais j’ai toujours voulu faire de la compétition en paire depuis que je suis petite. J’avais commencé à effectuer des démarches avant l’arrivée de la COVID-19 pour me trouver un partenaire. Puis l’opportunité de patiner avec William s’est présentée.»

Âgé de 19 ans, St-Louis s’entraînait déjà à l’Académie Performance Isatis, à Chambly. Meghan Fredette l’a rejoint là-bas, elle qui avait passé la dernière année dans un programme sport-études à Victoriaville où demeure son parrain.

Le nouveau couple est bien entouré. Il est dirigé par les anciens champions Kris Wirtz et Kristy Sargeant.

La patineuse de Buckingham, Meghan Fredette

«Kris est très calme et posé. Ça m’aide beaucoup puisque des fois, je suis craintive à essayer de nouveaux éléments», explique Fredette.

«Mais il [Wirtz] ne va jamais mettre de pression sur nous», ajoute-t-elle.

Le duo vise une carrière internationale. D’abord chez les juniors puis dans les rangs seniors.

«Mais avec la COVID-19, personne ne sait trop où on s’en va», souligne l’athlète de l’Outaouais.

Ce qui l’encourage? D’autres patineuses ont fait le saut en paire avec succès dans le passé à son âge. Il suffit de penser à la Gatinoise Valérie Marcoux, devenue multiple championne canadienne aux côtés de Craig Buntin.

C’est sans oublier Meaghan Duhamel, qui a gagné deux fois le titre mondial en compagnie d’Eric Radford.

Deux autres patineuses ont inspiré Fredette depuis ses débuts.

«Quand j’étais plus jeune, il y avait Joannie Rochette. Elle aussi provient d’un petit village comme moi. Ça ne l’a pas empêché de percer. Je me disais que moi aussi, je veux faire la même chose», explique le produit du club de patinage artistique de Buckingham.

«J’aime bien également Kirsten Moore-Towers, la façon dont elle patine et le fait qu’elle a aussi commencé sur le tard en paire. Puis elle a fait ses débuts avec Kris comme entraîneur!»

Fredette avait une pensée aussi pour sa mère qui a multiplié les démarches pour trouver de l’aide financière, le courtier immobilier Jimmy Arseneault qui l’a aussi appuyée monétairement ou la Fondation Pat-Burns qui lui a remis une bourse durant le confinement. «Il y a toute une équipe qui travaille aussi fort derrière moi», tenait-elle à préciser.