Mathieu Toupion et Johanne Demers

Un Challenger canadien

Eugenie Bouchard ne s’arrêtera pas au Parc de l’Île, dans une dizaine de jours.

Les organisateurs du Challenger Banque Nationale de Gatineau avaient lancé une invitation à la star déchue. Ils étaient prêts à lui offrir une chance de se rebâtir une confiance tout en accumulant de précieux points au classement.

Elle a poliment refusé. « Et quand on voit à quel point elle connaît du succès depuis quelques jours à Wimbledon, on ne peut que lui souhaiter bonne chance », dit, avec bonne humeur, Mathieu Toupin.

Le co-directeur du tournoi mixte, doté d’une bourse totale de 100 000 $, n’est pas trop déçu.

Son tournoi estival, qui célèbre cette année son cinquième anniversaire, demeure quand même très populaire auprès des joueurs canadiens.

Chez les dames, Rebecca Marino sera à surveiller. La jeune maman de 27 ans a déjà figuré parmi les 40 joueuses sur la planète. Elle tente cette année un retour au jeu après une absence de six ans. Ce retour est jusqu’ici couronné de succès, puisqu’elle présente une fiche cumulative de 22 victoires contre quatre défaites.

L’Ontarienne Bianca Andreescu vient tout juste de confirmer sa participation.

Championne en Outaouais en 2017, Aleksandra Wozinak pourrait l’imiter prochainement. Elle soigne présentement une blessure aux muscles abdominaux. « On va lui garder un laissez-passer de dernière minute, au cas où elle pourrait jouer », indique le directeur du tournoi, Francis Milloy.

La jeune sensation lavalloise Leylah Annie Fernandez tentera de s’imposer contre des joueuses plus vieilles. L’adolescente de 15 ans a récemment atteint le carré d’as, chez les juniors, à Roland-Garros.

« Nous gardons espoir d’accueillir Françoise Abanda. La porte n’est pas complètement fermée de son côté », complète M. Toupin.

Le Torontois Peter Polansky sera la tête de série numéro un chez les hommes. Le vétéran de 30 ans tentera de gagner le titre qui lui a échappé de peu, l’été dernier. Il s’est incliné en finale du Challenger gatinois 2017 face à Denis Shapovalov.

Parti pour la gloire, « Shapo » ne se donnera pas la peine de défendre son titre.

MM. Toupin et Milloy auraient bien aimé accueillir la prochaine vedette montante chez les hommes, Félix Auger-Aliassime. Le Québécois ne sera pas de la partie. « Il a décidé de rester en Europe afin de prolonger sa saison sur terre battue », explique-t-on.

En revanche, une poignée de jeunes Canadiens qui évoluent dans le circuit universitaire américain NCAA tenteront leur chance lors des qualifications.

« C’est pour ça qu’on crée les tournois comme celui de Gatineau. On veut permettre aux jeunes joueurs qui passent leurs hivers dans les universités américaines de se faire connaître sur la scène internationale et de grimper au classement. Ils peuvent montrer leur talent au reste du monde », dit M. Milloy.

Les organisateurs du Challenger gatinois étaient heureux d’annoncer, mercredi, qu’on a finalement complété l’installation du nouveau système d’éclairage du Parc de l’Île. Ce système répond aux exigences de l’ATP. Des matches masculins en simple pourront désormais être disputés en soirée, sur le court central.

Des réparations ont aussi été faites sur plusieurs terrains.

« À la fin de l’hiver, il y avait des fentes importantes. La Ville a trouvé des sous. On a réparé quatre terrains qui ont été peinturés au grand complet », dit Mathieu Toupin.