Ayant été du voyage à Rio en 2016, Farah Jacques aimerait revivre l’aventure olympique en 2020, à Tokyo.

Un changement payant pour Jacques

Quand elle s’est levée lundi en Finlande, Farah Jacques s’est rappelé où elle se trouvait il y a trois ans. L’athlète de Gatineau participait à la finale du relais 4x100 m aux Jeux olympiques, à Rio.

Ça se passait le 19 août 2016. Ses coéquipières et elle avaient terminé septièmes.

C’était la première fois que le Canada était de la finale féminine depuis 1984 à Los Angeles.

« J’ai vu passer des vidéos (sur les réseaux sociaux). Je me suis rappelé comment c’était grandiose, surtout quand tu entres dans le stade, que tu voies tous ces spectateurs », a relaté Jacques au bout du fil.

On le devine. La femme âgée de 29 ans aimerait revivre l’aventure olympique en 2020, à Tokyo.

« J’aimerais participer à une épreuve individuelle », a-t-elle précisé.

Et Jacques prend les moyens pour y arriver. La sprinteuse est devenue une spécialiste des haies depuis le début de la saison 2018.

Sa progression est fulgurante. Elle a réussi son meilleur temps à vie au 100 m haies durant le week-end au Grand Prix de Motonet, à Espoo, en Finlande.

Son chrono ? 13,17 secondes.

« J’avais obtenu un temps de 13,09 en mai aux États-Unis, mais il n’était pas légal en raison du vent », a-t-elle souligné.

Jacques se trouve en Europe depuis le 7 août. Elle a participé à trois compétitions.

Deux autres l’attendent à la fin de la semaine à Bruxelles, en Belgique.

« Ça doit faire une vingtaine de compétitions que je fais cette année. J’ai besoin de participer au plus grand nombre de compétitions possibles pour m’adapter à cette épreuve. »

Ça, et pour continuer à améliorer son meilleur temps personnel.

Farah Jacques aimerait bien se qualifier en vue des championnats du monde qui auront lieu le mois prochain à Doha, au Qatar. Pour y arriver, elle devra courir le 100 m haies en 12,98 secondes.

« C’est pour ça que je m’en vais en Belgique. Je pense que je peux faire ce temps, surtout si la température est correcte. »

Le critère de sélection en vue des prochains Jeux, lui, est de 12,84 secondes.

Jacques n’a pas fait une croix sur un possible retour au sprint en vue d’épreuves au relais. Elle avait notamment participé aux championnats du monde des courses de relais en mai à Yokohama, au Japon.

Le Canada avait alors été disqualifié.

« Le premier échange s’est effectué à l’extérieur de la zone permise. Ma coéquipière est partie plus tôt. Je n’étais pas capable de la rejoindre à temps. »

Cela dit, Jacques ne s’ennuie pas du sprint.

« J’aime les haies. C’est différent. D’avoir 10 barrières devant moi. Ça demande que je sois plus agressive, même si c’est plus exigeant avec les sauts et quand tu retombes sur tes jambes. »

Cette dernière a dû notamment prendre une pause au milieu de l’été afin de soigner une blessure à un mollet.